‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.61Chapitre 57 sur 114 · DE TRAITEMENT A LA CHAMBRE · texte numérisé non relu

DE TRAITEMENT A LA CHAMBRE

ANNÉES

par

par homme

par

par homme

par

par homme

malade.

présent.

malade.

présent.

malade.

présent.

Ce tableau prouve que la durée moyenne de séjour des malades aux hôpitaux de l'intérieur est un peu plus considérable que la durée moyenne de ce séjour aux hôpitaux réunis de France et d'Algérie; on y voit qu'en France, elle s'élève à 28,7 à 29, et même à 50 jours, au lieu de 26, chiffre moyen de cette durée pour les hôpitaux réunis de l'intérieur et de l'Algérie.

Cette différence est loin d'impliquer uniquement une gravité ou une durée plus considérable des affections traitées en France; elle est surtout factice, tenant à ce que les infirmeries régimentaires n'ont point reçu en Afrique une installation aussi

complète qu'en France, d'où envoi à l'hôpital de malades qui, dans la mère patrie, eussent été des malades d'infirmerie, et dont l'affection bénigne diminue la moyenne de durée du séjour de tous les autres à l'hôpital.

En France même, les proportions élevées de journées par malade à l'hôpital, lorsqu'elles coïncident avec une moyenne inférieure de journées par homme, constituent une présomption de bonne organisation du service de santé. Avant. 1870, la plus forte moyenne de journées d'hôpital par malade était celle de la garde impériale qui offrait en même temps la moyenne la plus faible par homme, le génie excepté. Au contraire, la plus faible moyenne de journées par malade à l'hôpital était celle des infirmiers qui, en revanche, offrait la plus forte proportion par homme, le train et les vétérans exceptés. L'absence des infirmeries pour ces derniers corps donne l'explication du fait, comme leur fonctionnement régulier dans la garde nous explique pourquoi cette garde envoyait peu de monde à l'hôpital, mais y envoyait presque exclusivement des hommes réellement, plus sérieusement malades que ceux des autres corps. Les infirmiers, au contraire, à l'autre bout de l'échelle comparative, entrent facilement à l'hôpital, y sont par conséquent dans une proportion plus nombreuse, et y ont une durée de séjour moyennement moins élevée.

Il nous est difficile de comparer exactement la durée de la morbidité, par malade, des autres armées, à celle des malades de l'armée française; en Italie, le chiffre de 15 jours, donné par la statistique de 1870, celuide 19 donné par la statistique allemande pour 1846-1863, puis de 12,8 pour l'année 1867, celui de 17 pour l'armée portugaise de 1861 à 1867, expriment sans doute la moyenne totale du traitement à l'infirmerie et à l'hôpital, ou dans les établissements correspondants chez ces diverses nations, et ne peuvent être mis rigoureusement en parallèle avec la morbidité d'aucune de nos trois catégories de malades, dont la distinction repose sur une réglementation exclusive à notre armée.

Pour compléter le tableau où nous venons d'indiquer la morbidité des soldats, il faudrait enfin tenir compte du nombre assez considérable: 1° des malades envoyés en convalescence dans leurs foyers, et 2° de ceux qui, au sortir de l'hôpital, sont traités aux salles de convalescents. Notons cependant que les proportions générales de morbidité de notre armée à l'intérieur, telles que nous les avons indiquées, ne seraient que faiblement altérées en tenant compte de ces deux catégories de valétudinaires qui, réunies, augmenteraient peut-être de deux à trois sur mille la proportion quotidienne des soldats indisponible. Nous verrons qu'il en est autrement de nos troupes en campagne et en Algérie.

2° Morbidité des ahmées en casipagse. Tandis que limitée aux maladies du soldat en temps de paix, dans les différentes pays civilisés, l'observation arrive à des résultat? en général comparables, l'examen des statistiques médicales appli- , quées aux armées en campagne révèle des faits souvent disparates, et dont la diversité repose, on le verra plus loin, sur un ensemble d'éléments complexes dont le commandement et l'administration militaires doivent posséder le secret pour réduire d'autant les dangers de la vie militaire dans sa condition normale, pour ainsi dire, en temps de guerre.

Nous nous bornons, dans ce paragraphe, à indiquer, d'après les éléments officiels fournis par ces statistiques, la répartition de la morbidité dans diverses armées en campagne. Nous commencerons par l'étude de la morbidité dans les colonies françaises et anglaises, puis nous passerons à cette même étude pour les armées en campagne active.

A. Armée française en Algérie. La morbidité de notre armée en Algérie a singulièrement diminué, suivant en cela la diminution parallèle de la mortalité qui après avoir été, durant de longues années, triple de la mortalité dans lanière patrie, se rapproche actuellement du niveau de celle-ci. Celte diminution est prouvée par la statistique'médicale de l'armée, et par les tableaux de la situation des établissements français en Algérie, qui nous permettent de comparer, à vingt ans de distance, le chiffre des malades admis au.v hôpitaux militaires de notre colonie.

PROPORTION

ANNÉES

EFFECTIF

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