MOUSSES
à l'autorité, sa vente fut défendue, en même temps parut une ordonnance encore
en vigueur et qui prescrit la visite de tous les champignons avant de les livrer à
la consommation.
On trouvera la description et les caractères précis des espèces nommées dans
cet articles au mot Agaric ou aux noms de tribu dont nous avons fuit précéder
les désignations spécifiques.
BuLLiARD. Hist. des Champ., 1791. — Paulet. Traité des Champ., 1793. — Lamarck et De Caxdolle. Flor. franc., 1815. — Persoon. Traité sur les Champ, com., 1818. — Saixt-Amass. Flore Agen., 1831. — Lespiault. Not. sur les Champ, comest. de Lot et Garonne, 1845. — GoDRo.x. Plantes cellul. de la Meurlhe, 1845. — Paulet et Leveillé. Icon. des Champ., 1855. — Grognot. PL crypt. de Saône et Loire, 1863. — Cordier. Les Champ., 1810. — Perabd. Catal. raison, des PI. de Montluçon, 1871. — Quélet. Champ, du Jura et des Vosges. 1872. J. DE S.
MOdSSES {Musci). Les plantes connues sous cette dénomination n'ont plus aujourd'hui d'emploi médical, mais les usages économiques qu'elles peuvent remplir et surtout leur rôle dans la physiologie générale de la natiu'e, les phénomènes biologiques de leur reproduction doivent attirer sur elles l'attention du médecin, qui ne peut ignorer leurs principaux caractères, ne serait-ce que pour les distinguer d'un grand nombre de végétaux employés en médecine ou dans l'économie domestique sous le nom de Mousse et qui n'ont avec les vrais Mousses qu'un rapport de dimension, de forme ou d'aspect souvent même trèséloigné. Les Mousses sont des végétaux cryptogames de petite taille qui se plaisent dans les lieux humides et qui présentent un axe et des appendices foliacés analogues à ceux qu'on est habitué à rencontrer chez les phanérogames. L'axe dont la longueur varie de 1 millimètre à 2 ou 5 centimètres est, ainsi que les feuilles, uniquement composé de cellules contenant de la chlorophylle qui donne à ces plantes leur couleur verte. Un faisceau de cellules étroites et allongées se rencontre souvent au centre de la tige et se continue sur la partie médiaue de la feuille où il simule une nervure ; il se prolonge quelquefois même au delà sous la forme d'une pointe. Les feuilles sont sessiles, insérées par une large étendue, très-rapprochées les unes des autres et paraissant imbriquées, elles présentent des cycles d'alternance très-définis.
Des poils radicaux ou rhizoïdes naissent de la base de la tige qu'ils couvrent quelquefois, s'enfoncent dans le sol, s'y ramifient en formant un feutrage souvent très-abondant. Les tiges, les feuilles, les poils radicaux peuvent donner naissance par leurs fragments détachés à des filaments verts (protonema) ou à des bourgeons feuilles qui reproduisent la plante. Des propagules naissent aussi, sous forme de petits corps lenticulaires ou fusiformes, en divers points du végétal et se détachent pour le reproduire. Ces moyens de propagation asexués sont extrêmement variés.
La reproduction sexuée s'opère au moyen de spores développés à la suite'd'un acte fécondateur. Les organes mâles et femelles sont portés tantôt sur le même pied et quelquefois dans une même enveloppe ou involucre, tantôt sur des individus distincts. A- l'extrémité de la petite tige ou d'un de ses rameaux apparaît un corps cellulaire renflé à sa base et aminci à son sommet comme une bouteille représentant un pistil dont l'ovaire serait constitué par la partie renflée, c'est l'organe femelle; au fond de cette sorte d'ovaire, appelé archégone, est une grosse cellule, l'oospore. Plusieurs archégones sont réunies ensemble et entremêlées de filaments appelés paraphyses dans un involucre de feuilles plus petites à Tintérieur ; on donne à cet involucre le nom de périchèze. Un involucre foliaire ana-