HOMMES
fie 16 à 20 an- 111.91 7°
61 et au-dessu- .... S8.90 41 à 50 56.45
FEMMES
De 61 ans et au-dessus .
On est frappé, tout d'abord, du désaccord de ces deux colonnes au point de \ue de la répartition de la morbidité dans les deux sexes.
La morbidité des femmes paraît, à la période la plus avancée de la vie, au delà de 61 ans, prendre une proportion excessive; on remarque cet accroissement de maladie dès la période précédente, de 51 à 60, où il y a déjà annuellement 96,91 malades sur 100; il semble que, chez les femmes, le régime des pénitenciers, en général plus sédentaire que pour les hommes, entraîne une sénilité précoce. Au contraire, les détenus, hommes, sont atteints à leurs périodes de plus grande eunesse, de 16 à 20 ans, puis de 21 à 30 ans. Mais il faut tenir compte de ce Dicr. E.\c. 2e s. IX. £2
oo8 MORBIDITE.
fait, que, de ces détenus hommes, les plus jeunes sont spécialement repartis dansles pénitenciers agricoles de la Corse, et que la cause principale de l'extrême morbidité des premières périodes d'âge (16 à 20 et 21 à 30 ans), n'est que le résultai de la malaria, à laquelle les femmes sont moins exposées.
Cette même raison nous semble rendre compte de la différence de la morbidile des deux sexes de détenus suivant les saisons ; celle des hommes domine durant le troisième trimestre, époque de l'explosion annuelle des fièvres intermittentes*