L. Uy
Les auteurs précédents n'ont aucun rapport avec :
iVoël, membre de l'ancien colle'ge de l'Académie royale de chirurgie, et auteur de :
I. Chirurgie médicale ou de l'utilité de la théorie et de la pratique de l'art de guérir. Paris, 1789, 4 vol. in-S". — II. Précis sur la nature des maladies produites par le vice des humeurs lymphatiques, leurs différentes espèces et le traitement qui leur convient. Paris, 1779; 2 vol. in-8». L. Un.
i>!oël (Léon-Gislain). Jeune ophthalmologiste du plus bel avenir, né en 1845, mort récemment à Louvain, le 11 mai 1877. Il avait remplacé, en 1874, llairion dans la direction de la clinique ophthalmologique de l'hôpital civil de Louvain.
Mais avant d'entrer dans cette voie Noël avait déjà fait preuve des aptitudes les plus remarquables, en suppléant pendant un semestre le professeur de pathologie générale à l'Université catholique de Louvain, et en y donnant un cours complet de médecine opératoire. Outre la clinique des affections oculaires, il avait encore dans ses attributions la clinique des maladies cutanées et syphilitiques, et il montra une égale distinction dans toutes ces branches. Nous emprunterons les lignes suivantes à Eug. Hubert : « Une connaissance approfondie des sciences exactes auxquelles l'ophtlialmologie est redevable de ses découvertes et de sa précision; une rare clarté d'exposition, une exquise délicatesse demain, et, par-dessus tout, un grand sens pratique, faisaient de Noël un clinicien remarquable; le spécialiste, chez lui, était doublé d'un médecin complet... »
Noël a découvert un phénomène particulier, le pouls veineux, que présentent à la période de réveil plus de la moitié des sujets soumis à l'influence du chloroforme, fait dont l'explication n'a pas encore été donnée d'une manière satisfaisante, mais dont Boddaert a fait ressortir l'importance. « Le fait observé par Noël, dit-il, intéresse à la fois la physiologie pathologique, pour l'étude des troubles de la circulation veineuse ; la thérapeutique, pour la détermination de l'influence physiologique du chlorofoi'me ; la chirurgie, par les conséquences pratiques qui peuvent en dériver. »
Noël a publié quelques excellents mémoires :
I. Observations cliniques... In Annales d'ocuUstique, t. LXXII, p. 201, 1874. — II. Sur la myopie. ..In Bullet. de l'Acad. roy. de méd. de Belgique, 1875, n" 11, p. 1207. — III. Histoire thérapeutique de l'atropine dans l'ophthalmologie. In Journal des sciences médicales de Louvain, 1876, p. 99. — IV. Noël a en outre rédigé les chapitres relatifs aux affections oculaires dans V Abrégé de pathologie chirurgicale dn processeur Ilaan. L. Un.
I\(ELDECHE (Georg-Justus-Friedrich). Médecin allemand, naquit à Liickow, dans le Lunebourg, le 16 mars 1770. Il fit ses études à l'Université de Gottingue et s'y fit recevoir docteur en médecine et en chirurgie, en 1794. Il alla ensuite s'établir à Oldenbourg, où il exerça l'art de guérir avec succès pendant de
longues années. Il fut également membre de la Société des linguistes de Frnndort-sur-\e-Ue'm {Gelehr ter Sprachverein). Noeldecke a publié :
I. Diss. inaug. palhologlam phthiseos hepaticœ sistens. Gottingfe, 1794, gr. in-S». — II. Une traduclion : John AiiMSTnoNG. Die liunst immer gesuud zu seyn. Ein LeJirgedkht. Au!< dem Engl. mil Anmerkungen. Bremen, 1799, pet. in-4". — III. Une traduction : Galien. Sàm)n(liche Wcrke aus dem Griechischen ûbersclzt und mit Anmerkungen begleitet. Bd. I, Vom Nulzen der Theile des vienschliclien Kôrpers, erstes Buch. Oldenburg, 1805, gr. in- 8°. — l\ . Ueber tnedicinische P fuschereien au f dem Lande. In Beneken Philosoph in der Lûneburger Ileide. Bd. III, H. 2, n° 5, 1802. — V. Die Môglichkeit und Nothwendigkeil, die Medicin and Chirurgie in ihrer Erlernung und Ausïibung zu verhinden. In Hufeland'.t Journ. der Heilk., Bd. XXXII, p. 87, 1811. — VI. Autres écrits; voy. Kayser: Index librorum, t. IV, p. 245, 1854. L. H.v.
i\OLLE (IlEiNiu). Physicien et alchimiste allemand, vivait au commencement du seizième siècle. 11 enseigna la philosophie successivement au gymnase de Steinfurtet à l'Université de Giessen, puis devint pasteur à Darmstadt. Il s'occupa beaucoup d'histoire naturelle, de physique et d'alchimie, mais se montra, dans ses ouvrages, disciple fervent de Paracelse. Il a publié :
I. Verœ physices compendium novum. Steinfurt, 1G16, in-S". — II. Ars et per propriam indagaiionan et 2>t'r revelalionem aliquid discendi. Steinfurt, 1617. — III. Theoria philosophiœ hermeticœ. Ilanau, 1617, in-8°. — IV. Sanctiiarium naturœ, quod est physica /termetica. Fi'ancfort, 1619, in-S". — V. Via sapienliœ ti-ina. Steinfurt, 1620, in-8°. L. Hn.
COLLET (l'abbé Je.vn-Antoine). Physicien dont la célébrité mérite ici une mention, naquit le 19 novembre 1700 à Pimpié dans le diocèse de Noyon, de pauvres cultivateurs. 11 fit ses premières études aux collèges de Clermontet de Beauvais, puis alla étudier la philosophie et la théologie à Paris. Reçu licencié en théologie de la Faculté de Paris, il prit les fonctions de diacre du diocèse de ^^oyon. C'est alors que son amour pour les sciences put se donner libre carrière, et il s'appliqua surtout à l'étude de l'électricité, conjointement avec Dufay. Réaumur mit son laboratoire à sa disposition, et c'est là que IN'ollet lit ses expériences sur la conductibilité des corps pour l'électricité et sur divers autres phénomènes électriques; mais il ne fut pas très-heureux dans l'hypothèse qu'il émit touchant la nature du fluide électrique. L'énumération ci-dessous des principaux travaux publiés par NoUet fera voir que ce savant s'occupa non-seulement d'électricité, mais encore de diverses autres branches de sciences ; sa découverte des phénomènes delà diffusion mérite particulièrement d'être signalée.
En 1734, l'abbé NoUet fit un voyage scientifique à Londres, en compagnie de Dufay, de Duhamel et de Jussieu; il fut nommé membre de la Société royale des sciences de cette ville et donna plusieurs mémoires dans les PhUosophical Transactions, publiés par cette compagnie. En 1736, il visita la Hollande et s'y lia avec les principaux savants du pays. De retour à Paris, il y continua les leçons de physique qu'il avait inaugurées en 1735, et en 1758 obtint une chaire publique de physique expérimentale, créée exprès pour lui. En 1739, il succéda à Buffon dans son siège à l'Académie des sciences, fut associé à la savante compagnie en 1742, et, en 1758, remplaça Réaumur comme pensionnaire.
Nollet avait été appelé, en 1739, à la cour du roi de Sardaigne pour donner des leçons au duc de Savoie; il fut l'un des fondateurs de l'Université de Turin. En 1744, il donna des leçons de physique au Dauphin, puis, après un nouveau voyage en Italie (1749), obtint, en 1753, la chaire de physique expérimentale qui venait d'être créée au collège de Navarre; en 1757, il obtint le titre de maître de physique et d'histoire naturelle des enfants de France. Enfin, en 170J ,
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il fut chargé d'enseigner ces mêmes sciences aux élèves de l'école du génie de Mézières.
Nollei est mort le 24 avril J 770, à Paris, laissant la réputation non-seulement d'un grand savant, mais encore d'un homme de bien. Nous ne citerons de lui que les ouvrages suivants :
T. Programme on idée générale d'un cours de physique expérimentale. Paris, 1758, in- 12. — II. Leçons de physique expérimentale. Paris, 1743 et ann. sulv. 6 vol. in-12; 4° édit., ibid., 1754, G vol. in-12. — III. Essai sur Véleclricitc des corps. Paris, 1747, in-12. — IV. Réponse. .. à la critique de son essai sur l'électricité des corps. Paris, 1 749, in-12. — Y. Recherches sur les causes particulières des phénomènes électriques. Paris, 1749-1754, in-12. — VI. Lettres sur l'électricité. Paris, 1753-1760, 3 vol. in-12. — VII. Discours sur les dispositions et les qualités qu'il faut avoir pour faire du progrès dans l'étude de la physique expérimentale. Paris, 1753, in-4''. — VIII. L'Art des expériences, ou avis aux amateurs de physique sur le choix, la construction et l'usage des instruments, sur la préparation et remploi des drogues qui servent aux expériences. Paris, 1770. o vol. in-12, figures ; 3^ édit. ibid. 1784, 5 vol. in-12. — IX. New Experiments upon Ice. In Philosojihical Transactions, 1738. — X. On Exlracting Elcctricity from the Clouds. Ibid, 1752. — XI. Sur la vapeur qu'on aperçoit dans le récipient d'une machine pneumatique, lorsqu'on commence à raréfier l'air qu'il contient. In Mémoires de l'Acad. des sciences, 1740. — XII. De la machine pneumatique à raréfaction, etc. Ibid. 1740 et 1741. — Xlll. Mémoire dans lequel on examine, par voie d'expérience, quelles sont les forces et les directions d'tm ou de plusieurs fluides renfermés dans une même sphère, qu'on fait tourner sur son axe. Ibid. 1741. — XlV. Mémoire sur l'ouïe des j^oissons et sur la transmission des sons dans l'eau. IJiid. 1743. — XY. Conjecftires sur les caxises de l'électricité des corps. Ibid. 1745. — XVI. Observations sur quelques nouveaux j^hénomènes d'électricité. Ibid. 174G. — XVII. Erlaircissement sur plusieurs faits concernant l'électricité, en quatre mémoires. Ibid. 1747 et 1748. — XYIII. .\vec M. Morand: Expériences de l'électricité appliquée à des paralytiques. Ibid. 1749. — XIX. Examen d'un mémoire de (de M. Thibault) envoyé à l'Académie, dans lequel il s'agit deplusieurs faits concernant les baromètres. Ibid. 1751. — XX. Comparaison raisonnée des plus célèbres phénomènes de l'électricité, tendant à faire savoir que ceux qui nous sont connus jusqu'à présent peuvent se rapporter à un petit nombre de faits qui sont comme les sources de tous les autres. Ibid. 1751. — XXI. Examen de deux questions concernant l'électricité, pour servir de suite au mémoire intitulé : Comparaison raisonnée des plus célèbres phénomènes de l'électricité, etc. Ibid. 1755. — XXII. Sur la prétendue distinction des électricités en plus et en moins. Ibid. 1753. — XXIII. Suite du mémoire dans lequel Nollet a entrepris d'examiner si l'on est bien fondé à distinguer les électricités en plus et en moins, résineuse et vitrée, comme autant d'espèces différentes. Ibid. 1755. — XXIY. Sur la parhélie, Ibid 1755. — XXV. Nouvelles expériences faites avec les rayons solaires rassemblés tant par i-cflexion, tant par réfraction. Ibid. 1757. — XXYI. Nouvelles expériences d'électricité faites à l'occasion d'un ouvrage publié depuis peu en Angleterre, par M. Rob. Symmer. Ibid. 1761. — XXVII. Sur quelques phénomènes cités en faveur des électricités en pilus et en moins. Ibid. 1702. — XXYIII. Mémoire sur les effets du tonnerre, comparés à ceux de l'électricité, avec quelques considérations sur les moyens de se garantir des premiers. Ibid. 176i. — XXIX. Sur quelques nouveaux phénomènes d'hydrostatique : pompes pour élever l'eau a 55 pieds de hauteur. Ibid. 1766. — XXX. Expériences sur la poudre à canon employée en différents étals. Ibid. 1767. — XXXI. Machine j^our tailler les verres de lunette. In Machines approuvées par l'Acad. de Paris, t. VI, 1752. — XXXIL Chambre obscure de nouvelle construction. Ibid. 1752. L. Hn.
XOPlTSCn (Cari -DANiEL-EBEr.HARD -Friedrich). Médecin allemand, né à
Nordlingen,à la fin du siècle dernier, fit ses études à Erlangue et y prit son
de"^ré de docteur en médecine en 1825. Il s'établit tout d'abord à Nuremberg,
puis à Baunach, près de Glensdorf (Bavière), où il remplit les fonctions de
médecin légiste {Landsgerichtarzt). Nopitsch est mort le 21 février 1858,
laissant :
I. Diss. inaug. de phthisi ulcerosa pulmonum. Norimbergfe, 1825, gr. in-4°. — II. Chronologia et lilteratura medicince, sive Repertorium de medicinœ, chirurgice, pharmaciœ et cheniiœ historia ac litteratura, a rerum initia usque ad nostra fempora deductum. Fasc. I, Norimbergce, 1850, gr. in-4°. — III. Versuch einer Chronologie und Literatur, nebst einem
Système der Ululenliiekungen, in besonderer Beziehung auf das pliysiologische und pathologlsclie Yerhâllniss des blutes, sowic dessen Berucksichtigung ingericidlichen Fâllen. Nûriiberp, 1855 (1^52), gv. iu-8°. — IV. Reine Salpelerstiuregegen hef lige Zahnschmerzen von cartôsen Zâhueii. In Froriep^s Notiien, Bd. IX, p. 80, 18'24. L. Un.
KORiMjtKD (Claude-Joseph). Médeciu et antiquaire, né en 170.4, à Clairvauxlès-Vaux-Dain (Franclie-Gomté), mort le 25 novembre 1761, à l»ôle. 11 étudia la médecine à Montpellier et à Lyon, prit ses degrés à l'Université de Besançon, et s'établit à Dôle, oii il fut nommé, en 1726, médecin pensionné de la ville. En 1741, il devint médecin en chef de l'hôpital général. On connaît de lui :
I. De peslis Massiliensis conlagione et remcdiis. Vesuntioiie, 1122, in-8". — II. Analyse des eaux viinérales de Jouhe. Dôle, 1740, in-12. (Il les recommande contre les maladies de la peau et les obstructions.) — III. Disserlalioii historique cr/tigue sur l'antiquité de la ville de Dôle en Franche-Comlé ; avec un supplément. Dôle, 174(J, in-12. (Quoique la thèse qu'il y soutient ait (Hé démontrée fausse depuis, les Dolois ne l'accueillirent pas moins avec enthousiasme et décernèrent à l'auteur des lettres de bourgeoisie et une médaille en or.) — IV. Lettre à M. Atthalin pour servir à son apologie, 1749, in-12. — V. Observations sur les symjitômes particuliers des fièvres intermittentes qui régnent depuis quelques années dans la Franche-Comté. Besançon, 474'."), in-12. — VI. Qturstio medica a clarissima Diviontensium Academia j^-oposita : An dies critici de morbis iidem numéro sint in nostra regione ac ubi eos observaverat Hippocrates, et cvjusnam sit ponderis in praxi medica eorum consideratiu ? 1752, in-12. (le prix sur cette question fut décerné à Aymer; Normand, mécontent, lit imprimer son ouvrage et défia l'Académie de Dijon de publier l'ouvrage qu'elle avait coiu'oniié.) — VII. Lettre à M. Levachcr sur l'opération de la taille latérale. In Le Mercure, août I74I. — VIII. Lettre à M. Duvernois sur la nécessité de la puryalion dans la fièvre secondaire de la petite vérole, lu Journal .helvétique, décenib. 1742. — IX. Lettre au professeur Charles sur la maladie du bétail. ILid., février 1746. — X. Lettre à Levacher sur le frère Jacques Baulot, sur l'ancienneté de la pratique de la taille, et sur le tourniquet. In Le Mercure, août 1760. (Normand attribue l'invention du tourniquet à Morel, chirurgien de Besançon, qui s'en servit pour la première fois, en 1G36, pendant la guerre du comté de Bourgogne.) — XI. Normand a laissé en manuscrit : 1° un abrégé de la Pwlation du miracle de la sainte hostie de Saverney ; 2° deux traités en latin sur l'abus des anodins. L. Hn.
KOTHER. Savant moine allemand, surnommé le physicien; né en Rhétie, mort le 12 novembre 975. Il avait étudié particulièrement la médecine et, d'après la chronique de Saint-Gall, il fut très-versé dans les aphorismes, la matière médicale et les pronostics d'Hippocrate. On lui attribue plusieurs diagnostics merveilleux. Le duc Henri de Bavière lui avait envoyé pour l'éprouver de l'urine d'une femme de chambre, qu'il devait examiner comme étant de sa propre urine. Après examen, Notker s'écria : « Miraculum nunc et portentum Deus [acUirus est, quodquod nunquam est aiiditum, ut vir utero pareret. » En effet, le prétendu duc mit au monde, trente jours après, un garçon ; la femme de chambre avait perdu sa virginité. L'évêque Raminaldus souffrant un jour d'une hémorrhagie nasale opiniâtre, Notker, à la simple odeur du sang, pronostiqua que, trois jours après, l'évêque serait atteint de variole, et le fait se vérifia. Le savant moine fut même consulté par l'empereur Othon le Grand et par d'autres hauts personnages. Il exerça également la chirurgie. Quelque temps avant sa mort, il devint aveugle. Chose remarquable, dans les ouvrages du temps, on le trouve souvent désigné sous le titre de doctor et de medicus.
Notker était en outre peintre et calligraphe ; il décora de fresques l'église de son couvent et orna de miniatures plusieurs manuscrits. 11 a composé plusieurs poésies religieuses et même des pièces de musique (voy. Biogr. Didot, et Meyer- Ahrens, in Virchoiv's Archiv, Bd. XXIV, p. 468, 1862). L. Hn.
FIN DU TREIZIÈME VOLUME