CLASSES SOCIALES ET PROFESSIONNELLES
sa
sa
f ayant moins de 26 ans. .
Sur 100 fiancés combien ayant moins de 36 ans. .
le jour du mariage. . J ayant plus de 36 ans.. .
ayant plus de 50 ans. . .
Sur 100 fiancées combien ( ayant moins de 26 ans..
le jour du mariage. . ^am moins de 36 ans. . 1 ayant plus de 56 ans. . .
Sur 100 mariages com- r plus âgé que l'épouse. .
bien de fois l'époux- 1
est-il, au moins d'une j
classe d'âge [ plu» jeune que l'épouse.
Epoux de la même classe d'âge que l'épouse ....
Par 100 naissances lilles et vivantes en chaque classe,
combien de garçons ?
^omb^e5 absolus des Bai»sancts vivantes o!)serv"ées
en chaque classe en 1851-60
' Ces âges ne sont pas donnés année par année d'
âge, mais
seulement
en quatr
e groupes
d'âge :
au-dessous de 26 ans ; de 26 à 35 ; de 36 à 50 et au
-dessus d€
50 ans.
plus d'époux dont l'âge dépasse (d'une ou plusieurs classes d'âge) celui de l'épouse, ce qui devrait, d'après les conclusions de Salder, assurer au plus haut point la prépondérance aux mâles, et c'est le contraire que l'on observe! D'autre part, les agriculteurs, chez lesquels les naissances masculines dépassent la moyenne, sont au contraire ceux chez lesquels il y a plus de femmes (16,3 pour 100) dont l'âge l'emporte sur celui de leurs époux ou lui soit égal (48,6 pour 100), conditions des plus favorables à engendrer des filles, et pourtant ce sont les mâles qui prédominent. Le clergé seul donne des résultats conformes aux conclusions des auteurs précités et aux opinions provisoirement reçues, car, dans cette catégorie sociale, l'âge des époux l'emporte 71 à 72 fois, d'une classe d'âge au moins, sur celui de leur femme; mais cette conformité, ainsi isolée, ne saurait résoudre les difficultés soulevées par les autres classes.
42. De ces faits, nous pouvons donc conclure que l'influence des âges des parents sur la proportion des sexes, si elle existe, peut être neutralisée par les qualités inhérentes aux classes sociales auxquelles appartiennent ces parents, et cela indépendamment des rapports d'âge qui existent entre les époux. C'est pourquoi, sans nier en aucune façon la causalité attribuable à la valeur absolue ou relative des âges des époux, nous pensons que les savants qui, sur ce point, ont voulu établir des conclusions générales sur l'étude de petits groupes de têtes choisies, se sont trop pressés de conclure du particulier au général. C'est ainsi que nous expliquons les apparentes contradictions que nous avons consta-
474 NATALITÉ (démographie).
tées entre les faits collectifs de la Démographie générale, et ceg recherches spéciales des savants.
il appartient surtout à la Norvège et à la Suède, qui nous ont fourni des documents si catégoriques sur ce sujet et dont la statistique est dirigée par des savants aussi soigneux que compétents, de continuer à éclaircir cet intéressant problème de physiologie sociale.
45. En résuvié, jusqu'ici la démographie croit pouvoir signaler à la physiologie comme circonstances capables d'influer siu" la proportion des sexes : 1° l'influence prépondérante de la primogéniture, et 2" celle de l'âge du mariage qui n'est peut-être qu'une autre expression de la même influence; 3° l'action moins sensible et moins claire de l'âge de la mère, du père, et 4° surtout (selon Salder) celle du rapport de ces deux âges ; 5° l'influence si complexe de la classe sociale à laquelle appartiennent les époux. Enfin, on va voir qu'il faut peut-être, à ces influences, ajouter l'âge de l'ovule, ou, si l'on veut, le temps écoulé depuis son détachement de l'ovaire jusqu'à sa fécondation.
44. Il faudrait traiter maintenant des influences révélées par la physiologie pure. Je ne ferai que les indiquer pour que les recherches statistiques qui pourraient être entreprises s'en inspirent. Ces observations appartiennent généralement à la zootechnie. Ainsi, on a remarqué, surtout sur les béliers et brebis, que les mâles provoqués à des coïts nombreux avec des femelles successives engendraient plutôt des mâles au début de la lutte, et des femelles à la fin;
— que les vieux mâles affaiblis par l'âge engendraient plutôt des femelles. C'est ainsi que M. le professeur André Sanson a fait connaître à la Société d'anthropologie que, dans l'industrie de la production des métis de l'âne et de la jument, on choisit de préférence pour étalon un vieux baudet bien caduc, l'expérience ayant appris que, par ces conditions, on élève le nombre relatif des produits femelles ou mules qui sont plus recherchées et ont plus de valeur sur le marché. 11 semble donc que généralement un mâle vigoureux produit un excédant de mâles ; — un mâle affaibli, soit par des coïts précédents, soit par l'âge
— plus de femelles.
Est-ce à des causes de même ordre qu'il faut attribuer la faible reproduction masculine de la noblesse suédoise ? Serait-ce parce que les fils des nobles familles s'épuisent par les divers excès, et notamment par la luxure, de sorte que le mariage est pour eux comme le port de refuge pour un vaisseau désemparé? Ces hommes de haut rang entrent dans l'association conjugale pour s'y reposer, ou, suivant l'expression consacrée, « pour faire une fin )) avec une épouse toute jeune appelée à faille un commencement ; serait-ce, dis-je, par suite de ces circonstances que, contrairement aux prévisions tirées de l'âge respectif des époux, les naissances filles abondent dans ces nobles familles, tandis que des conditions contraires expliqueraient l'excès des garçons chez le clergé protestant, dont les conditions morales et hygiéniques sont supérieures, puis chez les paysans et les fonctionnaires ensuite? Ce sont des questions que j'adresse.
45. Influence de V habitat, ville ou campagne sur la sexualité. C'est sans doute à une cause du même ordre : l'état de vigueur sexuelle des nouveaux mariés, et notamment de l'époux, qu'il faut attribuer l'aptitude plus prononcée des campagnards pour engendrer des mâles, et celle des citadins pour les filles, car c'est là un fait très-général, qu'on retrouve chaque année, dans tous les pays publiant des documents assez analytiques. Ainsi en France, nos paysans comptent
NATALITÉ (démographie). 475
107 garçons contre 100 filles, tandis que nos citadins en ont moins de 106, et les Parisiens seulement 105.
46. Enfin, serait-ce encore à la même influence de vigueur des jeunes époux qu'il faudrait attribuer l'excès bien plus marqué de la production des garçons chez les premiers-nés ? On supposerait alors avec vraisemblance que la plupart des jeunes époux s'épargnent pendant le temps de leurs fiançailles et abordent le lit nuptial dans des dispositions de vigueur qui augmentent les chances de reproduire leur sexe ?
M. Broca a fait quelques relevés d'où il résulterait en effet que les premiersnés ont d'autant plus de chance d'être garçons, qu'ils ont été conçus plus près des débuts du mariage. En Norvège, nous avons, sur une plus grande échelle, constaté le même fait pour les jeunes époux, quel que soit l'âge de l'épouse : ainsi l'époux ayant moins de 25 ans, les enfants qui naissent dans l'année même du mariage ont donné un rapport de 208 garçons contre 100 filles !
47. Cependant, comment expliquer la diminution notable de l'excédant des garçons pour les aînés hors mariage ? Dira-t-on que ces pères d'occasion sont au contraire plus souvent que d'autres déjà affaiblis par des excès sexuels? Ce serait bien hypothétique. Enfin, on pourrait trouver la raison physiologique de ces faits par la théorie nouvelle de l'ovulation qu'on a fondée sur des expériences faites à Genève sur des vaches. D'après cette théorie, au début du rut, le coït produirait surtout des femelles, et à la fin surtout des mâles ; ce qui voudrait dire que si l'ovule est fécondé peu de temps après qu'il est détaché de l'ovaire, il se développerait femelle, et, plus tard, mâle. Cette séduisante théorie, de M. Thury (de Genève), a été plusieurs fois contestée, surtout pour les oiseaux, mais nous n'estimons pas qu'elle ait été infirmée, et nous croyons qu'elle est tenue comme très-acceptable par M. le professeur Balbiani, si compétent sur ces matières.
C'est tout ce que nous dirons sur ce sujet encore fort neuf, et bien fait pour tenter les expérimentateurs d'une part, et de l'autre ceux auxquels il est donné de diriger les enquêtes de la statistique administrative.
48. Natalité selon l'âge des mères. Les pages précédentes nous ont déjà montré l'importance de ce renseignement démographique, pourtant si rai-ement donné par les documents officiels , quoique bien facile à recueillir. C'est la rareté de cette donnée qui nous engage à publier dans tous leurs détails les résultats décennaux des relevés suédois et danois sur ce point. Ils sont d'ailleurs bien intéressants à analyser. Mais comme nous ne pouvons les comparer avec des renseignements analogues des autres nations, nous ne ferons que quelques remarques très-succinctes. Ainsi on y constatera que, en Suède, les jeunes épousées sont plus vite et plus souvent mères dans les campagnes que dans les villes, et pourtant que cette fécondité s'y maintient plus longtemps (7 et 8^ col.) ; que «'est de 25 à 55 ans pour les filles que la chance d'un accouchement illégitime est à son maximum ; qu'il est le double dans les villes suédoises qu'à la campagne; qu'en Suède, où on se marie tard, plus de la moitié des accouchements ont lieu entre 25 et 35 ans, et plus encore entre 50 et 40 ; qu'il y en a presque autant de 55 à 40 que de 25 à 30, et bien plus après 55 ans qu'avant 25 ! etc. Remarquons seulement qu'il manque à ces données, pour avoir tout leur prix, une distinction de la sexualité des nouveau-nés, la mention simultanée de la durée du mariage et de l'âge de l'époux.
Enfin, on constate que sur 1000 accouchements on en compte encore près de 200, surtout dans les campagnes, de 45 à 50 ans, mais à peine 1 ou 2 après cet
NATALITÉ (dé.mographie).
ta
00 CI ÛO -^ oo co ©q (?< irî t~ ^ O T<
es
PS
Cd
Eh
sa
P3 El
•^ O r-' îi^ O 151 -n OC -r^ tO O S^ '>"l <M
<:0 O -r- lO C£) ©^
•^ o ^^ r- G^ o ^^ ■ir^ iO co ac o O ^^
O O O O O 2ft an o ro r^ 1-^ îf3 oo tô ■*1' OO (M O 0 tO
-«* 00 -«* CD tO t'S (?5
■«* (M r- to — « CD -rr 2D -^ o CD Oi te
CD '?] 00 I ' se t^ (T^
o -«f 00 to o —
-rH ^ ^ (ïl -TH
ta
tyi art 00 o^ ■** (M t- ■ 00 o r^ fTi to r^ 03 tj trt co to <M ■^
■^ -^ 1^ r^ se -TH o
■^ •«* CD :0 o C3 tH
(ÎJ l<2 t~ irt (TJ :rt -^ -H
SJ o tO -^ — ' Ol 00 ■^ to -^ ù- s<l TH -r*
-th G^ G^ C^^ th
o©"*-^cDcr>o>o
o ^ IC CO m Ç£> IC 5C (M -r- t— 03 tO
OCÛOOartOÏÛO-rH
00 05 00 co to «* oo
o te o tO (M tH
co oo
iO -^ 00 -«f 03 CD f?1 ■ (M ^ CO CD ce iC t^ TH tO -* ..T ^ -rH ^
TH (?r (M sq" ^
to^O'MoeootO'r"
S^ o to o t^ 03 CD T« »0 -«J CD T^ ■^ ,n
es O
ta u o
■«J to i<î r- •f 00 ■th
fcd
05 t~ t- O m CD an
m 00 f t-' to ■
te art -^ tO ■
Ci O^ 1*0 to te 03 art ■^ t— o "^ -T* S^ •«*
ao to 00 — « to -ri ^ ■«*-<* to to G) T<
I^ f^ 03 S^ a/5 03 CD CD -^ 00 th iC S4 T< ■^ "^ te te ff^ -ri
te CD o oo oc G^ r^
<M -<* te (îJ -th
aC (M Gl -«t
j oc
OJ
lO CD CD O bÇ -r< rH
■^ ■«* tO tO S^ -TH
en
SE
îO tO 2D -^ CD SI
-»--^t-C5'^;trtt^
00 CD CD — ' 2i^ -^ 3^
-? -^ tO t^ G^ -^
r- t- 00 05 aO roi a> TJ 05 -TH i.-H