PALLIATIFS
1787, il fut nommé chirurgien en chef du grand hôpital de Milan où les leçons, comme h\ renommée du professeur, donnèrent à l'Universilé I éclat dont elle a brillé si longtemps.
Les écrits de Palletta sont aussi remarquables par l'érudition que par le talent d'observation de leur auteur. Dans tous ses travaux il se montre à la fois anatomiste profond et praticien habile : aussi le mérite de ses ouvrages, justement apprécié par les savants de tous les pays, a donné au nom de Palletta une autorité imposante dans la science. L'Académie médico-chirurgicale de Vienne, l'Institut national des sciences et arts de Milan, la Société de médecine de Bologne, de Lucques, de Venise, de Modène, de Naples, etc., comptaient Palletta au nombre de leurs membres les plus distingués; il était chevalier de la Couronne de fer et membre de la Légion d'honneur {Archives générales de médecine, 2^ sér., t. I, p. 422).
Palletta mourut le 27 août 1832, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, laissant les ouvrages suivants:
I. Nova guberiiacula testis Ilunleriani et tunicae vaginalis analomica descrtptio. Mediolani, 1777, in-i". — II. De nervis crotaphitico et buccinalorio . Mediolani, 1784, in-4°, fig. — III. Adversaria chirurgica prima : nempe, 1° de claudicatione congenita ; 2° saggio di sperienze sul sangue umano caldo ; 3° osservazioni anatoniico-patologiche sulla cifosi paralilica. Mediolani, 1788, in-4°, fig'. — IV. Exercilalionesanatomico-pathologicae. îlediolani, 1820-1826, 2 vol. in-4''. — Y. Di alcune singolari fralture délie ossa. Jlilano, 1824, in-4°, fig. — VI. Splenilis phlegmenodes, ossia vera inflammazione delta initia. In Scella d'opuscolidi Mitano. Milaiio, t. III, p. 331, 1784. — VII. Trismus a mercurio, ossia impossibililà di ahhassamento délia mascella inferiore sopraggiunti aile frizioni mercuriàli. Ibid., t. II, p. 404, 1787. — VIII. De structura uteri. Lusduni Batav., 1788, iii-8° (publié par SandiCort). — IX. Osservazioni di chirurgia pratica, intorno al seguenli punli : \'' Jella Ulolomia celsiana; 2° dell' ernia vaginale; 5° dell' idrocele délie donne; 4° délia cura del pulipo uterino. In Memorie deW Islituto Ilaliano, t. I, part, i, p. 86. — X. Del movimento rétrograda del sangue e délia forza nervea. Ibid., p. 54. — XI. Délia vescichetla ombelicale e siwi usi net feto. Ibid., p. 573. — XII. Del parto del braccio Ibid., t. 11, p. SUl, 1808. — \\\\. Sloria d'una matrice aniputata. \h Memor. dell' I. ft. Istitulo del Regno Lombardo- Venelo, t. I, 1819, et Annali univ. di medic, t. XXIV, p. 43. — XIV. Dello spasmo délia faccia. Ibid., et Annal, univ., t. XXIV, p. 51. — XV. Di un aneurisma vero alla coscia. la Nuovo Giornale délia più récente lelteratura, t. II, p. 314, 1782. — XVI. Délia puntura délia vesica orinaria. In Giornale di Venezia, t. IX, p. 217. — XVll. Délia colica fécale. Ibid., t. IX, p. 241. — XVIII. Osservazioni sopra alcuni morbi del inleslino retto. Ibid., 1795, p. 159, et un grand nombres d'autres articles sur le traitement de l'anus contre nature, sur la réduction sponlaiipe d'une luxation du bras, sur le cancer des mamelles, etc., dans le même recueil. — XIX. S(tl morso délia vipera. In Annali univers, di medicina, t. XXV, p. 187, 1823. —XX. Osservnzioni inlorno ad un glossocele o procidenza di lingua. Ibid., p. 194. — \X1. Storia di una sinfinoloniia. Ibid., p. 218. — XXII. Sullo scleroma ed induramento del lessulo cellulare nei neonali. Ibid., t. XXVIII, p. 5, 1823, et Arch. gén. de
me'd., t. V, 1824. Sullo stesso argumenta. Memoria II. Ibid., t. XXXY, p. 17. XXIII. Bap-
porlo ail' I. R. Istituto di Milano sulla cliina bicolorala. Ibid., t. XXXIII, p. 297, 1827.
XXIV. Suite varici. Ibid., t. XLVI, p. 74, 1828. — XXV. Divers articles dans le Journal de Desault et le Journ. gén. de médecine. — XXVI. Palletta a ti-aduit en italien l'ouvrage de Piosen sur les Maladies des enfants, et celui de Brûningliauseu sur le Trailemenl des fractures du col du fémur. L 1I>
PALLIATIFS {pallio, je couvre, je cache). Remèdes destinés à faire diminuer ou disparaître les symptômes pénibles d'une maladie, sans rien faire pour la guérison de la maladie elle-même : l'opium contre la douleur du cancer, la ponction simple contre l'hydrocèle, le bandage contre la hernie, etc. C'est assez dire qu'il n'y a pas de moyen thérapeutique qui soit par lui-même palliatif; qu'il n'y a pas une classe de médicaments palliatifs, mais seulement des médications palliatives. Tel remède qui est palliatif daus une maladie peut étrecuratif dans