‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.65Chapitre 31 sur 90 · NONETTE · texte numérisé non relu

NONETTE

tant d'espèces et de variétés, dont un certain nombre doit être conservé et représenlé par des dénominations spéciales. Il n'y a qu'a consulter là-dessus l'excellent article Fièvres de ce Dictionnaire. Dans l'ordre anatomique, il est des altérations dont le nom ne signifierait rien, si, à côté de la disposition morbide, il ne plaçait la composition intérieure. Le mot composé hydrocèle est nécessaire pour désigner une tumeur qui contient de l'eau ; de même pour hématocèle. Le mot kyste n'est pas dans le même cas parce qu'il s'applique à une disposition déterminée qui n'implique aucun contenu, tandis qu'il n'y a pas d'hydrocèle sans collection aqueuse, ni d'hématocèle sans collection sanguine.

Pour la révision de la nomenclature, le paihonomisme de M. Piorry, qui est déjà entré pour une part dans la langue médicale moderne, pourrait offrir encore des ressources utiles, quelqu'imparfait et confus qu'il soit dans son ensemble. Mais il importerait essentiellement d'éviter les noms compliqués. 11 devrait toujours suffire d'avoir rendu par un nom un ou deux caractères saillants de la maladie et de renvoyer le reste aux épithètes ou à d'autres expressions complémentaires.

On trouvera peut-être que c'est traiter un peu sommairement cette partie finale du sujet. Mais les besoins de la nomenclature ne nous paraissent pas assez grands ni assez urgents pour que nous jugions utile d'y satisfaire en détail. Nous n'y avons d'ailleurs aucun goût ; et la tentation nous en viendrait-elle, que les essais de Salva et de M. Piorry nous avertiraient de ne pas y céder. Il est évident qu'il n'y a place aujourd'hui que pour des modifications partielles. Confusis vocabulis, omnia confundi necesse est, disait Salva en 1807. Rien de plus juste; mais pour éviter la confusion actuelle des mots, il faut prendre garde d'en préparer de plus graves, et il est hors de doute que, en ce moment de transition scientifique, où l'on peut dire que la « confusion » est souvent dans les choses, un remaniement complet de la nomenclature médicale, imprégné qu'il serait certainement de micrographie, d'histologie, de chimie, ne ferait qu'imposer à nos successeurs une besogne analogue. Quant aux nomenclatures plus anciennes, comme celles de Bebel, de Jonghe et des vieux lexiques, ce sont celles précisément dont on se plaint aujourd'hui. A. Dechambre.

I\01WATELIA (Aublet). Genre de plantes dicotylédones appartenant à la famille des Rubiacées et qui faisait autrefois partie des Psycothria. Les caractères sont les suivants :

Calice à cinq dents persistantes ; corolle tubuleuse infundibuliforme ; à cinq lobes; cinq étamines. Fruit drupacé, globuleux à cinq sillons, formé de cinq carpelles monospermes ; graines contenant un albumen corné. La seule espèce intéressante est le Nonatelia officinalis, Aubl., qui est le Psycothria invohœrata Swartz. C'est une plante de la Guyane, à feuilles ovales aiguës, glabres ; à stipules réunis en une gaîne à quatre dents ; portant sous chaque fleur un involucre à trois feuilles.

Les feuilles de cette espèce sont employées à Cayenne contre l'asthme ; aussi la plante y porte-t-elle le nom de Azier à l'asthme.

Bibliographie. — Aublet. Plantes de la Guyane, I, p. 182. — Lamare. Illustration des genres, pi. 155. — Jussieu. Gênera plant., p. 205. — De Candolle. Prodromus, IV, 466.

Pl.

RioixirrTE (Eaux minérales de) , athermales , bicarbonatées calciques et ferrugineuses, carboniques. Dans le département du Puy-de-Dôme, dans l'ar-

NONYLENE. 345

rondissement d'Issoire, à 10 kilomètres de cette ville, près du hameau d'Entraigues, sur la pente septentrionale de la montagne de Nonette, sortent des travertins et des fissures du marbre des filets d'eau minérale entourés de calcaires incrustants de formes bizarres et variées. Cette eau claire et limpide n'a été soumise à aucun examen sérieux, elle laisse déposer en grande quantité un sédiment jaune plus ou moins rougeâtre qui, à la longue, forme les travertins dont nous avons parlé; les eaux de Nonette étant incrustantes, une industrie locale tire parti de cette propriété pour convertir en marbre de Nonette certains objets assez promptement pétrifiés sous cette eau qui les baigne sans cesse. Elle ne sert presque à aucun usage thérapeutique. A. R.

XOXXA-XAXCOUL. D'après les Lettres édifiantes, on donne ce nom à un arbre des Indes, dont le fruit, de la grosseur d'une noix, se mange confit comme nos cornichons.

Bibliographie. — Mérat et de Letss. Dictionnaire de matière médicale, IV, 637. Pl.

Koxxius. Voy. NcKNEz.

KON'tS ou THEOPH.1.XES. Ce médecin n'est connu que par un ouvrage de lui, trouvé par Jérémie Martius, médecin d'Augïbourg, dans la bibliotlièque de cette ville. Martius traduisit cet ouvrage du grec et le fit paraître en 15G8 ; mais à quelle époque a-t-il été écrit? Il est dédié à un Constantin, sur lequel les opinions des commentateurs varient et nous rejettent de 950 à 1075 !... Ce n'est pas tout, Nonus était-il bien véritablement son nom? Fabricius fait observer que ce mot indique seulement qu'il était le neuvième enfant de son père, et Freind nous apprend que des manuscrits de la bibliothèque de Vienne contiennent le livre en question qui est donné sous le nom de Théophanès seulement, tel serait donc son véritable nom ; c'est aussi l'avis de Sprengel.

L'ouvrage, dont nous parlons, compilation faite d'après Aetius, Alexandre de Tralles et Paul d'Egine, a eu deux éditions.

1° De omnium particularium morborum curatione, sic ut fehres quorjiie et tumores prœter naturam complectatur . Liber nunc primum in lumen editus, et summa diligentia conversus, etc., ab Hieronymo Martio. Argentorali, 1568, in-S". — 2° Theophanis Noni Epitome de curatione morborum, graece et latine, ope coda mss. recensuit notasque adjecit. Steph. Bernard, Golha et Arastclod., 1794-95, iu-S", 2 vol. (Cette seconde édition est de beaucoup la meilleure.)

E. Bgd. et L. ILn.

XOXYLEXE. C^*H'^ Elaène (Fremy), Pélargynène ou nomène (Cahours) ; hydrocarbure appartenant à la série dont la formule générale est G^"" H^™ ; il prend naissance en même temps que plusieurs de ses homologues, dans la distillation sèche des acides hydroléique et méta-oléique ; pour le purifier, on le chauffe pendant longtemps à 100°, puis on le distille à plusieurs reprises sur de la potasse caustique pour lui enlever de petites. quantités d'une huile empyreumatique qu'il retient toujours. (Fremy.) On l'obtient encore en traitant le chlorure de nomylepar une solution alcoolique de potasse (Polouze et Cahours); d'après M. AVurtz, on le trouve aussi parmi les produits de l'action du chlorure de zinc sur l'alcool amylique, en recueillant ce qui passe à 140"; enfin, le savon calcaire de l'huile de Yalosa menhaden (espèce de hareng), soumis à la distillation sèche, donne naissance à un produit goudronneux, qui purifié con-

34fi NOPAL.

tient un certain nombre d'hydrocarbures, parmi lesquels se trouve le nomylène; pour l'obtenir, il suffit de redistiller et de recueillir ce qui passe à 155" (Warren et Lsorer). Le nonylène s'unit directement au chlore et au brome, à la température ordinaire, pour former deux composés, le chlorure de nonylène C^^ H^' Cl^ et le bromure de nonylène C^* H^* Br- : le premier, découvert par M. Fremy, est un liquide huileux, plus dense que l'eau, d'une odeur agréable rappelant celle de l'anis; il brûle avec une flamme verte et fuligineuse. Le second, obtenu par M. Wurtz, est un liquide très-dense, non volatil, qui est vivement attaqué par une solution alcoolique de potasse ; avec formation ou bromure de potassium et d'un liquide brome renfermant probablement le composé C^* IV Br, mais qui ne présente pas un point d'ébuUilion fixe; il bout de 140" à 200" et au delà

(Wurtz). E. BURCKER.

]\OORT\VTK (Guillaume), médecin du dix-buitième siècle, exerçait l'art de guérir à Lcyde; il s'occupait spécialement d'accouchement. Voici ce qu'en dit Dézeimeris : « Il s'est fait connaître par ses recherches sur l'utérus humain en état de grossesse. Il avait eu occasion de disséquer le corps d'une femme morte dans le cinquième mois de sa grossesse; en ajoutant aux observations qu'il put faire le résultat de ses lectures sur le même sujet, et exposant le tout dans un style diffus, il y trouva la matière d'un volume m-A° de près de deux cent vingt pages. L'ouvrage d'Albinus, qui parut six ans plus tard, lui enleva les suffrages qu'il avait obtenus jusqu'alors. » Nous connaissons de lui :

I. Disput. de natiira humana. Leyde, 1735, in-4''. (Réimprimé avec une traduction que Nooi'twyk donna de l'ouvrage de Solano sur le pouls.) — II. Uleri humani gravidi anatome et hisioria. heyde, 1745, ia-4°, 4 pi. — III. Verhandeling ovcr eene beruchle proefneemung, de vereenigung van de vaten der baarmoder en de nagehoorle, van W. ISoortwyk... par A. van Soling-en. In Verkandel. van het Genootsch. te Vlissingen. Deel 9, Bl. 592, 1782.

IVOOTKAS (les). Voy. Britanniques (Possessions), p. 646.

l\'OPAL. Opuntia, Tournefort. Genre de plantes dicotylédones, appartenant à la famille des Cactées. Établi par Tournefort , réuni par Linné au grand genre Cactus, ce groupe a été séparé de nouveau par les botanistes modernes. Il est caractérisé par ses nombreux sépales supères, se confondant peu à peu avec les pétales placés sur deux séries : ses étamines nombreuses, généralement irritables , plus courtes que les pétales ; son ovaire infère, à style cylindrique portant plusieurs stigmates. Le fruit est une baie ovale largement ombiliquée au sommet, tuberculeuse et souvent munie de faisceaux d'épines. Les graines sont nombreuses, placées au milieu de la pulpe, contenant un embryon presque en spirale, sans albumen.

Les Nopals sont de petits arbrisseaux à port très-varié, tantôt cylindracés, plus souvent aplatis, et formés d'articulations eu forme de raquettes, placées bout à bout. C'est le cas de l'espèce la plus intéressante, ïOpuntia Ficus indica Haw., vulgairement nommée Figuier d'Inde, Raquette ou Cardasse, dont les articles sont ovales-oblongs, obtus, parsemés de touffes d'aiguillons piliformes, fragiles et vulnérants. Les fleurs solitaires sont de couleur jaune ; les fruits ont une couleur rouge-foncée et renferment une pulpe rouge, succulente, douceâtre ; on les mange en prenant la précaution d'enlever les touffes de petites épines, qui sont à la surface. La couleur l'ouge de la pulpe se communique à l'urine, qui devient comme du sansr.

NO-RESTRàLNT. 547

Cette espèce croît spontanément dans l'Amérique méridionale ; elle s'est naturalisée en Afrique sur les côtes de la Barbaiie.

Une espèce très-voisine, que beaucoup d'auteurs réunissent à la précédente est VOpuntia vulgaris, Miller. C'est une plante rameuse, diffuse, couchée ou ascendante, à articles ovales, parsemés de faisceaux d'épines très-lines, qui provient également de l'Amérique méridionale, mais qui est depuis longtemps naturalisée dans l'Europe méridionale et jusque dans le Valais.

Les parties charnues des espèces précédentes sont regardées comme rafraîchissantes.

Enfin, une espèce intéressante par les insectes qu'elle porte est VOpuntia cochenillifera, Miller, qui est originaire du Mexique. Elle rappelle beaucoup l'Opuntia Ficus indica, Haw, dont elle se distingue par ses articulations oldongues, épaisses, presque dépourvues d'aiguillons ; par ses fleurs plus petites, d'un rouge de sang, dont les étaraines sont plus longues que les pétales.

C'est sur cette espèce qu'on élève les Cochenilles.

Bibliographie. — Badhin. Bistoria plantarum, I, p. 154. — Tocrnefort. Inslitutiones, 239. — LiNXÉ. Species, 670. — Lamarck. Diclionnaire Enajclopédie, I, 542. — De G\>dolle : Prodromus, lll, 475. — Lemaout et Decaisnë. Traité général de botanique, 282.

XOPiS. Voy. Araignées.

\'ORDBL.%.D (Carl) , médecin suédois distingué , naquit à Gefle dans le Gestrikland le 15 septembre 1778. Fils de médecin, il commença ses études médicales à Upsala en 1795, les continua ensuite à Stockholm et se fît recevoir docteur à Lund en 1800. Il alla s'établir ensuite à Sôderliamn, dans le Hel.^^ingland, où il devint médecin provincial, et plus tard professeur de médecine. Il quitta Sôderhamu en 1850 pour s'établira Geflc, où il mourut une dizaine d'années après. Nordblad avait obtenu, en 1815, la médaille de vaccination en argent et la décoration de chevalier de l'ordre de Wasa en 1822; il était membre de plusieurs sociétés savantes. Il a publié :

I. Biss. inaug. de morbosis pancreatis affectionibus. Liindae, 1799, in-4°. — II. Sundhctslœrabok for menige man, etc. Stockholm, 1827, in-8°. Aat. édit. Ibid. 1850, in-8° ; 1835, in-S";

1840, in-8°. — m. Embettsberàttelse for iSVl och 1815, 1814, 1815 1826. In Sv. Lâk.

Sâllsk. Handl. Bd. I-XII, 1814-1833. — IV. En hândehe afspetâlska ar 1816. Ibid. Bd. III, p. 58, 181G. — V. Morbus ilcm afcircumflexio coll. Ibid. VA. VIII, p. 19G, 1822. — Vi. Lcpra nedosa, Belladonnarergiflung ; Blausàure. Ibid. Bd. IX. p. 74, 1823. — VII. Obdiictionsberâltelse. Ibid. Bd. X, p. 175, 1825. — VIII. Om Koppfarsoten i Helsingland. In Sv, Lâk. Sâllsk. Arsberàtt, p. 58, 1825. — IX. Beskripnng pu ett fosler af en mârkvârdig missbildniny. In Kgl. Vet. Acad. Handl. (t. XXXIX), H. 2, p. 2j4, 1818, fig. — X. Korrt anvisning ait igenkânna den asatiska choleran och ail, innan lâkare bilrâde kan erhallas, behandla dem, som deraf angripas. Gelfe, 1835, in-4°; Tillàgg till anvisningen, etc. Ibid. 1853, in-S". — XI. Autres articles dans Sv. Lâk. Sâllsk. Arsberàtt. el Sv. Lâk. Sâllsk. Handlingar.

Page 1