‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.70Chapitre 22 sur 50 · V. Gp.aefe · texte numérisé non relu

V. Gp.aefe

Raccourcissement de 7,3 centimètres.

Sans raccourcissement.

Tail.

Raccourcissement de 10,6 centim.

Raccourcissement de l,8centiinètres.

Boscu.

OSTEOCLASIE MÉCANIQCI

Complexe. Raccburc. de 2,3 cent.

Sans raccourcissement.

Blasids.

Fort race, marche impossible.

Sans raccourcissement.

MUSSEY.

Raccourcissement de 5,7 centimètres.

Sans raccourcissement.

Boscu.

Raccourcissement de 10 centimètres.

Sans raccourcissement.

BiLLROTII.

Raccourcis.iement de 5,7 centimètres.

Marche rétablie.

Br.css.

HUMÉRDS

OSTEOCLASIE JIA>CELI.£

Uaccourciiseincnt de 2,3 centimètres.

Sans raccourcissement.

Boscu.

OSTEOCLASIE MÉCAXIQU

Courbure en dehors.

Fonctions rétablies.

BosCH.

Courbure en dehors.

Fonctions rétablies.

500 OSTÉOCLÂSIE.

fonction du membre parce que la donnée du raccourcissement est un mode d'appréciation suffisant [voy. tableaux IV et V).

En étudiant ces tableaux, nous trouvons parmi les exemples les plus remarquables de guérison sans raccourcissement : celui de Bosch, qui avec un raccourcissement du fémur de 27 centimètres a obtenu, par l'ostéoclasie mécanique, le rétablissement de la longueur du membre, sauf 5,7 centimètres; l'ostéoclasie mécanique, soit pour le fémur, soit pour la jambe, a permis, dans 7 cas, d'obtenir la guérison sans raccourcissement alors que celui-ci était, avant l'opération, de 8 à JO centimètres. L'ostéoclasie manuelle, dans plus de 12 cas, où le raccourcissement variait de 5 à 6, 7 ou 8 centimètres, a réussi à obtenir la consolidation sans raccourcissement, dans 1 cas où le raccourcissement était de 17,5 (Langenbeck), le raccourcissement définitif n'était que de A millimètres. En résumé, l'ostéoclasie manuelle ou mécanique a donné des résultats des plus favorables ; l'ostéoclasie mécanique présente les résultats les plus complets pour des raccourcissements étendus (soit 10 centimètres). La conclusion de cette étude ressort d'elle-même, l'ostéoclasie est une méthode qui est préférable à l'ostéotomie pour le redressement du cal, et l'ostéoclasie mécanique présente sur l'ostéoclasie manuelle l'avantage de ne pas multiplier les essais d'application, et surtout celui de produire la fracture sur un point déterminé ; la précision de l'opération est une raison péremptoire pour la faire préférer aux procédés d'extension brusque dans le sens de la longueur, ou d'osléoclasie par pression avec les mains, par l'action du poids du corps, ou enfin par l'emploi combiné des forces de plusieurs aides.

De l'ostéoclasie dans le redressement des ankyloses. L'ostéoclasie véritable ne peut être appliquée qu'aux ankyloses osseuses, elle doit être distinguée avec soin des tentatives faites en vue d'obtenir le redressement immédiat des ankyloses fibreuses ; cependant, au point de vue historique, c'est la méthode de redressement brusque des ankyloses qui a conduit les chirurgiens à essaver l'ostéoclasie. Ces tentatives sont anciennes, l'ostéoclasie a même été produite accidentellement et suivie de la guérison de l'ankylose osseuse : tels sont les faits rapportés par Job A. Meckeren où une ankylose fut rompue et guérie par un coup de pied porté sur l'articulation, et par Bartholin, qui raconte qu'un homme guérit d'une ankylose à la suite d'une chute de cheval qui rompit l'os {voy. Ollier, article Ankylose, p. 208 [Dictionnaire encyclop.]).

Les résultats obtenus par les chirurgiens ne paraissent pas avoir été trèsencourageants, si l'on en juge par la réprobation que la plupart des auteurs classiques ont professée pour cette opération. Les pratiques de Louvrier (de Besançon) qui, pendant vingt-cinq ans, rompit les ankyloses non sans succès, ont été définitivement jugées avec une grande sévérité. Ce chirurgien ne connaissait pas l'emploi du chloroforme, il opérait d'ailleurs le plus souvent sur des ankyloses fibreuses, de sorte qu'il n'a pas pratiqué de véritables ostéoclasies ; cependant les 5 cas de mort et le cas de gangrène ayant nécessité l'amputation , observés sur 26 cas d'opérations de redressement forcé, ne sont pas encourageants. En outre de la rupture des parties molles, on a observé la déchirure de l'artère poplitée, par suite la gangrène, et enfin la déchirure et la contusion des nerfs, d'où une paralysie de la jambe ayant duré plusieurs mois (Volkmann). Cependant il existe des exemples, relativement récents, de succès obtenus par l'ostéoclasie appliquée au traitement des ankyloses ; dans quelques-uns de ces faits la rupture n'a pas porté sur l'ankylose elle-même, mais sur les os voisins,

OSTÉOCLASIE. 501

de sorte qu'il est nécessaire de distinguer entre les observations d'oste'oclasie directe, dans lesquelles l'ankylose osseuse est brisée, et les faits d'ostéoclasie indirecte, dans lesquels la fracture osseuse est produite au-dessus ou au-dessous de l'ankylose.

Les observations de rupture directe sont fort rares, ainsi qu'on peut s'en convaincre en lisant l'article Ankylose de M. Ollier dans ce Dictionnaire et l'article Ankilose de M. Vallette dans le Dictionnaire pratique des sci. médic; cependant il existe quelques opérations heureuses pratiquées principalement chez des sujets jeunes. M. Ollier a pu rompre des ankyloses du coude en produisant la fracture de l'olécrane, chez deux jeunes gens dont les articulations reprirent des mouvements assez étendus. Langenbeck, en 1854, a obtenu quelques succès; mais c'est à Rizzoli que revient le mérite d'avoir appliqué l'ostéoclasie mécanique à la rupture directe des ankyloses osseuses.

Les 6 cas rapportés par le chirurgien de Padoue dans sa Clinique chirurgicale, p. 114, démontrent la puissance et la précision que permit d'obtenir son ostéoclaste modifié, de façon que la pression fût mesurée à l'aide de deux dpamomètres mis en rapport avec les deux anneaux. Bien que ces opérations aient été pratiquées avec l'ostéoclaste, elles ne sont pas des exemples d'ostéoclasie véritables, à en juger par la description succincte de l'état de l'ankylose opérée.

L'un de ces faits {Obs., n° 3, p. 117) est au contraire un exemple d'ostéoclasie directe pratiquée pour une ankylose osseuse. Il s'agit d'un garçon de douze ans, Mazzollini, atteint d'ankylose angulaire du genou droit, qui l'obligeait à se servir d'une jambe de bois pour marcher. Six ans plus tard, le genou droit, entre autres difformités, « présentait une résistance complètement os.seuse, <i les condyles du fémur et la tête du tibia constituaient une masse infor.me, où « la rotule n'était plus reconnaissable ». Le malade put marcher cinquantecinq jours après l'ostéoclasie, mais il fut nécessaire d'appliquer de nouveau l'ostéoclaste quatre mois après la première opération pour obtenir une guérison •complète, c'est-à-dire la marche libre avec une seule canne et un soulier spécial. En résumé, l'ostéoclasie directe dans les cas d'ankylose osseuse exceptionnellement pratiquée est un procédé qui mérite d'attirer l'attention des chirurgiens, à condition qu'elle soit exécutée à l'aide d'un instrument permettant l'application limitée de la force et la mesure dynamométrique de cette force, tel que l'ostéoclaste de Rizzoli modifié, ou tout autre ostéoclaste remplissant ces conditions indispensables. L'ostéoclasie indirecte dans le traitement des ankyloses •osseuses a été maintes fois le résultat de tentatives de redressement forcé : en ■effet, Nusbaum rapporte que dans 119 cas d'extension forcée d'ankyloses du genou il y a eu 52 fois production de fracture des condyles du fémur, et 7 fois fracture du tibia près de l'origine du ligament rotulien, sans qu'il y ait eu d'accidents consécutifs. Ces succès , obtenus souvent involontairement, ont engagé plusieurs chirurgiens à pratiquer intentionnellem-ent l'ostéoclasie, de façon à obtenir une fracture de l'os dans une partie voisine de l'articulation.

C'est piincipalement dans l'ankylose coxo-fémorale qu'ont été obtenus les résultats les plus remarquables, par Maisonneuve (rupture du fémur au-dessous des trochanters dans un cas d'ankylose angulaire de la hanche), par Nélaton et Després père (ostéoclasie du col du fémur), par Biliroth,par Verneuil (ankylose coxo-fémorale et ostéoclasie Ju fémur), par M. Valette (ankylose coxo-fémorale chez une petite tille), par M. Tillaux et par Rossauder {Hygien, 1874, p. 125),

OSTÉOCLASIE.

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