‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.62Chapitre 18 sur 61 · MOTT · texte numérisé non relu

MOTT

et de l'encyclopédie, donne l'explicatiou de tous les termes usités en médecine.. Chaque-mot cité est étudié, quand il y a lieu, dans ses rapports avec les diverses branches de la science, l'anatomie, la physiologie, la chirurgie, la matière médicale, la chimie, etc. Voici le titre de cet ouvrage, qui eut plusieurs éditions :

A New Médical Bictionanj or General Uepository ofPhysic, conlaining an Explanation of the Ternis, and a Description of the Varions particulary Relating to tlie Anatomy, Physiology. Physic, Surgery, Materia medica, Chemistry, etc. Loadres, 1778, in-fol. ; 2° éd., 1785; 5« édit., revue par Wallis, 179i, 1805, 1807. A. D.

MOTIMTÉ et MOTRICSTÉ. Le mot motilité n'exprime rien que le pouvoir d'exécuter un mouvement. La motricité est la faculté qu'ont certaines parties du système nerveux, central ou périphérique, de déterminer la contraction musculaire \jyoy. Moelle, Muscles, Nerfs et Nerveux (système)]. D.

IWOTT (Valentine), Une des illustrations chirurgicales de l'Amérique dui Nord, naquit à Glen-Cove, Long-Island, État de New-York, le 20 août 1785. Il fit ses études dans cette ville, au collège médical de Colombia, et y prit ses degrés en 1806. Le nom de Cooper attirait alors à Londres une foule d'étudiants désireux de s'instruire à ses leçons. Mott s'y rendit, se remit sur les bsncs et, pendant deux ans, suivit l'illustre professeur anglais, comme élève à l'hôpital de Guy. Étant ensuite retourné en Amérique, il fut bientôt (1810) nommé démonstrateur d'anatomie du professeur Pott, dans ce même collège de Colombia où il avait commencé ses études; en 181-4, il passa comme chirurgien à l'hôpital de New-York, et enfin,. en 18'26, il devint professeur de chirurgie au Ruyter's Collège. Des raisons de santé l'obligèrent de venir en Europe, de 1834 à 1841 ; il passa quelque temps à Paris, oij il put entendre les dernières leçons de Dupuytren, puis à Londres, où il retrouva son ancien maître et ami Astley Cooper. De retour dans sa patrie, il fonda un institut orthopédique; de concert avec Stewens-Wood, il créa l'Académie médico-chirurgicale de New- York. Devenu, en 18-49, professeur émérite, il ne parait pas avoir complètement abandonné l'enseignement; on cite de lui des leçons cliniques postérieures à cette époque. Cet habile et savant chirurgien mourut ou plutôt s'éteignit à New- York, le 26 avril 1865, à l'âge de 80 ans. Un grand nonibre de sociétés savantes avaient tenu à honneur de s'adjoindre un homme aussi éminent; ainsi, il était membre correspondant de l'Académie de médecine de Paris, de la Société royale de médecine et de chirurgie de Londres, et de la plupart des autres académies de l'Europe et de l'Amérique.

Son mérite comme chirurgien a été apprécié comme il suit, par un juge bien compétent, M. Giraldès : « Dans les positions chirurgicales qu'il occupa, il doima la mesure de sa hardiesse et de son habileté opératoire. En 1816, le premier, en Amérique, il pratiqua avec succès la désarticulation de la cuisse chez un enfant de 11 ans. En 1818, le premier, il osa porter une ligature sur le tronc brachiocéphalique dans un cas d'anévrysme; en 1828, le premier encore, il pratiqua avec succès l'ablation complète de la clavicule, chez un jeune homme de 19 ans; en 1827, après Gibson, il pratiqua avec succès la ligature de l'artère iliaque primitive, pour un anévrysme; en 1831, il enlève complètement la parotide, pour une mélanose de cette glande, chez un jeune homme de 21 ans, etc. Outre ces opérations de ligature des principaux troncs artériels, Mott imagina et mit en pratique la résection partielle du maxillaire sujiérieur dans un cas de tumeur volumineuse de la cavité nasale et du pharynx {Arch. gén. de méd., 6'^ s'rie^ t. YI,p, 572;1865}. »

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On doit A'ivement regrelter que ce savant et brillant opéra leur n'ait publié que des observations détachées sur les principales opérations pralii|uées par lui; il a également consigné divers résultats de son immense pratique dans quelques notes ajoutées à la traduction de la médecine opératoire de Velpeau.

I. On the Marsh Rosamary (statice limomum). New-York, 1807, m-8° (Dissert, inaug-.). — 11. Case of Subclavian Aneurism. In ?lew-York Med. fieposit. Hexade III, t. I, p. 351 ; \^{[). — III. Observ. on the bcst-Mclhod of dctucting l'oisonous Substances taken inlo the Stomach. Iliid., t. II, p. ll.ï; 1811. — IV. Mem. on the Subséquent Treatnicnt of Injuries of the Head. In Transact. of the Phyùc. Med. Soc. of Netv-York, t. I, p. 225. — V. Succès fui Amputation of the Hip-Joint. In Chapman Philad. Journ., t. XIV, p. 101 ; 1827. — VI. Ligature of the Artcria iliaca communis at its Orifjin. Ibid., p. 176. — ^Vi. Opération for the Cure of Abscess in the Chest. Ibiil., p. 181. — Vlll. Account of Singular Calculons Degcneration ofthe Scrotum for whirli the Whole of that Part was successfulUj rcmoved. Ibid., p. 535. — IX. Succès fui Ligature of the Coinmnn Illiac Artery. In Amer. Journ. of Med. Se., t. I, p. 156; 1827. — X. Case of Fémoral Aneurism ofthe Left Thigh and Popliteat Aneurism. ofthe Right Leg suecessfuily treated. Ibid., t. I, p. 482. — XI. Excision of the Clavicle. Ibid., t. II, 482; 1828. — Xli. An Account of a Case of Osleosarcoma of the Left Claviclc in luliich Excision of that Boue was succès fully performed. Ibid., t. Ill, p. 100; 1828 et t. VII, ji. 271 ; 1830. — XIII. Aneurism of the arteria innominata involving the Subclavian and the Root of the Carotid succès fullij treated by Tying the Carotid Artery. Ibid., t. VI, p. 297 ; 1850. — XIV. Case of Axillary Aneurism in whicli the Subclavian Artery was succesfiilly seeuredin a Ligature. Ibid., t. VII, p. 309; 1851. — XV. Travels in Europa and East. New-York, 1842, in-S". E. Bgo.

moilATE. On donne ce nom à une racine des Indes Orientales, blanchâtre^ charnue, d'odeur aromatique, de saveur mucilagineuse. On l'emploie dans la médecine égyptienne. La décoction est prise comme nutritive et aphrodisiaque.

Mérat et De Lens. Dictionnaire de matière médicale, IV, 495. — Bulletin de pharmacie^ II, 407, Pl.

MOtCOES. (Miisca.) Genre d'insectes diptères, alhéricères, formant le type de la famille extrêmement nomlireuse des Jluscides. Les caractères actuels du genre Musca, réduit de plus en plus depuis Linné par les enlomologisles modernes, sont les suivants: Épistùme peu saillant; antennes atteignant presque l'épistônie, troisième article triple du deuxième, style plumeux. Ailes avec la première cellule postérieure arrivant au bord près de l'extrémité, la nervure externo-médiaire un peu concave après le coude. (Macquart, Hist. nat. des Insectes Diptères, t. II, p. 264 et suiv., Paris, Roret, 1835.)

Les Mouches ordinaires ou domestiqiies {Musca domestica Linné), si connuespar leur importunilé, et trop communes dans les habitaLions, ont des larves qui pullulent par milliers dans le fumier et les ordures. Ces larves, apodes comme celles de la famille des Muscides, sont molles, allongées, cylindriques, atténuées en avant, avec deux mandibules noires, et quatre stigmates, deux antérieurs et deux postérieurs. Elles se changent en nymplie dans leur propre peau qui durcit et prend l'aspect d'une coque ou barrillet oblong, nommé pupe. [Voy. Diptères.)

D'autres espèces, voisines de la Mouche domestique, telles que la Moucha bovine {Musca bovina Robmeau-Desvoidy), les Mouches bourreau (M. carnifex R.-D.), la Mouche corvine (M. corvina Fabricius), la Mouche vitripenne (M. vitripennis Meigen), etc., tourmentent les bestiaux, surtout par les temps chauds et orageux.

Je signalerai encore les espèces de Mouches des genres voisins : la Sarcophage carnassière {Sarcophaga carnaria L.) ; la Calliphorc de la viande ou Mouche bleue de la viande {Calliphora vomitoria L.); les Luciiie dorée, ou Mouche dorée {Liicilia cœsar L.), et Luciiie hominivore (L. hominivorax Ch. Coquerelj, dont

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