MOSELEY
une préface de sa façon à l'édition latine du fameux ouvrage de BnowN. Cette édition porte ce titre: Joannis Brunonis... elemcntamedicinœ , ed il io prima itnlica, post ullimam eclimburgenseni pluriniuni emendala algue inlegrum opiis exliibens, cui prœfatus est Petit Moscati. Mediolani, l'92, in-8°. — Celte même préface de Moscati, traduite en allemand, a été aussi ajoutée dans la traduction allemande de 1 ouvrage de Bnowx, faite par Joseph Eyerel. Vienne, 1790, in-8°. A. C.
]MOSCHATI]\E. M. planta a extrait de l'iva (Achillea moschata) une substance amère, peu sohible dans l'eau chaiidi;, soluble dans l'alcool, qui aurait pour formule C^^H^AzO^ {Ann. Chem. u. Pharm., t. CLY, p. 145).
SCHUTZ.
iao!!>cniO!\'. Ou ne sait absolument rien sur la vie de ce médecin, on n'est même pas tout à fait d'accord sur l'époque à laquelle il a vécu; cependant, ou admet généralement aujourd'hui qu'il était contemporain et peut-être disciple de Soranus. et que, par conséquent, il vivait sous Adrien, dans la première moitié du deuxième siècle. L'ouvrage abrégé qu'il a écrit sur les maladies des femmes, rédigé en 152 chapitres ou plutôt en 152 questions, car il est sous forme de catéchisme, est manifestement destiné aux sjges-femmes ; l'auteur a suivi, on peut le dire, pas à pas, le traité de Soranus, aujourd'hui retrouvé, sur les maladies des femmes, et dont il semble avoir voulu donner un résumé succinct. Ce manuel était originairement écrit en latin; le texte primitif a péri et nous ne possédons qu'une traduction grecque, qui parait fort ancienne ; notre regrettable amiDarembergdit cependant avoir retrouvé le texte latin dans la bibhothèquo de Bruxelles. Au total, on voit, d'après ce fait, que Moschion aurait pratiqué en Italie. La conformité de ses idées avec celles de Soranus {voy. ce nom), sur le rôle du strictum et du laxiim dans la pathogénie, montre une fois de plus qu'il appartenait à la secte méthodique qui a joué dans l'antiquité et dans le moyeu âge un plus grand rôle qu'on ne l'admet généralement. Le traité tzioI tc^v ywaty.-.ioi'* TTKÔwv n'a pas eu de bien nombreuses éditions ; il a paiu pour Ja première lois, en grec, dans YHannonia gynœciorum de C. Wollf, Basiliae, 1566, in-4", et dans les autres éditions des gynécées. La meilleure édition est la suivante : Moschionis de passionibus liber (grœcc et latine), fjuem ad mentem manuscripli grœci in bibliotheca Cœsareo-Regia Vindobonemi asservati, tum propiis correctionibus emendavit, additaque versione latina edidit F.-O. Dewez. Yiennse, 1795, iu-8°. E. Bgd.
moSELEY (Benjamin). Né dans le comté d'Essex, à la fin du dix-septième siècle. 11 commença ses études médicales en Angleterre, les termina à Paris et à Londres, et partit pour la Jamaïque, comme chirurgien de l'armée. Il étudia sur place les diverses maladies épidémiques dont furent atteintes les troupes anglaises, et publia à cette occasion divers traités qui le firent avantageusement connaître du monde médical. Après la paix, il visita l'Amérique du Nord, revint en Europe, se fit recevoir docteur en médecine à Leyde, et alla s'établir à Londres eu 1785. Nommé médecin de l'hôpital militaire de Chelsea, MoseL^ prit pjrt aux discussions qui s'engagèrent bientôt sur la vaccine, doiU il fut l'un des adversaires les plus tenaces. 11 la considérait comme étant la cause d'un certain nombre de maladies inconnues jusqu'alors; c'est ainsi qu'il lutta contre le collège des médecins de Londres, et qu'il eut à se défendre contre plusieurs libelles dirigés contre lui. Il a aussi publié un traité sur la rage, que les écrivains spéciaux citent encore. Moseiey mourut à Londres, le 15 juin 1819. On a de lui :
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I. Observations on the Dij^entcnj oflhe West Indies. Kingston, 4783, in-S». — l\. Trcalise concerning the Propeities nnd Effcds ofCofJ'ee. Londres, 1785, in-S»; trad. en français et en allemand. 178G, — III. Trealise on topical Diseases, on MilUary Opérations and on the Climate of the West Indies. Londres, 1787, 1795, 1803, 1806, in-S»; trad. en allemand.— IV. Treatisc on Sugar, luith niisce'.lancous Médical Observations. Londres, 1799, in-S", trad. en allemand. — V. Médical Tracts. Londres, 1803, in-8". — VI. Commentaries on the Lues Bovilla. Londres, 1804, 1805, in-S». — VII. Treatise on the Lues Dovilla or Cow-pox. Londr., 1806, in-8°; trad. en français, 1807. — YlII. Treatise on Ihc Hydropkobia. Londres, 1808, in-8°. — L'écrit le plus important publié contre Moseley est le suivant: Epitres héroïques de la mort à B. Moseley, sur la vaccine. Paris, 1810, in-8°. A. D.
MOST (Georg. -Friedrich). Né eu 1794, se fit recevoir docteur en médecine et, en cliirurgie ù Gœttingen, en 1817, et se fixa à Rostock. Là il devint professeur dans l'Université de cette ville, et acquit bientôt une très-grande réputation. 11 fut honoré d'une grande médaille d'or pour les services qu'il avait rendus à la science, et beaucoup de Sociétés savantes s'empressèrent de l'admettre au nombre de leurs membres. Ce médecin, doué d'une prodigieuse activité, fut emporté le i!5 avril 1852, par une attaque de choléra. Malgré son âge si peu avancé, Most a publié un nombre considérable d'ouvrages, dont on trouvera la liste complète dans Callisen, nous ne donnons ici que les principaux :
I. de pldhisi pidmonali exulcerata (Diss. inaug.) . Gotting^c, 1817, in-8". — If. Influenza Europœa oder die yrosscste Krankheitscpidemie der neuern Zeit. Ilarnburcr, 1820, in-S». — 111. Die Ileilung der Epilepsie durch ein neues, grosses, hrdfligcs und wohlfeilcs Heihnit- /e/, etc. Hannover, 1825, in-8°, trad. franc.; Paris, 1825, in-S", — IV. Ueber die grossen Heilkrâfle des in unscrn Tagen mit Unreckt vernachlàssigten Galvanismus ; nebst, etc, Liineburg, 1823, iii-8°. — IV. Gesundheit und Krankheit. Hannover, 1823, in-8<'; 2° édit.. ïbid., 1827, et sous un autre titre. Rostock, 1829, etc. — V. Modemer Todtentanz, oder die Schimrbriiste, etc. l'annover, 1824, in-8''. — Vf. Versuch chier kritischen Bearbciiung der Gescldchle des Scharlachfiebers und seiner Epidémie von den âltesten bis auf unserc Zeiten. Leipzig, 1825, in-8°, 2 vol. — VII. Ueber Liebe und Ehe in moralischer., naluriiislorischer fiinsicht, etc. Rostock, 1827, in-8°; 5° édit., ibid., 1837, in-S". — VIII. Ueber al te und neue med. Lehrsysleni ini Allgein. und ûber Sctionlein's, etc. Leipzig, 1841, in-S". — IX. Un certain nombre d'articles publiés dans divers recueils et quelques ouvrages posthumes: Encyclopâdisches Handwôrierbuch, etc. (A-Z). Rostock, 1840-42, in-8% etc., etc.
E. Bgd.
mOTHE. Chirurgien qui pratiquait à Lyon, dans la première partie de ce siècle ; il appartenait à l'ancien collège des chirurgiens de cette ville, et à Ja société de médecine. 11 prend, en tête de ses mélanges de chirurgie, le titre de chirurgien de l'Hôtel-Dieu de Lyon, et, cependant, chose bien singulière, il ne figure pas sur les tableaux authentiques, publiés par M. Pétrequin, dans ses savantes recherches sur Y Histoire médico-chirurgicale de l Hôtel-Dieu de Lyon. Peut-être îi-t-il été simplement chirurgien-interne dans cet hôpital. Au total, Mothe ne manquait pas de mérite, et on lui doit un procédé très-ingénieux de réduction de la luxation scapulo-humérale, par l'élévation du bras, anciennement proposé oar Bruno, procédé qui fut remis en lumière par Malgaigne, il y a une quarantaine d'années.
Mothe a laissé :
I. Beflexions sur la rache de lait (crusta lactea, tinea capitis) . In Bec. des actes de la Société de santé de Lyon, an I, p. 569 ; 1778. — II. Mélanges de chirurgie et de médecine (suite de mém. dont plusieurs avaient paru dans divers journaux). Paris, 1812-27, inT8% 2 vol. Ë. Ben.
MOTHERBY (George) est né près de Londres en 1731. Il exerça la médecine à Highgate, et mourut à Beverley en 1795, Il est l'auteur d'un dictionnaire ■de médecine qui eut un grand succès. Cet ouvrage, qui tient à la fois du lexique mcT. ENC. 2° s. X. 14