TEINTE E
Noir.
Bleu foncé.
Bleu teudre.
Vert.
Pourpre.
Rouge.
Jaune.
Blanc.
Soir.
Bleu.
Vert.
Rouge.
Jaune.
Blanc.
Noir.
Vert foncé.
Écarlate.
Blanc.
Noir.
Bleu l'once.
Bi-un.
Vert.
Rouge foncé.
Jaune.
Blanc.
Coulier et le professeur Bâche [Journal of the Franklin Institiite, Xovember, 1833) ont tous les deux établi que les différences de température ne sont du reste appréciables que lorsque les étoffes sont exposées directement aux rayons solaires; à l'ombre, les variations thermométriques sont à peu près nulles, quelle que soit la couleur.
On peut déjà tirer de ces faits la conclusion évidente que, dans nos chmats où le soldat est plus exposé à souffrir du froid que de la chaleur, où les rayons solaires sont plus recherchés pour leur influence calorifique que craints par le soldat, le vêtement militaire doit être de laine, afin d'entraver autant que possible la déperdition de la chaleur humaine par voie de rayonnement, et d'un autre côté rester dans les couleurs très-foncées, noir, bleu ou gris, afin de permettre le réchauffement du corps par ces mêmes rayons solaires lorsque le soldat peut s'y exposer.
756 MILITAIRE (hygiène).
Quelques exceptions pourraient être faites au point de vue de la coiffure; nous y reviendrons plus tard.
D'autres considérations plaident encore en faveur de la laine et des couleurs foncées.
Le vêtement doit jouer entre le corps et l'air extérieur un rôle d'écran relativement à la chaleur, il doit le jouer également au point de vue de la \apeur d'eau, dont la présence est une source de refroidissement. Si le corps échauffé et couvert d'une sudation abondante n'est point protégé contre une évaporation trop rapide de celte sécrétion, il s'ensuit un refroidissement dangereux ; d'un autre côté, si l'air extérieur est saturé d'humidité et que le tégument soit mis en contact avec celte humidité, il tendra à se mettre en équilibre de température avec l'air extérieur, d'où encore source de refroidissement. Plus que tout autre tissu, la laine a le privilège de modérer cette mise en équilibre de température par la propriété qu'elle possède d'avoir vis-à-vis de l'eau un pouvoir absorbant considérable, elle peut absoiber une grande quantité d'eau hygrométrique; à poids égal, elle a un pouvoir absorbant double de celui du coton ; à surface égale, pour le drap, ce pouvoir est environ quadruple. Nous empruntons à Goulier le tableau suivant, donnant le résultat de ses expériences à ce sujet :