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14 MARIAGE (démographje).
delà delà moitié du dix-huitième siècle; d'autres (Italie, Espagne, etc.) sont d'hier.
8. Variation selon les mois. La distribution annuelle des célébrations nuptiales se répartit fort inégalement en chaque mois de l'année. Le troisième tableau résume ces faits, qui ont des causes multiples ; mais l'influence la plus marquée est celle des rites religieux : c'est ainsi que, le carême tombant d'ordinaire dans le mois de mars, les fiancés se prémunissent contre le chômage sacré en se mariant en février, comme on le remarque en France, en Italie ; dans d'autres pays, comme la Belgique et la Hollande, peut-être parce qu'on prend plus sérieusement les abstinences du carême, on se marie de préférence après, en avril et mai. Un autre maximum, plus parlicnlièrement rural, se rencontre en novembre : en France, il est, en eifet, plus prononcé dans les campagnes ; c'est en Autriche qu'il est le plus marqué. Au contraire, décembre présente d'ordinaire un minimum du nombre des mariages; cependant c'est un maximum que l'on rencontre en Suède et en Norvège, ce qui tient sans doute à des usages locaux qui me sont inconnus. Enfin, juillet et août, temps de récolte, comptent aussi peu de mariages.
9. Influence de l'habitat. Cette influence n'est pas uniforme; elle dépend le plus souvent des migrations des jeunes adultes que la passion de l'indépendance, l'ambition ainsi que les appels du travail, font affluer vers les grands centres. Ainsi, nous avons constaté que, dans le département de la Seine (c'est pres(|uedire dans Paris), les mariages sont assez fréquents; ils paraissent même plus fréquents que partout ailleurs (9,t mariages annuels par 1000 habitants au lieu de 8 pour la France entière, et î,'» dans les autres villes de France). Mais, quand on analyse cette matrimonialité par sexe et par âge, on voit combien elle est singulière : les mariages sont moins fréquents que partout ailleurs aux âges ordinaires d'élection du mariage (25 à 55) ; tandis que c'est au delà de ces âges que la majorité des Parisiens se décide enfin à des unions légales dès lors fort peu fécondes {voy. IP tableau, p. 13). En Suède, il y a décidément plus de mariages dans les villes (8, «6 au heu de 7,5 à la campagne, et 9,16 à Stockholm); en Belgique, il y a à peine plus de mariages dans les villes ; en Bavière, il y en a davantage à la campagne (6,4 contre 6). Mais ie plus souvent la matrimonialité vraie (rapport des mariages aux seuls mariables) ferait disparaître ou changerait le signe de ces différences.
10. Influence religieuse. C'est surtout l'Allemague qui, relevant les états civils à part suivant les cultes, fournit des documents sur cette influence. Ainsi, je trouve qu'en Prusse (1859-1861), ce sont les chrétiens dits évangélistes qui fournissent le plus de mariages (8,3 par 1000), puis les juifs (8), puis les catholiques (*,8). Partout on constate que les mariages mixtes augmentent beaucoup. Ainsi, en Bavière, dans la période de 1835-1840, on en comptait «,» par 100; il s'en trouve presque trois fois plus (t) en 1860-1862. Dans la Saxe royale, de 1834-1838, il y avait «s mariages mixtes; on en compte 13 en 1845-1849.
En Autriche, ce sont encore les cathohques qui se marient le moins ('î',8) ; les grecs et arméniens le plus (9,8) ; on y compte environ fl,4 mariages mixtes sur 100 mariages.
H. Influence de la mortalité sur la fréquence des mariages. D'après Francis d'Ivernois, A. Guillard et l'Auteur de ce travail, mie forte matrimonialité serait le signe d'une mortahté rapide. Les faits nous obligent à amender aujourd'hui ce que cette proposition avait de trop absolu. A la vérité, la plupart des populations, normalement misérables et décimées par une forte mortahté, ont aussi en général une forte matrimonialité et une abondante natalité ; on peut, entre
MARIAGE (diîmocrai'iiie).
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