H OS
eu
Médecins princip. J'escadre .
Médecins-majors
Médecins aides-majors, . , .
Ofliciers de santé
Aides-chirurgiens
Total
708 NAVAL (service de santé).
A. Administration générale du service de santé. Le directeur général, résidant à Saint-Pétersbourg, est le chef du service de santé de toute la marine impériale et des hôpitaux de la marine, sous le rapport médical. Le bureau du directeur général est composé d'un médecin secrétaire, d'un médecin aide-secrétaire, et de trois médecins-majors attachés au bureau.
Les principales attributions du directeur général et de son bureau sont les questions relatives à la statistique médicale, à l'hygiène, la médecine légale, les questions scientifiques médicales et pharmaceutiques, celles qui se rapportent aux hôpitaux et au mouvement du personnel médical.
Pour l'aciliter le perléclionnement scientifique des médecins de la marine, cinq d'entre eux, avec le consentement du directeur général, sont ordinairement attachés, pour une année, aux cliniques de l'université, et deux médecins sont envoyés à l'étranger pour deux ans. Pendant tout ce temps, ils conservent tous les droits et privilèges du service actif, et reçoivent une solde supplémentaire; ils sont obligés de rendre conqjte de leurs travaux, et de rester obligatoirement au service de la marine, pendant deux années, pour chaque année d'absence de leur poste. Les médecins de la marine reçoivent gratuitement les recueils périodiques rédigés sous la surveillance du directeur général, savoir : « Suppléments médicaux aux Archives navales, « — « Atlas anatomo-pathologique, » différentes instructions, nomenclatures, etc. Les principaux actes d'administration relatifs au service de santé de la marine sont :
1. Instructions pour l'administration de la marine; 2. règlements des hôpitaux ; 5. l'instruction aux médecins-majors des équipages ; 4. règlement naval ; 5. l'état du matériel des hôpitaux des vaisseaux; 6. la pharmacopée navale; 7. la nomenclature des médicaments et objets de pharmacie.
B. Organisation du service de santé des ports. Le service de santé des ports est dirigé par le médecin inspecteur, subordonné au commandant en chef du port, et, sous le rapport médical, au directeur général. Les médecins inspecteurs des ports à Cronstadt, à Nicolaïeff (sur la mer Noire) et à Vladivostock (en Sibérie), sont, en même temps, médecins en chef des hôpitaux de la marine. Tout le personnel médical et pharmaceutique du port est subordonné au médecin inspecteur, dont le soin principal consiste à surveiller l'application des règles propres à la conservation de la santé des cadres et des familles des marins, résidant au port. Dans le but d'éloigner les influences nuisibles à la santé, le médecin inspecteur a le droit de visiter, en tout temps, les casernes, les bâtiments, les ambulances et autres établissements de la marine, et de présenter ses observations à ce sujet au commandant en chef du port et au directeur général.
Le bureau du médecin inspecteur est chargé : 1 . de la répartition du personnel du service de santé du port (service de l'hôpital, des ambulances, des équipages de la marine et des bâtiments de guerre) ; 2. de la statistique médicale; 5. de l'approvisionnement des établissements sanitaires et des bâtiments en médicaments, appareils et instruments chirurgicaux; 4. de la vérification des certificats sur l'état de santé des marins infirmes, et la délivrance des congés de convalescence; 5. de la vérification de certificats ayant rapport aux questions de médecine légale.
1. Service des équipages de la marine et des bâtiments de la flotte. Pour le service de chaque équipage de la marine (1000 hommes et plus), il y a un médecin-major et un médecin aide-major, pour le service à terre ; et de plus pour l'embarquement, il y un certain nombre de médecins-majors, de médecins aides-
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majors, d'officiers de santé, et d'aides-cliirurgiens, selon le nombre de bâtiments de guerre et l'effectif de l'équipage. Chaque équipage a une infirmerie de 10 à 20 lits, où sont soignés, pendant quelques jours, les malades atteints de maladies légères, et qui sert, en même temps, d'ambulance. Le médecin-major de l'équipage, outre les soins à donner aux malades ambulants ou stationnaires à l'infirmerie, doit : 1° faire tous les huit jours, ou même plus souvent en cas d'épidémie, l'inspection sanitaire de tous les hommes de l'équipage; 2° traiter à domicile les familles des matelots de son équipage, et en cas de maladies graves ou contagieuses, les envoyer à l'hôpital ; 5° visiter à domicile, sur la proposition du commandant, les officiers qui se disent malades ; 4" vacciner les enfants et revacciner les hommes de l'équipage ; 5" surveiller toute l'hygiène de l'équipage, savoir : le casernement, les provisions, l'influence sur la santé des hommes des travaux du service , de la gymnastique , etc. ; 6° examiner les hommes destinés à aller en mer ; 1" tenir les registres du mouvement des malades, et présenter, en temps et lieu, les comptes-rendus de statistique médicale, etc.
Du service à la mer. Le service de santé à la mer est dirigé comme suit : dans une escadre sous les ordres d'un amiral, par un médecin principal ; dans une division navale , par un des médecins-majors ; sur tout autre bâtiment , comportant la présence d'un médecin, par un médecin-major, ou par un médecin aide-major, selon l'effectif du bâtiment. Le service de santé sur les bâtiments d'un effectif au-dessus de 50 hommes, au cabotage, est rempli par un aide-chirurgien. Après le débarquement, le médecin du bâtiment doit rendre compte, conformément aux règles en vigueur, du mouvement des malades pendant l'embarquement, des dépenses des médicaments, et présenter en même temps, au médecin inspecteur du port, son journal médical. Tout le personnel médical, après la campagne, est distribué, par ordre du médecin inspecteur, dans les hôpitaux ou lazarets des équipages, jusqu'au prochain embarquement.
2. Le service des hôpitaux de la marine. Les hôpitaux de la marine présentent des établissements destinés au traitement gratuit des marins et de leurs familles, résidant au port, ainsi que des soldats de l'armée et de leurs familles. Dans les ports, comme à Cronstadt et Vladivostock, en Sibérie, où il n'y a pas d'autres hôpitaux, les militaires et les civils sont soignés dans les hôpitaux de la marine d'après un tarif fixé par l'autorité supérieure. Le médecin en chef est le directeur de l'hôpital, sous tous les rapports. Le bureau de l'hôpital, sous la présidence du médecin en chef, est composé : de l 'aide-médecin en chef, de l'intendant, de l 'aide-intendant (deux officiers militaires) et de deux médecins-majoi^s choisis parmi les médecins-majors résidents de l'hôpital. Le bureau est divisé en deux sections : a. la section médicale; h. la section administrative.
a. La section médicale, sous la direction du médecin en chef, est chargée de tout ce qui a rapport aux questions médicales et pharmaceutiques.
h. La section administrative, dirigée par l'intendant de l'hôpital, est chargée de tout ce qui se rapporte à l'entretien de l'hôpital. Le conseil formé de ces deux sections discute et décide toutes les questions relatives au mode d'approvisionnement de l'hôpital, selon les exigences locales. Ces questions sont décidées à la majorité des voix ; en cas d'égalité, la voix du président décide. Les questions pharmaceutiques sont disculées avec le concours du pliarmacien de l'hôpital. Les services de chirurgie, de médecine, de maladies syphi-
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litiquGs, la section des femmes, et autres sections des malades de l'hôpital, sont répartis par le médecin en chef, parmi les médecins-majors de l'hôpital, qui sont responsables du traitement des malades. Un certain nombre de médecins aides-majors leur sont attachés en qualité d'assistants. Ceux d'entre ces derniers qui ont acquis de l'expérience peuvent être chargés du traitement des malades, sous leur propre responsabilité. Le service médical auxiliaire est fait dans les hôpitaux par les officiers de santé et les aides-chirurgiens, et dans les salles des femmes, par les femmes aides-chirurgiens. Les sages-femmes sont attachées aux maternités, destinées aux accouchements des femmes des marins. Pour le service dans les salles de malades des hôpitaux, un certain nombre d'infirmiers leur sont attachés ; ils sont pris parmi les hommes des équipages, qui pour cause d'in/îrmités légères sont incapables d'un service actif, tandis que pour le service intérieur, comme cuisiniers, boulangers, concierges, porteurs d'ean , cochers, etc., les hôpitaux louent le personnel.
Les sœurs de charité sont admises dans les hôpitaux de la marine, pour soigner les malades et surveiller le service intérieur, mais jusqu'à présent il n'y en a, malheureusement, qu'à l'hôpital de Saint-Pétersbourg, à cause du nombre restreint de sœurs à l'ordre de l'érection de la croix, qui les fournit aux hôpitaux militaires.
Les règlements des hôpitaux de la marine fixent les droits et les devoirs de toute l'administration et de tout le personnel des hôpitaux, ainsi que les comptabilités médicales et pharmaceutiques et les comptes rendus du service intérieur, que l'administration présente, à termes fixes, au directeur général de santé, et au commandant en chef du port, qui est le curateur de l'hôpital. Pour la clinique médicale le médecin de la section rédige pour chaque individu l'histoire détaillée de sa maladie jour par jour; ce document sert de base pour les comptes rendus mensuels et annuels.
C. Du personnel, a. Médecins aides-majors, b. Médecins-majors. Les médecins de la marine, comme les médecins du service de l'Etat en général, ont le rang civil, et le médecin aide-major, après quatre années de service, adroit au grade d'Assesseur de collège, correspondant au grade de major de l'armée; après trois ans de service, il peut parvenir au grade de Conseiller de cour, correspondant au grade de lieutenant-colonel de l'armée. L'avancement au delà de ce rang n'est admis que pour le médecin-major. Parmi les candidats pour l'emploi de médecin-major, on choisit, outre l'ancienneté de service, d'après les capacités et le mérite. Les médecins-majors peuvent avancer jusqu'au grade de Conseiller de collège, correspondant au grade de colonel de l'armée. Les médecins de la marine, quoique ayant les rangs civils, portent l'uniforme militaire et profitent des droits et des privilèges correspondant à leur grade dans la hiérarchie militaire. Les médecins inspecteurs, les médecins en chef et les médecins principaux des escadres peuvent parvenir au grade de Conseiller d'État actuel, correspondant au grade de général-major de l'armée.
c. Officiers de santé, d. Aides-chirurgiens. Les aides-chirurgiens sont désignés pour le service médical auxiliaire dans les établissements de santé de la marine. Ils reçoivent l'instruction dans les écoles d'aides-chirurgiens attachées aux hôpitaux de la marine. A ces écoles sont admis des élèves de l'âge de 12 à 16 ans. L'enseignement s'y fait par les médecins des hôpitaux. Les élèves sont logés, nourris et habillés aux frais du gouvernement. La durée du cours est de trois ans. L'enseignement se fait d'après le programme suivant : Religion. —
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Grammaire et syntaxe russes. — Géographie et histoire de la Russie. — Arithmétique; fractions ordinaires et décimales ; proportions. — Latin : la connaissance des termes latins employés dans la médecine et dans la pharmacie ; nomenclature des maladies et des remèdes. — Éléments d'anatomie descriptive. — Eléments de pathologie chirurgicale. — Secours à donner dans les cas de maladie subite. — Premiers éléments d'anatomie pathologique. — Premiers éléments de pharmacie extemporanée. — Connaissance des règlements en vigueur pour la comptabilité médicale et pharmaceutique dans les hôpitaux, ambulances , et dans les infirmeries des bâtiments de guerre. — La pratique de l'assistance médicale dans les salles des malades. Les élèves sont soumis à un examen, après quoi ils sont admis au grade d'aide-chirurgien. Ils sont obligés de rester au service pendant dix ans. Leur grade dans la hiérarchie correspond au grade de sous-officier de l'armée. Après 10 ans de service, les aides-chirurgiens ont le droit d'obtenir le grade d'officier de santé , après avoir subi un second examen devant une commission de médecins, nommée par le médecin inspecteur. Dans l'emploi d'officier de santé ils peuvent être promus au grade correspondant à celui de sous-lieutenant de l'armée.
e. Pharmaciens. L'emploi de pharmacien des hôpitaux de la marine ne peut être donné qu'aux personnes ayant un diplôme universitaire de pharmacien.
f. Les femmes aides-chirurgiens remplissent le service médical auxiliaire dans les salles des femmes des hôpitaux de la marine. Ce sont des sages-femmes qui, outre les cours dans des écoles de sages-femmes, ont encore suivi celui des maladies syphilitiques des femmes et des enfants, qui se ûiit tous les ans à l'hôpital Kalinkine pour les femmes syphilitiques. En service elles jouissent de toutes les prérogatives que donne le titre d'officier de santé.
Nous n'avons pu nous procurer que des renseignements très-incomplets sur le service de santé naval de l'empire allemand et du royaume d'Italie.
Service de santé de la marine I. R. allemande. Le personnel comprenait en 1874 : 1 médecin général de la marine attaché à l'amirauté; solde, 10,560 ir. ; 5 médecins en chef d'état-major (6660 et 5180 fr.), dont 4 sont attachés aux divisions de matelots et des chantiers, et un embarqué sur une frégate cuirassée.
16 médecins-majors, à 4070 et 5404 fr., dont 6 à terre et 10 à la mer.
28 aides-médecins, à 1702 et 1480 fr., dont 15 à terre et 15 à la mer.
Ces officiers, jusqu'au grade de médecin général, touchent des suppléments pour ancienneté de service, qui peuvent aller jusqu'à 2220 fr. par an, et qui sont continués à ceux d'entre eux qui passent dans l'armée ou sont nommés à un emploi civil, après avoir servi au moins 12 ans dans la marine.
Ils touchent, en outre, les suppléments à la mer accordés aux officiers embarqués [Revue maritime et coloniale, 1874).
Corps de santé de la marine italienne. D'après l'ordonnance royale du 2 août 1872, la solde du corps de santé de la marine militaire est établie comme suit :
Médecin inspecteur ." . 9,000 fr.
médecins directeurs, chefs de départements. 7,000
.,.j . . . ( 1" tarif 5,200
Médecins de vaisseau. . | ^, ^^^.^ ^ g^^
„ ,. . j c ■ . ( 1" classe .... 3,000
Médecins de frégate . . \ ^^. ^^^^^^ g, 700
„., . , .. 1 l"classe .... 1,900
Médecins de corvette. . j ^c liasse .... 1,800
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Les médecins de vaisseau, après cinq ans à la solde de 5200 fr., ont droit à une première augmentation égale au cinquième de celte paye, et après cinq autres années à une seconde augmentation qui leur fera atteindre la solde du grade supérieur.
Les médecins de frégate et de corvette ont droit, pour chaque période quinquennale passée dans le grade, à une augmentation égale au cinquième des appointements attribués à la première classe du grade, sans que la limite des appointements du grade immédiatement supérieur soit dépassée. L'augmentation de la solde cesse avec la promotion au grade supérieur.
Les suppléments à la mer, les indemnités de résidence et autres avantages, ainsi que les indemnités pour transports, sont les mêmes que pour les officiers de l'élat-major général de la marine royale, et selon l'assimilation respective ou grade militaire.
En vertu du décret royal du 29 juin 1875, le corps de santé de la marine, constitué par décret du 9 juin 1863, a été déclaré corps militaire; il a acquis des droits et des devoirs égaux à ceux décrétés pour les officiers de vaisseau du grade correspondant, dans le règlement disciplinaire publié par le décret royal du 2 mars 1865 et modifié par celui du 5 mai 1868.
Le tableau suivant indique la correspondance effective des grades du corps de santé avec ceux des officiers de vaisseau,
GRADES DANS LE CORPS DE SANTÉ. GRADES DANS l'ÉTAT- MAJOR,
Méilecin inspetteuv Contre- amiral.
Médecin directeur, chef de département. Capitaine de vaisseau de 1" et 2" classe.
,,,,., . ( 1" tarif . . . Capitaine de frégate de !'• classe.
Médecins de vaisseau. • q. , ■<. ^ " o. i „
( 2° tarif ... — — 2' classe.
,,., . , /. . . l l'"classe. . . Lieutenant de vaisseau de Isolasse.
Médecins de frégate . . ^ ^^ classe. . . - - 2- classe.
Médecins de corvette.
'classe. . . Sous-lieutenant de vaisseau, classe ... — —
A. Le Roy de Méricourt et Bourel-Roncière,
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