‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.73Chapitre 68 sur 112 · GN, LL · texte numérisé non relu

GN, LL

Ces deux consonnes prennent le nom de mouillées. Elles se prononcent toutes

échapper, à Kersten surtout, qui donne un excellent moyen pour reconnaître qu'elles ne sont pas labiales. La lèvre inférieure, dit-il, ne contribue pas à la formation du J, chose dont il est facile de s'assurer en la retournant sur le menton pendant la prononciation. Si nous faisons cette expérience pour les deux lèvres, nous voyons que le son n'est pas altéré, et que, par conséquent, les lèvres ne jouent aucun rôle dans leur formation.

' Guillaume regarde ces lettres comme formées par le mouvement de projection de la pointe de la langue contre la voûte palatine.

PAROLE. 37b

deiix la totalité de la langue au palais, les dents étant rapprochées. Mais pour GN (fig. 17) il y a un son nasal qui n'existe pas pour LL (fig. 18).

Fis. •J'7. — Gn.

Fis. 18.

La prononciation de ce double L mouillé, qui n'est autre que celle de i'Y

entre deux voyelles, n'est pas dans les habitudes de certaines parties de la

France : c'est ainsi que quelques personnes prononcent à tort artileur au lieu d'artiyeur.

Pour être complet, nous parlerons de cette lettre: mais il est juste de dire qu'elle n'a pas de prononciation particulière, et qu'elle est en français ce qu'elle était en latin et en grec: le signe simple d'une articulation composée.

En effet, X se prononce ks comme dans luxure, exploit : luksure, ek^ploit , ou gz comme dans exercice, Xénophon : egzercice, Gzénophon. Devant un c doux, il a la valeur d'un k; excès, excepter, se prononcent ékcès, ékcepter.

Dans quelques mots, tels que Xerxès, six, dix, Bruxelles, il prend le sor de s; on dit : Gzercès, sis, dis, Brucelles.

Enfin, dans les mots sixain, deuxième, dixième, on prononce l'X comme un Z, et on dit sizain, deuzième, dizième.

Résumé. Classification proposée. On a vu que nous avions partagé les consonnes en deux grandes catégories : labiales, linguales.

Mais, si la langue ou les lèvres jouent le premier rôle dans la production des consonnes, il n'en est pas moins vrai que d'autres organes, tels que les dents ou la voûte palatine, tiennent aussi un rôle important. Toutefois, nous n'avons pas, comme beaucoup d'auteurs, placé sur la même ligne les lèvres, les dents, la langue et le palais, car sans la langue ou les lèvres à quoi serviraient les dents ou le palais dans l'articulation des consonnes? Toutes en effet ont besoin de la langue ou des lèvres pour être prononcées, tandis qu'un certain nombre d'entre elles s'articulent sans le secours des dents ou du palais.

Page 1