EN FRANCE
EN rilUSSE
0 — 1 an
Combien d'auteurs en possession de ces mortuaires et frappés de voir la Prusse compter 263 décès de 0 à 1 an (sur 1 000 décès) alors que nous n'en avons que 204 ; et 229 de 1 à 5 ans, alors que i;ous n'en comptons que 120, concluraient sans hésitation que la mortalité des enfants prussiens est beaucoup plus grande que la nôtre, mais que, \ ar compensation, la mortalité de nos adultes, et surtout de nos vieillards , est beaucoup plus consul érable, puisque, au delà de 60 ans, nous avons 323 décès par 1 000 décès de tout âge, quand la Prusse en compte seulement 188. Ceux qui raisonnent ainsi dans leurs écrits sont nombreux; c'est avec ce mirage que H. Carnot a rallié plusieurs de nos confrères à sa
thèse (voij. 789) , supposant implicitement que l'intensité de la mortalité est la seule raison génératrice des nombres d'une mortuaire. Ils ne réfléchissent pas que, là où il y a plus d'enfanis, il est nécessaire, à égale mortalité , qu'il y ait aussi plus de décès enfantins ; là où la population âgée est relativement plus toulfue, il doit y avoir par cela seul plus de décès séniles ; ou plutôt ils admettent implicitement que la composition des vivants est toujours à peu près la même, ce qui est fort éloigné de la vérité, ainsi qu'on peut le voir par le petit tableau suivant :
SOMBRES COMPARÉS DES VIVANTS A CHAQUE GROUPE D'AGES SUR 1 000 HABITANTS