‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.73Chapitre 15 sur 112 · PASTILLES DU SÉRAIL · texte numérisé non relu

PASTILLES DU SÉRAIL

Benjoin 60 grammes.

Baume de Tolu 8 —

Laudanum c 4 —

Santal citrin 15 —

Charbon de peuplier 190 —

Nitre 8 —

Mucilage ou gomme adragante Q. S.

On fait une pâle que l'on dispose en cônes; on les fait dessécher à une basse température et on les allume par le sommet pour les brûler.

Nous n'insisterons pas sur les autres préparations de la parfumerie : savons, parfums, huiles et pommades, dont il a été traité d'ailleurs à l'article Cosmétiques de ce Dictionnaire. Alexandre Layet.

Bibliographie. — Votj. celle de l'article Odecrs. A. L.

PARINE. 183

PJi.Ri;&. L'anthropologie n'est pas intéressée à la question des parias de rinde, mais seulement riiistoirc, qui, elle-même, sur ce point est incertaine; nous n'en dirons donc qu'un mot. Les parias ne sont même pas une caste, à proprement parler : ils sont une foule à part et lioi^s de castes, au-dessous des soudras {voy. ce mot). C'est une classe composée de tout ce que la population indienne compte de plus misérable, de jjIus bas placé dans l'échelle intellectuelle et morale. Ils sont l'objet de mépris de la population, employés aux plus bas usages quand ils ne vivent pas séparément dans des buttes infectes. Us ne sont pas seulement hors de caste, mais hors la loi. L'opinion courante en place la souche dans l'ensemble des individus chassés de levir caste pour avoir violé les lois civiles et religieuses; mais il y a lieu également de penser qu'ils sont comme un résidu de la conquête aryane {voy. Nègres, p. 72). D.

PARIATACU. Nom brame donné au Nyctanthes Arbor-tristis L., de la famille des Jasrainées. Pl.

PARICIIME. C'^IP^Az-O. Alcaloïde retiré primitivement par Winckler d'un faux quinquina importé de Para, le Buena hexandra Pohl, et plus laid d'un vrai quinquina, le Cinchona lutea, plus tard enfin par Hesse du Clnchona succirubra. La pariciue n'est pas identique avec la buxine, comme on l'a prétendu.

On la prépare en épuisant l'écorce par l'alcool, puis distillant et évaporant au bain-marie; on reprend le résidu sec par l'acide clilorhydrique étendu, on filtre et on précipite par une solution de carbonate de sodium ; le précipité est lavé et séché à l'étuve, puis traité par l'éther, qui dissout la paricine et abandonne une matière floconneuse insoluble. On filtre la solution cthérée après addition de charbon. Pour l'obtenir absolument pure, on traite encore une fois par l'acide chlorhydrique, puis on précipite par le carbonate de sodium.

C'est une poudre jaune pâle, amorphe, légère, poreuse, très-peu soluble dans l'eau, soluble, en jaune, dans l'alcool et l'éther, ainsi que dans les acides, difficilement soluble dans l'étlier de pétrole. La solution alcoolique est amère, faiblement alcaline et optiquement inactive. La paricine fond à 136 degrés.

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