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NATALITÉ (démographie). 477
âge; qu'en Suède, sur 1000 épouses il y en a 22 à 25 (15 en Danemark) qui accouchent encore dans cette période d'âge et pour ainsi dire pas (0,5) au delà de cet âge, ce qui légitime la détermination de notre groupe d'âge de 15 à 50, pour les femmes aptes à la reproduction.
49. JNatalité comparée dans chacun des mois de Vannée. Puisque la natalité est le rapport des naissances à la population qui a fourni ces naissances, il faudrait donc diviser le nombre des naissances de chaque mois par le nombre des vivants aptes à les fournir ; mais dans cette série de rapports mensuels le dénominateur serait toujours le même, puisque nous n'avons aucun moyeu de connaître les faibles variations mensuelles d'une population ; les quotients ainsi obtenus sont donc rigoureusement proportionnels aux naissances de chaque mois, et les différences mensuelles s'apprécient tout aussi exactement par la comparaison des nombres absolus des naissances mensuelles. Cependant, comme il s'agit de reconnaître si certains mois auraient la propriété de favoriser ou de l'estreindre les conceptions, il fout commencer par rendre ces mois égaux en jours, ou, d'une manière quelconque, rendre nulles les différences qui tiennent à ces inégalités; c'est ce que j'ai fait dans cet article en divisant le nombre absolu des naissances de chaque mois par le nombre de jours propre à ce mois : les uns par 31 jours; les autres par 50, et février par 28, et 29 pour les années bissextiles, ou par 28, 25 quand il s'agit d'une longue période; on a ainsi des nombres rigoureusement comparables et dont les différences ne peuvent être dues qu'aux influences précitées et (dans une mesure très-faible, si on opère sur de grands nombres et une série d'années) aux fluctuations du hasard.
11 y a encore un artifice utile pour que l'œil saisisse rapidement et que l'esprit apprécie avec plus d'exactitude les différences mensuelles. 11 consiste à ramener les naissances de chaque mois à ce qu'elles devraient être pour que leur somme égale 12,000 dans l'année, de sorte que la part de chaque mois se rapprocherait extrêmement de 1000, si des influences particulières ne troublaient leur régulière répartition. Telles sont les bases de cette étude.
50. Relation entre les mois où les mariages sont plus nombreux et ceux ou il y a plus de conceptions. En nous rappelant combien nous avons vu les naissances suivre de près le mariage des jeunes époux, il nous a semblé d'abord que la répartition des naissances légitimes devait être d'abord sous la dépendance de la distribution mensuelle des célébrations nuptiales, et cette dernière répartition est nécessairement soumise aux usages locaux qui, s'inspirant soit des commodités du travail, soit des croyances et pratiques religieuses, rendent les mariages plus nombreux en tel mois, plus rares en tel autre. C'est ainsi que l'on peut voir à notre article Mariage (p. 15) qu'en France, en Italie, c'est surtout en février, puis en novembre, que les mariages sont nombreux, tandis que c'est en mars, puis en décembre, puis en aoiit, qu'ils sont le plus rai'es ; mais dans le département de la Seine ces fluctuations sont réduites au minimum, et même le maximum de novembre n'existe pas et est remplacé par deux faibles maximums en mai et en novembre. En Belgique et surtout en Hollande, les mois les plus chargés sont avril et plus encore mai, qui, en Hollande, présentent deux fois et demi plus de mariages que le mois moyen. En Suède, c'est en novembre et surtout en décembre que se rencontrent les maximums, et en Norvège, c'est en novembre, mais surtout en juin et juillet.
Nous pensions donc que ces mariages irrégulièrement répartis devaient commander la répartition de la natalité légitime, mais cette vue n'est pas nette-
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