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L. Ils

OTIQUE (Ganglion). Voy. Maxillaire inférieur {Nerf).

OTIS (George-Alexander). Célèbre chirurgien américain, arrière-petit-fils d'Ephraïm Otis, médecin à Scituate, dans le Jlassachusetts, vint au monde à Boston, le 12 novembre 1850. 11 fit ses humanités successivement dans sa ville natale, à Alexandrie, en Virginie, puis de 1846 à 1849 à Princeton Collège. Il se rendit ensuite à Richmond, en Virginie, et y commença l'étude de la médecine sous le docteur F. -II. Deane, et avant la fin de l'année 1849 passa à Philaelelphie et y suivit les cours de l'Université. 11 y obtint le degré de docteur en avril 1851, puis alla à Paris écouter les leçons de Louis, de Piorry, de Cruveilhier et d'Andral, suivit particulièrement la clinique oculaire de Desraarres, et enfin, se décidant pour la chirurgie, étudia sous Nélaton, Civiale, Malgaigne, Jobert (de Lamballe), Roux et Velpeau, et reçut les premières notions de chirurgie militaire en voyant soigner dans les hôpitaux les blessés du coup d'Etat.

De retour en Amérique en 1852, Otis se fixa à Richmond, et l'année suivante y fonda un journal sous le titre de The Virginia Médical and Surgical Journal ; ce journal se fusionna en 1855 avec The Stéthoscope et parut dorénavant sous le titre de Virginia Médical Journal.

Quand éclata la guerre de la sécession en 1861, Otis exerçait depuis quelques années avec succès la médecine et la chirurgie à Springûeld, dans le xAlassachusetts ; il prit immédiatement du service dans l'un des régiments levés dans cet État et fit toute la campagne avec lui. En juin 1864, il quitta ce régiment et fut nommé assistant surgeon des volontaires des États-Unis et quelques mois après chirurgien titulaire. Il résidait alors à Washington et par ordre supérieur recueillait des matériaux relatifs à l'histoire chirurgicale de la gueri'e de sécession; il s'efforçait en outre, en sa qualité de conservateur de VArmy médical Muséum, d'en accroître les collections chirurgicales. En 4865, après la fin de la guerre, il publia un rapport extrêmement remarquable dans le Circular n° 6 du Surgeon gênerai sur les matériaux qu'il avait réunis. En 1866, désireux de rester dans l'armée, Otis se présenta à un examen spécial et fut nommé assistant surgeon de l'armée des États-Unis. En 1867 il publia, sous la forme de Circular n° 7, un Report on Amputations at the Hip- Joint in Military Surgery,

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qui eut un grand succès, puis, en 1869, sous le titre de Circuhr n" 2, Surgeon Gênerais Office, un Report on Excisions of the Head of the Fémur for lunshût History, qui eut encore plus de retentissement. En 1870 et 1876, il mit au jour les deux volumes de son Surgical Uistory ofthe War of Rébellion, qu'on peut considérer comme un vérituble monument élevé à la science chirurgicale. Dans l'intervalle, Otis avait fait paraître : A Report of Surgical Cases trealed in the Armij of the United States from 186d ta 1871 {Circular n" Ti, from the Surgeon Gênerais Office, Aug. 17, 1871} ; A Report on a Plan for Transporting Wounded Soldiers by Railway in Time of War, Surgeon Gênerais Office, 1875, et A Report on the Transport of Sick and Wounded by Pack Animais [Circular, n° 9, 1877), sans compter une foule d'autres publications oflicielles ou non officielles.

En 1877, la santé d'Olis commença à devenir cliancelante et l'empêcha de coûtiouer la vie si active qu'il menait depuis près de vingt ans. Il fut promu le 17 mars 1880 au grade de chirurgien de l'armée, avec rang de major, et mourut à Washington le 25 février 1881.

dis était membre d'un grand nombre de sociétés savantes, entre autres correspondant de la Société de chirurgie de Paris. Sa biographie a été écrite par J.-J. Woodwurd [Americ. Journ. ofthe Med. Se ie nces, Ti e\\ Seiics, t. LX.XXII, p. 278, 1881). L. ILn.

OTITE. Otitedu conduit auditif [voy. Oreille [Pathologie], p. 177 et suiv.). — [Otite de loreille moyenne ibid., p. 225). — Otite labyrinthienne, ibid., p. 284). D.

OTITES. Xom donné par quelques auteurs au Cucubatus Olites L. Pl.

OTOBA. Nom d'un Muscadier [Myristica Otoba H. B.) de l'Amérique tropicale, qui donne les Muscades de Santa-Fe, aujourd'hui peu employées parce que leur parfum, assez prononcé d'abord, disparaît avec rapidité. II. B.v.

Bibliographie. — H. Bn, Pl. œquin.. Il, 78, t. 103. — DC, Prodr. Myrist., n. 16. — H. B.\., Eisl. des plant., II, 504 ; But. méd. H. Bx.

OTOCÉPH.%LIEXS (de ou;, wtô;, oreille, et xsyaAfl, tête). Sous cette dénomination générale, Is. Geoflroy Saiut-Hilaire réunit les divers monstres, unitaires autosites, chez lesquels, en même temps que le rapprochement ou même la fusion des deux oreilles sur la ligne médiane, on constate l'atrophie du crâne (notamment à sa partie inférieure), le plus souvent aussi l'absence des mâchoires et d'une grande partie de la face, et enfin l'existence d'une seule trompe d'Eustache, qui fait communiquer le pharynx avec l'extérieur.

Dans la plupart des cas, la fusion des organes latéraux et l'atrophie des portions médianes de la tète s'étendent même au delà des parties que nous venons d'indiquer, de telle sorte que les monstres observés n'offrent pas seulement les caractères des otocéphaliens, mais ceux aussi des cyclocéphaliens {voy. ce mot).

Le degré plus ou moins grand de complexité que présentent ainsi les divers monstres otocéphaliens, a permis à Is. Geoffroy Saint-Hilaire de les diviser en plusieurs groupes particuliers : i" les Sphénocéphales {voy. ce mot), dont les

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deux oreilles sont rapprochées ou réunies sous la tète, la mâchoire et la bouche étant restées distinctes, et les deux yeux étant bien séparés; 2" les Olocéphales, les Édocéphales et les Opocéphales, véritables Cyclocépbaliens, en ce sens qu'ils ne possèdent qu'un seul œil médian ou deux yeux réunis dans une orbite commune; 5° les Triocéphaliens, chez qui les yeux font complètement défaut.

Chez les Otocéphales, les deux oreilles sont rapprochées ou réunies sous la tête, les mâchoires et la bouche sont di'^tinctes, il n'existe point de trompe nasale; chez les Édocépliales, les deux oreilles sont rapprochées ou réunies sous la tèle, les mâchoires atrophiées, la bouche fait défaut, et il existe une trompe nasale au-dessus de l'œil; chez les Opocéphales, les deux oreilles sont rapprochées ou réunies sous la tête, les mâchoires atrophiées, el il n'y a ni bouche ni trompe.

Chez les Triocéphaliens, les deux oreilles sont rapprochées ou réunies sous la tête, les mâchoires atrophiées, et il n'y a ni bouche ni trompe.

L'encéphale, chez les Otocéphaliens (à l'exception peut-être des Sphénocéphales), offre ce caractère, que les hémisphères, confondus en une masse commune, sont, selon la remarque d'is. Geoffroy Saint-Htiaire, « très-petits, très-imparfaits, et entourés ordinairement d'un liquide hydrocéphalique, qui remplit la plus grande partie de la cavité crânienne, tandis que le cervelet est toujours moins irrégulier et quelquefois même a conservé les conditions ordinaires. Quant aux nerfs, ils offrent toujours des anomalies, plus ou moins nombreuses, qui sont constamment en relation parfaite avec celles des organes auxquels ils se distribuent. »

Les exemples d'olocéphalie sont beaucoup plus communs chez les animaux que chez l'homme. Mais d'ailleurs, chez tous les monstres de ce groupe, la naissance est presque aussitôt suivie de la mort, en jaison de l'état Irès-imparfait et presque rudimenlaire de l'encéphale, et de plus, pour quelques-uns, en raison de l'absence de toute voie de communication entre l'exléiieur et les poumons.

L'existence d'une seule trompe d'Eustache, faisant communiquer le pharynx avec l'extérieur, n'est, selon la remarque de Iluschke, que la trace d'un arrêt de développement, qui tient lui-même à la persistance de la première feule branchiale, et, avec la fusion des deux conques auditives en une seule, on peut dire qu'il n'est pas d'autre caractère commun qui réunisse entre eux les divers types tératoiogiques que Geoffroy Saint-Ililaire (Lid.) avait groupés sous le nom général d'Otocéphaliens. Aussi est-ce avec raison que C. Dareste ^ propose de rayer des catalogues la famille artificielle des monstres connus .j sous ce nom, et de la remplacer par un groupe restreint aux seuls Trioépha- j, liens, qui sont caractérisés essentiellement par l'absence complète de l'appareil ^ ■de la vision. Mais encore l'otocéphalie (c'est-à-dire la soudure inter se des oreilles ^ «xternes) n'existe-t-elle pas nécessairement chez tous les Tricocéphales, puisque, ^ dans la classe des oiseaux, on ne la constate pas chez les embryons triocé- , phales. La soudure des oreilles exteiMies n'est donc qu'une particularité accès- i soire de la triocéphalie, que caractérise bien mieux, en réalité, la persistance u de la première fente branchiale. ;

Les Otocéphaliens-Gyclopes (c'est-à-dire les Otocéphales, les Édocéphales et , les Opocéphales) devraient être réunis aux monstres Cyclocéphaliens [voy. ce ^ mot), dont ils ne diffèrent que par la persistance de la première fente bran- ^ chiale.

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Quant aux Sphénocéphaliens {voy. ce mot), chez qui les yeux sont complètement séparés, ils ne sont encore connus que trop imparfaitement pour qu'on puisse, de l'aveu même de C. Dareste, leur assigner leur véritable place.

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