‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.59Chapitre 39 sur 74 · I. — Le groupes des 15 départements kymriques les J · texte numérisé non relu

I. — Le groupes des 15 départements kymriques les J

plus purs 57,4 I

II. — Le groupe des 6 départements kymriques ger- ( Moyenne de la zone kymrique . 42,8

manisés (Alsace-Lorraine) 56,1 )

III. — Le groupe des 5 départements kymro-celtiques ) ,, j i„ „ „ i i

„„ „ • /v j- X M/. « l Moyenne de la zone kymro-cei-

germainses (Normandie) 56,9 > -■ ' vg ,

UV, — Les autres départements kymro-celtjques . . . 56,8 ' ^

Y. — Départements celtiques modiûés par les croisements :

!a. Groupe de la Basse-Loire. . 68,2 b. Groupe de l'Aquitaine . . . 71,1 c. Groupe de l'ancienne province romaine 61,0 i „ j . . , . i „, n- . . 1.- Il \ Moyenne de toute la zone oel- VI. — Départements celtiques les plus purs : ) -. on o

j a. Groupe alpestre 99,5 ' ''"^ '

Moyennes de ces ! 6. Groupe de la Bretagne. . . 109,6 3 groupes, 109,09 j c. Groupe des 90 départements

( du centre 111,1

Vil. — Département de la Seine 85,0

VIII, — Département de la Corse 87,0

D'un autre côté, pour bien faire ressortir le peu de concordance qui existe entre les exemptions pour défaut de taille et celles pour infirmités, on n'a qu'à dresser un tableau comparatif des 89 départements d'après le nombre des exemptés pour défaut de taille et d'après les exemptions pour infirmités, on voit de suite que les numéros n'ont entre eux aucune concordance {voy. article Recrutement) :

En envisageant dans leur ensemble les conditions de taille exigées dans les ar" mées étrangères, on peut vérifier encore le même principe. Partout où se trouvent les races germaniques, dans l'Allemagne du Nord, l'Angleterre, les Etats-Unis d'Amérique, on peut exiger du soldat un minimum de taille élevé. Dans les pays à race mixte, au contraire, on doit se montrer moins sévère, et cependant nous verrons ailleurs que dans les armées de race germanique, la proportion des exemptions pour infirmités est peut-être plus élevée que dans les races latines.

TABLEAU XX — taille minimum dans les principales armées.

Prusse. . 5"2" l-,62l

ou 5' exceptionnellement 1",569

Races ) Amérique du ISord , , 5' 3' l-,600

Angleterre 5' 3' 1-,600

Suède 5' 2' l-,608

Bade 5' 2*1/2 l-,o70

France l-,540

... , Italie 1",560

«^ "1"'' Belgique 1-.570

mélangées. | ^^^l^^^ ^.^^^

Races germano- | ^^^^.^^^ 39, ^^^

slaves. J

En adoptant l'",540 comme minimum de la taille, la France n'a pas eu pour but de remédier aune décroissance progressive de la taille moyenne de la population, il est facile de s'en assurer en consultant le tableau n" XXIV, p. 752 ; le nombre

germaniques.

Faces

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proportionnel des exemptés pour défaut de taille tend à diminuer très-notablement depuis vingt-cinq ans, puisque sur 1,000 jeunes gens réellement examinés on n'en exemptait plus que 50 ou 52 en 1868 et 1867, tandis qu'eu 1844 et 1845, il s'en trouvait 84 ou 85 ; or il tant noter que, pendant toute cette période, le minimum de taille militaire est resté uniformément fixé à l'^jSôO. Nous n'avons point à rechercher ici quelle est la taille moyenne de la population française, et si cette moyenne tend à augmenter ou à diminuer ; ce sont là des faits ethnologiques pour lesquels nous renvoyons aux travaux spéciaux (voy. article Taille. — Population. — Recrutement. — Voyez, aussi notre Traité d'hygiène militaire, Paris, 1874. — Chapitre Becrutement).

Au moment où l'on cherche à augmenter le plus possible le nombre des hommes qui, à un moment donné, pourront concourir activement à la défense du pays, le législateur a tenu à ne pas écarter de l'armée un nombre relativement assez considérable d'individus qui, autrefois écartés avec les minimums de l'",56 ou l'",57, peuvent néanmoins faire un bon service, surtout depuis que l'adoption des armes à chargement par la culasse est venue en faciliter le maniement pour les hommes de petite taille. Il y aurait même lieu de se demander si réellement il était besoin de fixer un minimum de taille et s'il n'aurait pas été préférable de laisser à ce point de vue toute latitude aux médecins et aux conseils de révision.

Quoi qu'il en soit, il semble que l'on commet une véritable erreur physiologique en regardant le minimum de taille comme un critérium absolu de la non-aptitude physique au métier des armes ; sa mensuration acquiert au contraire une importance considérable si on l'envisage en rapport avec l'âge de l'individu, son poids, le développement de sa poitrine, le volume et la force de ses masses musculaires, ce sont là autant de facteurs dont le rapport harmonique établit la bonne constitution de l'individu ou, au contraire, son degré d'inaptitude.

b. Rapports de la taille, du poids et du développement du thorax. Étudiées pour la première fois, au point de vue de l'aptitude militaire, par Hildesheim, vers 1854, les questions connexes de la taille, du poids et de la circonférence thoracique ont fait l'objet de travaux remar([uables, parmi lesquels nous pouvons citer en France ceux de Vincent, d'Âllaire, de Robert, de Bernard insérés dans les Mémoires de médecine militaire, de 1861 à 1868, de Hammond en Amérique, de Neudœrfer en Autriche, de Seeland en Russie ; tous ces observateurs cherchent, avec raison, à résoudre le problème de la détermination du degré d'aptitude au service militaire au moyen de données exactes, presque mathématiques. Ils ont reconnu, les uns et les autres, que cette aptitude pouvait être regardée comme une résultante de la masse et de la quantité de force vive développée en une unité de temps ; la masse se calcule aisément, mais la force vive se mesure avec plus de difficulté ; on peut admettre néanmoins qu'elle est en rapport avec la quantité de chaleur produite pendant l'unité de temps, que la plus grande partie de cette chaleur se trouvant proportionnelle à la quantité d'oxygène introduite dans les poumons, toutes choses égales d'ailleurs, de deux individus de même taille, celui qui présentera la plus grande capacité pulmonaire vitale sera vraisemblablement le plus vigoureux. Cette capacité pulmonaire elle-même n'est réellement pas appréciable exactement avec les différents spiromètres connus actuellement {voy. l'article Spiromètre) ; sur quelque principe qu'ils soient construits, qu'ils reposent sur la mensuration absolue du volume d'air expiré comme ceux de Hutchinson ou de Mitchell, ou sur l'expansion d'une sphère creuse en caoutchouc comme celui de Boudin, ils sont à peu près impossibles à employer pour

MILITAIRE (hygiène). 735

l'examen des jeunes soldats, car ils exigent une véritable habitude, une sorte d'éducation spéciale de la part de l'examiné. Sans les rejeter absolument, il est préférable de s'en rapporter à la simple mensuration du iborax, pratiquée avec précision.

Hutchinson [Encyclopedia of Anatomxj and Phijsiology, art. Thorax, analysé par Lasègue, in Arch. de méd., 1856) et Hecht [Essai sur le spiromètre, thèse de Strasbourg, 1855) admettent qu'il n'y a aucun rapport entre la circonférence de la poitrine et sa capacité vitale, d'autre part Arnold {Ueber die Athmiings'grôsse der Menschen. Heidelberg, 1855) démontre que chaque centimètre d'accroissement dans la circonférence thoracique correspond à une augmentation de 66 centimètres cubes de la capacité pulmonaire. L'expérience clinique semble donner raison à cette dernière opinion ; les travaux de Hirtz (thèse de Strasbourg, 1856), de Woillez (Recherches pratiques sur l'inspection de la mensuration de la poitrine. Paris, 1858) établissent sans conteste qu'en recherchant les rapports des dimensions de la poitrine dans l'état normal puis dans l'état pathologique du poumon, on trouve toujours une coïncidence entre le rétrécissement de la cage pectorale et une diminution de la capacité vitale, du fonctionnement du poumon.

Toutes chances d'erreur seront écartées si l'observateur a soin de choisir chez tous les sujets une même section transversale de la cage thoracique, soit par exemple celle qui passe par les deux mamelons ; elle se trouve, par le fait, correspondre plus exactement que toutes les autres au volume des poumons, car une section plus élevée passerait par la saillie des omoplates; en second heu, il faudra enlever à l'homme tout moyen d'influer sur la grandeur obtenue au moyen de la mensuration, en lui faisant élever les bras et joindre les mains au-dessus de la tète ; dans cette situation les côtes sont soulevées et les muscles fortement tendus, le sujet n'a plus aucune influence sur la dilatation de sa cage thoracique.

Opérant suivant ces règles indiquées pour la première fois par Neudoerfer, des observateurs placés dans des conditions dissemblables, portant leur investigation sur des races très-différentes sont néanmoins arrivés à des conclusions à peu près identiques.

1° Chez des individus sains et robustes, la taille, le poids et le périmètre thoracique augmentent proportionnellement, mais sans que la raison de cette progression soit constante. Seeland mesure, en effet, 4,930 individus et arrive aux résultats suivants [Mémoire sur la mesure de la poitrine et le poids des recrues. Traduit par Saniewski in Bulletin de la réunion des officiers, 1875, p. 11) :

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