MONTE
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MORTE (Jean-Baptiste), généralement désigné sous le nom de ïVfontaïuis,
fut l'un des médecins les plus célèbres de son temps. Il naquit à Vérone en 1498, et mourut à Padoue le 6 mai 1551, après y avoir rempli pendant onze ans la chaire de médecine, attirant à ses doctes leçons une foule d'auditeurs de toutes les parties de l'Europe. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, presque tous publiés par ses élèves, et dont les titres se trouvent dans le Teatro d'uomini
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letterati, de Ghilini, dans les Éloges des hommes savants. El voici les plus importants :
I. De alimentis et victûs ratione, in-8", p. 102. — II. Consilia medica, Noribergse, 1559, in- fol. — III. Consultationes médicinales. Lugd., 1558. in-18; Mie, 1565, in-fol.; 1583, in— fol. — IV. Cratonis Isagoges medicince perioche. Hanov., 1595, in-8°. — V. In libros Gafeni de arte curandi explanationes. Lugd., 1556, in-18. — ■ VI. In artem parvam Galeni explicationes. Lugd., 1556, in-18. — VII. Galeni perioche mcthodica in Libros IV de démentis, etc. Hann., 1595, in-8°. — VIII. Hippocratis doctrines idea et characterismus, in-8°. — IX. Hippocratis in primant et secundam partent apkorismorum lectiones. Venet. , 1565, in-8°. — X. De coctione et prœparatione humorum, iu-8". — XI. De differentiis medicamentorum. Paris, 1554, in-16. — XII. Metaphrasis summaria eorumque ad doctrinam attinent, etc. Patavii, 1550, in-12. — XIII. Medicina universa. Francof., 1587, in-fol. — XIV. Explicatio locorum medicince. Paris, 1554, in-16. — XV. Opuscula varia. Basil., 1558, in-8°. — XVI. De generatione pituitœ, in-8°. — XVII. Problemalum partim physicorum parthn medicorum liber. Witeberg, 1590, in-8*. — XVUI. De succo melancholico, in-8°.
• monte-cai/vario (Eau minérale de) atfiermale, sulfatée sodique et magnésienne forte, carbonique faible. Cette source de l'Espagne n'est mentionnée ici que parce que son eau se trouve depuis quelques années dans le commerce des eaux; minérales qui se vendent à Paris. Cette eau, dont l'analyse exacte n'est pas entièrement connue, est principalement minéralisée par du sulfate de soude auquel se trouvent associés des sulfates de magnésie et de potasse. La contenance des bouteilles dans lesquelles elle est livrée au public, a été calculée de façon que chacune contient 35 grammes de matières fixes, dont le sulfate de soude forme la plus grande partie.
Emploi thérapeutique. L'eau de Monte-Calvario est purgative, laxative, ou altérante, suivant son mode d'administration et ses doses. M. le docteur D. Ventura Lopez Chavarri, qui dirige l'emploi médical de l'eau de cette station, dit que son action physiologique est ou immédiate, se faisant sentir sur la membrane muqueuse gastro-intestinale et sur la sécrétion de la bile, ou secondaire, agissant lentement et sans secousse sur la nutrition et sur l'ensemble des vaisseaux lymphatiques de l'abdomen. Administrée comme purgative, c'est-à-dire à la dose de deux ou trois verres, pris le matin à jeun et à une demi-heure d'intervalle, elle détermine deux ou trois garde-robes liquides semblables à celles qui suivent l'ingestion des sels neutres habituellement employés en médecine. Cette eau, à la dose d'un demi- verre à un verre pris en deux fois et à une certaine distance, ne donne lieu qu'à un effet laxatif, c'est-à-dire qu'elle produit une ou deux évacuations alvines. L'action altérante de l'eau de Monte-Calvario s'obtient par son application à dose fractionnée, continuée pendant un certain temps. Elle exerce alors une influence de stimulation atente sur les follicules de la membrane interne des voies digestives et sur les ganglions mésentéiïques.
Lorsqu'on a affaire à un état saburral des premières voies, à un embarras gastrique fébrile, ou sans fièvre, à une fièvre continue, à une constipation opiniâtre, à une hémorrbagie ou à une congestion cérébrales où l'usage des purgatifs salins est indiqué, il faut avoir recours à une demi-bouteille ou à une bouteille de l'eau de Monte-Calvario. Il ne faut en prescrire qu'un demi-verre ou un verre, quand on veut agir d'une manière plus persistante et à plusieurs reprises, sur des phénomènes qui reconnaissent pour cause une hypérémie habituelle du cerveau, ou de ses enveloppes, une certaine forme d'obésité; l'existence d'hémorrhoïdes non fluentes; une pléthore abdoîjinale; certaines hypertrophies hépatiques avec dyscrasie bilieuse et polycholio. Il est nécessaire enfin de n'en permettre que des
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doses fractionnées qui devront être réitérées tous les jours ou tous les deux jours, lorsqu'il convient de provoquer, sans produire une perturbation trop violente, la résolution de congestions anciennes du foie ou des organes contenus dans la cavité abdominale et le petit bassin.
La durée de la cure varie suivant le résultat que l'on veut obtenir de l'emploi de l'eau purgative, minorative ou altérante de Monte-Calvario.
On exporte l'eau de cette source dont la composition élémentaire permet qu'on la fasse voyager sans qu'elle diffère sensiblement de ce qu'elle est au moment où elle sort de la terre. A. R.
itiONTECATlKl (Eaux minérales de) protothermales ou mésothermales, polymétallites, chlorurées sodiques fortes, sulfatées calciques moyennes, carboniques fortes, en Italie, dans la Toscane entre les vdles de Florence et de Pise, à 280 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans la vallée de Nievole. Les premières sources émergent à 200 mètres de la station du chemin de fer au pied d'une colline dont le bourg de Montecatini couronne le sommet. Le voisinage des Apennins pistoïens, de plaines riches et bien cultivées, de curiosités naturelles comme la magnifique grotte de Monsummauo (voy. ce mot), d'excursions intéressantes et variées, une salle de spectacle enfin, font de ce poste thermal, un séjour trèsagréable. La température moyenne des mois de la saison, qui commence le 1er du mois de juin et finit le 15 du mois de septembre, est de 28a centigrade. Les malades choisissent ordinairement la période des grandes chaleurs pour que ceux qui viennent se soigner à Montecatini d'affections hépatiques, puissent retirer un plus grand profit de leur cure ; mais il convient de faille remarquer que tous ceux qui ne sont pas amenés par ce motif ou par des rhumatismes, agiraient plus sagement en y allant plus tôt ou plus tard, lorsque la température est un peu moins élevée. Au nombre des établissements nombreux à Montecatini, un hôpital de vingt-quatre lits a été créé pour les indigents qui y sont exclusivement traités par l'eau minérale. Montecatini et ses environs sont très-riches en sources thermales; nous n'allons parler que de celles qui sont employées en thérapeutique. Elles sont au nombre de douze, savoir : la source des Thermes de Léopold (Terme Leopoldine) ; la source du Bain-Royal (il cratère del Bagno reggio) ; la source du Petit-Toit (la sorgente del Tettuccio) ; la source du Refroidissoir (la sorgente del Rinfresco) ; ia source de la Reine (ia sorgente délia Regina) ; la source des Tamarins et de l'Ange (le sorgenti délie Tamerici e deU'Angic.lo) ; les sources de la Tourelle (le sorgenti délia Toretta) ; la source de la Fortune (la sorgente délia Fortuna) ; la source de Martinelli (la sorgente di Martinelli) ; la source de Tintorini (la sorgente di Tintorini) ; la source du Salut (la sorgente del Salute) et la source de l'Espérance (la sorgente délia Speranza). Les quatre premières appartiennent à l'Etat, les autres à des particuliers.
1° Source des Thermes de Léopold (Sorgente dei Terme Leopoldine). Elle émerge sur la rive gauche de l'aqueduc collecteur de toutes les sources de Montecatini, à 20 mètres de l'établissement qui porte cette inscription : Esculapio et Saluti. Lu bassin de cette source de belles pierres calcaires a ses bords en saillie de deux mètres au-dessus de la surface de l'eau qui est recouverte par des flocons de confines d'une couleur vert jaunâtre. Des bulles de gaz nombreuses et grosses viennent s'épanouir avec bruit au niveau de l'eau dans tous les points du bassin, mais surtout au milieu; d'autres surnagent et ressemblent à des bulles de savon. Dans l'intervalle des îlots formés par les dépôts de conferves, l'eau est claire et
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limpide; elle laisse voir la couche de sable du fond du bassin. Elle est sans odeur ; sa saveur est salée et un peu aromatique ; sa réaction est neutre, sa température de 30°, 4 centigrade, celle de l'air étant de 22° centigrade, sa densité est de 1,0065. Son analyse chimique est au tableau qui suit la description de la source et de L'établissement du Rinfresco. L'établissement dei Terme Leopoldine est le plus important de la station; il se compose d'un rez-de-chaussée comprenant trente-six cabinets de bams avec trente-huit baignoires; deux cabinets de grandes douches et six salles munies d'appareils de douches ascendantes. Deux cabinets de forme octogonale beaucoup plus beaux et plus grands que les autres, ont à leur milieu des baignoires en l'orme de trèfle, en contre-bas du sol ; chaque baignoire a un siège à la partie la plus évasée de la feuille, le pédoncule est occupa par un escalier de trois marches. L'intérieur de ces piscines de famille est de marbre; une corde attachée à la voûte tombe au centre et facilite les mouvements des baigneurs. Les autres salles de bains manquent de vestiaires et sont trop petites. Leurs baignoires sont à moitié au-dessous du sol et l'on y descend par deux marches dont la plus basse sert de siège aux baigneurs. Deux robinets de cuivre versent à volonté l'eau minérale soit chauffée, soit à la température de la source. Les deux cabinets de grandes douches sont munis des appareils convenables pour l'administration des douches en jet, en pluie, etc. Neuf robinets fixés à deux mitres de hauteur, communiquent directement avec un réservoir trop petit, de sorte que ces douches laissent beaucoup à désirer comme force et comme pression. L'installation des six appareils de douches ascendantes est parfaite au contraire.
2° Source et établissement du Bain-Royal. Le griffon de la sorgente del bagnoReggioest sur la rive droite de l'aqueduc, à trente mètres au-dessus del'établissement précédent, de l'autre côté du pont jeté sur le AcqueSalute. Le bassin de la source connue sous le nom del Cratère occupe presque toute la cour de l'hôpital ; son eau baigne les murs de cet établissement. Des herbes d'un vert jaunâtre, fines comme des brins de gazon naissent du dépôt de la source Royale et ne dépassent pas le niveau de l'eau. Des bulles gazeuses traversant la terre du tond du bassin et creusant une petite ouverture pareille à celles qu'on remarque sur le sable de la mer, viennent de temps en temps s'épanouir à la surface de l'eau. L'eau del Cratère est claire, sans odeur, d'une saveur chlorurée, d'une réaction légèrement alcaline ; sa température est de 25°, 2 centigrade, sa densité est de 1,0072. Son analyse chimique se trouve avec celle de la source précédente. Cette source émerge sur un plan plus élevé de quarante mètres que rétablissement qu'elle alimente ; elle arrive au réservoir dans lequel les animaux, et surtout les chevaux, prennent leurs bains. L'eau de ce réservoir, qui paraît trouble eu masse, est recouverte d'une couche qui ressemble à de l'huile. L'établissement du Bain- Royal se compose de cinq cabinets de bains ; deux sont réservés aux malades payants, les trois autres servent aux bains des pauvres de l'hôpital. La première salle des payants a une baignoire de marbre en contré-bas du sol ; elle est trop courte, trop étroite et trop peu profonde ; un seul robinet l'alimente et l'on s'y baigne à l'eau courante. La deuxième salle est pourvue, outre sa baignoire assez grande et à moitié enfoncée dans le sol, d'une douche ascendante à siège de m;irbre blanc. Les trois cabinets des bains des pauvres de l'hôpital ont des baignoires de briques en contre-bas du sol.
5° Sources et établissement du Tetluccio. Le Tettuccio a deux sources: une principale exclusivement employée en boisson, et une autre dont l'eau ne sert
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qu'en bains. La première a son origine dans un grand bassin découvert, semblable à celui dei Terme Leopoldine, et qui occupe le côté droit de l'espace compris entre les murs de l'établissement, le côté gauche étant occupé par le jardin et l'allée qui conduit aux bains. Le bassin est octogonal et la couche supérieure de l'eau qui le remplit semble huileuse ; elle a une couleur noirâtre qui altère sa limpidité; elle est recouverte de vésicules, et pourtant on n'aperçoit aucun dégagement de gaz. L'eau du Tettuccio est inodore ; elle a une saveur d'eau croupie assez salée ; sa réaction est alcaline, sa température est de 25° centigrade et sa densité est de 1.0057. Le résultat de son analyse chimique est au tableau qui suit la description delà source et de l'établissement du Rinfresco.
La buvette duTettuccio renferme trois bassins semi-lunaires qui sont alimentés par trois robinets où les buveurs viennent emplir leurs verres. La seconde source a pour captagedeus; réservoirs de briques recouverts de ciment qui se trouvent à soi vante-mètres de la première dans la cour du fond de l'établissement. Son eau a les mêmes caractères physiques et chimiques, la même réaction et la même température; elle est chauffée par de la vapeur, et elle alimente seule la maison des bains. Elle n'a point encore été analysée. L'établissement du Tettuccio est à cent mètres de celui dei Terme Leopoldine et du même côté de l'aqueduc. Il se compose de vingt cabinets de bains précédés de vestiaires, grands et bien éclairés, et d'un cabinetde douches. La maison des bains du Tettuccio est la plus confortable etla mieux installée. Une baignoire de marbre blanc, enfoncée à moitié dans le sol, alimentée par deux robinets dont l'un laisse couler l'eau à la température de la source, et l'autre l'eau suréchauffée par la vapeur, occupe chacune des salles de bains. Le cabinet de douches contient à son milieu une grande baignoire de marbre blanc et bleu, dans laquelle s'assoit le douché recevant par des ajutages variés l'eau d'une hauteur de trois mètres et ayant deux mètres de pression. Le cabinet unique où s'adminisîrent les douches n'est pas précédé de vestiaire. Deuxappareils de douches ascendantes se trouvent dans ce cabinet parfaitement appropriés à sa destination.
4° Source et établissement du Rinfresco. Le point d'émergence de cette source est à cent cinquante mètres de celui du Tettuccio, du même côté de l'aqueduc, plus à gauche de son cours en venant de la station du chemin de fer. Son bassin est octogonal, et la grève et les cailloux de son fond se distinguent très-facilement en raison de l'extrême limpidité de cette source, constamment traversée dans tous les points par des bulles gazeuses grosses au bord et moyennes au centre, dont aucune ne reste à la surface de l'eau. Des couronnes de conferves d'une couleur vert jaunâtre, entourent le bassin ; quelques-unes ont un mètre de longueur et soixante-quinze centimètres de largeur; d'autres sont plus petites et ont leurs bords déchiquetés. L'eau dei Rinfresco n'a pas d'odeur ; sa saveur est agréable quoique légèrement salée ; elle contient des bulles de gaz extrêmement nombreuses qui mettent près de deux minutes à monter à la surface d'un verre. La réaction de l'eau est alcaline ; sa température est de 28° centigrade et sa densité est de 1.0023. Les cinq cabinets qui composaient l'établissement de bains du Rinfresco ne servent plus aujourd'hui. La piscine où dix personnes peuvent se baigner à la fois, et les quatre baignoires isolées n'ont plus leur ancienne destination. L'eau du Rinfresco n'est plus employée qu'en boisson sur place ou à distance, car elle est exportée sur une assez large échelle. La source et l'établissement du Rinfresco appartiennent à 1 État qui les fait régir.
La sorgente dei Terme Leopoldine et la source du Bain-Royal ont été analysées
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en 1859 par M. Dupuis ; l'eau des sources du Tettuccio et du Rinfresco a été examinée en 4857 par ordre du gouvernement par MM. Raphaël Piria, Antoine Targioni et Joachim Taddei. Ces chimistes ont trouvé dans 1 ,000 grammes de l'eau de chacune de ces quatre sources les principes suivants :
SOP.GF.NTE SORGENTE SORGENTI SORGENTE