Larcher
BiBiioGnAPHiE. — Geoffrot-Saixt-Hilaiue (Isid.)- Traité de tératologie, t. II, p. 204, 420, et t. m, p. 519. Paris, 1837. — Huschke. Veber die erste Enlwickelung des Auges und die dainit zusammenhàngende Cijclopie. In Arch. von Meckel f. Anat. und PhysioL, Bd. VI, S. 38, 1832. — Delpla.nqde (E.), Description d'un agneau otocéphalien ^Études tératologiques, p. 17-23, pi. 11, fig. 6, et pi. III, lig. 1. Douai, 1850). — Do même. A'o/e sur un veau $pkénocéphale (Ibid., p. 25-28; pi. III, ùg. 2 et ô). — Brau>, in Wiener Zeitschr. fiir Medicine, Bd. XI, S. H. \Yien,18o5. — Padl, in Bull, de la Soc. de méd. de Gand. Gand, j857. — Dareste (C). Recherches sur la production artificielle des monstruosités, p. 144 et 230. Paris, 1877. 0. L.
OTOCOXIE (de ou;, oreille, et xovt';, poussière). Breschet avait donné ce nom à la matière blanche qu'on rencontre dans le labyrinthe membraneux. Ce sont des ololithes, composés de carbonate de chaux {voy. Oreille, p. 81). D.
OTOniS (Les). Anciens peuples du Mexique {voy. Mexique, p. 490).
OTOPLASTIE, de ou;, oreille, et nlocaav.-j, former. Opération ayant pour but la restauration de l'oreille externe.
I, Les premiers exemples d'otoplastie remontent à l'antiquité et ont été transmis par la tradition. Bien avant que Galien, Celse, Paul d'Égine, aient traité les procédés anaplastiques applicables au pavillon de l'oreille, on racontait qu'en Chine, dans l'Inde, en Judée même, on restaurait les oreilles coupées ou déformées. Cependant la plupart des auteurs classiques ont parlé de ce sujet avec réserve, sinon avec un scepticisme avéré, et parmi les chirurgiens modernes qui ont traité ce sujet au point de vue de la médecine opératoire, d'une pai't, il n'y a guère àcompter, après Dieffenbach, que Velpeau, Malgaigne, Sédillot et Denonvilliers, et d'autre part Vidal de Cassis en parle pour la condamner. Nélaton n'en parle pas ; les spécialistes eux-mêmes, tels que Kramer, Trœltsch, Toynbee, Bonnafont, sont très-peu explicites sur l'otoplastie.
Cette défaveur s'explique par diverses causes, d'abord par la rareté des trauraatismes produisant la section des oreilles, à notre époque, et en Europe du moins, puis par l'incrédulité avec laquelle ont été accueillies les observations d'otoplastie suivie de succès, enfin parce que cette région, par la nature des tissus qui la composent, la complexité des plis du pavillon, paraît à priori fort peu favorable à l'autoplastie ou à la réunion par première intention ; mais des faits assez nombreux démontrent que les tissus de l'oreille externe se prêtent à l'anaplastie.
L'otoplastie peut être totale ou partielle. C'est pourquoi nous divisons cette étude en deux chapitres.
II. Otoplastie totale. Si l'on en croyait certaines légendes, le procédé otoplastique le plus complet aurait été exécufé en transplantant l'oreille coupée d'un individu à un autre, ou bien en réappliquant l'oreille qui vient d'être coupée sur l'individu atteint de cette lésion. Les faits de ce genre ont été rapportés par divers auteurs, mais il est très-difficile de savoir si dans ces cas l'oreille était complètement détachée, si elle adhérait encore par un lambeau, s'il n'y avait pas de la part des bourreaux chargés de couper l'oreille quelque
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complaisance ou quelque surpercherie par lesquelles l'ope'ration était incomplète.
Cependant nous allons montrer que certaines observations d'un âge plus récent obligent à ne pas repousser toutes ces allégations.
M. Dechambre a cité des passages des Mémoires de Strafford qui montrent que la réunion des oreilles coupées était de pratique vulgaire en Angleterre sous le règne de Charles I". Parmi les supplices par lesquels on espérait réduire l'opposition puritaine et calviniste, un des plus fréquents consistait à clouer les oreilles au poteau infamant et à les couper.
« Dans la foule des victimes, dit M. Dechambre, il en est trois auxquelles s'attache un intérêt particulier: un ministre, un avocat et un médecin, Buston, Prynneet Bast^vick. Avant qu'ils fussent cités tous trois devant la cour criminelle, Prynne avait déjà eu les oreilles coupées pour avoir publié un livre où l'on avait cru voir une allusion blessante contre la reine. A l'audience, le président s'étonnant de voir Prynne avec ses oreilles, un huissier s'approcha du prévenu, écarta ses cheveux, et mit à nu la partie qui portait encore les traces de la mutilation. Tous trois furent condamnés au pilori. Prynne eut les oreilles coupées pour la seconde fois, mais, disent les Mémoires de Strafford (t. I, p. 66), immédiatement après l'exécution il les ramassa, espérant pouvoir les faire recoudre à sa tète comme auparavant. Nous ne savons ce que devinrent les oreilles de Burton, mais, quand celles de notre confrère Bastwick furent abattues, sa femme les recueillit et les emporta dans son mouchoir, espérant bien les utiliser. Tout ceci se passait de 1650 à 1640, c'est-à-dire bien longtemps avant qu'aucun auteur eût rapporté un cas de greffe de l'oreille. »
Des faits plus récents démontrent péremptoirement la possibilité de la réunion du pavillon ou de portions de cet organe qui, ayant été coupés, ont pu être réappliqués avec succès ; ils ont été recueillis par Berenger-Féraud et par G. Martin. Ils sont au nombre de 5, et dus à Purmann, 1685, Magnin, 1819, Laurent, 1820, Manni, 1854, Jobert de Lamballe, 1849.
Ces ob>ervations sont concluantes en faveur de la vitalité des parties qui constituent le pavillon de l'oreille, et par conséquent on devra toujours tenter la réunion dans les plaies de l'oreille lorsque celle-ci a été détacliée presque complètement ou même complètement. Bonafont cite un exemple de la facilité avec laquelle les plaies de l'oreille se réunissent, et Ladreit de la Charrière en rapporte une observation dans son article Oreille {Pathologie) de ce Dictionnaire (t. XVII, p. 167).
On prétend, dit de Trœltsch, que l'otoplastie par application d'une oreille prise sur une autre personne aurait été pratiquée avec succès dans l'Inde où l'on a l'habitude de couper les oreilles aux prisonniers ou aux criminels, mais on ne possède pas de documents précis sur ces faits extraordinaires.
La restauration autoplastique totale du pavillon de l'oreille est également fort ancienne. « L'art de raccoutrer les oreilles, dit Velpeau, est aussi ancien que celui de replâtrer le nez. Galien, Paul d'Égine, comme Gelse, parlent de l'un et de l'autre. Tout porte même à croire que les Branca et plusieurs autres chirurgiens d'Italie lui firent faire de nouveaux progrès dans le courant du quinzième et du seizième siècle. Dans l'exemple qu'il en rapporte, Tagliacozzi dit qu'après la cure la ress emblance entre les deux oreilles était si exacte, qu'on s'y serait aisément mépris. 11 n'avait plus été question de l'otoplastie néanmoins, lorsque M. Dieffenbach a tenté de la réhabiliter en Allemagne. » Renzi a suivi cet exemple avec succès, mais Velpeau a échoué dans deux tenta-
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tives de ce genre. Dans tous ces cas, le pavillon n'était pas entièrement de'truit, ■et on ne sait pas au juste quel a été le résultat définitif au bout de quelques années.
Malgré l'opinion relativement favorable de Yelpeau, de Malgaigne et des auteurs du Compendium, les exemples d'otoplaslie doivent être très-rares, ou du moins les tentatives de ce genre ont dû le plus souvent échouer, à en juger par la rareté des observations publiées.
Quoi qu'il en soit, les auteurs cités plus Iiaut ont tous reproduit les préceptes de Dieftenbach, et nous ne croyons pas inutile de suivre leur exemple. Velpeau décrit ainsi qu'il suit le manuel opératoire {Médecine opératoire, p. 655) :
« Premier temps. On commence par exciser, régulariser, rafraîchir le bord altéré de l'oreille. On incise ensuite en haut, en bas, ou bien à la partie postérieure de la conque, les téguments qui recouvrent la tempe, l'apophyse mastoïde ou l'échancrure sous-auriculaire du cou, un peu plus près du conduit auditif que du niveau du bord avisé, et dans une direction parallèle à ce bord. Une autre incision plus ou moins longue, pratiquée à chaque extrémité de la première, permet de donner au lambeau la forme et l'étendue qu'on désire, étendue qui doit être au moins de moitié plus considérable que ne semble l'indiquer la perle de substance. En disséquant ce lambeau dans une direction excentrique, c'est-à-dire de la première plaie vers son bord adhérent, il importe de renverser avec lui une couche assez épaisse du tissu cellulaire qui en double la face postérieure, et qui lui apporte la nutrition et la vie.
« deuxième temps^. Le chirurgien adapte aussitôt le bord libre de l'opercule à la plaie saignante de l'oreille externe en opère la réunion à l'aide d'aiguilles fines et courbes, d'un nombre suffisant de points de suture entortillée, délicatement placés. Pour terminer, il n'a plus qu'à passer, derrière l'espèce de pont qui résulte de cet agencement, une bandelette de linge enduite de cérat, et dont le but est de prévenir le recollement de la peau disséquée. Après avoir enveloppé le tout décompresses imbibées d'eau de guimauve tiède, on reporte ou on abandonne le malade dans son lit. Au bout de trois, quatre ou cinq jours, si l'agglutination est bien faite, on peut enlever les aiguilles, celles du moins qui correspondent aux points les plus solides. Dans le cas contraire, on voit s'il ne serait pas utile d'en remettre de nouvelles à la place de quelques-unes des premières. Quand la cicatrice est solide, c'est-à-dire du quinzième au trentième jour, on sépare du crâne le lambeau tégumentaire qui, devenu libre, réclame de nouveaux soins.
« Troisième temps. Il convient d'abord de faire disparaître les irrégularités de ce lambeau, d'en arrondir les angles, en un mot, de régulariser son bord externe. Dans la crainte qu'il se mortifie, on le panse de nouveau pendant quelques jours avec des émollients ; ensuite on le traite, ainsi que la plaie qu'il à laissée sur la tète, comme toute autre solution de continuité. En se rétractant il s'épaissit, se durcit, prend la forme d'un bourrelet, rougit après avoir pâli, et reste assez longtemps plus coloré que les points environnants de l'oreille externe. C'est ainsi du moins que les choses se sont passées dans le cas rapporté parDieffenbach. »
Ces préceptes peuvent être appliqués aux ana'olasties partielles de l'oreille, que les chirurgiens ont plus fréquemment l'occasion de pratiquer.
III. L' OTOPLASTIE PARTIELLE a été employée pour remédier à certaines difformités du pavillon. Mais il importe, avant de décider l'opération, de bien étudier
580 OTOSCOPIE
quels sont les avantages qui peuvent en résulter, parce que, d'une part l'otoplastie n'apporte pas de bénéfices dans l'audition, et d'autre part le lambeau de peau emprunté aux parties voisines n'offre pas un aspect semblable à celui du pavillon ; s'il est emprunté au cuir chevelu, il portera des poils et sera par luimême une sorte de difformité ; enfin il faut éviter l'otoplaslie toutes les fois que le pavillon ou les parties voisines sont le siège de tumeurs épithéliales ou carcinomateuses, et même de fibromes ou de lupus, et avant d'opérer chez un scrofuleux il importe d'employer un traitement général qui sera continué longtemps.
Ces réserves une fois faites, il existe des cas où lotoplastie est indiquée, et qui permettent d'espérer des résultats favorables : telle est l'hypertrophie totale du pavillon, pour laquelle Martino a exécuté l'opération suivante avec succès. Chez un jeune homme atteint d'un développement considérable des deux oreilles, ce chirurgien fit l'ablation vers la partie moyenne du pavillon d'un lambeau triangulaire à bord tourné vers l'iiélice et à pointe s'avançant jusqu'à l'insertion de la conque ; il réunit par des sutures les bords des deux lambeaux, et après la cicatrisation l'oreille avait un aspect normal.
Bayer avait aussi, chez un jeune homme dont l'oreille hypertrophiée se portait sur la joue, excisé avec des ciseaux une partie de l'oreille.
Le lobule se prête aussi à de petites opérations de ce genre; il arrive, non rarement, que les boucles d'oreilles agissant lentement par leur poids déterminent la division du lobule en deux parties : on opérera alors comme pour un bec-de-Iièvre, c'est-à-dire qu'on avivera les deux bords de la fente et qu'on les réunira par une ou deux sutures. On a employé un procédé analogue à celui de Mirault d'Anger pour le bec-de-lièvre, de façon à éviter toute encoche.
Il peut arriver à la suite de brûlures, de contusions ou de gangrène, que le pavillon adhère aux téguments de la région mastoïdienne : dans ces cas, la séparation et l'avivement ne suffisant pas, il sera utile d'appliquer sur l'avivement de la région mastoïdienne ou sur la partie voisine de la conque un petit lambeau cutané pris dans le voisinage, en suivant les règles générales de l'autoplastie. A. Hénocque.
Bibliographie. — A. C. Celse. De Be medica, livre VII, sect. 9. — Dechambre. Gaz. hebd., 1854, n° 40, p. 049. — G. Marti.v. De la durée de la vitalité des tissus et des conditions d'adhérence des restitutions et transplantations cutanées, par le D' G. ilartin. Paris. ■1873. — Bayer, t. V, p. 3. — Immisch (d'Ueidelberg). In Thèse de Martin, p. 124. — Béresger- Féraud. Gaz. des hôp., 1870, n° 55 et suivants — Pdrmans. Chirurgischer Lorbeerkram. Halberstadt, 1685. — Laurent. Bibliothèque médic, juillet 1820, p. 113, et Bull, de la Soc. anat., t. V. — JIagxi. Recueil de mém. de méd. et de chir. milit., 1819, t. YI, p. 594, et Bull, de la Soc. anat., t. V. — Sasni. Filiatre Sebezio, mai 1834, et Arch. gén. de méd., 2- série, t. V, p. 300, et Gaz. médic, 1854, p. 656. — Jobert de Lamballe. Chirurg. plastiq., 1849, p. 115. — Bo\NAfo>'T. Traité théorique et pratique des maladies de l'oreille, n° 109. — De Troeltsch. Traite' pratique des maladies de Voreille. Trad. par Kuhn et Lévi, 1870, p. 58. — Velpeac. Traité de médecine opératoire ; otoplastie, 1859, p. 635, t. I. — DesokviLLiERs et GossELiN. Compeiidium de chirurgie, t. IIl, p. 442. — Renzi. Filiatre Sebezio, et Gaz. médic, 1854, p. 634. — Sédillot. Traité de médecine opératoire, t. II, p. 286.
OTORRHÉE. Voij. Oreille [Pathologie).
OTOSCOPIE. Examen de l'oreille. Les moyens employés pour cet examen ont été étudiés à l'article Oreille [Pathologie), ip. 155 et suivantes. D.
OTTAVIÂNI. 581
OTRUCHE. Voy. OSTRUTE.
OTT (Fr\>z-ândreas). Médecin allemand, né à Albenreuth, en Bavière, vers la lin (lu dernier siècle, fit ses éludes à Landsimt et y fut agréé docteur en 1825. Il se rendit ensuite à Munich et y fut privat-docent à l'Université jusqu'en 1850, après quoi il alla se fixer à Wolluzach, où il exerça avec un égal succès la médecine, la chirurgie et les accouchements. Il vivait encore en 1860.
En 1851, Ott fonda le Zeitschrift der praktlschen Medicin, Chirurgie und Geburtshiilfe, fur Landcïrzte und Chirurgen; dès l'année suivante, ce journal prit pour litre : Medicinisch-chirurgische Zeitschrift f. Landàrz. u. Chir., et il parut à Munich jusqu'en 1857 (4. vol. gr. in-12). Ott a publié :
I. De aqua martiali Hardeckensi. Diss. inaufj. chem.-med. Slraubingae, 1823. in-S". — II. Lithogr. Abbildungea nebst Bcschreib. der vorziigl. altéra und neueren chirurg. Werhzeuqe u. Verbànde, iiac/i dem Handbuche der Chirurgie von Chcliusgeordnet, etc. Mûnchen, 1829-18Ô0, gr. in-S", pi. 2'= Aufl., ibid., 1854-1856, gr. in-8°. — III. Theoret.-prakt. Ilandbuch der allgem. u. besonder. c/iirurgisc/ien Instrumenteii- u. Verbandlelire (5* édit. du précédent). Miinchen, 1845, 2 vol. gr. in-8°, pi. — IV. Armamentarium chirurgicum sclectum oder Abbildungen, etc. Miinchen, 1839-1840, gr. in-S"; 2" Aufl., ibid., 1846, pet. in-fol. — V. Auserlesene praktisclie Abliandlungen ûbcrGegenstânde der Thérapie, Chirurgie u. Geburtsh. Mùnchen, 1858, 4 vol. gr. 111-8» (ce n'est autre chose que la collection de son Journal sous un titre différent). — VI. Darstellung der wahren Verhâltnissc der praklischeii Acrzfe in Bayern. Miinchen, 1840, in-S". — VII. Anleitung zu einer wohifeilm arzneilichen Krankenbehandlung, etc. .Miinchen, 1843, gr. in-8°. — VIII. Die wahren i'rsacheii der langsamen Ausbreitung des liomôopalhischen Hcilverfahrens. Mûnchen, 1845, gr. in-8°. — IX. Die Kunst wohlfeil zu kuriren und die meisten Apolhcken eidbehrliclt zu tnachen. Aug-sburg, 1845, in-12. — X. Nachweiss des Vorzugcs der Ilvmôopathie vor der Allopathie. Augsburg, 1845, in-S". — XI. Die Ilydro-IIomoopalhie, etc. Augsburg, 1846, gr. in-8\ — XII. Thcoretisch-praktisches Handbuch der Palingenesilherapie, 1. Theil, Miinchen, 1851, gr. in-S", — XIII. Die Gesundheilsbefôrderung und Lebensverlângerung durch ein zweckmàssiges Verhallen, etc. Neu-Ulm, 1858, gr. in-8''. — XIV. Articles dans Grae/c's u. Walt/ier's Journal der Chirurgie, e\C. L. Us.
OTTA.\iWl (VisGE>izo). Médecin italien du plus grand mérite, sur lequel nos renseignements sont très-incomplets ; tout ce que nous savons, c'est qu'il professa avec éclat la pathologie à l'Université de Camarino, et que plus tard il résida à Urbino. Il est mort vers 1850, laissant :
I. Osservazioni sulla febbre lenta nervosa di Huxham. Ronia, 1818, in-8"'. — II. Alcune osservazioni sulla natura délie )ntermitfe)di. etc. Bologna, 1819, in-8°. (pour le titre complet voy, plus loin n° VIII). — III. Curadel podagra e dei calcoli orinarii, ossia esanie chiinico-patologico délie concrezioni articolari ed orinarii, etc. Camarino, 1850, in-8°. — IV. Sui timoré che il choiera morbus desta in Europa non che sulla causa effectrice, etc. Milano, 1831, in-8°. — V. Sulla identità di essenza délie cosi dette febbre puerpérale, miliare nervosa, lenta nervosa, nosocorniale, putrida biliosa, etc. Dologna, 1856, in-8°. — VI. Etiologia del greppo. Fano, 1838, in-8°. — VII. Suit' azione de vesicanti e sulla teoria délie rivulsioni. Fano, 1856, in-l6. — VIII. Sulla natura dcUe intermittenli e suite qualità medicinali délia china-china seconda i prineipii délie nuove teorie. In Annali univ. di medicina, t. XIII, p. 301, 1820. — IX. Natura, facoUà ed uso dclle canlaridi. Ibid., t. XXXVI, p. 5i8, 1825. — X. Idropisia da traspirazionc soppressa. Ibid., t. LXXIX, p. 209, 1836. — XI. Ragioni che dimostrano essere occulla e specifica la virtU délia china-china iiel guarire le febbri leg illime intermittenli. Ibid., t. G, p. 5, 1841. — XII. Alcune osservazioni critiche sulla récente opéra del sign. dott. Gcromini intitolata : « Dell' umano febbricitare.... » Ibid., t. Cil, p. 127, 1842, — XIII. La febbre tifoide non consiste in una alterazione primitiva del sangue... Ibid., p. 459. — XIV. Oxservazio?n sui contagi e sulla febbre puerpérale. Ibid., t. CllI, p. 400, 1842. — XV. Sulla differenza tva la sinoca ed il sinoco. Ibid., t. CVI, p. 559,1845. — XVI. Sulle principali ragioni tcndenti a demonstrare che lutte le cosi dette febbri nervose, putride, ....sono in fonda una sola ed identica malatlia, etc. Ibid., t. CVIII, p. 180, 1845. L. H.x.
582 ŒTTINGER.
OTTEnBURG OU OTTERBOURG (S. I.). Médecin et accoucheur distingué, naquit en 1808 à Landau, quand cette ville faisait partie du département du Bas-Rhin. Il fit ses études à Munich et à Heidelherg et fut reçu docteur en médecine et en chirurgie à la première de ces universités. Après avoir passé quelque temps à Heidelherg comme élève-pralicien, il vint à Paris et suivit les leçons cliniques de Ghomel, d'Andral et de Lisfranc. Il obtint, en 1841, la licence d'exercer en France, et se fixa définitivement à Paris. Enfin, en 1852, il se fit recevoir docteur en médecine à la Faculté de la capitale.
Otterburg mourut à Paris le 24 février 1881. Il était chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre de Léopold de Belgique, membre de la Société de médecine pratique de Paris, membre correspondant de la Société impériale et royale des médecins de Vienne, de la Société des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, etc. Il est très-avantageusement connu par plusieurs bonnes publications, par lesquelles il a surtout cherché à vulgariser en France les idées et le système de Bademacher :
I. Aperçu historique sur la médecine contemporaine de l'Allemagne. Thèse de Paris, t852, iii-4°, n° 150. — II. Ber damalige Zustand der Medicin in Deutscidand nach seinen ivichtigslen Richtiuigen, Beslrehungen und Leislungen. Deulsçh voii Hugo IIartmaxn. \. Heft. Aussi sous le titre : Die innere Pathologie und Thérapie der Neuzeit in Deulschland, etc. Weimar, 1853, gr. in-8» (n'est autre chose que la traduction allemande de sa thè^-e inaugurale). — Une traduction : Conquest. Grundriss der Geburlshill fe zum Gebrauch fur Studirende und angeh. prakliscJte Geburtshelfer. Deulsch bearbeitet und mit literar. Hinweis. versehen von S.-J. Otterburg. Heidelherg, 1854, gr. in-8", fig. — IV. Bas medizinische Paris, ein Beitrag zur Geschichte der Medizin und ein Wegweiser fur deutsche Aerzte. Carlsruhe, 1841, gr. in-12 (Guide médical à Paris). L. H.\.
OTTO (Charles-Adolphe). Médecin et naturaliste suisse, né à Berne le 2 avril 1803, mort de la peste à Jérusalem le 16 mai 1859. 11 fit ses premières éludes à Berne, puis apprit les sciences naturelles à Genève, sous Seringe et de Candolle, et se livra ensuite à la médecine à Berne en 1822, à Kiel en 1825, à Berlin en 1826; c'est à cette dernière université qu'il acquit le diplôme de docteur en 1828, puis il passa six mois à Paris, et, en 1829, vint exercer la médecine dans sa ville natale.
En 1836, Otth explora le Dauphiné, la Provence, les îles Béléares et l'Algérie, d'où il rapporta de belles collections d'insectes et de reptiles, dont plusieurs espèces nouvelles. En mars 1839, il entreprit un nouveau voyage; il s'embarqua à Trieste, visita Ancône, Corfou, Athènes, l'Egypte, la Syrie. La mort vint le frapper à Jérusalem, et ses observations, ses dessins, ses collections, furent dispersés et perdus. On a de lui :
I. Bi&s. inaug. mecl.-chir. de fehre intermittenti iraumatica. Berolini, 1828, in-S". — II. Esquisses africaines, dessinées pendant so?i voyage à Alger et lithographiées. Berne, 1858-1839 (suite de 30 planches in fol., avec texte). — III. Vebcr die Schenkelwarzen der Eidechsen. In Tiedemann's Zeitschrift fïir Physiologie, Bd. V, H.l, p. ICI, 1833.