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NELUMBO

les injections coagulantes ; le traitement des occlusions intestinales par l'entérotomie ; la démonstration des avantages de l'incision pratiquée au-dessus de l'arcade pubienne droite ; les modifications apportées à l'opération de la taille ; de fort remarquables leçons sur l'ovariotomie, etc., etc. De plus, Nélaton a laissé les ouvrages suivants :

I. Recherches sur l'affection tuberculeuse des os. Thèse doctor. Paris, 23 dcc. 1836,in-4'', n" 370; 50 pages et 2 pi. — II. Traité des tumeurs de la mamelle. Paris, 1839, in-4°. — III. Eléments de pathologie chirurgicale. Paris, 1844-1860, 5 vol. in-8° (le t. V a été publié par A. Jamain). — IV. De l'influence de la position dans les maladies chirurgicales. Thèse in-S", 1851. — V. Parallèle des divers modes opératoires dans le traitement de la cataracte. Thèse in-S», 1850. — VI. Rapport sur les progrès de la chirurgie en France, par MM. De- NONvauEEs, Nélaton, Velpeau, Félix Guïon, Léon Labbé. Paris, 18B7, in-S". A. C.

rVELlGAiV (John-Moore). Né à Clonmel, en Irlande, en juin 1815, prit ses degrés à Edimbourg, en 1856; pratiqua d'abord la médecine à Cork, puis à Dublin où il fut bientôt appelé au service de Jervis-street Hospital ; il fit là une clinique très-suivie. En même temps, il était nommé professeur de matière médicale à l'École de médecine de Dublin. Neligan avait, dès 1843, publié la première édition des Médicaments, qui devait obtenir un si brillant succès, et il s'était, en outre, fait connaître par une foule de travaux insérés dans le Dublin Journ. of med. Se. et le Edinb. Med. Journ. En 1848, il avait été clioisi par Graves pour publier la seconde édition de la clinique de l'illustre professseur. Enfin, de 1849 à 1861, il dirigea avec beaucoup de zèle et d'habileté le Dublin quart. Journ. Cet éminent et laborieux praticien succomba le 24 juillet 1863. Il était membre de King and Qneens Coll. of Physik de l'Académie d'Irlande, de la Société de Dublin, etc.

Parmi les nombreuses publications de Neligan, il faut citer quelques ouvrages sur les maladies de la peau, un atlas sur le même sujet, etc.

Nous citerons seulement de lui :

I. Medicines, their Uses and Mode of administration. Dublin, 1843, in-8°, cinq éditions successives. — II. The Diagnosis and Treatm. of Eruptive Diseases of the Scalp. Dublin, 1848, in-12. — III. Clinical Lectures on the Practice of Med , R. J. Graves édit. by J. M. Neligan. Dublin, 1848, in-8'>. — IV. A Practical Treatise on Diseases of tlie Skin. Dublin, 1852, in-S". — V. Atlas of Cutaneous Diseases containing nearly 100 Coloured Illustrai. Ibid., 1855, in-4°, pi. 16. E. Bgd.

IVELVMBIVIM. Voy. Neluwbo.

IKELUMBO. Genre de plantes, de la famille des Nymphaeacées, tribu des Nélumbées. Les fleurs en sont régulières et hermaphrodites. La portion inférieure de leur réceptacle a la forme d'un cône surbaissé qui porte le périantheet l'androcée. Le premier, semblable à celui de nos Nénuphars, se compose de quatre sépales inégaux, imbriqués, déçusses, et d'un nombre indéfini de pétales imbriqués, dissemblables, disposés suivant une spirale à tours très-rapprochés. Les étamines, insérées selon la même spire, sont aussi en nombre indéfini, formées chacune d'un filet libre et d'une anthère basifixe, iiitrorse, à deux loses linéaires, déhiscentes chacune par une fente longitudinale, surmontée d'un long prolongement presque claviforme du connectif. Au-dessus de l'androcée, le réceptacle floral se dilate en un grand cône renversé dont la base, tournée en haut, est creusée d'un nombre variable d'alvéoles à ouverture circulaire. On en compte de cinq à trente, et chacune d'elles renferme un petit carpelle non adhérent, formé d'un ovaire uniloculaire, surmonté d'un style court, à sommet

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capité, stigmatifèi'c, exsert. L'ovaire présente dans sa portion supérieure une gibbosité dorsale, et il possède un placenta qui, tout près de son sommet, donne insertion ordinairement à un ovule, descendant, anatrope, avec le micropyle dirigé en haut et en dedans. Le fruit est multiple, formé d'un nombre variable de carpelles logés dans les cavités du réceptacle devenu ligneux. Chacun d'eux a un péricarpe sec, indéhiscent ou incomplètement déhiscent, monosperme. La graine, suspendue, renferme sous ses téguments spongieux un gros embryon, sans albumen. Ses deux cotylédons forment par leur rapprochement une masse charnue au centre de laquelle se trouve une gemmule très-développée, à feuilles alternes, vertes, infléchies sur elles-mêmes dans leur portion supérieure. Les Nelumbo sont des herbes aquatiques, vivaces. Leur tige est un rhizome épais qui rampe dans la vase et qui porte des feuilles alternes, polymorphes : les unes, courtes et squamiformes, cachées sous l'eau contre la souche ; les autres, émergées, longuement pétiolées, peltées. Les fleurs sont portées chacune par un long pédoncule. On connaît deux espèces seulement de ce genre : l'une, américaine, à fleurs jaunes, le N. lutea; l'autre qui habite les eaux douces des régions tropicales et sous-tropicales de tout l'ancien monde, c'est le N. nucifera, dont les pétales sont blancs ou roses. Le premier a encore reçu les noms de ISelunibium luteitm W., N. pentaphjllum W (?), N. codophyllum Rafi.x. et iV. jamaicense DC. C'est une plante comestible ; les Indiens d'Amérique mangent sou embryon grillé et rôti. Ses rhizomes gorgés de fécule sont également comestibles. Quant au N. nucifera, il a reçu ce nom de Gaertner lui-même. C'est le Nelumbium speciosum \N., asiaticum Rich., indiciini ¥om., caspicwn et les Cyamus iSelumho Sm. et mysticus Salisb. C'est un des Lotus sacrés de l'Egypte et de l'Inde et le Tamarama des Indous. Linné le nommait Nyniphœa ISelmnbo. Il croissait autrefois dans le Nil et se trouve souvent ligure sur les anciens monuments de l'Egypte. On l'appelait Lis du Nil, Fève d'Egypte, du Pont, etc. Il se trouve encore dans l'Inde, en Chine, en Perse, en Arménie, sur les bords de la mer Caspienne, etc. Le contenu des graines, c'est-à-dire l'embryon, est comestible. Riche en fécule, il sert d'aliment dans l'Indo-Chine, surtout dans les temps de disette. On en faisait en Egypte un pain dont, à certaines époques, les prêtres n'avaient pas le droit de faire usage. On a vanté cet embryon comme analeptique, contre la diarrhée, le carreau, le marasme. Les Arabes en extraient, dit-on, une huile prescrite dans les cas de névroses, de tremblement musculaire. La souche est également féculente et comestible. On la mange willée sous les cendres. Elle passe pour adoucissante, diurétique. Coupée fraîche, die laisse échapper un suc visqueux, recommandé contre les vomissements et les diarrhées. Les pétales ont un parfum anisé et une légère astringence. A Java, on les emploie aux mêmes usages que les pétales des roses. On assure que le iV. micifera était employé comme médicament par Hippocrate (Ainslie, Mat. med. ind.. Il, 240). H. B.v.

TouRNEFORT. lustil. Rci herb., 261. — G>ert>-., De fruct. et semin., I, 75, t. 19. — Lamk, Dict. enc, IV, 455; lllustr., t. 463. ~ Poit., in Ann. Mus., XIII, 359, t. 29. — Correa, in Atm. Mus., XIY, 74, t. 8. — Rich., in Ann. Mus., XVII, 249, t. 9. — Salisb., Exol. Bot., I, 59, t. 31, 52. — JIér. et Del., Dict. Mal. méd., IV, 639. — Guib., Tr. des drog. simpL, éd. 6, III, 719. — Endl., Enchirid. bot., 462, 464, 465. — Lindl., FI. med., 19. — Rosenth., Sijn. pi. diaphor., 652. — Benth. et Hook. F., Gen. pi., I, 47, 965. — H. Bâillon, in Adansonia, X, 1, t. 5; Hist. des plantes, III, 77, 98, 101, fig. 74-81.

ivÉnATÉis. Voy. Champignok, p. 206 et 214.

88 NÉMATOÏDES.

I^'ÉIMATOIDES. Ces animaux, que l'on appelle aussi Nématodes {v«|y.a, fil; ùdo;, forme), constituent l'une des principales divisions du sous-embranchemenl des articulés que l'on réunit sous la dénomination commune de vers ; ils répondent plus particulièrement à ceux dont Blainville faisait son ordre des oxycéphalés, mais ils avaient été antérieurement distingués par Rudolphi sous le nom que nous employons ici et qui a été généralement adopté. Beaucoup d'entre eux sont parasites ; ils vivent soit dans le tube digestif, soit dans d'autres viscères, tels que le poumon ou d'autres encore ; mais il en est aussi qui restent libres et l'on en rencontre de tels dans la terre humide, dans les eaux douces et dans les eaux salées ; quelques-uns, comme certaines espèces d'anguillules, vivent aux dépens des végétaux.

Les Nématoïdes sont faciles à reconnaître par la forme allongée de leur corps, tantôt en fuseau très-étroit, tantôt en fil plus ou moins aminci, et leurs deux extrémités sont habituellement fines et aiguës et avoisinées de plus ou moins près, l'une par la bouche, l'autre paf l'anus. Ils n'ont pas d'appendices locomoteurs et leurs mouvements ne s'exécutent que par les contractions du corps dont la peau est élastique, rigidule et habituellement marquée d'un nombre trèsconsidérable de fines annelures ou stries circulaires. Leur canal intestinal est complet, mais sans circonvolutions, et on ne leur connaît pas d'organes spéciaux de respiration. Leur appareil circulatoire consiste en deux longs vaisseaux placés de chaque côté du corps, et ils ont une chaîne nerveuse à ganglions trèspeu développés située sur la ligne médio-infère. Leur organe mâle consiste en un long tube filiforme replié à l'intérieur, aboutissant à l'a'nus ou près de cet orifice et pourvu dans un grand nombre de cas d'un on deux pénis chitineux qui font plus ou moins saillie à l'extérieur. L'appareil génital femelle est formé d'un ou deux longs tubes filiformes également repliés dans le corps et qui viennent aboutir à une vulve située au-dessus de l'anus, à un point plus ou moins rapproché de la partie antérieure. Les œufs, dont le mode de formation a occupé plusieurs auteurs, sont ronds ou elliptiques ; ils éclosent quelquefois dans le corps de la femelle, d'autres fois, ils en sont expulsés avant leur maturité, et dans certains cas ils vivent au dehors, même ceux des nématoïdes parasites, et ils résistent à des conditions d'altération ou de putridité qui seraient tatales pour des germes différents de ceux-là, ce qui explique le mode de propagation de certaines espèces de nématoïdes. Les jeunes ne subissent pas de métamorphoses ; il faut cependant faire exception pour ceux des gordius, nématoïdes qui s'introduisent souvent dans le corps des insectes et dont la forme est d'abord assez différente de ce qu'elle sera plus tard.

Les Nématoïdes, plus particulièrement ceux qui vivent à l'intérieur des animaux, sont très-variés en espèces, et l'on en a fait un assez grand nombre de genres. Dujardin les a, l'un des premiers, divisés en plusieurs catégories qui sont devenues autant de familles. Ces familles sont les suivantes :

1*^ Trichosomiens. Corps très-allongé, formé de deux parties distinctes, l'ime antérieure, l'autre postérieure ; bouche très-petite, ronde ; anus presque terminal ; spicule ou pénis simple, vaginé ; œufs prolongés en double goulot.

Genres Trlchosome, Thominx, Eucoleus, Calodium, Liniscus, Trickocephale.

2° FiLARiENs. Bouche ronde ou triangulaire, nue, munie de papilles, mais sans lobes saillants ; les mâles, pourvus de deux spicules inégaux.

Genres Filaire, Dispharage, Spiroptère, Prolepte.

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0° Strongyliens. Bouche ronde ou triangulaire, nue, iuerme; mâles à deux spicules inégaux.

Genres Eiicampte, Dicélis, Leptodère, Strongle, Pseudaîie.

4" ÂSCA.RIDIENS. Bouche inerme, mais entourée de deux ou trois lobes plus ou moins saillants ; mâles à un ou deux spicules.

Genres Oxyure, Ozolaime, Héligme, Ascaride.

5° Enopliens. Bouche armée d'une ou de plusieurs pièces distinctes (stylet ou mâchoires?).

Genres Dorylaime, Passaliire, Atractis, Enoplus, Oncholaime, Amblyure, Phanoglène, Enchilidie, Rhabditis, Angiiillule.

6° ScLÉROsioMiENS. Bouche grande, munie d'une armure pharyngienne inerme cornée en forme de capsule bivalve ou globuleuse d'une seule pièce.

Genres Cucidan, Sclérostome, Syngame, Angiostome, Slénode, Sténure.

1° DaCiMdiens. Bouche située obliquement ou latéralement, rapprochée de l'extrémité antérieure, mais non terminale.

Genres Dacnitis, Ophiostome, Dochmie, Rictulaire.

Dujardin ajoute comme appendice aux sept groupes précédents deux autres catégories de vers nématoïdes, dont la première comprend, outre un certain nombre d'autres genres, les Trichines, tandis que la seconde est formée par les Mermis et les Gordius ; mais les Trichines ne sont pas, comme on le croyait lorsque son livre a paru, dépourvus d'organes de reproduction, et les Mermis ainsi que les Gordius étaient alors regardés à tort, s'il faut en croire M. A. Schneider, comme ne possédant que des organes digestifs incomplets. Diverses remarques également postérieures à la publication de l'histoire naturelle des Helminthes de Dujardin ont d'autre part apporté quelques nouvelles modifications à la méthode alors adoptée par ce savant.

Nous reviendrons dans l'article Vers de ce Dictionnaire et dans d'autres articles spéciaux sur les caractères des différents groupes de Nématoïdes, ainsi que sur les espèces de cette classe qui sont parasites de l'homme ou vivent aux dépens de nos principaux animaux domestiques ainsi que de quelques animaux sauvages. Bornons-nous à rappeler pour le moment que la catégorie des vers dont il s'agit prend place, d'une part, entre les flèches ou sagittidés qui sont des animaux pélagiens, et les échinorhynques ou acanthocéphalés , d'autre part.

Le corps humain nourrit des vers nématoïdes assez nombreux en espèces et qui rentrent dans plusieurs des sept divisions dont nous avons donné plus haut rénumération. En voici la liste :

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