DICT
ENC. 2e S. IX.
MORTALITE.
connu, mais, ce qui n'est même pas soupçonné, on constatera que c'est surtout dans les campagnes que cette aggravation pèse avec une sinistre constance. Notre deuxième tableau met ce tait dans tout son jour. Il suifit de remarquer que, dans ce tableau, les colonnes dont le grisé est obtenu par des droites plus ou moins rapprochées (simulant des rues) sont, par leur hauteur, représentatives de la mortalité des villes, tandis que les colonnes dont le grisé est obtenu par un semis de points plus ou moins rapprochés, sont représentatives delà mortalité des campagnes ; enfin, que celles de ces colonnes qui sont grisées par les lignes où. les points les plus espacés traduisent la mortalité toujours moindre des enfants légitimes, et que celles qui sont rendues plus sombres par des lignes croisées (pour les villes) , ou par des points plus rapprochés (pour les campagnes), traduisent la mortalité des enfants illégitimes. Alors, à la seule inspection de chaque travée ou accolade représentant un âge, on verra de quelle énorme longueur les colonnes sombres à raies (représentant la mortalité des illégitimes des villes) sont dépassées par les colonnes sombres pointillées (révélatrices de la mortalité des campagnes). C'est ainsi que, dès le premier mois de vie, on constatera, par les chiffres inscrits sur les sommets des colonnes ou dans la table numérique IVe, p. 755, que, la mortalité des légitimes (villes): étant de 66, celle des illégitimes s'y élève à 163, en sorte qu'elles sont entre elles comme 100 : 232 ; mais, dans les campagnes, la mortalité des légitimes du premier mois d'âge étant de 80, celle des illégitimes atteint 23», c'est-à-dire est accrue comme 100:290.
En dressant un petit tableau de cette douloureuse aggravation de la mortalité rurale comparée des pauvres enfants sans père, on obtient les nombres suivants.