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472 NATALITÉ (démographie).
En ce qui concerne les hommes, aucune règle ne paraît présider à cette succession, mais pour les femmes, on remarquera peut-être ici la même loi que celle constatée par le Danemark, à savoir : que les épouses au-dessous de 20 ans ont beaucoup de garçons; mais à l'âge suivant (21 à 26 ans), on retrouve dans la production des mâles cette singulière diminution qui nous a frappés chez les Danois ; après quoi on constate, comme en Danemark, la diminution relative des garçons avec lâge de la mère.
Enfin, d'après le même Salder, toujours pour les pairs anglais, 107 mariages de veufs ou de veuves ont produit 460 enfants (soit 4,3 par mariage), dont 204 garçons et 256 filles, soit à peine 80 garçons seulement pour lOO filles.
Donc diminution dans la proportion des garçons chez les veufs, atténuation qui se retrouve à tous les âges, mais va en se prononçant avec les années.
Nous avons cru devoir reproduire ces travaux particuliers d'auteurs très-distingués, mais nous pensons qu'on ne doit recevoir leurs conclusions que comme des questions posées que résoudront des documents ultérieurs ayant un caractère plus géaéral, parce que, d'une part, ils porteront sur de plus grands nombres qui affranchiront les résultats moyens de fluctuations accidentelles, et, d'autre part, parce qu'ils ne seront pas pris exclusivement sur des tètes choisies dans un milieu très-spécial, s'éloignant beaucoup par les mœurs, la nourriture, les qualités et les vices du commun des hommes. Je vais, eu effet, par un document peu connu, confirmer l'importance de cette influence des têtes choisies en cette matière.
40. Rapport des sexes différents selon les classes de la société. Dans deux volumes de la statistique suédoise, pour les périodes quinquennales 1851-55 et 1856-60, je trouve un renseignement fort précieux sur ce sujet, mais qui n'a pas été suivi depuis. 11 concerne les naissances vivantes Sq, divisées par sexes etpai* classes sociales. Il ressort de ce document que la proportion des sexes varie suivant les classes : i" sur 100 filles, on ne rencontre, dans les familles nobles, que 98,3 garçons; 2° dans le clergé, 108,6 garçons toujours par 100 filles; 5'' chez les fonctionnaires de l'État [Stan personner) , 105,7 garçons; 4° dans la bourgeoisie, 1 05 : et 5° chez les agriculteurs, 1 05,7.
Voilà certes des différences bien remarquables ; ce qui fait leur poids, c'est qu'on les retrouve à chaque période quinquennale étudiée isolément (nous donnons ici les rapports moyens décennaux); on ne peut donc douter que les différences constatées ne tiennent aux qualités intimes des époux de chaque catégorie sociale.
41. La première pensée qui vient, d'après nos études précédentes, c'est que ces différences peuvent recunnaitre pour causes les âges respectifs des époux contractant mariage en chacune de ces catégories sociales. Cette explication plausible resterait à l'état d'hypothèse, si, pour la période 1851-55, le document suédois cité ne donnait fort à propos, pour chaque classe, l'âge comparé des deux fiancés se mariant.
Dès lors il est facile de s'assurer, par le tableau dans lequel nous avons réuni les éléments de cette étude, qu'en Suède on ne peut expliquer les différences mises en évidence, ni pai' les âges des époux, ni par les rapports de ces âges ; cela est particulièrement manifeste en ce qui concerne la misérable natalité masculine des familles nobles. En effet, l'âge des époux étant divisé en quatre groupes d'âge au-dessous de 26 ans, de 26 à 55, de 56 à 50 et au-dessus de 50, on voit que (le clergé excepté) c'est dans la nobleise que se rencontrent le
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