‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.59Chapitre 37 sur 74 · LIGNE · texte numérisé non relu

LIGNE

LANDWEHP.

TOTAL

Infanterie.

Milice de Gotland

Cavalerie

Artillerie (334 canons) . . .

Gt'nie

Train

Total

non compris

les officiers

et les musiciens.

de l'armée est, par rapport à la population, de j-^,,- en temps de pai.'c et j~ en temps de guerre.

La superficie de la Norwége est de 516,694 kilora. carrés; le nombre d'habitants de 5,6 par kilom. carré ; il y a donc 0,05 soldats par kilom. carré en temps de pai.N: et 0,05 en temps de guerre.

II. Opérations du recrutement et conditions d'aptitcde au service militaire. I. Listes de recensement. En vertu de l'urticle viii de la loi du 27 juillet 1872, les muiies des difféients cantons de la France sont tenus d'établir le recensement des jeunes gens ayant atteint l'âge de vingt ans dans le courant de l'année précédente. Celte opération' doit être terminée avant le 15 janvier, afin qu'il reste aux intéressés un temps suffisant pour en prendre connaissance avant l'époque fi.\ée pour le tirage au sort. Les articles ix, x et xi règlent les questions de nationalité à prendre en considération pour l'inscription des jeunes gens sur le tableau, ainsi que celles de domicile ; nous n'avons pas à nous en occuper ici ; il n'en est pas de même de l'âge, qui a une importance considérable au point de vue militaire, comme au point de vue démographique.

II. Age. A quel âge doit-on prendre les jeunes soldats? Telle est la question que se sont posés les législateurs de toutes les époques. L'historien militaire Végèce, dans ses conseils à l'empereur Valentinien II (Végèce, Institutions militaires, liv. I, chap. Il; traduct. Turpin de Crissé, in Bibliothèque historique militaire, Paris, 1840), y répondait en conseillant de lever les jeunes gens dès qu'ils ont atteint l'âge de la puberté : « Dans ces conditions, dit-il, leur esprit est plus ouvert à l'instruction qu'ils vont recevoir, il faudra moins de temps pour les transformer en soldats. » Végèce, ne l'oublions pas, écrivait pour un Romain à propos de jeunes Romains dont la race, l'éducation physique bien entendue, le climat sous lequel ils vivaient, hâtaient sans dou'e le développement; il serait funeste pour nos populations de s'en tenir à ces indications.

Théoriquement, il est évident que, lorsqu'on veut imposer à l'organisme animal une somme de travail physique, il faut proportionner ce travail au degré de résis-

MILITAIRE (hygiène). 715

tance que l'animal peut fournir, à la quantité de force que ses organes peuvent élaborer. Chacun sait combien il est pernicieux de soumettre les chevaux trop jeunes à un travail même de dressage, et c'est avec raison que nos règlements militaires imposent le minimum d'âge de cinq ans. Pour l'homme, il en est absolument de même : les recherches de F. Liharzick [Loi de la croissance et de la stature de l'homme, Vienne, 1862); de J,-M. Dawson {Groivtli of the Human Body, in Journal of the Statistical Society of London, Marsh 1862, p. 20) ; de M. Aitken (On the Growth ofthe Recruit and Young SoWi'e/-, p. 14, London, 1862); et en France, de Villermé {De la taille de l'homme en France, in Annales d'hygiène et de médecine légale, i. I, p. 351, Paris, 1829); d'Allaire et Robert [Études sur la taille et le poids de l'homme, in Rec. des Mém. de médecine militaire, t. X, p. 161, Paris, 1865), démontrent que, dans nos races européennes et au milieu de notre civilisation, l'homme n'atteint son développement complet que vers l'âge de vingt-cinq ans au minimum ; qu'il croît assez souvent jusque vers trente ans, et que, pendant cette période, la soudure des épiphyses au corps de l'os n'est point encore complète. Les muscles eux-mêmes n'ont pas atteint un développement suffisant pour fournir le travail qu'ils donneront plus tard; les poumons, renfermés dans une cage thoracique beaucoup moins vaste qu'elle ne le sera quelques années après, n'ont pas à vingt ans la capacité suffisante pour abso) ber la quantité d'oxygène nécessaire à la surchauffe que nécessite l'effort prolongé.

Sans entrer ici dans des considérations physiologiques spéciales, on peut conclure que nous ne sommes pas en droit de demander au jeune homme de ^-ingt ans ce maximum de vigueur que comporte le dur métier de la guerre.

D'autres conditions, il est vrai, ne permettent pas de reculer jusqu'à vingt-cinq ans l'époque de l'incorporation : la discipline et l'instruction militaire en souffriraient, la population du pays en recevrait une vive atteinte dans son développement ; en s'arrêtant à l'âge de vingt à vingt et un ans, le législateur français a tenté de concilier tous les intérêts. C'est aussi l'âge adopté par les autres puissances européennes, à l'exception de l'Italie, d'après le nouveau projet de loi, et de l'Angleterre, oià, malgré les observations répétées des hygiénistes les plus autorisés, malgré les travaux des Aitken et des Parkes, les enrôlements se font à partir de dix-huit ans. Pendant la guerre de la sécession, il en fut de même aux Étals- Unis, où Hammond ne dissimulait point cependant le danger de ces incorporations trop hâtives.

Engage7nents volontaires. D'après notre loi de 1852, l'armée acceptait des engagements volontaires à partir de l'âge de dix-huit ans; à partir de 1848, le minimum d'âge n'était même plus que de dix-sept ans ; la loi de 1868 avait rétabli les dispositions premières qui sont reproduites dans la loi de 1872, article XLvi, en y ajoutant la condition de savoir lire et écrire et en posant comme limite extrême l'âge de vingt-quatre ans (Décret du 50 novembre 1872. Article 2). Au point de vue des intérêts de l'armée, les engagements volontaires ont été jusqu'à présent une ressource précieuse, en ce que l'on y trouvait des candidats nombreux pour les grades de sous-officier et même d'officier; aussi, à chaque souffle de guerre, leur nombre augmentait-il sensiblement, mais en se tenant cependant dans des limites assez restreintes.

La durée de l'engagement volontaire a varié entre deux et sept ans ; elle est de cinq ans d'après la loi de 1872, et ces cinq années compteront dans celles exigées de chaque citoyen, en sorte que, si un jeune homme s'engage à di\-luiit ans,

71G MILITAIRE (hyoiène).

TABLEAU XVII. — ^OMBP,E des engagés votoNTAinES dans l'armée de terre

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