‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.61Chapitre 74 sur 114 · MORGAN · texte numérisé non relu

MORGAN

savants se firent un devoir de l'aller voir dans leurs voyages. Charles-Emmanuel1eut une longue conversation avec lui en passant à Forli. 11 fut accueilli der Joseph 11, empereur régnant, dans le voyage que ce grand prince fit en Italie. Les papes Clément XI et Clément XII lui ont donné des preuves de leur estime,, et Benoît XIV a fait de lui une mention honorable dans son traité De beatiflcatione servorum Dei.

C'est que Morgagni est de tous les médecins modernes celui qui, avec Bordeu et Haller, a exercé la plus grande influence sur la direction des recherches médicales dans le dernier siècle, et que, toujours éclairé du flambeau de la vérité, il a banni de l'anatomie ces erreurs que de fausses lumières avaient entretenues trop longtemps; c'est que, résolu à ne jamais prendre que la nature pour guide, convaincu que la pathogénie doit tirer d'heureuses inductions de l'examen nécroscopique des organes, il a passé de longues années à ouvrir des cadavres,, à interroger les tissus qui avaient souffert, et à appliquer ingénieusement leurs altérations à la symptomatologie qui s'était exprimée pendant la vie. Théophile lîonet (voy. ce nom) avait déjà ouvert la voie par la publication de son Sépulchretum. L'anatomiste de Forli agrandit considérablement la voie, et fonda définitivement l'école anatomo-pathologique ; école qui, comme toutes les écoles, a exagéré sa puissance, qui a cru témérairement avoir dit le dernier mot, mais qui n'en a pas moins rendu d'immenses services en donnant au diagnostic et à la pratique une sûreté jusqu'à elle inconnue.

Morgagni était d'une constitution robuste, grand de taille, d'un aspect agréable et gai. Il avait les yeux bleus ; et, comme il s'était fait une habitude de les baigner tous les jours dans l'eau froide, il conserva la vue extrêmement bonne jusque dans la vieillesse. 11 avait épousé Paola Vergieri, noble demoiselle de Forli, qui lui donna quatorze enfants, dont huit vivaient encore à sa mort. Outre son immortel ouvrage : De sedibus et causis morborum per anatomen indagatis,. libri quinque, terminé en 1760, imprimé pour la première fois, l'année suivante, et traduit en français par Désormeaux et Destouet (1820-1825, in-8°), il est auteur des publications suivantes, dont plusieurs montrent que Morgagni ne limitait point ses travaux aux sciences médicales, mais qu'il charmait le peu de loisirs que lui laissaient ses austères travaux par des recherches de philologie et d'archéologie.

I. De génère mortis Cleopatrœ epistolœ duce. In Metallotheca vaticana de Mercati. Rome, 1719, in-fol. — II. De ordinario Frontini consulatu epistolœ duce. Padoue, 1722, in-4°. — III. De quâdam librorum M. Varronis particulâ, ne legitur in veteri codice cpistola. In Raccolta d'opuscoli scientifici e filologici. Venise, 1750, in-12. — IV. Adversaria anatomica prima. Bologne, 1706, in-4°, etc., etc. — V. Adversaria anatomica altéra et tertia. Padoue,. 1717, in-4°, etc. — VI. Adversaria anatomica quarta, quinta et sexta. Padoue, 1719, in-4°. — VII. Nwa institutwnum medicarum idea. Padoue, 1712, in-4°. — VIII. De anatomicis Eustachii tabulis epistolœ. Uom, 1714, in-fol. — IX. De lacrymalibus ductibus eorumque obstruclione epistola. In Anel. Suite de la nouvelle méthode de guérir les fistules. Turin,

1714, in-4°. — X. De vita et scriptis D. Gulielmini. In Ephéméi ides des curieux de la nature

1715, cent. IV. — XI. Epistolœ anatomicœ duce. Leyde, 1728, in-4°, etc. — XII. Opéra omnia. Venitiis, 1762, in-fol, 6 vol. ; Bassano, 1765, in-fol, 5 vol. A. C.

MORGAGNI (HïDATIDES). Voy. TESTICULES et OVAIRES.

MORGAN (John). Chirurgien anglais très-distingué qui, dans la première partie de ce siècle, pratiquait à Londres, où il était membre du collège de chirurgie et de la société linnéenne. Morgan était entré, en 1824, comme chirur-

^ien et professeur à l'hôpital de Guy, et il remplit les fonctions de chef de l'infirmerie ophthalmique de cet hôpital, jusqu'à l'époque de sa mort, le 14 octobre

Il a laissé les travaux suivants :

I. Aneurism of the Vpper Partof the Fémoral Artery. — Opération byTying, etc. In The Lance t, t. XIII, p. 411 ; 1827-28. — II Treatise on Venereal and Mercurial Diseases. Lond., 1829, in-8°, pi. col. — III. An Essay on the Opération of Poisonous Agents upon the Living Body (avec Th. Addison). Lond.. 1 829, in-8°. — IV. Lectures on Tetanus delivered In Quy's Hosp. Lond., 1833, in-8°. — V. Case of Unusual Dislocation of the Head of the Fémur, etc In Guy s Hosp Rep., lre sér., 1. 1, p. 79 -, 1836. — VI. Cases of Exostosis of the Bones of the Face; Discases of the Cranium, etc. Ibid., p. 403. — VII. Ophthalmic Cases occurring at theGuy's Hospit. Eye bifirmary . Ibid., p. 586 et t. II, p. 550; 1837. — VIII. On the Opération for Cataract. Ibid., t. VII, p. 461 ; 1842. — IX. Lectures on Diseases ofthc Eye. Lond., 1859, in-8°, planch. color.; et 2me édition, edit. by J.-F. France. Ibid., 184*. : 8».

MORGELINE. On a donné le nom de Morgeline à deux espèces de familles différentes : l'une, appartenant aux Caryophylées et connue sous le nom vulgaire de mouron des oiseaux, c'est le Stellaria média Will. (Alsine média L.) (voy. Stellaire) ; l'autre appartenant à la famille des Primulacées, c'est la morgeline d 'été (Anagallis arvensis L.) {voy. ànagallide). Pl.

MORGUE. Morgue signifiait autrefois mine, visage. C'est pour cela qu'on a appelé de ce nom l'endroit, situé à l'entrée des prisons, où l'on examinait la figure des prisonniers avant de les écrouer. Cette pratique existe encore aujourd'hui; et l'on dit d'un prisonnier qu'on l'a tenu longtemps à la .norgue. Dans le langage actuel, le mot Morgue désigne plus spécialement le lieu où l'on expose les corps des personnes mortes hors de leur domicile, non encore reconnues, ou dont on veut faire constater l'identité par certains témoins (Voy. Obitoires).

moricheal. Voy. Mauricheau.

MORILLES (? de more ou maure, noirâtre; uavpoç, noir; champignon noircissant par la cuisson ou par l'âge), en latin morchella, de Morchel, nom allemand des morilles. Dillion a créé ce genre fort naturel bien avant (1719) la découverte des caractères de fructification qui l'ont confirmé, et qui en font aujourd'hui un genre de la famille des helvellagés, formant, avec les pézizés, l'ordre des ECTOTHÈQUES, de la classe des ASCIDÉS, de l'embranchement des SARCODÉS (voy. art. champignons, p. 203). C'est dire que les Morilles se composent de- champignons charnus dont les spores se forment et mûrissent dans l'intérieur des cellules mères allongées (asces) qui, mêlées avec les paraphyses (asces stériles?), constituent Y ascymène (membrane hyméniale composée d'asces) de très-bonne heure, extérieurement exposé sur un réceptacle ^discoïde (par là appartenant à la division des Discomycètes de Fries). Ces caractères sont donc communs aux Pézizés et aux Helvellacés, mais le réceptacle, sessile ou stipité chez les Pézizés, y est toujours lisse et plus ou moins profondément cupule, tandis que, toujours stipité chez les Hehelles, il est : ou convexe, et alvéolé chez les Morilles, diversement contourné chez les Helvelles, enfin ou lisse, ou cérébriforme, ou diversement plissé chez les autres Helvellacés (Verpa, Leotia, Spatularia, Géoglosse, Gyromitra, Vibrissea). A. l'article Helvellacés, nous déterminerons chacun de ces groupes; ici nous ne nous occuperons que du genre Morille, que son importance alimentaire nous a conduit à traiter à part.

Nous remarquerons pourtant de suite que si, par leur forme générale, les Morilleset les Verpes se rapprochent beaucoup du genre Phallus, à tel point que tous les anciens auteurs (Linné, Ventenat, etc.) en faisaient des Phalloïdes, aujourd'hui, elles en- sont complètement séparées par la fructification si différente, car tandis que lus spores des Morilles, des Verpes, etc., sont encloses dans la cellule mère ou asce, les spores des Phallus prennent naissance en dehors de la cellule mère ou baside; les Morilles appartiennent donc à la classe des Ascidés et les Phalloïdes à celle des Basidés. D'ailleurs tandis que la glèbe, ou mieux basiglèbe des Phalloïdes, déliquescente et visqueuse, est longtemps enclose dans un péridium parfait et enfin rompu, le réceptacle et l'hyménium ou mieux Yascymène des morilles, toujours sec, est de très-bonne heure librement exposé, et jamais enclos dans un péridium membraneux.

Les Morilles sont donc constituées par un stipe toujours bien manifeste, le plus souvent lisse, et creux chez l'adulte, portant un réceptacle appelé chapeau ou plus spécialement mitre qui, ainsi qu'une cloche ou un capuchon, en coiffe l'extrémité supérieure avec laquelle il est adhérent et conné par tout ou partie de sa face profonde. C'est la surface convexe ou externe (au moins en apparence) de ce réceptacle Campanule qui est tapissée par l'ascymène; mais cette surface hyméniale n'est pas lisse comme dans Verpa ou dans Leotia (voy. ce mot), eile est profondément lacuneuse, il faut même dire alvéolée; c'est même cette disposition en alvéoles irrégulières du réceptacle convexe qui, pour nous, caractérise le genre Morille et le distingue des autres Helvellacés et notamment des Verpa. Cependant il nous paraît utile de pénétrer un peu plus intimement dans la structure intime de ce genre, car la morphologie et la morphogénie sont ou doivent être la clef d'une bonne taxonomie.

Dans les morilles, le stipe parait constitué par deux parois contiguës emboîtées l'une dans l'autre : l'une intérieure, sorte de doublure dans le stipe, se continue jusqu'au sommet du fungns; l'autre extérieure, s'élève chez les MoRcmaLÉs vraies, jusqu'au pourtour du chapeau, là où ce chapeau paraît soudé au stipe; cette tunique externe s'arrête alors, se sépare de l'interne, son bord retroussé et formant le bord du chapeau, semble se continuer par sa face profonde avec le tissu alvéolaire et hyménial du chapeau, et, par l'extension de cette face profonde, contribuer à le former concurremment avec la face supérieure de la tunique interne mise à nue. Mais chez les Mitrophpres Lév., la tunique externe s'élève plus haut, elle pénètre sous le bord du chapeau, puis, arrivée à une certaine hauteur sous la mitre, elle se retrousse, se renverse et sa face profonde quittant le stipe, devient externe, s'applique sur la partie libre et marginale de la mitre, ou plutôt forme elle-même cette partie libre; tandis que la partie supérieure et adhérente de ce chapeau paraît émaner de la face convexe, libre maintenant, de la tunique interne devenue extérieure.

Il résulte de cette constitution que l'hyménophore alvéolé et la membrane ascyméniale qui le tapisse, ne semblent pouvoir naître que des faces contiguës des deux tuniques juxtaposées et emboîtées iormanl le stipe, et qui se sont dédoublées, écartées et épanouies extérieurement pour former le chapeau alvéolé. C'est une construction sur laquelle nous appelons l'attention des mycologues, car elle a besoin d'être contrôlée et approfondie par l'embryogénie ; elle nous paraît importante au point de vue des théories générales de la morphogénie des champignons.

Nous pensons que par tous ces traits de structure le genre morille est parfai-

temcnt délimité, et qu'on ne risque guère de rapporter à ce genre des espèces qui lui sont étrangères. Il n'en est plus de même des divisions et caractères spécifiques. Un grand nombre de types, pourtant constants dans les mêmes localités, ne sauraient être élevés au rang d'espèces avant qu'on ait trouvé une caractéristique héréditaire, incommunicable, et surtout plus tranchée que des degrés dans les nuances, dans les saveurs, dans la taille, dans la consistance et même dans les formes du stipe, du réceptable ou des alvéoles, seuls traits distinctifs observés jusqu'ici.

Heureusement que l'on ne connaît pas encore de Morilles qui soient vénéneuses, car, avant démonstration contraire, je me refuse à voir une morille dans le champignon (monstrueux, je crois) à stipe plein figuré par Paulct, pi. CXC bis, et désigné par lui sous le nom de « morille du loup » et « morille du diable, » qu'il assure être vénéneuse ; le dessin en est fort obscur, et la masse informe qui tient lieu de chapeau ne rappelle en rien les formes plus ou moins symétriques autour d'un axe et la surface alvéolée caractéristique de la morille. D'ailleurs, depuis, aucun botaniste n'a signalé ce champignon que Paulet dit se rencontrer dans la forêt de Fontainebleau.

Division des morilles. Le caractère le plus important se tire de l'adhérence intime du réceptable membraneux ou avec le sommet du stipe qu'il coiffe; ce caractère anatomique important, déjà noté par Micbeli, adopté par Ventenat comme base de division primaire, a même été élevé par Lévcillé au rang de caractère générique; ce savant mycologiste a, en effet, proposé de diviser le groupe morille en deux genres :

Morchella proprement dit chez lesquelles le chapeau est, dans toute son étendue, adhérent au stipe par sa face profonde; et le genre Mitrophores chez lesquelles cette adhérence n'est que partielle, c'est-à-dire ne s'étend pas jusqu'au bord; nous conserverons cette excellente division.

Les autres traits caractéristiques d'espèces ou de variétés se tirent des formes du chapeau qui sont ou arrondies, ou ovoïdes, ou cylindriques, ou campanulées, ou décidément coniques, avec un sommet obtus ou acuminé, un bord mince ou épais, stérile ou fertile, blanc ou teinté; — des formes du stipe qui est, ou égal, ou atténué en haut ou en bas (claviforme ou obclavé), ou épaté au pied, et de celles du corps qui est régulièrement arrondi ou bosselé, ou aplati, lobule ou fissuré. La surface de ce stipe qui est lisse ou costée, eu réticulée, ou squamulée, ou comme sablée de farine, etc., fournit encore de bons caractères.

Enfin la forme, la profondeur des alvéoles; l'épaisseur, la direction et la couleur (différente ou concolore) des cloisons principales et secondaires sont encore des caractères spécifiques : ainsi les alvéoles sont, il est vrai, toujours fort irrégiilières, polyédriques à trois, ou quatre, ou cinq côtés, mais les plus nombreuses ou les principales se rapprochent soit de la forme rectangulaire (M. elata), soit de la forme rhomboïde, soit de celle d'un quadrilatère ou d'un pentagone plus ou moins irrégulier, à cloisons soit plutôt droites (M. esculentus), soit décidément courbes et quelquefois régulièrement contournées (M. undosa et M. gigas); quelquefois ces alvéoles, au plus haut point irrégulières, peuvent seulement être dites arrondies ou allongées, ou même ne sont plus que des anfractuosités sans formes. De même, les cloisons séparatives des alvéoles peuvent être minces ou épaisses ; quand elles sont très-épaisses et les alvéoles très-rétrécies, on dit le chapeau cérébiïforme comme dans le genre voisin Gykomitra; ces cloisons peuvent aussi être hautes (on dit alors cloisons) ou basses (côtes ou rides), ou même

chaque réceptacle réunir les deux systèmes comme M. elata. Enfin la direction des cloisons principales peut être, soit indistinctement en tout sens, comme dans M. escule.mta P., soit dans un seul, principalement verticale et alors partant généralement du sommet comme dans M. elata et M. deliciosa F. C'est encore la tendance de M. semi-lidera DC. Enfin ces côtes, encore plus basses, peuvent être réduites à de simples rides, comme on en trouve quelquefois sur les chapeaux, le plus souvent entièrement lisse du genre voisin les Verpa. Cela posé, décrivons les types les plus communs et qui paraissent décidément admis.

I. jiobcbella Dill., vraies Lev., ou Morilles dont le chapeau est complètement soudé sur le sommet du stipe.

A. Chapeau ovoïde ou sphéroïde, ou surbaissé, ou campanule.

1. Mor. escclenta P. chapeau de forme très- variable, mais plutôt ovoïde ou arrondi, creusé d'aivéoies profondes irrégulières, mais polygonales arrondies, et présentant plutôt un seul système de cloisons hautes avec arêtes plus claires sur leur sommet. La forme du stipe blanchâtre est fort variable. La taille aussi variable, se rapproche pourtant d'un type moyen entre les morilles, environ 8 à 12 centimètres. La couleur du chapeau est d'un jaune ocracé pâle devenant sordide et comme enfumé avec l'âge. L'odeur se rapproche de celle de la farine fraîche ; la saveur est douce.

On en compte beaucoup de variétés :

L'une dite la blanche, parce que le stipe et le chapeau lui-même sont plus pâles, blanchâtres; l'autre dite la blonde, à chapeau globuleux, alvéoles presque rondes; enfin la troisième dite vulgaris, et que, pour suivre la même caractéristique empruntée aux nuances, on pourrait dire la brune ou la fauve, est la plus commune et la meilleure ; elle se reconnaît à son chapeau plutôt ovoïde et surtout à sa couleur de bonne heure enfumée ou fauve. Le docteur Despreaux en a signalé une variété qui serait violette. On en a décrit une autre, pubescente, propre aux Lois de pins en Suisse, à stipe grêle et à alvéoles très-grandes; mais ne serait-ce pas conica ? Il y en aurait une dont la chair rompue devient bleue au contact de l'air, mais nous avons peine à admettre que ce soit là un caractère de simple vai iété.

2. Enfin (?) Mor. tremelloïdes Fr. Plusieurs fois signalée, n'est peut-être qu'une forme de M. escdlenta, qui s'en distingue par la figure obtuse et surbaissée de son chapeau, et encore, ajoute-t-on, par des alvéoles contournées, anfractueuses, à cloisons épaisses et faisant des circonvolutions qui rappellent celles des Tremelles, et par son stipe gros et court.

B. Chapeau campanule ou décidément conique.

5. Mor. crassipes Fr. Remarquable par son volume, sa haute taille et le développement du stipe; son chapeau est conique, aigu, muni d'aivéoies profondes, rhomboïdales, orientées en tout sens et non commandées par des côtes descendantes du sommet comme dans les espèces suivantes. Le stipe est trois ou quatre fois plus long que le chapeau, très-renflé à sa partie inférieure et taché de farine blanche au moins dansKromb. La couleur du chapeau est brun fauve, celle du stipe jaunâtre ocracé.

4. Mor. elata Fr., Kr. [Costata de P. et de \'ittad.). Grande et belle espèce à chapeau campanule, haut de forme, atténné en haut, mais plutôt obtus à son sommet. Les alvéoles sont formées par un système de hautes cloisons partant du sommet et assez régulièrement reliées entre elles par des côtes, ou des rides transversales constituant des alvéoles ou irrégulières ou rectangulaires allongées. La couleur du chapeau est griss, brunâtre, olivâtre, sordide, porté sur un stipe d'abord régulier, puis diversement bosselé, couvert de fossettes (Quélet), plutôt égal, quelquefois costé, blanchâtre, quelquefois teinté de jaunâtre. Spores ovales (Quélet).

5. Mor. conica P. chapeau plutôt petit ou moyen, conique ou ovoïde lancéolé, formé d'aivéoies constituées par des cloisons principales ordinairement descendantes, plutôt droites, reliées par des côtes, presque des cloisons, plus ou moins transversales et circonscrivant des alvéoles ou allongées ou rhomboïdales, dont la couleur généralement foncée (de là dite morille noire), mais très -variable, et allant du gris bistré ou olivâtre au jaune ocracé terne ou rouillé, le plus souvent comme légèrement cendré ou pubescente. Le «upe, égal ou moins haut que le chapeau, est plutôt cylindrique, lisse, blanchâtre et farineux. odeur fade de farine fraîche.

6. Mou. deliciosa Fr. Ressemble à la précédente par le port, mais s'en distingue par son chapeau encore plus allongé et lanc'olé; par ces aivéoies allongées, linéaires, formées de

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