MILLEPERTUIS
a îpui,dans son pays, d'une grande réputation. Il avait d'abord pratique en Ecosse, et, en effet, dans ses écrits, les observations qu'il publia jusqu'en 1767 ont été recueillies par lui dans les comtés de Berwick et de Roxburg, et même dans le Nnrthuraberland ; à partir de 1768 elles sont prises à Westniiuster, à Londres; ce qui montre que Millar résidait alors dans cette dernière ville. Cet auteur est surtout connu, en France, par son Traité de lasllnne aigu qui a été traduit dans notre langue; le premier, il sépai'a du croup la laryngite striduleuse à laquelle il donna le nom d'asthuie aigu qui lui fut longtemps conservé, et auquel on ajouta même le nom de l'auteur. On lui doit encore d'intéressantes recherches sur les maladies de la Grande-Bretague.
Voici la liste de ses principaux écrits :
I. Ohs. on Asthma, and on the Hooping Cough. Lond., 1769, trad. fr, par L. Sentex sous letilre: Ohs. sur Vastlimc et sur le croup. Paris, 180S, in-S". — II. Obs . on Ihe prevailing Diseases of Great-BrUain; witk a Review of the Historij, etc. London, 1770, 111-4° et Ibid., 1798, in-4°. — III Obs. on the Anllnionij ; read before, etc. I.ondon, 1774, in-S". — IV. Obs. on the Practice in the Médical Department of Westminster General Dispensary. Ibid., 1777, m-'i". — V. Obs. on the Management of the Diseases of thé Army and Navy during the American War ; witli some account, etc. Ibid., 1784, in-S". E. Bgd.
MILLAR (Richard), né en Ecosse, professeur de matière médicale à Glasgow, au commencement de ce siècle. Il avait été reçu dans l'Université de cette ville, en 1789, et il remplit les fonctions de médecin de l'intirmerie royale, et de médecin consultant à l'iiôpital de Loclc, pour les maladies syphilitiques.
On lui doit les ouvrages suivants :
I. De morbi venerei natura atque de facnltale propria qua in hune moi-bum pollent argenlum vivum, etc. Glasc, l'ÎSO, in-S". — II. Disquisitiones in the History of Medicine, P. I Exhibens a View of Physic, as observed to flourish in Bemote Periods, etc. Ediiib., 1811, in-S". — III- Stcdement relative to the Prevalence of Epidémie Fevcr arnong the Poorer Classes ofGlascow, together, etc. Glasgow, 1818, in-S". E. IJgd.
IMILLEFEUILLE. Nom vulgaire de l'Achillea Mille foliii7n (voy. Achillée).
Pl.
IHILLEGRAIKE. MUlegrana. Ce nom a été donné par les botanistes à un certain nombre d'espèces produisant un grand nombre de graines. Cordus désigne sous ce nom la Turquette ou Herniaire [lierniara vulgaris Spr.) {Voy. Herkiaire).
Lobel donne le nom de Mlllegr^ana minima au Linum Radiola L. devenu maintenant le Radiola MUlegrana Dill. et Smith, On a aussi appliqué ce nom au Chenopodiuvi Botrys L. ; entin à une espèce à'Oldenlandia de Saint-Domingue.
Pl.
MILLEPERTL^IS. Hypericimi. L. Genre de plantes Dicotylédones de la hmille des Ilypéricinées, qui offre les caractères suivants : Fleurs hermaphrodites 5 5 sépales, libres; 5 pélîiles alternes avec les sépales. Étamines nombreuses, libres ou plus moins soudées en 5 à 8 faisceaux, alternant avec des glandes hypogynes. Ovaire tantôt uniloculaire à 5 ou 5 placentas pariétaux; tantôt imparfaitement ou complètement 5-5 loculaires. Styles le plus souvent distincts. Le fruit est une cajjsule rarement indéhiscente et presque charnue, le plus souvent à déhiscence septicide. Les graines contiennent un embryon droit ou plus rarement recourbé, sans albumen.
Ainsi défini, le genre Hypericura contient un nombre considérable d'espèces,