pilier interne. — 2, pilier eilerno
h-. l-JZ»?v. — Pilier externe vu de face.
col du pilier externe correspondant, et, si Ion suppo-ail un second plan externe contigu au piemier, il en résulterait que le col du pilier interne serait entouré par une sorte de petit collier formé par les deux cols des deux piliers externes «ontigus. La tête du pilier interne surplomberait en dehors, celles des deux piliers externes surplomberaient en dedans.
L'extrémité inférieure du pilier interne se subdivise aussi d'après le même auteur en deux parties, l'une supérieure, arrondie, recourbée en anse, s'insère obliquement sur la membrane basilaire ; l'autre inférieure, grise, plissée, striée et semblable à une cellule d'où partent des fibrilles.
Nous devons dire que nos préparations, ne nous ayant jamais offert rien de semblable, nous permettent d'infirmer absolument la description de M. Gellé, quia dû avoir, sans aucun doute, des pièces mal conservées et sur lesquelles les éléments anatomiques étaient altérés.
p. Lame réticolée. On donne le nom de lame réticulée à une formation membraneuse très-complexe, et présentant un aspect tout particulier. Partant du sommet de l'arcade de Corti, elle s'étend en dehors et recouvre les piliers externes •et tous les éléments cellulaires qui leur sont adhérents. On peu se la repré-
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senter comme formant une plaque transparente sur laquelle on aperçoit deux sortes de figures régulièrement disposées ; les unes sont rondes et les* autres allongées.
Celles qui sont allongées représentent assez bien la forme de phalanges, et sont analogues à de petites plaques quadrilatères, élargies à leurs deux extrémités. Aussi leur a-t-on donné le nom de phalanges. Les figures arrondies représentent les ronds de Luwenberg. C'est de l'engrènement réciproque et régulier des phalanges et de leur réunion avec l'extrémité de l'apophyse pointue que résulte l'apparence toute particulière présentée par la lame réticulée. Noton> qu'au niveau des ronds apparaissent les extrémités ciliées des cellules de Gorti, D'après l'observation de Bœltclier et de llensen, ces cils sont disposés sur cette extrémité en forme de fer à cheval.
Voici comment se formerait la lame réticulée : les extrémités internes des phalanges s'intercalent entre les extrémités externes des apophyses pointues. Il en résulte à la partie interne de cette première ligne d'insertion une série d'espaces polygonaux limités en dedans par l'extrémité externe de la plaque du pilier interne, et en dehors par la base de la première phalange, des deux côtés par les bords latéraux des apophyses pointues. On trouverait en moyenne deux rangées de phalanges et trois rangées de ronds, en se dirigeant vers l'extrémité externe; mais, d'après Deiters et Gotlsteiii, on trouverait également en dedans de l'organe de Corti une rangée de phalanges et de ronds qui, se continuant avec un réliculum assez mal déterminé, recouvrirait les formations épithéliales du sillon spiral interne. Vers sa terminaison externe, la dernière rangée de phalanges n'est pas toujours nettement délimitée, et se perdrait dans un réticulum à dessins rectangulaires, pour se terminer par des lamelles et des filaments sur la partie externe de la lame basilaire. Ces lamelles et ces filaments serviraient de soutien aux cellules externes de Claudius.
Il résulte de toute cette description que, dans son ensemble, la lame réticulée ne serait pas toujours parallèle à la lame basilaire, et que, suivant un trajet ascendant en dedans des arcades de Corti, elle recouvrirait la face supérieure de ces arcades, et des amas cellulaires qui sont en dehors, pour venir rejoindre assez obliijuement la face supérieure de la lame striée.
y. Éi.ÉMEMS CELLULAIRES. 1" CcUiiIes basHaives. La base de chaque pilier sert de point d'attache à une cellule qui occupe toujours le côté du piher qui regarde l'intérieur de l'arcade. Ces cellules, qui sont très-délicates, ont des contours peu marqués, mais leur noyau est assez résistant. Elles paraissent envoyer deux prolongements, l'un dans l'intérieur de l'arcade, l'autre le long du pilier.
2"* Cellules du sommet. M. Luwenberg a décrit sous le nom de cellules du sommet des cellules cylindriques dont l'extrémité externe et supérieure s'appuie sur un arc de la crête supérieure et dont l'extrémité interne et inférieure se perd au milieu des éléments qui recouvrent en dedans les piliers internes. L'extrémité externe de ces cellules porte des cils rigides, ce qui les fait ressembler aux cellules de Corti, à côté desquelles on doit les ranger.
5'^ Cellules de Corti. Ces cellules s'étendent de la membrane basilaire à la lame réticulée dont elles forment les ronds de Lôwenberg. Leur corps est cylindrique ; l'extrémité inférieure se continue par un prolongement filiforme et se dirige obliquement en dedans vers la lame basilaire; leur extrémité libre ou supérieure occupe les ronds, et présente des cils disposés en forme de fer à
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cheval, ainsi que nous l'avons rappelé d'après Kolliker et Heusen. Il y a plusieurs rangées de cellules de Corti : trois chez l'homme, d'après Lowenberg et Waldeyer; quatre chez le chat et le chien. Sur nos préparations faites sur des animaux de ces espèces animales nous avons trouvé ce nombre de rangées. Les cellules de chaque rangée sont disposées de telle façon qu'elles forment une sorte de quinconce très-régulier, les cellules de la première rangée étant en présence de cellules de la troisième et celles de la seconde vis-à-vis de celles de la quatrième.
De plus, nous devons faire remarquer que sur des coupes radiales on n'aperçoit pas les cils appartenant aux cellules de Corti, alors que la membrane de Corti ou tectoria est restée exactement en place et en continuité directe avec les éléments épithéliaux de l'organe décrit |iar le même auteur. Sur des coupes perpendiculaires à la columcUe et sur lesquelles on a[)erçoit l'organe de Corti, la bandelette sillonnée, la membrane de Corti étant restée en place, au moins partiellement, on ne voit pas non plus les cils vibrafiles. A l'aide de coupes obliques permettant de voir l'organe de Corti obliquement et de voir sa continuation avec la membrane de Corti, on voit très-manifestement des prolongements multiples partir de la base des cellules ciliées et se continuer directement avec les fibrilles qui constituent la membrane de Corli elle-même. Enfin, sur une préparation radiale et sur laquelle la membrane de Corti est adhérente dans toute la partie qui correspond aux cellules du sommet et aux plaques qui forment la voûte de l'arcade, et oîi, au contraire, la partie externe est détachée des cellules épithéliales placées en dehors de cette même arcade, on voit trèsmanifeslenient quatre rangées de cellules ciliées, et chaque cellule a ses prolongements disposés en demi-lune, dont la convexité correspond à la demi-circonférence externe du corps de la cellule, mais les prolongements sont inégaux en longueur et paraissent rompus à des hauteurs différentes.
-i" Cellules de Deilers. Elles sont lusiformes et se terminent à leurs deux extrémités par un prolongement filiforme. Le fil supérieur s'insérant à la lace inférieure d'une phalange, le fil inférieur se confondrait, d'après Deiters, avec le prolongement d'une cellule de Corti.
Mais ^Valdeyer, qui a repris l'étude de cette question des éléments épithéliaux de l'organe de Corli. met en doute l'existence de ces cellules spéciales; il les considère comme des cellules ciliées, mutilées, qui auraient perdu leur partie ciliée et conservé le prolongement basilaire et le reste du corps de la cellule, de telle sorte qu'elles paraîtraient avoir deux prolongements. En effet, cet auteur considère les cellules de Corti ciliées comme constituées par la juxtaposition et la fusion de deux cellules, dont chacune a un double prolongement; l'une de ces cellules associées par les extrémités basilaires est adhérente à la membrane basilaire et dirige en haut son noyau et sa surface ciliée. La seconde s'enroule autour de la précédente, y adhère intimement. Son extrémité ciliée est dirigée en bas, tandis que son prolongement se dirige en haut et donne naissance aux formations phalangiennes décrites à l'occasion de la lame réticulée. Nous ne sommes pas en mesure d'assurer si les opinions de Waldeyer sont parfaitement fondées. Cependant, sur nos préparations, nous avons trouvé deux variétés de cellules en dehors de l'arcade de Corti, les unes cylindriques et à base supérieure ciliée, et d'autres interposées entre la rangée que forment les cellules précédentes et qui nous semblent fusiformes ou plutôt filiformes, car leur corps est petit et leurs deux prolongements opposés très-allongés, le supé-
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rieur, moins long que l'inférieur, se soudant à la formation connue sous le nom de formation phalangienne.
5" Cellules de Claudius. On donne ce nom à des cellules sphériques à noyau assez petit qui, s'entassant les unes sur les autres, forment deux bandes que l'on a de'crites comme siégeant, l'une en dedans de l'orgaue de Corti, l'autre en dehors de cet organe et des cellules de Deiters et de Corti. Mais leur forme et leur volume est différent suivant leur siège, de telle sorte que l'on doit étudier à part les deux variétés, l'une formée par les cellules internes situées en dedans de l'arcade, l'autre située en dehors de la même arcade.
a. Cellules internes de Claudius. La bande constituée par les cellules internes de Claudius ne présenterait un grand développement que pendant la vie fœtale. A ce moment il y aurait à ce niveau une accumulation de cellules arrondies, étayécs par un réticulum très-grêle. Ce serait sur cette bande que viendrait s'appliquer le prolongement interne de la lame réticulée décrit par Deiters ; mais chez l'adulte on ne trouve plus à cet endroit qu'un épithéliura pavimenteux qui s'élève progressivement et devient cylindrique lorsqu'il est au contact des piliers internes et entoure les ( ellules ciliées internes. Au-dessous de celle formation épithéliale interne existe une couche granuleuse formée de cellules rondes, traversée par les filets nerveux à leur émergence des orifices des canalicules nerveux.
b. Cellules externes de Claudius. Hensen les décrit sous le nom de cellules de soutien, comme formant un amas de cellules qui fait corps avec l'organe de Corti, et qui en dehors se continue insensiblement avec l'épithélium de la zone striée. Ces cellules petites et allongées en dedans, et rappelant des cellules cylindriques, sont sphériques plus en dehors. Elles deviennent aplaties à leur surface libre plus en dehors, et rappellent alors sur une coupe radiale la disposition d'un épithélium cubique; mais, vues parleur face supérieure, les cellules ont une base polygonale régulière avec un noyau très-visible et bien coloré. Lorsqu'elles sont multiples, elles aboutissent à une tige commune. Mais cette disposition ne se voit qu'au niveau de celles qui sont franchement cylindriques ot alors de celles qui sont dans le voisinage immédiat des cellules ciliées, et encore s'agit-il probablement dans ce cas d'une apparence due à l'obliquité plus ou moins grande de la surface de section.
En dehors, ce revêtement épithélial particulier, formé de cellules cubiques, que nous avons décrites, se prolonge sur le sillon spiral externe en conservant ses mêmes caractères morphologiques.
On ne doit pas croire que l'intérieur du tunnel recouvert par les arcades de Corti est vide d'éléments. Deiters a démontré qu'il y existait de grandes cellules dont deux entreraient en contact avec les cellules basilaires; elles seraient souteinies par un réseau de fibres qui partiraient de la base des piliers internes; enfin tout l'organe de Corti est traversé par des filaments nerveux que nous allons étudier.
c. Terminaisons nerveuses. Nous avons vu que les fibres nerveuses perdaient leur double contour au niveau du septum qui sépare le canal spiral de Rosenthal du canalicule nerveux; elles vont, à partir de ce point, former des fibres pâles qui, arrivées au niveau des orifices des canalicules nerveux, donnent naissance à deux sortes de fibrilles très-différentes par la direction de leur trajet. Les unes ont une direction radiaire, ce sont les fibrilles radiaires. Les autres ont un parcours spiral, ce sont les fibrilles spirales.
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1" Fibrilles radlaires. Parmi ces fibres pâles, les unes sont internes et les autres externes. Les unes et les autres traversent, à leur sortie du canalicule nerveux, une couche mince de petites cellules rondes que Waldeyer appelle couche granuleuse.
Les fibres internes présentent un assez gros calibre de 1 1/2 à 2 millièmes de millimètre, ce qui les rapproche du volume d'un cylindre-axe. Elles paraissent être en continuité directe avec les extrémités profondes des cellules ciliées internes.
Les fibres externes passent dans les interstices laissés libres par les piliers internes, traversent le tunnel de Corti et arrivent ainsi directement aux cellules ciliées externes (cellules de Corti) oii elles se perdent (W.ildeyer). Dans leur trajet à travers le tunnel de Corti, elles présentent l'apparence des cordes d'une harpe (Waldeyer). Elles sont plus fines que les fibres internes et offrent des expansions variqueuses sur leur pourtour. La nature nerveuse de ces fibrilles ne parait pas douteuse à Max Schultze et à Waldeyer, qui se fondent pour admettre cette nature sur ce fait que les gouttelettes siégeant au niveau des varicosités prennent une couleur brune par l'acide perosmique, et comme les fibrilles nerveuses que l'on trouve dans la région interne et dont on peut voir la continuation directe avec les fibres nerveuses contenues dans les canalicules présentent la même réaction et les mêmes caractères. Sur quelques-unes de nos préparations traitées par l'acide osmique, nous avons pu suivre les fibres internes et les fibres externes jusqu'à leur terminaison dans des cellules ciliées, de telle sorte que nous sommes en mesure de confirmer à cet égard la description de Waldeyer.
2" Fibrilles spirales. Max Schultze a décrit, dans l'intérieur de l'organe de Corti, des bandes fibreuses spirales, qu'il considère comme de nature nerveuse. De ces bandes, l'une est interne, l'autre externe. La bande interne est la moins volumineuse et correspond à la rangée des cellules ciliées internes.
La bande externe présente trois divisions qui correspondent également aux trois rangées de cellules ciliées entre lesquelles elles sont intercalées. Chez l'homme, ces faisceaux de fibres spirales se voient plus facilement que chez les animaux, ainsi que l'a fait remarquer Lôwenberg. Avec un faible grossissement, ces bandes spirales apparaissent comme un tissu finement granulé, analogue à celui de la névroglie. Avec un grossissement considérable, d'après Heusen, on y voit de très-petites varicosités irréguhères. Faut-il considérer les fibrilles qu constituent ces bandes spirales comme des fibrilles nerveuses ? Le fait est possible, mais il n'a en sa favew que certaines analogies avec ce qui se passe dans la rétine, analogies surtout très-manifestes pour la bande interne. On pourrait en effet rapprocher la disposition que présentent ces fibres spirales, par rapport à des éléments granuleux, de celle qui est observée dans la rétine au niveau de la couche granuleuse interne et de la couche intergranuleuse. En résumé, il n'y a de bien prouvé, comme terminaisons nerveuses, que l'existence des fibres radiaires.
Nerf auditif et ses principales branches de terminaison. Le tronc du nerf auditif naît par deux racines de la moelle allongée. L'une provient du noyau auditif central. Mais il est intéressant d'étudier plus en détail cette origine que les derniers.travaux de Meynert ont élucidée depuis quelques années d'une façon suffisante, tout en laissant un certain nombre de points à résoudre définitivement.
Lorsqu'on examine la moitié supérieure du plancher du quatrième ventricule.
104 OKElLLt; (ANAtoMii).
on trouve, en allant d'avant en arrière en dehors de Vemineniia teres, une dépression connue sous le nom de fosse cœrulea ou îocus cœndeus, puis plus bas et plus en arrière un espace de forme l'homboïdale signalé par Clarke et correspondant au noyau interne du nerf auditif. Au niveau de la partie moyenne de cet espace qui correspond à sa plus grande largeur, il est traversé par des stries médullaires transversales ou barbes de la plume, et à son côté interne il est limité par la terminaison de la saillie arrondie ou eminentia teres qui forme, d'après Strlling et Clarke, le noyau commun du facial et de la sixième paire et en tout cas le genou du facial. Dans le sillon qui forme la limite interne du noyju rhomboidal auditif et le sépare de Vemineniia teres, Engel et Bergmann ont signalé l'existence de stries médullaires ascendantes qui, partant de l'extrémilé interne des stries médullaires transversales, se dirigent en haut et en dehors et dépendent, d'après Meynert, des centres auditifs. Plus bas et au-dessous des stries médullaires transversales se prolonge la pointe inférieure du noyau rhomboidal qui est rejetée plus en dehors et donne naissance à une saillie arrorioie peu apparente, placée en dehors du noyau commun d'origine du pneumogastrique et de la portion accessoire du spinal. Telles sont les parties visibles sur le plancher du quatrième ventricule, reconnues par le plus grand nombre des anatomistes comme étant des dépendances immédiates des centies d'origine des nerfs auditifs et qui marquent extérieurement la zone où on lui trouve le plus grand nombre de ses centres d'origine et les tractus qui en partent.
Stieda avait assigné comme origine du nerf auditif deux noyaux, l'un situé
sur le plancher du quatrième ventricule et formé de petites masses granulaires,
c'est le noyau auditif central ou interne de cet auteur ; l'autre est situé dans le
pédoncule cérébelleux inlérieur et donne le noyau auditif externe ou plutôt
latéral de Stieda également signalé par Deiters.
Meynert décrit quatre amas de substance grise donnant naissance aux racines du nerf auditif, qui sont :
1» Le noyau interne du nerf auditif ou noyau de l'espace rhomboidal. Nous avons vu que ce noyau, étant situé dans la partie supérieure en dehors deleminentia teres, dans sa partie moyenne élargie, correspond aux stries médullaires transversales, et plus bas placé au côté externe de la région d'où proviennent le glosso-pharyngien, le pneumo-gastrique et le spinal accessoire. Dans ces amas de substance grise qui forment une partie du plancher du quatrième ventricule, on trouve un grand nombre de fibres nerveuses fines qui se dirigent du cervelet vers le raphé médian et des cellules nerveuses dont la longueur varie de 30 millièmes de millimètre à 45 millièmes de millimètre, et la largeur entre 12 à 15 millièmes de millimètre.
2" Le noyau externe ou latéral du nerf auditif est situé dans un espace trapézoïdal qui occupe la moitié interne du pédoncule cérébelleux inférieur. Il touche en dehors à la partie du pédoncule cérébelleux qui constitue le corps resiiibrme, et est circonscrit en dedans par un faisceau de fibres dépendant de la moitié interne du pédoncule qui le sépare du noyau interne. Il est formé presque exclusivement par de la substance grise et renferme un très-grand nombre de cellules nerveuses multipolaires allongées, ayant de 60 à 100 millièmes de millimètre de longueur et de 15 à 20 millièmes de millimètre de largeur.
3° Le noyau antérieur du nerf auditif situé plus en avant que le précédent est placé entre le tronc du nerf auditif qui le limite en dedans, et la partie
OREILLE (\NAiuMi,). 105
externe et antérieure du corps restiforme qui le circonscrit en dehors. Ce noyau sur une coupe transversale se présente sous une forme triangulaire allongée d'arrière en avant ayant 3 millimètres de largeur et 2 millimètres d'épaisseur. Cet amas de substance grise est formé de cellules nerveuses très-serrées, de forme vésiculaire, remarquables par le petit nombre et le peu de développement de leurs prolongements.
4" Le noyau constitué par les amas de cellules nerveuses situées dans l'épaisseur du ^rflca« /^rmc/yja/ Jm nerf auditif. Ces amas cellulaires sont assez importants au niveau de l'émergence du nerf, vers la protubérance annulaire, de telle sorte que le tronc nerveux y présente une augmentation de volume appréciable et ressemble à un corps ganglionnaire. Ces amas de cellules nerveuses se prolongent aussi dans la partie externe du tronc principal qui passe au côté externe du pédoncule cérébelleux inférieur. Ces cellules neiveuscs sont volumineuses, elles sont allongées et pourvues d'un grand nombre de prolongements qui les font ressembler à celles qui existent dans un noyau que nous avons signalé sous le nom de noyau antérieur. Nous n'avons pas à nous occuper des connexions qui unissent ces centres nerveux avec le cerveau et le cervelet. Cette étude appartient plutôt à la structure de la protubérance annulaire, bien que d'après Meyncrt quelques-unes des fibres concourent à former les racines principales du nerf auditif dont nous allons actuellement nous occuper. On décrit à ce nerf deux racines principales : l'une, antérieure, traverse d'arrière en avant le pont de Varole situé en dedans du pédoncule cérébelleux ; l'autre est la postérieure, elle contourne par des fibres les plus extérieures le pédoncule cérébelleux en dehors duquel elle passe et paraît formée en grande partie par les stries médullaires transversales, ou barbes de la plume des anatomistes français anciens.
La racine antérieure occupe un espace de 1 millimètre environ de dehors en dedans. Elle est limitée en dedans par la iMcine ascendante gélatineuse de la troisième paire et en dehors par le corps restiforme. Elle est constituée parla réunion de fibres qui proviennent des noyaux d'origine du même côté et du côté opposé, de telle sorte qu'on lui décrit les divisions suivantes :
a. Des fibres provenant du côté opposé situées à la partie interne de cette racine antérieure, et qui traversent le noyau auditif interne dont elles paraissent tirer leur origine ; mais elles proviennent en réalité de la moitié interne du pédoncule cérébelleux inférieur du côté opposé. Ces fibres forment en effet deux faisceaux eu égard au trajet qu'elles suivent ; l'un correspond aux stries médullaires ascendantes que nous avons signalées d'après Bcrgmann, dépasse le plan médian et traverse le noyau auditif interne du côté opposé ; l'autre passe à travers le noyau externe du même côté et continue sous forme de fibres arquées situées en avant du faisceau longitudinal postérieur; puis ces fibres dépassent le raphé et le plan médian, se recourbent vers le plancher du quatrième ventricule, traversant le faisceau longitudinal postérieur de l'autre côté, et arrivent au noyau auditif du côté opposé.
b. Les fibres de la racine antérieure qui ne croisent pas le plan médian et qui proviennent du même côté que la racine tirent leur origine :
1" Du noyau externe dont on voit les fibres se diriger en avant et en dedans et rejoindre les faisceaux précédents au côté externe desquels elles sont placées;
2° Du corps restiforme dont on voit quelques fibres se recourber en avant et en dedans;
iOf) OREILLE (ANATOMIt).
3° Du noyau auditif antérieur situé en avant des fibres provenant du corps restiforme et dont les faisceaux se joignent au bord externe de la racine principale.
La racine postérieure est formée par la réunion des faisceaux des fibres suivantes :
1° Le système superficiel qui croise transversalement le plancher du quatrième ventricule et connu sous le nom de stries médullaires transversales ou barbes de la plume. Elles passent au-dessous du noyau interne de l'auditif et du pédoncule cérébelleux inférieur. Elles paraissent provenir du pédoncule du côté opposé par l'intermédiaire de fibres arquées qui, après avoir dépassé le raphé médian, apparaissent à la surface du plancher du quatrième ventricule ;
2" Un système de fibres qui, bien que situées profondément, contournent la surface du pédoncule cérébelleux. Elles proviennent comme les précédentes de fibres arquées du côté opposé, mais situées plus profondément que les stries médullaires transversales. Les unes, celles qui sont situées en arrière, traversent le noyau auditif interne dans sa plus grande largeur; les autres, situées en avant, croisent l'extrémité antérieure du même noyau, puis se recourbent et, passant entre les fibres les plus postérieures du pédoncule cérébelleux, rejoignent le système précédent et se placent en dehors du faisceau restiforme.
Une partie de ces fibres décrites par Clarke et Dean traversent le corps restiforme, au lieu de le contourner en dehors, et proviennent de fibres arquées. Le tronc formé par la réunion de ces deux racines est composé de fibres qui se divisent ou se bifurquent, d'après Gzermack, et qui paraissent être privées de gaîne de Schvvann. Le tronc ainsi formé se recourbe sur sa face supérieure de façon à constituer une sorte de gouttière qui embrasse le tronc du facial et le nerf intermédiaire deWrisberg, et, se dirigeant en dehors, en avant et un peu en haut, entre dans le conduit auditif interne. A ce niveau les diverses parties se séparent les unes des autres. Le nerf facial et le nerf intermédiaire de Wrisberg s'engagent dans l'aqueduc de Fallope et vont constituer le ganglion géniculé, tandis que, au fond du conduit auditif interne, le nerf auditif se divise en deux branches : l'une antérieure, branche cochléenne; l'autre postérieure, branche vestibulaire .
La branche vestibulaire, arrivée sur la crête falciforme, présente un petit renflement ganglionnaire, décrit par Scarpa (intumescence gangliforme). Ce ganglion est formé par de grosses cellules nerveuses ovoïdes, qui par leur forme rappellent celles qui constituent le ganglion spiral de Rosenthal. J'ai pu étudier leur disposition et leurs caractères sur plusieurs préparations de chats et de chiens. Elles forment un amas ganglionnaire, en forme de bande allongée, qui apparaît le long de la face supérieure et postérieure du nerf auditif, et qui se prolonge le long de ce nerf dans toute l'étendue de la base d'implantation de la branche vestibulaire. Chaque cellule est entourée par une sorte de loge qui l'englobe exactement, et qui se continue en arrière et en avant avec les tubes nerveux. On saisit très-bien cette disposition sur des pièces traitées par l'acide osmique, sur lesquelles les tubes nerveux afférents, l'enveloppe des cellules nerveuses et les tubes efférents, sont colorés en noir et se marquent par des traits noirs très-nets. Le nerf se divise ensuite en trois rameaux :
1" Le rameau supérieur et antérieur qui passe au-dessus de la crête falciforme, s'engage dans une fossette située un peu au-dessous et en arrière de l'orifice de l'aqueduc de Fallope, puis se tamise à travers les trous de la tache criblée
OREILLE (anatomie). 107
antérieure pour former trois ramuscules qui sont :1e iierf aynpuUa ire sui^éviem; le nerf ampuîl aire externe et le nerf utricidaire.
2° Le deuxième rameau est le nerf sacculaire ; il pénètre par de petits oritîces situés au-dessous de l'extrémité postérieure de la crête falcilbrme et entre danle vestibule à travers la tache criblée moyenne ; il va se terminer dans lesaccule.
5° Le troisième rameau, nerf ampiiUaire postérieur, pénètre dans le forameu de Morgagni et traverse la tache criblée postérieure, pour se jeter dans l'ampoule du canal demi-ciiculaire postérieur.
Nous avons décrit le mode de terminaison de tous ces rameaux nerveux, soit au niveau des crêtes acoustiques, soit au niveau des taches auditives; nous n'y reviendrons pas et nous renvoyons pour les détails à cette partie de notre travail.
Nerf cochleaire. Ce nerf, arrivé à la base du limaçon, présenterait, d'après