‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.70Chapitre 31 sur 50 · L. Ils · texte numérisé non relu

L. Ils

OSTRIS (L.). Genre de plantes de la famille des Santalacées, dont les fleurs sont poîygames-dioïques, 5-4-mères, isostemonées, avec des étamines oppositipélales et un ovaire infère à placenta central-libre, 2-4 ovulé. Le fruit est drupacé. Les Osyris sont des arbustes à feuilles alternes. Nous en .avons en France une espèce méridionale, l'O. alba L., parasite apparente de plusieurs autres végétaux. C'est le Genêt rouge et le Rouvet de nos provinces du Midi. Les fruits rouges ont été employés comme ustringenls; aujourd'hui la plante

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est à peu près sans intérêt pour la médecine. J. Bauliin dit qu'on la substituait au Cassia des Anciens (?). Dans Pline, l'Osyris était une herbe céleste qui guérissait toutes les maladies. UOsyris de Dioscoride, qui était, croit-on, le Linaria vulgaris L-, plante dont il dit que toutes les fleurs étaient jaunes et qu'elles guérissaient la jaunisse, a été attribué par Cyrillo à une autre espèce de l'Italie méridionale, son Linaria Oujris. Beaucoup de Santalacées et quel(|ues Luphorbiacées exotiques ont été rapportées à tort au genre Osyris. L'O- japonica est YHelu'ingia ruscifolia, de la famille des (".ornacées, qui doit prendre le nom de H. japonica. Au Japon, les montagnards mangent ses feuilles et ses jeunes pousses comme légumes. II. B.\.

OTALGIE, Voy. Oreille (PatJioIogie), p. 295.

OTHiOTOPS. Voy. Araioée.

OTHO.^iiî». Voy. Otomis.

OTno\ (de Crémone). Ollion de Crémone est désigné comme l'auteur d'un ouvrage en vers, dans lequel il indique les caractères servant à faire reconnaître les médicaments simjdes ou composés usités dans son temps. Du reste, l'auteur ne se fait pas illusion sur le mérite de sa poésie, car il dit en propres termes dans la préface : « in que non qiiceratis splendorem carmiai$,sed ad uti~ litatem efficiant, rudi et inculte stylo contexta. »

Celle espèce de poème en 579 mauvais hexamètres n'est pas inutile à l'histoire de lu science, car il renferme l'énoncé des caractères dont on se servait dans le commerce des médicaments simples, et les propriétés des médicnments composés y sont résumées avec précision.

On peut désigner la fin du douzième siècle ou le commencement du treizième siècle comme l'époque à laquelle ce livre a été composé, car il traite des mêmes substances que celles dont parle Nicolas Pr-ieposilus. Ce nomd'Othonde Crémone se trouve dans les anciennes éditions du Regimen Salernitanum, avec lequel il a été imprimé plusieurs fois, mais on n'y fait aucune mention de l'origine. Cet Olhon était-il médecin da l'école de Salerne, cela est probable, mais on ne sait absolument rien de sa vie.

Avec beaucoup d'éditions du PiCi/imen Salemitanum : De electione vieliorum simpUcium se specierum medicinalium, rhyt/imi M. Othonis Ciemonensis. Francof. , 1551, 1555. 1557, lào9; Parisiis, 1555, 1559; Antverpiae, 1557, 1502, etc. Avec Macer Floridus, édit. de Cboulant. Lipsiae, 1832, in-8°. L H.v.

OTHOXXA. Sous le nom d"05ôvva, Dioscoride indique une plante qui est très-probablement Vœillet d'Inde, Tagetes patiUa L, Pl.

Bibliographie. — Dioscoride. Mat. médic, II, 213. — Speexcel. Hi^oria Rei Rerb., I, 188.

Pl.

ŒTIXGER (Ferdlna>d-Ghuistoph). Savant médecin allemand, né à Goeppingen en 1719, fit ses éludes à Tubingue, à Leipzig et à Halle, voyagea ensuite et, après un court séjour cà Leyde, revint prendre son bonnet de docteur à Halle en 1759. Il pratiqua la médecine successivement à Stuttgard et à Urach, puis exerça les fonctions de médecin pensionné à Nagold, Urach et Munsingen,

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