C. Paquetage derrière
Entrave O',520
4 firs et clous S'.OOO
Conie à l'ouriage 0',520
Bissac avec les vivres 4", 950
Filet de fourrage (rempli) 10',480
Poids du portemanteau. . O',770
1 chemise 0',4S0
1 caleçon 0»,3S0
1 cravate 0»,056
Dans le / 1 képy 0»,1S0
portemanteau.^ 1 trousse 0',135
1 mouchoir O'.Oie
1 paire de gants 0',064
1 veste 0»,950
\ 1 pantalon de treillis. . . 0»,8."iO
Une toile de tente l',080
Une corde de bivouac l',390
Un petit bidon 0S420
Total 24S791
RECAPITULATION.
Sur le cavalier 17',720
Harnachement 20' ,900
Paquetage devant 8'',073
Paquetage derrière 24", 791
Total général 7l',494
Et pour avoir la charge totale du cheval, poids moyen du cavalier , 65',000
Total DE la charge du cheval 156', 484
Ce chiffre de 136'', 484 représente une charge véritablement énorme, elle est complètement liors de proportion avec la force du cheval de guerre français j remarquons en effet que, si les calculs précédents ont été établis pour la cavalerie de ligne, ils ne diminueraient que fort peu pour la cavalerie légère (hussards ou chas.seurs), l'habillement et l'équipement du cavalier sont à peu près les mêmes dans les deux armes ; le harnachement et l'armement sont identiques, la seule différence porterait sur la coiffure, le sliako de hussards pesant 1 kilogramme de moins que le casque, enfin sur le poids du cavalier lui-même ; les chasseurs et les hussards sont pris parmi les hommes un peu plus petits que les dragons, mais c'est à peine s'il en résulterait 3 ou 4 kilogrammes de dirainutiou eu poids. En somme le cheval de cavalerie légère, de race algérienne ou de la France méridionale, petit, grêle et peu vigoureux des reins, porte plus de 130 kilogrammes ; c'est avec une pareille charge qu'on lui demande de fournir en campagne de longues traites, souvent aux allures vives, et cela précisément au moment oiî son alimentation est fatalement plus irrégulière qu'en temps de paix. II est évident que, dans les conditions actuelles, toute la force du cheval est employée à transporter sa cliarge et qu'il est incapable de faire un effort prolongé, de franchir de grandes distances sans que sa santé n'en souffre très-rapidement. Il y a là toute une révolution à faire ; elle est plus indispensable que jamais si l'on veut faire jouer à la cavalerie le rôle qui lui parait assigné dans la tactique moderne, celui d'éclairer l'armée au loin, de faire de grandes incursions en pays ennemi pour enlever les convois, couper les chemins de fer, détruire les ponts, etc., etc. La plupart des auteurs militaires ont insisté depuis longtemps sur la nécessité de modifications radicales dans le chargement du cheval et par suite dans l'équipement du cavalier ; dans sa Réforme de Varmée (Paris, 1871), le colonel Lewal propose de nombreuses améliorations dans la confection de la selle et des accessoires en vue de diiuiniier leur poids, il fait remarquer, en outre, qu'il y a une véritable
MILITAIRE (hïgiêne). 785
erreur économique à faire porter au cheval deux ou trois jours de vivres et même du fourrage, qu'on ajoute ainsi 6 à 10 kilogrammes à sa charge; or si dans une armée de 100,000 hommes il y a environ 24,000 chevaux, le transport des fourrages représente une surcharge de 144,000 à 244,000 kilogrammes continuellement imposé à tous les chevaux pour parer à l'éventualité d'un corps qui manquerait un jour de distribution. A une moyenne de 32 à 40 kilomètres par jour, c'est un effort quotidien énorme, c'est-à-dire une précaution immense pour se garantir d'un petit dommage : la prime est hors de toute proportion avec l'assurance.
11 y a peu d'observations à faire sur l'équipement du cavalier lui-même ; l'un des points intéressants à signaler consiste dans le mode de suspension des armes ; le sabre, que beaucoup d'of.^iciers voudraient voir fixé à. la selle et non au corps de l'homme, doit, dans ce dernier cas, être agrafé à un ceinturon passant audessous des vêtements extérieurs, sans quoi les mouvements du bras sont fort empêchés par la tension du drap ; les chasseurs et hussards, l'artillerie à cheval, le train en usent ainsi ; les dragons et cuirassiers ont encore conservé l'ancien système. La carabine ne devrait être portée à la grenadière (en bandoulière) que dans des cas tout particuliers ; en eifet, aux allures vives, l'arme ballotte dans le dos, l'rappe sur la giberne et cause d'assez vives douleurs, tout au moins de la fatigue. En route la carabine pourrait être portée de la façon dite à la botte, c'est-à-dire le long de la cuisse droite. La giberne elle-même pourrait être remplacée par une cartouchière portée à la ceinture, car, surtout lorsqu'elle est remplie de cartouches, elle fatigue l'épaule de l'homme et se trouve Irès-incommodément placée pour lui, lorsqu'il veut prendre des cartouches. En fait, la plupart des cavaUers laissent en campagne leurs gibernes vides et placent leurs cartouches partout ailleurs, dans leurs poches, où ils peuvent.
Les cuirassiers doivent à leur cuirasse une surcharge très-considérable, le poids de cette arme (modèle 1845 actuellement encore en usage) varie un peu suivant les tailles.