‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.70Chapitre 23 sur 50 · CL · texte numérisé non relu

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OSTEOCLASIE. 505

qui pratiqua la fracture du col du fémur des deux côtés chez un homme de trente-six ans atteint d'ankylose coxo-fémorale double.

Billroth a pratiqué 3 fois l'ostéoclasie fémorale pour l'ankylose de la hanche ; dans un cas, il y eut récidive de la déformation, et il fallut taire la résection d'une partie du trochanter, mais dans les deux autres cas la rupture porta sur le col du fémur dans l'un et au-dessous des trochanters dans l'autre, et les résultats furent des plus favorables.

Yolkmann rapporte deux cas d'ostéoclasie sous-troch;mtérienne, dans lesquels la fracture porta immédiatement au-dessous du grand trochanter, et fut suivie du redressement des membres.

Enfin, Billroth a traité par l'ostéoclasie 2 cas d'aukylose du genou, dans lesquels il a produit la fracture sus-condylienne. Ces faits, (jui ont dé)à été appréciés dans divers articles (Axkvlose, Coxalgie), non-seulement démontrent l'innocuité de l'ostéoclasie, mais ils doivent être présents à l'esprit du chirurgien lorsqu'il doit discuter les indications de l'ostéotomie et choisir entre cette métliode et l'ostéoclasie. L'emploi d'un appareil indiscutablement préférable lorsqu'il s'agit de l'humérus, du fémur ou de la jambe, offre de grandes difficultés lorsqu'il fimt opérer au voisinage du col du fémur, malgré l'emploi des divers appareils proposés, tels que ceux-de M. Valette, de M. Blanc. V.n général, les moyens d'immobilisation de la cuisse et du bassin présentent à peine la précision suflisante pour produire à coup sûr la fracture au point d'élection, c'est-à-dire au niveau du col du fémur (dans l'ankylose coxo-témorale) : c'est pourquoi l'ostéoclasie manuelle sera plutôt employée dans ces cas, et l'observation de M. Tillaux prouve que l'opération peut être faite avec une grande précision.

De l'ostéoclasie da>s le traitement dl" gend valglm. Les résultats obtenus par l'ostéoclasie manuelle ou mécanique, dans le redressement du genou en dedans, ont été exposés et appréciés par M. P. Bouland dans l'article Genou en DEDANS {Diciionn. encyclopéd., 4"^^ série, tome Vil, p. 695 et suivantes), et nous n'avons pas à insister sur les procédés manuels de Delore, de Tillaux, nou& ajouterons seulement que l'appareil Collin et l'ostéocluste de M. Robin ont ajouté des résultats fort importants à enregistrer. Les premiers ont été consignés dans la thèse de M. Braye, les autres ont été publiés dans le Lyon médical et la Gazette des hôpitaux.

Nous les résumons sous forme de tableau (tableau VI).

Il résulte de ces observations et des expériences faites sur le cadavre par MM. V. Robin, Peyrat et Menard, que l'on peut obtenir le redressement du genou en dedans et la guérison définitive en produisant une fracture suscondylienne, à siège précis et qu'on peut même rendre incomplète, c'est-à-dire sous-périoslée et sans déplacement, de taçon à pouvoir pratiquer le redressement complet immédiatement ou consécutivement, comme l'a fait M. Mollière. La bénignité des symptômes qui accompagnent la consolidation de cette fracture, l'absence de complications à la peau et mèine d'attrition des parties profondes, sont des arguments très-favorables à la vulgarisation de la pratique de l'ostéoclasie, et justifient la préférence que donnent un grand nombre de chirurgiens français (Terrillon, Tillaux, Saint-Germain, Lannelongue, D. Mollière, Delore) à l'ostéoclasie, aux dépens de l'ostéotomie qui, au contraire, est en grande faveur CD Angleterre et en Allamagne {voy. Ostéotomie).

De rostéoclasie dans le redressement des courbures rachitiqiies. C'est

OSTEOCLASIE.

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