‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.59Chapitre 61 sur 74 · Livre de prières O',0o · texte numérisé non relu

Livre de prières O',0o

Aiguilles et ustensiles pour l'entretien des

vêtements 0',166

I Peigne i

D. Divers. ( Cuiller et couteau 1 n» 'IKQ

' 2 mouchoirs ■

Divers

Total 0S474 O'.i'i

E Vivres l ^^''"'^ ^^ campagne (eiserne portion]

) pour 5 jours Ô'.OOO ô'.OOO

•Total géséral 28" ,240

En outre, les hommes doivent transporter par escouade (corporalschaft) : 5 brosses, 1 boîte à graisse, 1 patience, 1 moulin à calé; et par compagnie ; 24 haclies, o bêches, 1 herminette, avec leurs étuis ; le poids moyen réparti sur cliaque soldat est d'environ 259 grammes. Les sous-officiers ne portent que 50 cartouches.

TABLEAU XXXIII. — énumération et poids des objets qui cosstituest le chargement

DU SOLDAT d'infanterie ANGLAIS.

(Parkes. A Manual ofPractical hygiène, p. 586).

Vêlements que l'homme porte sur lui (y compris

le shako de i^4U à 4',8.'9

Contenu du sac de 5'.424 à 5',622

Manteau de 1V867 à 2',262

Sac et accessoires l'jSll 1*,811

Ceinturons, giberne, etc de 2'',000 à 2',057

Marmite 0',394 0V594

Fusil et sa bretelle de 4M81 à 5^,294

Baïonnette et fourreau de 0',4n à 0',452

60 cartouches et 75 capsules (?) de 8»,700 à 7S847

En campagne, — Bidon 0S906 0',906

Couverture l'.ôoS à 2','265

Vivres pour 3 jours 2^,716 2',716

Total 26',206 à 28',505

TABLEAU XXXIV. — énumération et poids des objets qui constituent le chargement

du soldat d'infanterie russe.

(Heyfelder. Das Lager von Krasnoë-Selo. Berlin 1866, p. 30).

Képy avec écusson et plumet O'',20o

Giberne avec 60 cartouches ô'.O'O

Baudrier de la giberne et du sabre 0',614

Courroies du sac 0'',546

Sabre avec fourreau l',450

Fusil et baïonnette 4',9U

Sac 3^,074

Gamelle 0',614

Capote 4*,098

2 chemises de toile 0',82C

1 paire de pantalons de drap l',454

1 paire de bottes l',776

g , , Caleçons et chaussettes 0»,614

'""'■ '^ ^^'^ / Brosses 0'.410

, °,^ \ Uniforme avec pantalon d'été l',77e

aans le sac. (.^^^3^ ^^ çj^e^yj 0».507

Peigne et miroir 0',507

Nécessaire d'armes 0',157

BaschlikC?) 0',410

Shako ou casque. ............ 1',02d

\ Pain pour 5 jours S'.GS?

ToTAi 51',268

780 MILITAIRE (hygiè.ne).

Au point de vue de l'hygiène, ce qui a une importance capitale, c'est nonseulement de diminuer le poids total de la charge du soldat, mais aussi de répartir cette charge suivant les lois de l'équilibre, de sorte qu'en dehors des efforts musculaires nécessaires pour enlever tout le poids pendant la marche, il ne soit pas encore besoin d'autres efforis musculaires pour le maintenir. Enfin, il faut que les objets constituant le chargement, les liens ou courroies qui servent à les fixer ne portent pas de gêne aux libres mouvements d'ampliation de la poitrine, ne compliment ni l'abdomen, ni les gros vaisseaux superficiels de la région du cou ou des aisselles.

Les effets d'habillement dont l'homme est revêtu, lorsque du reste ils sont suffisamment amples, ne sont point une véritable gène pour l'homme. Depuis son enfance, il a été, eu réalité, habitué au poids de ses vêtements. Cependant les manteaux ou vêtements accessoires peuvent en quelque sorte être regardés comme des fardeaux supplémentaires, surtout lorsqu'ils sont imprégnés d'eau. Néanmoins, ne considérons comme poids de la charge que celui des objets surajoutés aux vêtements.

Les armes, représentées par le fusil, le sabre, les gibernes ou cartouchières, sont de tous les objets de chargement les plus indispensables ; le fusil, placé dans les mains de l'homme, repose pendant la marche sur l'une ou l'autre épaule. Tandis que dans toutes les armées européennes la position réglementaire du fusil sur l'épaule est calculée de façon à l'y maintenir à peu près en équilibre, l'arme reposant horizontalement par un point situé au voisinage de la capucine, l'ordonnance française oblige le fantassin à le renverser, l'appuyer sur l'épaule du côté du canon, en un point tel que le centre de gravité ne correspond pas au point d'appui ; l'homme est forcé dès lors de faire un effort musculaire avec la main pour empêcher l'arme de basculer. L'adoption du fusil modèle 1866, dit chassepot, constitue un avantage réel; en dehors même de sa puissance bahslique et de sa précision, ce modèle a sur ses prédécesseurs l'avantage de peser près de i kilogramme de moins. Il est encore l'un des plus légers parmi tous les fusils en usage dans les armées européennes; l'adjonction du sabre-baïonnette, qui pèse 600 grammes , vient, il est vrai, modifier cette légèreté, mais on doit remarquer que le sabre-baïonnette n'est adapté au fusil ni pour les marches, ni surtout pour le tir. Lorsque l'homme n'a pas de sac, la bretelle du fusil permet d'accrocher cette arme à l'épaule ou de la placer en bandoulière.

Pendant longtemps la giberne, le sabre et la baïonnette se trouvaient suspendus à de larges baudriers s'entre-croisant sur la poitrine ; ces baudriers étaient fort lourds, comprimaient le thorax, servaient de cible à l'ennemi ; ils sont, partout aujourd'hui, remplacés avec avantage par le ceinturon fixé autour de la taille et prenant point d'appui sur les hanches. Il y a progrès, mais progrès relatif seulement, car lorsque la giberne renferme deux paquets de cartouches, la cartouchière trois, que de plus le sabre-baïonnette pend sur le côté, l'homme doit serrer son ceinturon outre mesure, et l'abdomen peut s'en trouver comprimé. On a cherché à combattre cet inconvénient en reliant le ceinturon aux bretelles du sac au moyen de courroies dites contre-sanglons.

Le sac constitue en effet la partie capitale du chargement du soldat, c'est celle cil l'on doit s'efforcer d'apporter le plus d'améliorations. Qui ne se souvient, eu effet, d'avoir vu de pauvres petits fantassins chargés de leur immense attirail, pliant sous le poids du fardeau, obligés de marcher constamment courbés en avant afin de conserver un semblant d'équilibre ! Comment un homme, ainsi chargé,

MILITÂIRK (hygiène). 781

peut-il faire de longues étapes et ijuelquefois combattre une journée durant? Aussi arrive-t-il trop souvent qu'on est obligé, pendant le combat, de laisser les sacs à terre, avec l'espoir de les reprendre après l'action ; mais, si le régiment, entraîné par le combat, s'éloigne beaucoup de ses sacs, à plus forte raison s'il est obligé de battre en retraite, ces derniers sont perdus à tout jamais. Or, sans les objets contenus dans le sac, il n'y a plus de campement possible, plus de moyens de préparer les vivres; c'est un véritable désastre, que les officiers expérimentés cherchent à prévenir en forçant les hommes à ne jamais quitter ce précieux, mais bien lourd compagnon.

Toutes les armées européennes, à l'exception de l'armée anglaise, possèdent un sac de forme carrée, en peau de vache garnie de poils, ou à défaut en toile imperméable, fixé sur les épaules au moyen de fortes bretelles. Celte disposition, consacrée par une longue expérience, est-elle avantageuse?

Si l'on considère un adulte immobile dans la station debout, on voit que la verticale passant par le centre de gravité, situé, comme on le sait, à peu près au milieu du corps, entre le pubis et l'ombilic, tombe en avant de la tète du calcanéura. Le sac, porté sur le dos, se trouve donc bien en arrière de celte ligne, ot tendrait à renverser la colonne en arrière si celle-ci ne se trouvait maintenue par la contraction des njuscles Ihoraciques venant prendre point d'appui sur le bassin, les grands droits de l'abdomen en particulier. Lorsque le poids du sac n'est pas trop grand, que l'individu est robuste, qu'il reste immobile, l'elfort musculaire suffit; mais, dans le cas inverse, l'homme est obligé de porter le haut du corps en avant pour rapprocher le chargement de la verticale passant par le centre de gravité. Les soldats habitués à la marche obéiront à cette indication en élevant constamment leur sac par un mouvement de secousse, afin de le faire porter sur kl partie supérieure des omoplates et de diminuer la pression des courroies sur la poitrine.

Il y a donc une réelle erreur de statique à ajouter au poids naturel du sac en y plaçant la tente-abri, la couverture, la capote, en le surmontant de cet échafaudage, qui a fait longtemps l'orgueil de nos soldats d'Afrique. Les Prussiens, au lieu de rouler la couverture autour du sac, portent leur capote en bandoulière, son poids est ainsi beaucoup mieux réparti et le centre de gravité abaissé d'autant.

Les courroies du sac venant passer, en avant, à peu près sur le tiers externe de la clavicule, compriment sérieusement cette région et tendent à écarter les deux épaules, aussi le soldat doit-il constamment maintenir les muscles pectoraux en contraction pour chercher, au contraire, à résister à cet effort. C'est aussi pour diminuer cette pression que l'on a relié les courroies du sac au ceinturon au moyen des contre-sanglons. Dans l'équipement allemand, il existe un véritable équilibre entre le sac d'une part et les deux gibernes dont le fantassin est pourvu ; chacune d'elles est fixée en avant au ceinturon, précisément au point où s'accroche le contre-sanglon ; lorsqu'elles renferment quelques paquets de cartouches à balle, leur poids est assez considérable. Dans l'équipement français actuel, qui, nous l'espérons bien, sera prochainement modifié, la giberne reste, pendant la marche, fixée à la partie postérieure du ceinturon, à droite seulement une cartouchière fait un peu équilibre au poids du sac, mais la charge n'en deuieure pas moins assez mal répartie.

D'assez nombreux essais ont été tentés à l'étranger pour substituer au sac actuel un modèle plus rationnel, tout au moins pour mieux répartir la charge

782 MILITAIRE (iiygièxe).

conformément aux lois de la statique. En Angleterre, le colonel 0. Halloran, perfectionnant un modèle déjà inventé par Berringlon et présenté par le colonel Spiller, a proposé un sac dont la pai;tie inférieure est éloignée du tronc au moyen de deux tiges rigides \enant s'adapter sur une lai'ge bande de cuir reposant sur les reins au-dessus du ceinturon ; il en résulte que l'effort porte surtout sur It partie supérieure des omoplates et sur la colonne vertébrale sans que les épaulei soient attirées en dehors ; il en est à peu près de même dans un autre modèlt; proposé par le colonel Carter et dans celui du docteur Parkes ; tous ont pour but de dégager, autant que possible, la poitrine et de faciliter la respiration, ils y réussissent assez bien, et le prix seul de cet équipement s'est vraisemblablement opposé à son adoption en Angleterre.

Partant d'un autre point de vue, sir T. Trowbridge a proposé de remplacer le sac par une sorte de valise portée sur les reins et venant, au moyen de larges courroies, prendre point d'appui sur une sorte de joug porté en travers des épaules, et semblable à celui qu'ont adopté dans beaucoup de pays les portefaix ou les laitières ; le poids est alors exclusi\ement supporté par les omoplates et la nuque. Le système de sir T. Trowbridge a été sérieusement pris en considération et expérimenté par une commission; en dernier lieu, de toutes ces recherches, est sorti le système récemment adopté pour l'armée anglaise, connu sous le nom de système Koppel.

Cet équipement se compose essentiellement d'un sac-valise en peau assez souple, contenant les objets les plus indispensables au soldat; il est fixé au niveau des reins et prend un point d'appui sur la courbure du sacrum ; il se trouve maintenu au moyen de bretelles s'entre-croisant en arrière, passant audessus des épaules on elles s'élargissent notablement en venant enfin se fixer au ceinturon ; de petites courroies horizontales partant du sac viennent se boucler en avant aux bretelles et l'empêchent, par conséquent, de ballotter. La capote pliée en forme de paquet rectangulaire, entourée d'une toile imperméable, est placée au-dessus du sac et bouclée sur les bretelles ; la gamelle de l'homme est accrochée sur le dos du sac-valise. Si l'homme ne doit pas emporter le sac, mais qu'il ait besoin de la capote seule et de sa gamelle comme pour une expédition ou une 'marche de quelques heures, ces derniers objets peuvent être fixés isolément. Le grand avantage du système Koppel consiste essentiellement dans ce fait que le poids de la charge est placé très-bas, qu'on utilise autant que possible la forme concave de la région sacro-lombaire pour y prendre un point d'appui, qu'enfin l'effort porte uniquement sur les omoplates en laissant le jeu de la poitrine parfaitement libre. En débouclant son ceinturon, auquel sont, du reste, adaptées deux cartouchières, comme dans l'équipement prussien, l'homme peut quitter tout son équipement comme on ôte un habit, sans avoir une courroie à défaire ; il le remet aussi facilement.

La pratique a répondu aux avantages que la théorie accordait à ce système ; les différents corps de l'armée anglaise sont unanimes pour le préférer à tout ce qui avait été essayé jusqu'à ce jour. Des expériences ont été laites en France pour constater de visu la valeur du sac-valise anglais, elles ont été concluantes ; après une marche de 32 kilomètres, la plupart des soldats ne ressentaient aucune fatigue, ils étaient d'accord avec les officiers ■ chargés de diriger l'expérience pour dire que « la poitrine se trouve complètement dégagée, qu'ils ne trouvent point au sac-valise cette adhérence du sac au corps qui fatigue, harasse l'homme et l'empêche de respirer, qu'enfin l'équilibre est parfaitement maintenu au

MILITA IKK (uYGiÈNt). '^"

moyen des deux cartouchières et du sac; à cartouches, en sorte que l'homme peut conserver la station verticale, le centre de gravité se trouvant toujours sur la verticale passant par le centre. »

Il y a lieu d'espérer que ces enseignements ne seront point stériles pour l'armée française, et que l'on n'hésitera point à modifier profondément le système actuel de l'équipement dont nous avons montré les grands désavantages.

L'équipement et la charge du cavalier intéressent plutôt l'hygiène hippique que l'hygiène humaine, puisque le cheval est, en définitive, celui qui supporte le tout. Bien rarement le ca\alier doit combattre ou marcher à pied, du moins avec notre organisation actuelle. Dans ce cas, du reste, on doit reconnaître que, s'il n'a point de sac, comme le fantassin, il se trouve néanmoins dans de fort mauvaises conditions, gêné par un grand sabre, par de lourdes bottes à éperons, par un pantalon généralement assez long et basané de cuir. Si l'on voulait revenir à l'idée primitive qui avait amené la création des dragons, et avoir une véritable infanterie montée, pouvant se transporter très-rapidement d'un point à un autre, se servant plus du cheval comme véhicule que comme arme, on devrait fatalement modifier profondément l'équipement de semblables corps, attacher le sabre à la selle, comme le font du reste les cavaliers arabes, et donner un pantalon et une chaussure plus appropriés à la marche. Telle n'est pas, du reste, la question que nous avons à traiter ici.

TABLEAU XXXY. — éxumération et poids des effets d'habillement et d'équipement

DU CAVALIER FRANÇAIS (dRAGONs).

à Sur l'homme.

Tunique 1V870

Épaulettes 0',I80

Casque ' . l'.oOO

Plumet O'.OoO

Pantalons basanés 2',ô'20

Cravate O'.0o6

Mouchoirs 0',046

Gants de peau 0',(J64

Caleçons CjôoO

Chemise O'.ioO

Bottes l'.Sol

Bretelles et bretelle de sabre 0',170

Geinluron, dragonne, bélières du sal)re . . Û',600 Giberne garnie de cartouches et nécessaire

d'armes iiM60

Carabine-Chassepot et sa bretelle 3',7o0

Sabre ->,300

Total H

Selle 15',450

Bride 2M50

B. Sur fe c/eet;aL 1 Couverture l'.SoO

a. Harnachement. I Tapis i'.ôoO

b. Paquetage devant.

Total 20S900

Manteau ô',760

Sacoche 1 Piquet de tente 0»,bOO

de gauche. (

Sacoche

de droite.

Sur les

sacoches.

Musette de pansage.

Hachette

Musette de propreté .

Piquets de campement Montants de tente . .

O',9o0 OMoO

Total. . * . . » . . . S»,073

ÎS4

MILITiilRE (hvgiène).

Page 1