FALLU
un aulre et j éciproquement. Un bandage compressjf qui retardera seulement la rupture d'un anévrysme résoudra un engorgement des parties molles, on procurera la fermeture d'un foyer purulent. Un chologogue qui pourra guérir une affection hépatique ne fera que pallier un rétrécissement intesiinal, etc. Ajoutons que la palliation doit s'entendre aussi bien des manifestations locales d'une maladie générale que des symptômes quelconques d'une maladie locale. L'ablation d'une tumeur cancéreuse, curalive quant à la tumeur, n'est que palliative quant à la diathèse cancéreuse.
La palliation à quelquefois pour but, non d'adoucir un mal qu'on n'a pas le moyen de guérir, mais seulement de le dissimuler ou d'en retarder les effets par un moyen perturbateur, au risque de produire une aggravation ultérieure. Le .traitement dit abortif de la blennorriiagie n'est souvent qu'un palliatif momentané, susceptible de rendre service au malade dans des circonstances délicates.
On comprend, du reste, que la palliation de certaines maladies soit un fréquent moyen de succès pour les charlatans, auxquels il importe seulement, pour faire croire à la guérison, d'obtenir des effets palliatifs de (pielque durée. D.
PA.LLOXI (G\ETANo). Né en septembre 1776 à Motevarchi, province d'Ârezzo, a fait ses éludes médicales à Pise, où il prit le grade de docteur. Il devint professeur de l'Université, et plus tard professeur honoraire. Membre du conseil sanitaire d'RtrurIc, il fut chargé d'éiudier les grandes épidémies qui sévirent de son temps en Italie, et eut l'occasion de rédiger un rapport circonstancié sur celle de Livourne de 180i, qu'il considérait comme étant la lièvre jaune. Le rapport qu'il publia sur celte épidémie meurtrière eut un grand succès et fut traduit en plusieurs langues. Il est mort à Livourne le 17 février 1830. Nous citerons de lui :
I. Elor/ium... de Michel Angelo Geanetti. Florence, 1797, iii-8°. — II. Osservazioni medicfie suUa malatlia febbrile doininante in Livoino, pcr servire d'istruzioni di signori medici deslinali al serviiio del nuovo spedale provisorio di San Jacopo. Livourne, 1804, in-S"; trad. en français par Revotât. Lyon et Paris, 1803 (an Xill); en allemand. Zurich, Leipzig, ibid. ; Salzbourg, ibid., et in IV. Journ. der auslând. Med. Cliir., 1805; en espaj^nol par Steva y Gebria. Barcelone, 1800. — III. Pâme medico sulla malallie febbrile clie lia dominala nella cilla di Livunio, anno 1804. Livourne. 1805, in-S". — IV. Rapporto sull' operctla di D- Luigi Sacco, mentor ia sul vaccino. In Alli délia Società economica di Firemc, t. V. — V. Ragguaglio del felice successo d'un pubblico experimenlo di vaccinazione a seguito in Lucca. Ibid. — VI. Elogio.. .. di Thomas Bonicoli. In Alli delV Accademia italiana di scieiize t. I, p. 293, 1810. — VII. hlruiioni a' medici délie comuiii, dove' si e sviluppato il tifo petecchiah. Livourne, 1817, in-4°. — VIII. Cotiieiilario sul morbo petecchiale delV anno 1817, con alcuni ceniii sui contagi in génère, e sopra il principio di vita. Livourne, 1819, in-8°. — IX. Sulla febbre gialla sia contagiosa o no. Livourne, 1824, in-8''; traduit en espagnol par Bahi y Fonseca. — X. Sullo stato attuale délia medicina, discorso letto alla Società med ica di Lirarno. Livourne, 1826, in-8°. — W.Sulle constiiuzioni epidemiche e sui mali endemici. Per servire di seguito alla topografia medica del capilanato di Livorno. Livourne, 1827, in-8°. — XII. Isluria di un somnambulismo con alcune riflessioni sopra qiicslo fenomeno e sul sonino; letta nella pubblica adunanza dell' Ace. labronica del di 19 Mano 1829. Livourne, 1829, in-S". — XIII. Divers articles de critique et de biographie dans les Alli dell' Accademia italiana di scieme. A. D.
FALLU (Victor). Frère du célèbre jurisconsulte de ce nom, naquit à Tours en 1604. 11 étudia la raétlecine à Paris, et devint médecin du comte de Soissons. On dit qu'ayant été témoin 'de la mort de ce prince dans un combat,