Eau distillée 180 grammes
Sulilimé corrosif o centigrammes.
Laudanum liquide de Sydenham "20 gouttes.
(Collyre de Conradi. — Pour lotions.)
?^ Sous-acétate de plomb liquide 6 gouttes.
Eau de plantain 200 grammes.
Mucilsgc de gomme arabique 30 —
(On agite chaque fois avant de s'en servir. — En lotions ou dans une œillère.)
Il importe de se garder de l'emploi des collyres à base do plomb dans tous les cas où l'hyperémie conjonctivale est compliquée d'ulcères des cornées, les sels de plomb étant de nature à s'incruster, par une sorte de tatouage, dans ces ulcères, et à y produire des tacbes indélébiles.
Soit qu'on les emploie en instillations, en lotions ou au moyen d'une œillère, on ne demande à ces médicaments topiques que leur action astringente : il faut donc, pour en éviter l'aclion irritante, ne prescrire d'abord que les doses les plus légères, et en supprimer l'usage dès qu'ils augmentent la pbotopbobie et le larmoiement. Ils ne conviennent en général que dans les cas torpides ou chroniques.
La congestion active de la conjonctive et l'état de plénitude des vaisseaux qui en résulte, joints à l'instantanéité du contact des collyres employés en instilla-
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lions, sont un obstacle pour ainsi dire absolu à leur absorption, et en font des agents exclusivement excitants. Dans ces conditions, leur contact avec la muqueuse donne lieu à des douleurs parfois excessives et à des réactions violentes qui, si elles se répètent souvent, amènent ou aggravent Tinllammation; au contraire, les accidents des inflammations oculaires sont d'autant moins fréquents et moins sérieux que l'on met plus de réserve dans leur emploi ; l'usage des collyres irritants en instillations à la surface de l'œil doit donc être, dans une foule de cas, remplacé par des fomentations adoucissantes, sédatives ou astringentes sur les paupières (Ilairion, De l'abus des collyres irritants et des règles qui doivent en diriger l'emploi, in Annales d'OciUislique, 1878, t. LXXIX, p. 185).
Dansl'hyperémieconjonctivale irritative, l'usage des collyres irritants est absolument nuisible et dangereux. Ils doivent en être scrupuleusement bannis.
Quand, en vertu d'un processus spécial, qui se trouve le plus souvent inbérent au sujet sur lequel il s'exerce, des vaisseaux gagnent la cornée, ce qui est fréquent ; quand surtout ils aboutissent à un ulcère vasculaire, on applique, avec le plus grand avantage, de petits sélons à la région temporale ou mastoïdienne (Gritchett, loc. cit.). Ce sont des cordonnets de soie qu'on introduit, au moyen d'une large aiguille courbe et plate, sous un pont de peau de 1 à 2 centimètres, à un ou deux travers de doigt au-dessus de l'oreille, et qui, les deux bouts liés ensemble, se trouvent dissimulés parmi les cheveux qui garnissent cette région.
Ces moyens suffisent toujours dans les cas simples ; dans ceux qui se compliquent d'ulcères de la cornée, les applications adoucissantes, le repos absolu de l'œil, obtenu au moyen d'une légère compression, et un bon régime, sont les meilleurs moyens d'arriver à une prompte guérison. Dans ces cas, les excitants locaux, que l'on emploie encore si souvent, sont des moyens décidément mauvais. M. Gritchett fait une exception à cette règle [loc. cit., p. 35) ; c'est pour certains cas d'ulcères irritables, où l'attouchement très-léger de la surface de l'ulcère avec une fine pointe de crayon de nitrate d'argent détermine quelquefois une guérison rapide. Peut-être une pointe de feu, suivant le conseil de M. Martinache {Western Lancet, octobre 1875, n" 10, ei Annales d'Ocidistique, 1878, t. LXXVII, p. 21) et celui de M. Gayet {Annales d'Ocidistique, 1877, t. LXXX, p. 89, et Passerai, Contribution à l'étude delà caide'risation ignée de la cornée. Thèse, Paris, 1877), donnerait-elle de bons résultats.
Les instillations de collyres à l'atropine ont été beaucoup recommandées dans le but de calmer la sensibilité de la cornée, etc. Elles sont utiles, quand il y a menace de perforation centrale de cette membrane, pour appeler l'iris vers les parties périphériques et en sauver du prolapsus le plus possible; mais il ne faut pas oublier que l'atropine est susceptible, à elle seule, de donner naissance à de l'hyperémie conjonctivale : il faut donc être très-circonspect et très-sobre dans son emploi. L'ésérine trouverait son application dans les cas d'ulcère périphérique avec menace de perforation et de prolapsus iridien.
Il y a des malades qui souffrent chroniquemeut, et pendant de longues années, d'hyperémie irritative de la conjonctive. Ces cas sont presque toujours, quand ils ont résisté aux moyens de traitement ci-dessus, sous la dépendance d'un état constitutionnel, d'une constipation habituelle ou d'un régime diététique défavorable. Il faut interroger avec soin ces conditions, y remédier dans les limites du possible, et appeler à son aide les révulsifs intestinaux ou cutanés à action continue ou prolongée, etc., etc.
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Contrairement à ce qui est pour toutes les autres formes de Toplithalmie conjonctivale, les conditions atmosphériques jouent ici, dans la genèse de la maladie, un rôle très-effacé. L'alfection n'est pas tiansmissible par voie de contagion .
Résumé (lu traitement. État aigu : 1. Eau boratée, eau brune. — 2. Attouchement de l'angle externe des paupières avec le crayon de nitrate d'argent. — 3. Anesthésiques. — 4. Teinture d'iode morphinée. — 5. Bains au sublimé. — État chronique : I. Collyres légèrement astringents. — 2. Petits sétons à la tempe ou à la région nustoidienne, vésicatoires derrière les oreilles ou à la nuque. — 5. Soins diététiques.
14. II. Hjjpercmie conjonctivale catarrhale ou muqueuse. Les symptômes de cette liyperémie, qui affecte essentiellement la couche muqueuse ou sécrétante de la conjonctive, forment un contraste marqué, sous tous les rapports, avec ceux qui viennent d'être décrits. Elle donne également naissance à un groupe tout différent de complicalions. Il est évident qu'ici ce sont d'autres nerfs et d'autres vaisseaux sanguins qui sont intéressés, ceux qui président à l'action
de la surface séciétante plutôt qu'à sa nutrition. Dans les formes les plus simples de celte affection, dite communément « oplithalniie catarrhale », la rougeur de la surface conjonctivale est plus complète et plus uniforme, les vaisseaux capillaires sont plus injectés. Le réseau qu'ils constituent est situé dans la conjonctive; ils sont comparativement volumineux et tortueux, s'anastomosent largement entre eux, et Ion peut les faire mouvoir en comprimant les paupières avec le doigt ou en les tiraillant. Ces vaisseaux siègent dans le réseau conjonclival superficiel, qui provient des artères lacrymale et palpébrale, branches de l'artère ophtlialmique: leur disposition est caractéristique de l'iiyperémie conjonctivale catarrhale et de la conjonctivite puro-muqueuse, dont elle peut être considérée comme le premier degré {voy. fig. 1).
Les troubles fonctionnels et les désordres anatomiques diffèrent radicalement de ceux qui accompagnent la forme irritative. Dans cette dernière, le larmoiement, la photopliobie et l'occlusion des paupières, pouvant aller jusqu'au spasme, sont les symptômes principaux; dans l'autre, il y a absence marquée de photophobie et de larmoiement; le malade, à moins de complications, a les yeux tout grands ouverts. Là, il n'y avait aucune augmentation de la sécrétion muqueuse; ici, au contraire, il se manifeste un écoulement muqueux, dont l'abondance varie, et qui, le malin, fait agglutiner les paupières. Là encore, la muqueuse conjonctivale n'avait subi aucune altérrition dans sa texture ; ici, la conjonctive est plus ou moins tuméfiée. Dans l'état aigu et sous l'influence d'une pression vasculaire exagérée, du plasma sanguin s'épanche au milieu des éléments anatomiques de la muqueuse; il en résulte, principalement chez les sujets à fibre molle et à constitution lymphatique, une sorte d'œdème
Fia. 1.
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congestif portant d'ordinaire sur les papilles, dont la turgescence donne à la face interne des paupières une apparence veloutée; ces papilles turgescentes se remarquent surtout vers le bord interne des tarses, et en particulier vers les angles de l'œil et notamment sur la muqueuse qui tapisse le tarse supérieur ; elles donnent aux malades la sensation de gravier.
Dans l'état chronique, la rougeur est plus limitée; d'une manière générale, elle manque à la région du globe qui reste normalement exposée à l'action de l'air libre, c'est-à-dire dans l'intervalle limité par l'ouverture naturelle de l'écartemeiit palpébral. Selon toute vraisemblance, l'action de l'air contracte, fortifie les vaisseaux conjonctivaux, et aide au rétablissement de leur tonicité et de leur calibre; dans les parties, en effet, qui y sont soustraites, ainsi qu'il arrive dans toutes les congestions persistantes, les vaisseaux perdent, au bout d'un certain temps, la faculté de reprendre leur calibre primitif; ils restent dilatés à certaines places et rétrécis à d'autres. Une autre cause de cette immunité relative, c'est que ces parties ne sont pas soumises aux mêmes frottements tle la part des paupières, devenues rugueuses, et qu'elles échappent, dans une certaine mesure, à l'action des produits de sécrétion croupissant dans les culs-desac et dans les angles, dont ils enti-etiennent l'état morbide.
Ce sont ces parties, et spécialement les culs-de-sac palpébraux, qui jouent le rôle principal dans le tableau des hyperémies chroniques muqueuses de la conjonctive, à la période initiale. L'organe paraît sain, ou à peu prè?, la surface du globe découverte par l'écartement normal des paupières n'offre aucune vascularisation anormale, et la maladie échapperait souvent à l'attention, n'étaient la présence de quelques paquets muqueux dans les angles et une agglutination plus ou moins morquée des bords palpébraux au réveil. Mais vient-on à renverier les paupières en dehors, on voit que la réllexion conjonctivale, au lieu de constituer une simple gouttière, comme dans l'état sain, est boursouflée, inégale, rouge, qu'elle forme comme un bourrelet pouvant encadrer complètement le globe de l'œil quand la maladie occupe à la fois les culs-de-sac su])érieur et inférieur, et qu'un filet muqueux plus ou moins épais s'y trouve déposé ; en même temps, la vascularisation des bords libres, dans le district des glandes de Meibomius, est peu appréciable; il y a évidemment, et par des causes que nous avons indiquées plus haut, concentration de lu maladie dans les endroits formant cloaque.
Cette circonstance est extrêmement importante à connaître : dans les casernes, les communautés, les écoles, les crèches et écoles-gardiennes, où la maladie est si fréquemment à l'état endémique, beaucoup de sujets atteints échapperaient à la surveillance, si l'on se bornait à juger de l'étal de leurs yeux par leur seul aspect extérieur ; il faut renverser, dans toutes les visites générales, les paupières à tout le monde, si l'on ne veut laisser dans la bergerie des germes cachés qui, sous l'empire de la moindre cause susceptible de rendre purulente la sécrétion jusque-là muqueuse, en feront des agents de la contagion la plus active. La même attention doit se porter sur les convalescents ; ils n'ont cessé d'être un danger pour les autres que du jour oii les culs-de-sac ont repris leur état normal : c'est seulement alors aussi qu'ils sont à l'abri des récidives : de là la nécessité de guérisons bien radicales.
15. Etiologie. Toutes les causes que nous avons signalées comme susceptibles de produire l'hyperémie conjonctivale irritative peuvent engendrer la forme dont nous nous occupons ; mais la cause principale réside ici dans des
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conditions almosphériques spéciales, 'propres au développement ordinaire des affections dites catarrhales en général ; nous nous y étendrons davantage dans le chapitre traitant des stades suivants, de l'ophthalmie coiijonctivale moyenne et de la profonde. Les affections dont il s'agit se présentent très-fréquemment sous la forme épidémique.
16. Traitement. Dans la forme muqueuse de l'hyperémie conjonctivale, la conduite à tenir est toute différente de celle qui a été recommandée pour la forme irritative. Dans cette dernière, les collyres irritants sont décidément défavorables et même dangereux ; dans la forme dont nous nous occupons, au contraire, l'emploi eu est formellement indiqué dans l'immense majorité des cas.
Les substances qui forment la base de ce genre de topiques, lesquelles entrent aussi dans la composition des collyres les plus généralement employés, tels que l'acétate de plomb, le sulfate de zinc, le sulfate de cuivre, l'alun, le sous-borate de soude, le nitrate d'argent, le sublimé corrosif, etc., sont douées d'une double propriété : l'une, toute locale, irritante ou caustique, qui dépend de l'action mécnnico-chimique de la substance médicamenteuse sur les tissus vivants; l'autre, hyposthénisante, antiphlogistique, qui représente l'action modificatrice, résolutive, des auteurs. La première est immédiate et se produit au contact du topique avec la surface enflammée; l'autre est consécutive à son absorption. Quand, par exemple, à la surface d'une plaie enflammée, on jplace un gâteau de charpie trempé dans une solution légère d'une des substances susmentionnées, ou d'autres analogues, l'effet que le malade en ressent d'abord est une douleur plus ou moins vive et une aggravation des symptômes inflammatoires; mais bientôt ce premier effet cesse, la douleur diminue ou disparaît, et l'inflammation éprouve dans son ensemble un amendement plus ou moins marqué. Le premier effet, immédiat et irritant, est le résultat de l'action excitante du topique sur les tissus ; le second, consécutif et antiphlogistique, est dû à l'absorption du médicament, c'est-à-dire à son passage dans l'assimilation organique. Mais, quand l'absorption vient à être empêchée par une cause quelconque, par exemple, par l'intensité de l'inflammation ou le contact trop instantané du topique avec la surface enflammée, l'effet mécanico-clùmique ou irritant a lieu seul et l'inflammation s'aggrave (Hairion, loc. cit.).
Ceci explique pourquoi les instillations de collyres irritants sont si mal supportées dans l'hyperémie conjonctivale irritative et n'y sauraient être utiles; entraînés immédiatement par les larmes, ils n'ont le temps d'exercer que leur action primitive, irritante, et ne font pas bénéficier le malade de l'action hyposthénisante secondaire.
Dans l'hyperémie muqueuse, le contraire a lieu; l'état est relativement torpide; les malades ont les yeux grands ouverts; la maladie se révèle surtout par une vascularisation spéciale, la turgescence du tissu conjonctival et une sécrétion muqueuse plus ou moins abondante ; là les collyres irritants, s'ils sont bien choisis, bien dosés et convenablement appliqués, rendent des services immédiats. Tous ceux dont nous avons donné la formule plus haut conviennent dans les cas légers; dans les autres, il Y a lieu d'eu renforcer les doses. Mais il est un agent qui y jouit d'une propriété vraiment élective et qui est préférable à tous les autres. C'est le nitrate d'argent, à la dose de 5 à 20 centigrammes par 30 grammes de véhicule, qu'on applique en instillations dans l'œil, trois ou quatre fois par jour, après avoir pris soin de déterger la conjonctive, au moyen de petits carrés de linge fin, des matières muqueuses qui la
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recouvrent incessamment. Ces petits carrés de toile sont ensuite, par prudence, jetés au feu, à cause des impuretés, souvent contagieuses, dont ils sont imprégnés. Veut-on agir plus éncrgiqiiement sur la muqueuse palpébrale hyperlrophiée, on peut employer des solutions plus fortes, de 50 à 60 centigrammes par 30 grammes d'eau, qu'on étale sur elle avec un pinceau de blaireau, et dont on neutralise l'excès en passant, sur les parties qu'on vient de loucher un pinceau trempé dans de l'eau salée à s;ituration.
La conjonctive reste quelquefois marquée d'une façon indélébile (Solomon, Médical Times, 4 octobre 1851, p. 350), consécutivement à l'emploi trop prolongé du nitrate d'argent, remède dont abusent beaucoup les médecins à demi instruits qui, incapables de distinguer les cas dans lesquels il convient, ou trop peu soigneux pour l'appliquer eux-mêmes et eu surveiller les effets, le donnent à leurs malades en leur recommandant de s'en servir tous les jours, jusqu'à la guérison d'une inflammation de l'œil ou la disparition de quelque opacité de la cornée. Au bout de quelques semaines, la conjonctive revêt ime légère teinte d'ocie. Si la solution est forte et qu'on en use pendant des mois, la teinte est plus foncée, elle n'occupe plus seulement la conjonctive oculaire, mais s'étend à celle des paupières, surtout de l'inlérieure, où les collyres stagnent volontiers; elle est olive, sale ou même noirâtre, et donne lieu à une difformité permanente et très-apparente. On a recommandé, pour faire disparaître cette coloration, une solution de cyanure de potassium ou d'hypophospbite de soude, à la dose de 25 à 50 centigrammes par 50 grammes d'eau distillée, en instillations deux fois par jour (Streatfield, Ophthalmic Hospital Reports, 2* numéro, 1858).
Le nitrate d'argent peut parfois aussi se décomposer, de façon que son oxyde se précipite et s'incorpore dans une cicatrice de la cornée, où il produit une tâche noire, mais cela est rare.
Voici quelques rccetlçs d'autres collyres :
2f Sulfate do cuivre 5 à 10 centigrammes.
Eau ICO à ISO grammes
2f Extrait d'opium 10 centigrammes.
Sulfate de zinc 20 —
Eau de roses 30 grammes.
^ Sulfate de zinc 1 gramme.
Camphre pulvérisé ^ 50 centigrammes.
Eau 100 grammes.
On agite jusqu'à dissolution en aidant par la chaleur, et l'on filtre.
^ Sulfate de cadmium '20 centigrammes.
Teinture d'opium 5 grammes.
Eau distillée 5 —
En instillations.
Les collyres astringents agissent comme des excitants momentanés, en déterminant une exacerbation du travail inflammatoire, une pyogenèse, suivie de la production abondante de noyaux libres. Prosoroff {Archiv fiir Ophthalmologie , B. XI, Abth. 1, p. 142, 1865) a fait des expériences sur des lapins, au moyen d'instillations de collyres astringents à différents degrés de concentration, et il est arrivé aux conclusions suivantes :
i» Toutes les substances dites astringentes ont une action irritante sur la muqueuse des paupières, action proportionnée au degré de concentration de la solution.