‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.63Chapitre 30 sur 104 · NARCISSE · texte numérisé non relu

NARCISSE

goutte de l'acide sulfurique. On filtre la liqueur, et, par l'évaporation, il reste une matière brune qui est la narcétine. T. G.

NARCISSE. Narcissus L. Genre de plantes monocotylédones, appartenant à la famille des Amaryllidées, et caractérisées de la manière suivante : Fleurs régulières, renfermées avant la préfloraisou dans une spathe membraneuse. Périanthe à 6 divisions profondes, jaunes ou blanches, garni à la gorge d'une couronne en forme de coupe ou de cloche. Étamiues au nombre de 6, insérées sur le tube du périanthe. Ovaire infère, à 5 loges. Capsule triloculaire, presque globuleuse, trigone, s'ouvrant en o valves. Graine contenant un embryon presque droit dans un albumen charnu et épais.

Les Narcisses ont été remarqués depuis longtemps pour la beauté de leurs fleurs. Les anciens, Hippocrate, Théophraste, Dioscoride, Pline, Galien, etc., etc., les mentionnent dans leurs œuvres et en indiquent les propriétés médicales. Dans ses Métamorphoses, Ovide décrit assez exactement une de leurs espèces, dans les vers où il raconte le changement de Narcisse en fleur :

Nusquam corpus erat, croccum pro corpore florem Inveniunt, foliis médium cingenlibus albis.

Ce qui a surtout frappé les médecins de l'antiquité, ce sont les propriétés émétiques des bulbes de narcisses : aussi beaucoup de commentateurs rapportent-ils à ce genre le Bo>ê6; lf/£Tt/.oç de Dioscoride. Cette action vomitive paraît avoir été à peu près oubliée par le plus grand nombre des médecins, jusqu'au commencement du dix-neuvième siècle, époque où M. Loiseleur-Deslongchamps, reprenant l'étude de ces plantes, a montré qu'on pouvait les utiliser, et les a fait rentrer dans la thérapeutique. On a depuis lors constaté, chez plusieurs d'entre elles, des propriétés antispasmodiques, qui les rendent intéressantes à étudier.

Les principales espèces de Narcisse sont : '

1" Le Narcisse des prés {Narcissus pseudo-narcissus L. ), plante très-répandue dans les prés et les bois de l'Europe moyenne et méridionale. On la connaît dans nos pays sous les noms de narcisse sauvage, de porillon, aiault, fleur de coucou, clochette des bois. Elle est remarquable par sa grande fleur jaune, solitaire, penchée, dont les divisions périgoaales entourent une couronne campanulée, droite, égale en longueur aux divisions du périanthe. Le> fleurs de Narcisse renferment de l'acide gallique, du tannin, du mucilage, de l'estractif, de la résine, du muriate de chaux (Carpenter). Gaventon en a retiré une matière grasse odorante et une matière colorante jaune. Enfin, toute la plante, mais surtout le bulbe, contient de la narcissine ou narcitine, qui en est sans doute le principe actif.

C'est cette espèce qu'on a particulièrement citée pour ses propriétés antispasmodiques. L'odeur des fleurs a suffi, dans certains cas, pour calmer des convulsions nerveuses; on les a employées également en extrait, en sirop, en simple infusion (1 à 2 grammes de fleurs sèches pour 125 grammes d'eau bouillante) contre divers états nerveux, et particulièrement dans les cas de coqueluche, de tétanos, d'épilepsie(?). M. Loiseleur-Deslongchamps a cru reconnaître également aux fleurs de cette espèce des effets marqués contre la diarrhée et aussi des propriétés fébrifuges. M. Passaquay dit s'en être très-bien trouvé dans une épidémie de dysenterie. Mais la vertu principale du Narcisse vient de ses propriétés émétocatarthiques et en fait un succédané de Tipéca (1 à 2 grammes de racines en poudre).

420 NARCOTINE (ciiniiK).

Le ISarcissiis major Cuit, est une espèce rare, qu'on a indiquée dans les P\'rénées et qui se rapproche beaucoup de la précédente.

2" Le Narcisse des poètes {Narcissus posticits L.) nommé aussi narcisse des jardins. Cette charmante espèce, qu'on trouve dans les prairies et les pâturages des montagnes, a des fleurs le plus souvent solitaires, dont les divisions périgonales blanches entourent une couronne courte, étalée en forme de coupe, jaunâtre, plissée sur le bord, qui forme un liséré d'un beau rouge orangé. C'est l'un des narcisses le plus anciennement cultivés dans les jardins.

Les anciens employaient le bulbe à cause de ses propriétés émétiques; ils le donnaient cuit ou faisaient boire leau dans laquelle il avait bouilli : Radix narcissi coda, sive estursive bibitur, vomitaria est (Dioscoride).

3" Le Narcisse jonquille {Narcissus Jonquilla L.) souvent cultivé dans les jardins. 11 croit dans le midi de l'Europe. Les fleurs sont jaunes; la couronne, de la même couleur, égale le cinquième ou le quart de la longueur des divisions du périgone. L'odeur en est très-prononcée ; on en fait des essences et des eaux de senteur employées par les parfumeurs.

4° Le Narcisse odorant {Narcissus odorus L.), qui vient en Provence. On le recomiait à ses feuilles vertes, demi-cylindriques, canaliculées en dessus, à couronne jaune, à 6 lobes profonds, égalant eu longueur les divisions du périanfhe. L'odeur est suave et très-prononcée. C'est au bulbe de cette espèce que M. Loiseleur-Deslongchamps a attribué les propriétés émétiques les plus développées..

5° Le Narcisse à bouquets (Narcissus Tazetta), très-répandu dans toute h région méditerranéenne. Ses feuilles sont planes; ses fleurs, qui viennent en général de 4 à 8 ensemble, ont les divisions du périgone blanches, la couronne en coupe plus ou moins évasée d'un jaune d'or. L'odeur est bien maïquée.

Le nom de narcisse a été quelquefois donné à des plantes appartenant à de?^ genres différents. C'est ainsi qu'on a nommé :

Narcisse d'automne, le Colchique commun (Colchicum autumnale L.).

Narcisse Indien, ['Hœmanthus coccineus L. [voy. ce mot).

Narcisse de mer, le Pancratium maritimum L.

Théophraste. nistoria Plantarum, lib. VI, cap. 6. — Dioscobide. Mnteria medica, lib. II,. cap. 155. — Pline, llistoria naluralis, lib. XV, c. 7. — Galies. De simpUcibis medicamenlh, lib. YI. — Ovide. Métamorphoses, lib. III, vers 509. — Clusids. Historia rariorum stirpium. — I OBEL. Adversaria, 51, et Observalioues, 61. — Lixsé. Gênera Plantarum, 403, et Species Plantarum, 414-417. — De Camdolle. Flore Française, V, 321. — Loiselecr-Desloxcchamps. Becherches historiques, botaniques et médicales sur les narcisses. Pai'is, 1810. Dans les Mémoires des savants étrangers de l'Institut. — .Mébat et De LeiNS. Dictionnaire de matière médicale, IV, 574. Pl.

XABCISSIXE. Voy. Narcisse.

IVARCOGÉXIîVE. Voy. CoTARTI.\E.

KARCOTIXE (de vac/À, assoupissement). § 1. Chimie. La narcotine (G--H^^\zO') a été découverte en 1805 par Derosne, et désignée pendant longtemps sous les noms de sd de Dero&ne, sel d'opium, principe cristallisahle de Derosne. Elle existe à l'état naturel dans l'opium ; M. Gobley a démontré en effet que, lorsqu'on traite l'opium divisé par de l'essence de térébentliine rectifiée et bouillante, on obtient, par le refroidissement de la liqueur, de la narcotine cristallisée.

La narcotine se présente sous la forme de cristaux prismatiques brillants et incolores ; elle entre en fusion à 170° et se solidifie à 150°. Par un refroidis-

NA.RCOTINE (chimie). 421

«ement lent, sa surface présente plusieurs centres de cristallisations qui peu à •peu augmentent de volume et envahissent toute la masse. Chauffe'e à 220° elle dégage de l'ammoniaque et laisse un résidu d'acide hémipinique. Elle est insoluble dans l'eau froide ; l'eau bouillante en dissout foTô- Elle est peu soluble dans l'éther et dans l'alcool ; il faut pour dissoudre 1 partie de narcotine environ 500 parties d'alcool à 77° froid et seulement 128 parties du même alcool bouillant. Elle est plus soluble dans l'alcool absolu -~ à -h 15°, râ à + 79°. L'éther en dissout 3*3 à + 15, -jL à +55°. Ce caractère la distingtie de la morphine. La benzine en dissout ^3 ; le pétrole ne la dissout pas en quantité sensible. La narcotine peut se dissoudre dans les huiles fixes et dans certaines huiles volatiles. Les solutions alcooliques et éthérées de cette base sont lévogyres, tandis <jue les sels de cette base sont dextrogyres : la neutralisation produit donc une inversion de son pouvoir rotatoire moléculaire.

La narcotine est insoluble dans la potasse et l'ammoniaque ; elle est sans action sur les sels ferriques ; elle ne réduit pas l'acide iodique : ce qui la distingue de la morphine. Elle n'éprouve aucun changement sous l'influence de la potasse, même à l'ébullition, mais si on prolonge l'ébuUition avec une solution concentrée de cette substance, il se forme un corps amer, oléagineux, très- -soluble dans l'eau, et qui paraît constituer le sel d'un acide paiticulier, l'acide narcotique. La narcotine chauffée vers 220° avec de l'hydrate de potasse donne Àe, la méthylajuine, de la diméthylamine et de la triraéthylaaiine.

La narcotine se combine avec les acides minéraux puissants. L'acide nitrique ordinaire la colore en rouge ; l'acide nitrique monohydraté, si la quantité de matière est un peu considérable, exerce sur la narcotine vme action si vive qu'au bout de quelques instants il y a inflammation. Chauffée vers 5U° avec de l'acide nitrique dilué, la narcotine donne de nombreux produits d'oxydation parmi lesquels il faut citer : la méconine ou opïanine, la cotarnine, l'acide opianique ■et l'acide hémipinique.

L'acide chlorhydrique et l'acide sulfurique forment avec elle des combinaisons stables ; l'acide acétique concentré la dissout en grande quantité ; mais si l'on chauffe la solution, on voit aussitôt la narcotine se précipiter. Ses sels sont plus amers que ceux de la morphine. Ils sont précipités par la noix de galle ; la potasse et la soude les précipitent également, et le dépôt n'est pas soluble dans un excès d'alcali. Les sels de narcotine ne sont pas colorés en bleu par les sels ferriques.

Quelques recherches ont été faites pour connaître la constitution de la narcotine. En faisant agir sur elle l'acide iodhydrique , l'acide chlorhydrique, le chlorure ferrique, etc., on est arrivé à admettre qu'il existerait quatre narcotines homologues entre elles et qui ont été classées de la manière suivante :

Narcotine normale ou nornarcotine C^H^'AzO''.

Méthylnornarcotine C^^ll^^(CH"^)AzO-,

Dimélhylnornarcotiue C^4I'^(CIP)*AiiJ\

Triméthylnornai'cotine (narcotine naturelle). G'^H"(CH^)*AzU''.

La narcotine chauffée seule vers 200° ou bien à 100° avec de l'eau se dédouble en méconine et en cotarnine :

C«H2\\zO^ C^H^^O' + G'^H'^AzO'-

Narcotine Méconine Colarninc.

422 NARCOTINE (chimie).

On prépare la narcotine avec les eaux-mères colorées qui ont servi à la préparation de la morphine par le procédé Grégory [voij. Morphine). On étend ces eaux-mères avec de l'eau, et, après les avoir filtrées, on y ajoute de l'ammoniaque tant qu'il se forme un précipité. Ce dernier est soumis immédiatement à la presse et délayé dans de l'eau ; on l'exprime de nouveau, et on répète plusieurs fois cette opération. Le précipité renferme beaucoup de résine, de la narcotine et un peu de thébaïne. On l'épuisé par l'alcool bouillant, et celui-ci en refroidissant donne de la narcotine cristallisée, mais impure. La narcotine ainsi obtenue est Iraitée par une petite quantité de lessive concentrée de potasse, lavée à l'eau, puis traitée de nouveau par l'alcool bouillant. La narcotine cristallise par le refroidissement.

On peut encore obtenir de la narcotine en séchant à une basse température le marc d'opium épuisé par l'eau et préalablement mélangé avec son poids de chaux hydratée. On épuise la matière sèche par l'alcool à 90° bouillant ; la solution filtrée et en partie distillée abandonne au bout de quelques jours la narcotine cristallisée, mais colorée. On purifie celle-ci, en la dissolvant à chaud dans de l'alcool à 95°, auquel on ajoute un peu de charbon animal ; on filtre le liquide bouillant ; la narcotine pure cristallise par le refroidissement.

La narcotine est une base très-faible ; elle ne paraît se combiner qu'avec les acides concentrés.

Les sels de narcotine sont très-peu stables ; plusieurs d'entre eux se décomposent par la seule action de l'eau. Leur saveur est amère ; ils rougissent la teinture de tournesol. Les carbonates alcalins les précipitent, même en présence de l'acide tartrique, ce qui les distingue des sels de morphine.

Les principaux sels de narcotine sont les suivants :

Chlorhychmte de narcotine. Le chlorhydrate de narcotine (C^^H-^\zO^HGl) a été obtenu cristallisé par llobiquet en abandonnant, dans une étuve, une solution sirupeuse de narcotine dans l'acide chlorhydrique. Il se forme au bout d'un certain temps des groupes de fines aiguilles qui envahissent bientôt tout le vase. Repris par l'alcool bouillant, il cristallise par le refroidissement.

Ce sel réduit à chaud le chlorure ferrique et il se forme de la cotarnine et de l'acide opianique.

Sulfate de narcotine. Le sulfate de narcotine (C-^A^^AzO'^,SO'%I10) se présente sous la forme d'une masse visqueuse qu'on obtient en évaporant une dissolution de narcotine dans l'acide sulfurique étendu. Lorsqu'on chauffe avec précaution la dissolution de la narcotine dans l'acide sulfurique étendu, il ne se dégage aucun gaz et on obtient la sulfonarcotine, qui représente du sulfate de narcotine moins 2 équivalents d'eau.

Acétate de narcotine. L'acétate de narcotine est un sel peu stable. L'acide acétique dissout la narcotine à froid, mais la narcotine se précipite pendant l'évaporation. Cette propriété peut être utilisée pour séparer la narcotine de la morphine, l'acétate de morphine étant beaucoup plus stable.

Chloroplatinate de narcotine. Le chloroplatinate de narcotine (C^^H-'AzO', HCLPtCP) se précipite d'une dissolution de chlorhydrate de narcotine, à laquelle on ajoute du bichlorure de platine; un excès de réactif altère ce sel, qui est également décomposé par des lavages trop prolongés.

Chloromercurate de narcotine. Le chloromercurate de narcotine (C^^^P^AzO^ HCl,HgCI) se dépose sous la forme d'un précipité blanc lorsqu'on mélange des dissolutions de chlorhydrate de narcotine et de bichlorure de mercure.

NARCÛTD'E (thérapeutique). 425

§ II. Pharmacologie. La narcotine, d'après Jlagendie, employée à la dose de 5 centigrammes, et dissoute dans Thuile, produirait sur les chiens un état de stupeur particulier; elle serait, d'après cela, la matière excitante de l'opium. Cependant M. Bailly en a administré à des animaux jusqu'à 5 grammes, sans produire d'accidents. Enfin M. Claude Bernard a fait des expériences avec cette substance sur des animaux inférieurs, et a constaté que la narcotine était un des principes les moins actifs de l'opium.

La narcotine est peu usitée en médecine. En raison de son peu de solubilité dans l'eau et dans l'alcool, elle est employée en nature, et alors le plus souvent sous la forme de pilules à la dose de 0b%05 à 08%20 par jour. T. Gobley.

§ III. Thérapeutique. La narcotine on principe cristallisable deBerosne a pour formule : C-H-^AzO''; elle a eu l'insigne honneur d'ouvrir en 18051a série des découvertes des alcaloïdes de l'opium entre lesquels elle joue, au moins pour le moment, un rôle thérapeutique assez effacé. N'en déplaise à son étymologie, son influence sur le sommeil paraît nulle ou tout au moins très-inférieure à celle des autres alcaloïdes hypnotiques qui ont été retirés de l'opium. Les expériences de xM. Cl. Bernard et celles de M. Rabuteau les ont même conduits à cette conclusion que la narcotine n'était pas somnifère ; ils ont reconnu que dans l'échelle de toxicité elle se plaçait après tous les autres alcaloïdes, et que son pouvoir convulsivant, inférieur à celui de la thébaïne et de la papavérine, l'emportait sur celui de la codéine et de la morphine. M. Rabuteau dit avoir pris en une fois Os',40 de narcotine dissoute dans 120 grammes d'eau aiguisée d'acide chlorhydrique (soit 0°'',43 de chlorhydrate de narcotine) et n'avoir constaté aucun effet Appréciable : aussi cet essai, confirmatif de ceux faits jadis par Bally avec la même substance, l'autorise-t-il à affirmer que la narcotine n'exerce qu'une a(;tion insignifiante sur l'économie humaine. Certains animaux, les grenouilles, par exemple, accusent avec une réelle énergie l'action convulsivante de la narcotine (Rabuteau. Éléments de Ihe'rap. et de pharmacologie, 1875, p. 516). Chez l'homme ni la pupille, ni le sommeil, ni les sécrétions intestinales, ne sont modifiés par la narcotine. M. Bouchuta essayé cet alcaloïde à des doses de O^^'îOI à 0"%07 centigr. sur trois enfants atteints de bronchite, de phthisie ou de pneumonie caséeuse, et il n'a modifié ni leur toux, ni leur sommeil ; l'inappétence, les nausées, les vomissements, la lourdeur de tète, qui caractérisent l'action de la morphine, a fait complètement défaut. Concluant à l'insignifiance thérapeutique de cette substance il en a suspendu l'emploi (Bouchut. Rech. thérap. sur les alcaloïdes tirés de l'opium. Bulletin de thérap. 1 872, t. LXXXII, p. 344). M. Rabuteau enfin a constaté que la narcotine n'était pas analgésique, et qu'injectée sous la peau elle ne prolongeait pas l'action de la morphine.

Que faut-il penser des propriétés fébrifuges attribuées au chlorhydate de narcotine par Stewart et O'Schanghnessy, qui croient cette substance susceptible de guérir des fièvres intermittentes rebelles au sulfate de quinine ? Si l'on songe que ces expérimentateurs ont employé ce médicament dans les pays chauds, où les fièvres de marais sont généralement opiniâtres et usent souvent la quinine, on comprendra l'intérêt qu'il y aurait à reprendre leurs essais. Les médecins de notre marine seraient particulièrement bien placés pour ce contrôle.

La narcotine ne ressemble guère aux autres alcaloïdes de l'opium ; elle n'est pas un hypnotique, mais est-ce une raison pour qu'elle ne soit rien ? Non sans

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