‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.62Chapitre 20 sur 61 · MOUCHES · texte numérisé non relu

MOUCHES

La Mouche du Fourmilion est l'insecte parfait des Myrmeleon.

La Mouche du lion des Pucerons désigne la plupart des espèces du genre Hémérobe.

La Mouche scorpion se rapporte aux Panorpa du sexe niàle.

Les Mouches des teignes aquatiques, les Mouches papillonacées ne sont autres que les Phryganes.

Les Mouches éphémères sont les espèces, à l'état parfait, de la famille des Éphémérines.

5" Les Diptères vrais ont reçu des noms parfois significatifs d'après leurs formes, leurs mœurs, l'iiabitatioii, le moment de l'apparition ou quelque particul.irité curieuse.

Les Mouches guêpes et bourdons sont les Héiophiles et les Volucelles, les Éiistales ou d'autres Syrphides.

Les Mouches charbonneuses sont surtout les Stomoxes, certains Tabaniens {Chrysops, Hcematopota), peut-être les Simulies [voij. Mégnin, Sur la (piestion du transport et de l'inoculation des virus par les Mouches, in Journ. de fanât, et de laplnjsiol. de Charles Robin, mars 1875, avec fig.).

Les Mouches de l'estomac et de l'intestin des chevaux, du nez des moutons,

DES TUMEURS DES liÊTES A CORNES, DE LA GORGE DU CERF, DU ReN>E, elc. , SOnt

toutes des Œstrides {voy. Œstre) et jamais des Tabaniens. La figure d'insecte parfait, donnée dans l'excellent ouvrage de Gervais et Van Beneden {Zoologie médicale, t. I, p. 404, fig. 85, n" 5) représente, par erreur de placement des gravures, un Tabanien et non un OEslrus equi.

Les Mouches a chiens, les Mouches de chevaux, si remarqualiles par leurs métamorplioses et leur état pupipare, appartiennent au genre llippobosque. Les Mouches du vinaigre et des liqueurs fermentées sont des Drosophila. Les Mouches du fromage, dont les larves exécutent des sauts extraordinaires, sont placées dans le genre Piophila (P. caseiL.).

Le> Mouches des truffes, que Latreille regardait comme dévorant ces cryptogames et non pas comme les produisant, sont en majeure partie des Helomyza {voy. Annales de la société entomologique de France, 1864, p. 69 pi. II, et 1865, Bulletin, p. LXII).

Les Mouches noires de Saint-Marc, qui ont paru en très-grande quantité à Paris, il y a peu d'années, ne sont point charbonneuses ou nuisibles; elles se rapportent au Bibio marci L. {voy. ma notice, Ann. de la société entom. de France, 1872, p. 209).

Enfin, les Mouches végétantes des Caraïbes, les Mouches-plante, regardées comme un exemple de la transformation d'un animal en végétal, sont, tantôt des nymphes de Cigales de Saint-Domingue ou de Cuba, tantôt des Guêpes, parfois des Lépidoptères Sphyngides, qui, morts et placés dans un sol humide, ou sous des feuilles, contribuent au développement de végétaux cryptogamiques. Ces végétaux s'élèvent et fructifient au-dessus de l'insecte qui leur a servi de terrain favorable, sans qu'il y ait là rien de très-surprenant, ni d'anormal pour le naturaliste.

On a trouvé parfois sur des Abeilles, et sur des Lépidoptères, au devant de la tête, plusieurs petits corps globuleux supportés par des caudicules. Ce sont àes matières poUiniques, des grains de pollen, surtout d'orchidées, qui se sont fixés sur ces insectes {voy. sur ce sujet Ch. Robin, Hist. nat. des végétaux parasitesqui croissent sur riiomme et sur les animaux vivants, p. 084 et pi. VIII, fig. 7-12, 1853).

2U MOUFET.

Je noterai, en terminant, que les pêcheurs de nos côtes donnent le nom vulgaire de Mouche à plusieurs poissons :

A une espèce de Labre (Lahrus opercularis L.) ; à un Salmonidc [Sahno notalus L.) ; enfin à une espèce du genre Sciène {Sciœna unimaculala L.).

A. Laboulbène.

NOLiCHEiS DE MBLAIX. Les mouches de Milan sont des emplâtres vésicants à base de cantharides (Foî/. Cantharides). A. L.

MOUCHES VOLANTES. YoiJ. MviODOPSIE.

mociiETURES. Petites scarifications superficielles [Voy. Scarifications).

MOUCHL'. Feuillée représente sous ce nom une plante du Chili propice, dit-il, à chasser les vents et qu'il appelle Anisillo, probablement à cause de ses propriétés carminatives, qiii rappellent celle de l'anis.

Feuillée. Plantes médicinales, III, 5. — Mérat et De Lens. Dictionnaire de matière médicale, IV, 494. Pl.

MOUDAIVG (Eau MINÉRALE de), athermale, sulfatée calcique, magnésienne et ferrugineuse, sulfureuse et carbonique. Dans le département des Hautes-Pyrénées, arrondissement de Bagnèrcs-de-Bigorre, à la partie la plus déclive de la "vallée d'Aure, an bord de la route thermale qui va de Bagnères-de-Luclion à Bagnères-de-Bigorre, émerge, par plusieurs griffons, la source de Moudang. Son eau claire, limpide et transparente, a une odeur franchement sulfureuse et une saveur piquante, manifestement ferrugineuse et un peu amère. Des bulles gazeuses, les unes d'un très-petit volume, les autres plus grosses, viennent du lond des bassins s'épanouir à la surface de l'eau. Sa température est de 13", 9 centigrade.

M. le professeur Filhol, de Toulouse, qui a fait une analyse qualitative de l'eau de Moudang, a trouvé qu'elle doit sa minéralisation à des sulfates de chaux, de magnésie, de protoxyde de fer et de manganèse, accompagnés d'une petite quantité de chlorure de sodium, de silicate de potasse et de matière organique. Il a constaté de plus qu'elle contient des gaz acide carbonique et sull'hydrique. M. Filhol croit pouvoir attribuer à l'acide sulfhydrique la grande stabilité de l'eau de Moudang; ce gaz enlève l'oxygène de l'air au moment où on la met en bouteilles, de sorte que le fer peut y rester à l'état de protoxyde et y conserver sa solubilité.

Emploi thérapectique. Les vertus de l'eau de Moudang sont très-appréciées par les montagnards des environs et par certaines personnes des petites villes voisines, qui viennent s'y traiter surtout des troubles de leur digestion, survenus depuis la manifestation ou la disparition d'une affection cutanée. Les maladies de la peau, et particulièrement l'eczéma, rentrent, en effet, dans la sphère d'action de l'eau de Moudang, qui malheureusement ne peut être employée qu'en boisson, la construction d'un petit établissement minéral en projet ne s'étant pas encore jusqu'ici effectuée. A. R.

MOUFET (Thomas) ou MUFFETT. Était né dans la première moitié du seizième siècle, à Londres, où il commença ses études; après les avoir continuées pondant quelques années à Cambridge, il voyagea dans plusieurs états de l'Europe et se mit en relation avec les physiciens et les chimistes les plus célèbres

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