‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.64Chapitre 9 sur 45 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

KELA IVAREGARI. Rheede désigne sous ce nom une plante des Indes, à feuilles trifoliolées, à pétiole ailé, qu'on emploie dans le pays pour guérir la teigne. Sa racine est jaune, acre et aromatique ; on en fait une infusion, utilisée contre la fièvre qui accompagne parfois l'épilepsie.

Il est difficile, sur les caractères très-vagues indiqués par Rheede, de reconnaître les véritables affinités de la plante, que cet auteur croit pouvoir rapprocher de certaines Aurantiacées et particulièrement du Limonia ac.idissima. D'autres botanistes la rapportent à la famille des Capparidées.

Rheede. Hortus malabaricus, X, 43, t. XXII. — Mébat et de Lens. Dictionnaire de matière médicale, IV, 589. — L. de Jdssied. In Dictionnaire des sciences naturelles, 1825, XXXIV, 551. Pi.

KÉLATOX (AucnsTE). Né à Paris, le 18 juin 1807, de Alexandre-Pierre-François Nélaton, qui tenait une boutique de tapissier sur le boulevard des Filles-du- Calvaire, et de Marie-Louise Lauriau, ce chirurgien est mort dans la même ville, le 21 septembre 1875, à l'âge, par conséquent, de 66 ans. La réputation colossale dont a joui Nélaton est encore dans tous les souvenirs de la génération actuelle; ses amis, ses admirateurs les plus chauds n'ont vu là que la conséquence du talent; d'autres juges, moins enthousiastes, n'y ont entrevu que les caprices de cette bizarre déesse, appelée la Fortune, que des poëtes peu galants ont représentée chauve, aveugle, et debout, avec deux ailes aux pieds, l'un posé sur une roue, l'autre en l'air, il est de fait que ce chirurgien n'avait rien de ce qui constitue le génie, c'est-à-dire de cette inspiration créatrice qui marque son passage sur cette terre par des actions mémorables; mais la nature l'avait doué d'un grand bon sens, c'est-à-dire de cette qualité, plus [rare qu'on ne le pense, qui est la plus conforme à la nature des choses, la plus appropriée à nos besoins réels, la plus propre à nous guider vers la vérité, et qui a fait dire que « celui qui a un grand sens sait beaucoup. » M. Félix Guyon, qui a écrit l'éloge de Nélaton, et qui ne ménage pas, du reste, son admirationjpour le maître, a dessiné de ce dernier un portrait auquel nous empruntons quelques coups de crayon, et qui explique suffisamment le succès prodigieux du modèle :

« Dans le diagnostic comme dans le traitement, rien n'était improvisé, tout était longuement médité. Ses idées, comme ses résolutions, n'acquéraient leur entière maturité qu'après avoir été, sous toutes leurs faces, ^exposées à la lumière d'un jugement largement alimenté par une expérience que chaque jour voyait s'étendre.... Il avait le bon esprit de ne pas croire à l'inspiration et de n'en rien

Page 1