‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.58Chapitre 27 sur 50 · TIBIA · texte numérisé non relu

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On reconnaît au premier examen que malgré la différence des points de vue, des méthodes de mensuration, de l'élément de comparaison, et du nombre de sujets, les résultats généraux des mensurations de Huniphry sont les mêmes que ceux de Broca, en ce qui touche le radius et l'humérus, et les mêmes que les miens pour ce qui est de la main. Ainsi le radius du nègre est plus long que celui de l'Européen, son humérus est plus court, sa main est plus longue. D'un autre côté, Humjihry déduit de ce tableau une donnée à laquelle il attache une importance capitale, à savoir que chez les animaux inférieurs ce sont les extrémités les plus distantes du centre qui sont proportionnellement les plus longues, tandis que c'est le fait inverse que l'on observe chez l'homme. Ainsi la cuisse et le bras sont plus longs que la jambe et l'avant-bras, la jambe est plus longue que le pied, l'avant-bras plus long que la main. Chez les anthropoïdes les rapporls deviennent à peu près égaux, et cependant chez l'orang l'avant-bras est plus long que le bras. On trouvera, au surplus, dans la citation suivante le résumé dos opinions de Humphry :

« Les races inférieures de l'humanité, dit le savant professeur de Cambridge, sont, sous plusieurs rapports, intermédiaires entre les plus élevées ou européennes et les singes. Chez le nègre la stature est moindre que chez l'Européen..., l'extrémité supérieure est proportionnellement plus longue, et aux d-jux extrémités il y a une prépondérance de longueur moins marquée des segments rapprochés du centre aux segments plus distants. Chez le nègre, par exemple, la cuisse et le bras sont un peu plus petits que chez l'Européen ; la jambe est de même longueur dans les deux races, et par suite se trouve proportionnellement un peu plus longue chez le nègre » [Emnan Skeleton, p. 91) .

Huxley, dans ses célèbres leçons sur la Place de Vhomme dans la nature (^ï^^'i) a donné quelques mesures prises par rapport à la hauteur de la colonne vertébrale, méthode qui à l'égard des membres est sans aucun doute la plus significative, et j'ai dressé, d'après les chiffres qu'il a fournis, le tableau suivant qui n'a pour éléments que des individus.

Dir.T. E.\C

2 s. VL

Où

516 MEMBRES (anthropologie.)

naître là les proportions voisines des simiennes, et par conséquent très-inférieures au point de vue esthétique, si d'une part l'avant-bras n'était pas relativement court, et d'autre part si la moyenne des 26 Chinois ne s'en rapprochait pas au point de vue de la longueur totale de la jambe qui est égale à celle du stewartien et de la longueur relative de l'avant-bras.

Aussi, Weisbach a-t-il tiré de ses mensurations des conclusions finales trèscomplexes dont nous reproduisons ici les parties qui concernent les membres :

« Il reste à discuter, dit-il, la question de savoir lequel de ces peuples occupe le dernier échelon et si toutes ces races sont inférieures, quant à la forme, aux Européens. Le plus grand rapprocbemen- à la conformation des singes anthropomorphes indiquant sans aucun doute, l'échelon le plus inférieur de la forme humaine, nous devons déclarer que la race qui possède le plus de proportions simiennes sur le plus grand nombre des parties de corps doit être la plus inférieure. Or on se sent embarrassé pour la réponse, parce que sur le petit nombre de parties oiî nous pouvons faire la comparaison entre l'homme et l'orang, la ressemblance simienne ne se concentre nullement et d'une manière exclusive sur telle race ; mais qu'elle se répartit, quant aux différentes parties, entre les différentes races, et cela si bien, qu'à chacun reste une part plus ou moins grande de cet héritage de parenté. Même, nous autres Européens, nous ne pouvons pas prétendre nous être entièrement éloignés de cette parenté, témoin la brièveté de notre main entière, relativement à la forme des longueurs du bras et de l'avantbras, et chez les Slaves et les Roumains, la grande longueur de l'avant-bras rela- • tivement au bras.

« Nous voyons, en examinant sous ce point de vue les différentes races énumérées, que pas une n'est complètement dépourvue de dimensions de certaines parties qui la rapprochent plus que les autres du type de l'orang. Les Javanais et les Madnrais sont favorisés parce qu'ils s'en rapprochent par le plus petit nombre de points: les premiers par la minceur des mollets et la longueur des pieds; les seconds par la longueur de l'avant-bras relativement au bras et par la longueur du fémur, tandis que l'insulaire de Stewart et l'Australien possèdent en tout les ressemblances simiennes les plus nombreuses offrant tous deux la longueur des pieds, la petitesse des jambes... Les Allemands, les Roumains et les Slaves, occuj pent par leurs bras courts et leurs jambes longues, une position beaucoup plus élevée et beaucoup plus éloignée de l'Orang que les Chinois, les Malais, les Polynésiens et les Austrahens qui ont tous des bras plus ou moins longs et des jambes plus courtes que les Européens. Les nègres ayant des bras et des jamhes allongées s'éloignent de l'orang autant que les Chinois à bras et à jambes courts, mais dans une direction opposée : ils occupent sous ce rapport, avec ces derniers, un rang plus élevé que les Malais, les Polynésiens et les Australiens » {Kôrpermessungen, etc., p. 269).

Ces conclusions méritent d'autant plus d'être discutées qu'elles semblent privées au point de vue particulier de l'Orang, dont le type n'est pas tout à fait en harmonie avec celui des autres anthropoides. De toutes façons, il est impossible d'accepter la brièveté des mains, comme un caractère simien ; tout au contraire, ainsi que l'a lait remarquer Humphry [loc cit., p. 91), l'importance que nous attachons à ce caractère de beauté, est fondée sur le fait de l'excessive longueur de la main dans toute la série simienne, et même chez l'orang où elle représente les 45 centièmes de la colonne cérébrale, tandis qu'elle ne représente et chez les nègres que les 52 centièmes, et chez les Français que les 27 centièmes {voy. Maln).

MEMBRES (anthropologie). 517

JFais entrer plus avant dans cette discussion nous entraînerait trop loin. C'est au lecteur qui a maintenant sous les yeux tous les éléments numériques de la question, à l'envisager aux points de vue qui lui conviennent.

Torsion de llmmérus. On sait que le professeur Marlins (de Montpellier), en étudiant l'analogie des membres supérieurs et inférieurs, a établi que, l'humérus pour être comparable au fémur devait être considéré comme tordu sur sou axe. En le détordant, on place l'épitrochlée en dehors et l'épicondyle en dedans ; le col de l'humérus reste immobile et dirigé en dedans comme celui du fémur ; la partie convexe ou tricipitale de l'avant-bras se trouve en avant, de même que la partie couvexe du fémur. Les deux os sont exactement homologues, leurs condyles articulaires regardent en arrière ; l'olécrane est comme la rotule en avant. Quant à l'avant-bras, les détorsions de l'humérus lui font exécuter un mouvement de rotation de 180°, le radius, analogue du tibia, se trouvera en dedans, le cubitus en dehors {voy. les pièces anatomiques de M. Pozzi, Musée Orfiln).

Dans tous les cas, s'il s'agit de l'humérus des anthropoïdes, les axes du col de l'humérus, du col du fémur celui du corps des deux os de la trochée humérale et (les condyles du fémur, sont dans un même plan perpendiculaire au plan de symétrie bilatérale.

Mais il n'en est pas de même pour le membre antérieur des quadrupèdes ; l'axe du col est dirigé d'avan.t en arrière et de bas en haut, cet axe et celui du corps de l'humérus sont dans un plan parallèle au plan vertébro-sternal, et par conséquent perpendiculaire à l'axe de la trochlée humérale. Il en résulte que tandis que chez les quadrupèdes la tête de l'humérus a participé à la torsion de cet os, il n'en est point de même chez l'homme et chez les anthropoïdes. Au contraire, chez les singes inférieurs et chez le quadrupèdes, l'extrémité inlerieure de l'humérus ayant accompli une révolution de 180°, la tète de l'humérus a participé à cette torsion pour un angle droit. La conséquence de ce fait est que le membre antérieur se meut alors dans un plan, tandis qu'il se meut dans un cercle chez l'homme et chez ses voisins zoologiques.

Telles sont les données principales de la théorie de Martin s. Depuis Luc», Welcker et Gegenbaur ont lait des recherches anthropologiques qui ont établi que l'angle de torsion de l'humérus, formé par l'extrémité intérieure avec la supérieure, n'était point le même chez l'Européen et chez le Nègre. Gegenbaur en traçant sur la tête humérale une ligne qui est dans le même plan que l'axe du corps de l'os, a mesuré l'angle que formait cette ligne avec l'axe de la trochlée. La moyenne de trente-six humérus ainsi étudiés a donné un angle de 12°, tandis que, chez sept enfants de trois à neuf mois, la moyenne a été de 58°, et elle s'est trouvée de 45» chez huit fœtus de seize à trente-huit semaines. La conclusion qu'en tire Gegenbaur, est quil s opère pendant la vie une torsion réelle de Vhumérus autour de son corps, torsion que Martins supposait virtuelle. En continuant ces recherclies chez quelques sujets nègres, et, eu prenant la moyenne des cinq cas observés par Welcker, Lucae et par lui-même, Gegenbaur a trouvé que cet angle de 26°; est intermédiaire à celui des enfants et des adultes ; il représente, comme le dit l'auteur, un état transitoire chez le blanc, conclusion qui, rapprochée de celle de Hamy sur la longueur du radius, prend une certaine portée. Sur un Malais, Lucse a observé l'angle énorme de 51°. Mais il importe, comme lofait remarquer cet anthropologiste, de multiplier les mesures.

Croissance et proportions des membres, selon l'âge et selon le sexe. C'est \h un vaste sujet dont l'étude n'a pas encore été abordée, avec toute la rigueur né-

518 MEMBRES (anthropologie).

cessaire, sauf pour ce qui concerne le développement fœtal, que parHamy dans ses Recherches sur les proportions du bras et de l'avant-bras auv différents âges delà vie {Revue d'Anthropologie, fasc. I). Toutefois, Quételet, dans son Anthropométrie (Bruxelles 1871), ouvrage qui contient de prodigieuses recherches faites à des points de vue trop personnels, a publié près de cinquante tableaux numériques, donnant en valeurs absolues et en valeurs relatives à la stature, les dimensions d'année en annJe des principales portions de corps, depuis la naissance jusqu'à l'entier développement. Yoici, au point de vue de la croissance, quelquesunes de ses remarques : la longueur du bras, sans la main, se trouve doublée entre 4 et 5 ans, triplée entre 13 et 14 ans et quadruplée au moment du complet développement. La main se développe moins rapidement: sa longueur est doublée entre 5 et 7 ans et triplée à l'âge adulte. A partir de l'âge de cinq ans, la taille reste sensiblement égale à neuf fois la longueur de la main.

L'opinion courante que la hauteur de l'homme est égale à la longueur des bras, étendus horizontalement, d'une extrémité à l'autre, est vraie, paraît-il, entre trois et cinq ans. Au-dessous de cet âge, celte longueur est trop petite, au-dessus, elle est trop grande, absolument, de 6 à 7 centimètres, relativement à la stature, de 1000 à 1045.

Le membre inférieur se développe plus rapidement que le supérieur. De la bifurcation au sol, la distance se trouve doublée avant la troisième année ; elle est triplée à sept ans, quadra[ilée à douze ans et quadruplée à vingt ans. De k bifurcation au milieu de la rotule, la distance est à la naissance de 45 millimètres, elle est.de 529 millimètres pour l'homme développé ; le rapport de ces nombres est de 1 à 7,31. La cuisse acquiert donc sept fois sa longueur primitive, tandis que le membre supérieur même, la main ne prend que quatre fois sa longueur à la naissance, de même que la jambe.

La cuisse croît donc plus que la jambe, laquelle croît plus que le pied. 11 en est de même, paraît-il, pour le membre supérieur. Le bras croît plus que l'avantbras et celui-ci plus que la main. On peut voir là une manière d'expliquer le fait mis en lumière par Hamy, que les proportions de l'avant-bras sont plus grandes dans la vie fœtale que dans la vie extérieure (Quételet, loc. cit., p. 228 et suiv.). On trou\era dans l'Anthropométrie un grand nombre d'autres renseignements sur les circonférences et les diamètres des portions molles et des épiphyses ; malheureusement, on n'y trouvera ni le nombre des sujets sur lesquels les moyennes ont été prises, ni l'indication des procédés de mensuration, dont les points de repère, au surplus, ne sont pas empruntés aux méthodes anatomiques. Ainsi, les points désignés sous le nom de bifurcation, milieu de la rotule, naissance des cheveux, apophyse, naissance de la main, aisselles, etc., sont à peu près impossibles à déterminer d'une manière suffisamment constante.

flamy a pris soin de nous donner avec précision les conditions, dans lesquelles il a fait des recherches. C'est sur plus de cent sujets qu'il a suivi le développement absolu et relatif du squelette de l'avant-bras, depuis le milieu du troisième mois de la vie intra-utérine jusqu'à l'âge adulte. Par rapport aux soixante squelettes de fœtus et d'enfants qu'il a mesurés, les proportions moyennes du radius à l'humérus suivent une marche décroissante régulière. Ces proportions sont à deux mois et demi de 88,89 pour 100 et de cinq à treize ans, elles sont de 72,50 ponrlOO ; sur vingt squelettes d'adultes, ce rapport s'est trouve égal à 72,09. Mais M. Hamy tenant compte de diverses circonstances, le porte à 72,25 pour 100, chiffre qui, fait-il remarquer, est inférieur à la plupart des proportions qui ont été données.

MEMBRES (pathologie). 519

Les conclusions de Hamy sont donc, ainsi qu'il le dit, favorables aux théories d'anatomie philosophique de Geoffroy Saint-Hilaire, de Meckel, de Serres et de Huschke; elles établissent que les proportions embryonnaires de bras et de l'avantbras, correspondent à celles des manimilères inférieurs, celles des jeunes fœtus à celles des primates, et vers cinq ou six mois à celles des nègres; elles sont, au surplus, en accord parfait avec les remarques d'Humphry, à qui nous empruntons le passage suivant : « Dans leurs conditions premières, les formes humaines les plus parfaites offrent de plus nombreux rapprochements au type permanent du nègre et au type des quadrupèdes que dans les périodes stibséquentes » {Op. cit., p. 98).

On doit donc suspendre tout jugement définitif, en ce qui concerne les vues de l'anatomie pliilosophique si clairement exposées par Lerebo'ullet dans ce Dictionnaire [voy. Anatomie philosophique), puisque, malgré les réfutations savantes des Cuvier, des Flourens, des Duvernoy et des Milue-Edwards, les travaux et les observations des contemporains ont repris des doctrines qui, loin d'être abandonnées, reprennent aujourd'hui faveur.

En ce qui concerne les races humaines, au surplus,' on peut dire que c'est d'hier, et grâce à l'impulsion que lui a imprimée l'école française, que date l'ère (les recherches précises, lélimination du pur sentiment et des appréciations artistiques. La méthode est donnée pour coordonner les matériaux.

11 y a lieu d'espérer que dans qut'lques années, des observations très-nombreuses auront été recueillies dans toutes les races humaines sur les proportions des membre entre eux, par rapport à la colonne vertébrale et par rapport à la stature. Sans aucun doute, ce caractère fournira des documents de premier ordre à l'anatomie comparée et à 1 anthropologie. Il résulte, en effet, de recherches encore inédites de Hamy et d'autres anthi opologistes que le résultat des mensurations du squelette dans les races croisées donne des rapports proportionnels intermédiaires entre ceux des races d'origine. La diagnose ostéologique déduite de moyennes suffisamment nombreuses, prend donc un caractère de précision tout à fait comparable à la diagnose déduite des caractères crâniens. E. Dally.

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§ m. Pathologie. Que nous envisagions les membres dans leur ensemble, ou que nous examinions les divers tissus et organes qui les constituent, en abordant ce nouveau chapitre, nous sommes arrêtés par l'impossibilité de traiter de la pa-

5^0 MÉNAPIITYL.VÎIINii;.

thologie des membres, sans revenir sur ce qui est décrit complètement dans un grand nombre d'articles spéciaux.

En effet, la plupart des questions afférentes à la pathologie chirurgicale générale, ou aux maladies des tissus, sont traitées le pins ordinairement d'après les faits observés sur les membres ; et même, pour certaines lésions, leur degré de fréquence et de gravité, suivant qu'il s'agit des membres supérieurs ou inférieurs, ou encore de tel ou tel segment de ces membres, est noté et discuté avec soin.

Nous sommes donc obligés de renvoyer le lecteur aux articles : Plaie, PHr.EGmOn, Gangrène, Congélation, Ostéite, Carie, Nécrose, Fractdre, Arthrite,

PiHUMATlSME, GoUTTE, H'ÏDAr.THROSE, TuMECR BLANCHE, LuSATlON, ÂNRYLOSE, PsEU-

darthrose, Muscle, Tendon, Aponévrose, Eléphantiasis, Artérite, Anévryssie, Varice, Phlébite, Angioleucite, Névrome, etc., etc.

De même, pour ce qui concerne la médecine opératoire, on trouvera aux articles: Amputation et Résection, les développements les plus complets.

Enfin, nous rappellerons que dans les deux premières parties de cet article, sur l'anatomie générale et la physiologie des membres, nous avons insisté sur toutes les considérations pathologiques auxquelles elles pouvaient donner lieu; y revenir en ce moment, ce serait se répéter. Nicaise.

mÉilloiRE II nesaurait être question, dans ce dictionnaire, de la mémoire envisagée au point de vue philosophique, ni même au point de vue de la pédagogie; quant aux divers troubles que la mémoire peut éprouver, et qui sont les symptômes d'état morbides divers, ils ont été étudiés au mot Amnésie (i;o2/. ce mot).

MElVA (pERNANdo). Quelques-uns le disent Portugais, mais Nicolas Antonio a établi, d'après d'imposantes autorités, qu'il était de SoccuUamos, dans la Manche. Il fut, vers le milieu du seizième siècle, premier professeur de médecine à l'université d'Alcala de Hénarès, puis médecin de Philippe II.

Mena consacra une partie de sa vie à l'interprétation des œuvres de Galien, sans en avoir été pour cela un sectateur aveugle; il l'admirait surtout pour avoir généralisé la doctrine d'Hippocrate. Suivant Morejon, il en est de Mena comme de bien d'autres médecins espagnols de ce temps, qu'on a accusés d'être des galéno-arabistes, tandis qu'en réalité, ils tâchaient seulement de se rattacher à Hippocrate par ces intermédiaires. Tel est l'esprit qui a inspiré les nombreux commentaires, écrits par Mena sur le médecin de Pergame. Son traité de matière médicale, dans lequel il a présenté de savantes recherches sur les poids et les préparations pharmaceutiques des anciens, a joui d'une grande réputation en Espagne, et pourrait encore être très-utile au point de vue de l'histoire.

On a de notre auteur :

Liber Galeni de urinis : una cum commentariis locupletissimis, etc. Alcala de Henares, 1553, in-4°. — II. Cl. Galeni de pulsibus ad tirones liber, e greco, etc. Ibid., 1555, in-4"'. — in. fÂber de ratione permiscendi medicamenta, quœ paxxim medicis veniunt in nsitm dam morbis medentiir. Ibid., 1555, in-8°. — l\ . Comme ntar ta in libros Galeni de sanguinis misxione et purgalione, etc. Ibid., 1558. — V. Methodus febrium omnium et eortim sym- 2)tomatum curatoria Hispaniœ medicis potisximum ex usu, oui accessit liber ex Hippocr. de scptunesln partu, etc. Aniberes, 1568, in-4'>. E. Bgi

MEIVACHcrv, nom donné au Titane {voy. Titane).

MÉIVAGOGCJE. Voy. Emménagogde.

C" RIEIVALPnTTLil.llIl]«E. G^^H^'Az5=(C^W)^ } Az% on carbo-dinaphtylhria-

MENDICITE. 521

mine. Se forme par l'action du chlorure de cyanogène, sur la naphtylamine, absolument comme la mélanilime. Cristallise en fines aiguilles blanches, de saveur amère. Fond à 200". Elle s'unit aux acides. Le chlorhydrate a pour formule €^^H^'Hz^ Clh. P. Sch.

HÉlKARD (J. L. M.). Médecin fort distingué qui vivait dans la première partie de ce siècle. Reçu docteur par l'ancienne université de Montpellier, il obtint, dans cette ville, et par l'enseignement libre de la médecine et par son érudition, des succès qui lui valurent une position élevée. C'est ainsi qu'il fut médecin de l'hospice de la Charité et bibliothécaire de la Faculté de médecine. Nous isnorons l'époque de sa mort. — Bien que fidèle aux doctrines de son école, Ménard appelait volontiers à son aide la physique et la chimie, surtout |)our l'éclaircissement des questions d'étiologie. Dans un traité de matière médicale sorti de sa plume, nous remarquons une innovation, encore bien peu répandue alors, des indications bibliographiques à la suite de chaque chapitre.

i\ous citerons seulement de lui :

I. Essai sur une fièvre putride nerveuse, etc. In Ann. de la Son. de méd. de Monfp., t. I, p. 124. — IF. Essai de matière médicale et de tliérapeutique, précédé d'une introduction sur la bibliographie 7néd. Monip., 1818, in-8°. — IjI. Eléments de médecine pratique, suivis de l'élcrje (le Xavier bichat. Ibid., 1819, Jn-S". E. Bgd.

minVDiiLlVDA. Un des noms donnés, au Bréisil, au Quina do Campo, Strychnos Pseiuloqiiina Saint-Hilaire (î'o//. Strychnos).

MEIVDE (Louis-Joles-Gasp.4rd). Né à Greifswald, le 14 septembre 1779, mort à Gœttingue, le 23 avril 1852. Il étudia la médecine dans sa ville natale, à Berlin, à Gœttingue, et visita, pour son instruction, la plupart des universités allemandes. Il se fixa d'abord à Greifswald oii il fit des cours particuliers ; il fut ensuite et successivement professeur adjoint, professeur extraordinaire et professeur ordinaire de médecine. En 1823, il fut nommé professeur d'accouchements et de médecine légale à l'université de Gœttingue. Il acquit dans cette ville une très-belle clientèle et une haute position scientifique ; il était directeur de la maison d'accouchements de Gœttingue, membre de l'Académie des sciences de la même ville, de l'Académie des curieux de la nature, chevalier de l'ordre de Wasa. Par-dessus tout, il jouissait d'une très-haute el très-juste considération. Outre de nombreux articles insérés dans divers journaux, Mende a publié :

l. Dissertatio inauguralis de exanthemale tutorio, quod vulgo variolas vaccinas diciint. Gœttingue, 1801. — 11. Beytrâge zur Prilfung und Aufiicllung àrztlicher Meinungen fur Eeilkilnsller . l" Bsendclien. Leipzig, 1802, in-8°. — lit. Dissertatio de organis in fœtu tantum obviis. Part. I. De membrana pupillari. Greifswald. 1803. — IV. Die Krankheiten der Weiber, nosologisch und therapeutisch bearbeitet. Berlin et Leipzig, 1810, 1811, in-8°, 2 vol. — V. Die Geschleehtskrankkeiten des Weibes, nosologisch und therapeutisch bearbeitet. Erster Theil. Gœttingue, 1851. Le second tome a été publié en deux parties, après la mort de Meiide, par Balling. — VI. Von der Bewegung der Stimmritze beim Athemholen ^en latin et en allemand). Greifswald et Leipzig, 181 'J, in-8<'. — VII. Ueber das Verhâltniss der Medicin zur Schule, zii den Kranken und zum Staate. Greifswald, 1819, in-8°. — VIII. Ausfiihrliches Handbuch der gerichtlichen Medicin. Leipzig, 1819-50, in-8'', 5 vol Le tome sixième était sous presse à la mort de l'auteur. — IX. Beobachtungen und Bemerkungen ans der Geburtshiilfe und gerichtlichen Medicin. Gœttingue, 1824-1830, in-S'',5vol. — \.Zeit~ schrift fiir gerichtliclie Medicin. Ibid., 1827-1830, in-^'','2vol. Mende a fourni de nombreux articles à divers journaux et à rEncyclopédie de Ersch et Gruber. H. Mr.

IMEIVDICITÉ (Dépôts de). Les dépôts de mendicité ont été institués par un édit de 1764. Jusque-là on s'était borné à infliger aux mendiants des peines plus ou moins sévères, depuis le fouet et la peine commune de l'emprisonnement

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