PANGOLIN
limbe cordé, digitinerve à la base, entier ou trilobé. Ses fleurs sont axillaires; les femelles solitaires; les mâles, disposées en grappes ramifiées de cymes.
Cette remarquable espèce, le Pamjium edule Reinw., qui est le Pangi de Rumphius, le Cloak ou Klobach (Rademach.) des Javanais, passe pour spontanée à Java; elle est cultivée aux îles Moluques et dans tout l'archipel Indien. Son suc renferme, d'après Blunie {Rhwnphia , IV, 19), un alcaloïde analogue à la ménispennine, plus une matière extractive visqueuse. A Java, toutes les parties de la plante passent pour anthelmintliiques. L'écorce, les feuilles, les fruits, les semences, sont narcotiques. Leur usage produit chez l'iiorame des phénomènes de somnolence, de céphalalgie, des nausées et une sorte d'ivresse (on a même dit de démence), pouvant se terminer par la mort. On jette l'écorce et les feuilles dans les cours d'eau pour empoisonner les poissons, et le bétail meurt le plus souvent quand il a mangé les feuilles. Le suc extrait des feuilles broyées et pilées est acre et s'emploie au traitement des dermatoses chroniques et rebelles. A Amboine, on broie les graines qu'on traite par l'eau froide et qu'on soumet à une macération prolongée. On leur enlève ainsi, dit-on, toute qualité nuisible. Alors on peut manger l'amande et en extraire une huile qui passe pour alimentaire et culinaire. Cependant c'est un purgatif pour les personnes qui n'en ont pas l'habitude. En somme, les propriétés de cette plante présentent beaucoup d'analogie avec celles du Cholmoogra et des Hydnocarpus. H. BiN.
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