‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.63Chapitre 27 sur 104 · L. Un · texte numérisé non relu

L. Un

RIAGEIXCES. Voy. Araignées.

]«AGES»UR ou »[AG-KESAR. On vend sous ce nom dans les bazars de l'Inde les fleurs desséchées du Mesua ferrea L., auxquelles on attribue des propriétés stimulantes ; mais ces fleurs servent principalement à la parfumerie.

NâLUGX. 585

î¥AllX. Voy. Xanisme.

NAIS. On nomme ainsi de petites espèces de vers chétopodes, dont la plupart savent dans les eaux douces, tandis que quelques-uns se trouvent dans la terre humide ou dans les eaux salées. Leur organisation les rapproche des Lombrics, mais elle est moins parfaite que celle de ces animaux. On en a dislingue plusieurs genres, celui des Enchytreus est au nombre des mieux connus ; les détails que l'on possède à son égard sont particulièrement dus à Henle et à d'Udekem.

Les nais se multiplient par des œufs qui sont renferme's par groupes dans des capsules et aussi par géne'ration alternante. Rœsel avait déjà donné à leur égard des renseignements très-exacts et qui démontrent que ce double mode de reproduction des nais ne lui était pas inconnu. P. Gerv.

nîAlSSAIVCES. Voy. Xataliti':.

iVAJA. Les Najas, aussi appelés Serpents à coiffe {Cobra di capello), Serpents à lunettes, etc., sont des Ophidiens de l'Afrique et de l'hide qui appartiennent à la division des protéroglyplies. Us ont en effet les premières dents de la mâchoire supérieure fendues en avant, et c'est à travers ces dents que passe le canal excréteur de leurs glandes vénéneuses. On ne rencontre pas ces reptiles en Algérie, mais ils existent dans la Haute-Ég^pte, et les jongleurs africains comme ceux de l'Inde s'en servent dans leurs exercices, bien entendu après avoir eu le soin, dans la plupart des cas, de leur arracher leurs crochets. Ce fut par un Naja que Cléopâtre se lit piquer, lorsqu'après la bataille d'Actium elle voulut se soustraire par la mort à Octave son vainqueur ; aussi ce serpent est-il souvent appelé aspic de Cléopâtre. Galien rapporte qu'à l'époque où il se rendit à Alexandrie on y faisait mordre les condamnés à mort par des Ophidiens de cette espèce. Il y a quelques années, un des gardiens du Jardin zoologique de Londres a succombé en une demi-heure, après avoir été mordu par un Naja. De semblables accidents ne sont pas rares, dans les pays où vivent ces animaux {voy. Serpents). P, Gerv.

XALDI (Mathieu). . Ce médecin, natif de Sienne, vivait au dix-septième siècle; on ne connaît pas la date exacte de sa naissance. Médecin, philosophe, érudit, sa réputation lui vint surtout de ses grandes connaissances dans les langues orientales. Il enseigna d'abord à Pise, puis à Rome où il devint médecin du pape Alexandre Yll. Il mourut à un âge avancé, en 1682. On a de lui :

L Sapienlis vitale filum, etc. Sienne, 1625, in-4°. — II. Pamphilia, seu mundi universi amicUia, etc. Sienne, lb47, in-4"'. — III. Regola per la cura del contagio. Rome, 1656, ia-4°. — IV. Annotationes in aphorismos Hippocratis. Rome, 1(J67, in-4\ — V. Rei medicinœ prodromitprœcijniorumphijsiologiœ problematum tractatus. Rome, 168'2, in-fol. D.

XALtGX. Nom donné dans les Indes à un arbrisseau baccifère dont on emploie les diverses parties : la racine en décoction contre les douleurs d'estomac, les tranchées et les coliques ; la même racine, bouillie dans l'huile, contre les vers; les feuilles, broyées et appliquées sur la tète, contre les vertiges. La décoction du bois étanche la soif. Il est probable que c'est la même espèce que le Nalugn de Rheede, que Linné rapportait à son Aralia chinensis, mais i|ue Jussieu croit devoir plutôt rapprocher des Aquilicia, de la famille des Méliacées.

384 NAMOLLOS.

James. Dictionnaire de médecine, IV, 1441. — Méiiat et De Lens. Dictionnaire de matière média., IV, 505. — Jussieu. la Dictionn. des sciences natur., XXXIV, 145 ; 1825. Tl.

niAMiAS (GiACiNTo). Une des illustrations médicales de l'Italie, est né à Venise en 1810.

Un de ses principaux mérites est d'avoir, le premier, fondé dans sa ville natale des leçons de clinique très-savantes et très-suivies. Plein d'activité et travailleur infatigable, il a louché à toutes les branches de l'art de guérir ; il est connu par ses travaux sur le choléra, sur la choléniie, sur l'action du sulfate de quinine, des bromures et du chloral, et surtout par ses recherches sur l'électricité appliquée à la thérapeutique qui lui ont valu de la part de l'Académie des sciences de Paris, en 1867, une médaille de la valeur de 1500 francs.

11 fut, à partir de 1834, l'un des rédacteurs et devint en 1842 l'un des directeurs du Gioniale per servire ai progressi délia patologia, etc. ; il publia un grand nombre d'articles dans ce journal. Nombreux sont les titres et les fonctions dont il fut honoré ; il était médecin en chef du grand hôpital de Venise, secrétaire de l'Institut vénitien, président de l'Athénée de la même ville, membre de la Société italieimc des sciences et d'un grand nombre de sociétés étrangères, commandeur de la couronne d'Italie et officier des SS. Maurice et Lazare; il a joui dans sa ville natale d'une grande popularité. Il succomba à Venise le 1" janvier 1874.

Voici la liste de ses principaux ouvrages :

I. SulV erpete. In Annali univ. di medic, t. LUI, 1850. — II. Su le opinioni de signori Tominasini e Droussais intorno il cholera-morbus , Ibid., L LXIII, 1852. — III. Storia di una diatesi scirrosa, con alcune ricerclie generali allô scirro ed al cancro. Ibid., t. LXXII, 1854.

— IV. Sid boni effetti del clora nella cura dei colerosi. In Giorn. per serv. ai proqr. délia patolog., 1855. — V. Esperienze sugli animali col sangue dei colerosi, Leltera al Doit. C- A. Calderini. In Amiali univ. di Medic, t. LXXIX, 1850. — VI. Di una straha malatlia nervosa guarica con l'agopuntura. In Mem. letta alV Aleneo di Venezia. Padova, 1857, 1:1-4°.

— Vil. Sul solfato di chinina. In Giorn. per serv. ai progr. d. patol., t. XI, 1859; t. XIII, 1840. — VIII. Di una grave nevralgia, o tic dolorosa, etc., ibid., t. XIV, 1841. — IX. Intorno air utilità delV acetato di pionibo et tielle emalemesi, etc., ibid., t. XVI, ls41. — \. Di alcuni effetti delV elettrico su l'animale economia, etc., ibid., t. XVI, 1841; 2'' série, t. I, 1842. — XI. Studio di alcune circoslanze nelle quali il medico deve essere poco o nullo operoso, ibid., t. IV, 1845. — XII. Intorno al morbo migliare, ibid., t. VU, 1845. — Xlll. Su l'angina di petto. In Bull, délie sci. mediche di Bologna, 185 k — XIV. Sul choiera di Venezia deW anno l!S55. Venezia, 1856, in-S". — XV. Sulla tuberculosi deW utero edegli organi ad esso atlinenti. In Mem. delV Istituto veneto, t. VII, liS58. — XVI. Esperimento degli iposul/iti di soda e di calce nella tisicliezia polmonare. In Aiti delV J.-R. Istituto veneto, 1858. — XVII. Sui principi elettro- fisiologici che devono indirizzare gli usi medici délia elettricità, etc: Studj premiati dalV Istituto Lombardo di sci., etc., 1859. In Giorn. veneto di sci. mediche, 1860. — XVIII. Infection du sang par la bile, note. In Compt. rend. de l'Acad. des sciences de Paris, t. LVIIl, 1804. — XIX. Sur la puissance qu'a l'électricité de diminuer les obstacles qui, dans la maladie de Bright, s'opposent à la séparation de l'urée du sang. Ibid. — XX. Sur les liens entre la tératologie, l'embryologie, l'anatomie pathologique et l'anatomie comparée. Note présentée par M. Cl. Bernard. Ibid. — XXI. Nuovi studj esperimentali di elettricità nelle sue applicazioni alla medicina. Venezia, 18(55, gr. in-4''. — XXII. Sui principii regolalori délie cure elettriche. In Giorn. ven. di sci. med , t. VI, 1807. — XXIII. Del bromuro dipotassio nella cura deW epilepsia e délia corea. Ibid., t. VII, 1867. — XXIV. Emploi thérapeutique du bromure de potassium contre l'épilepsie. In Comptes rendus de l'Acad. des scien., t. LXIV, 1867. — XXV. Studj sul cloralio. In Atti deli Istituto veneto, t. XV, 1870. — XXVI. Emploi du bromure de potassium et du bromure de fer comme médicaments . In Compt. rend, de l'Acad. des scien., t. LXX, 1870.

— XXVII. Suite lussazione del femore. Lettera ad A. Vecelli. Venezia, 1871. — XXVIII. Su alcuni principii del clinico insegnamento. Discorso, etc. Venezia, 1872. — XXIX. Sloria naturale e cura del cotera. Due lettere ecc. Milan, 1875. L. Hn.

IVAJVIOLLO.S (Tribu DE l'Asie septentrioiNALe). Voy. Asie.

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