‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.73Chapitre 77 sur 112 · PARTHÉNOGENÈSE · texte numérisé non relu

PARTHÉNOGENÈSE

growing from his T/iroat. In Philos. Transactions, 1755. — XI. Of sotne Extraordinar\j Tumeurs uponthe Head of a Labouring Man. In P/iilos. Transact., 1757. L. 1I>.

PARSO]\s (Usher). Médecin américain, né dans le Maine (États-Unis), le

18 aoiit 1788, servit d'abord en qualité de chirurgien sur la flotte des États- Unis, prit part à la campagne de 1812 et assista à la bataille du lac Erié, puis quitta le service au bout de dix ans et fut nommé professeur d'anatomie et de chirurgie à la Brown-University de Philadelphie et ensuite au Collège de Providence (Pdiode-lsland). 11 fut président de la Société de médecine de Rhode- Island, vice-président de VAmerica7i Médical Association, et mourut le

19 décembre 1868. Nous connaissons de lui :

I. The Saylor's Physician, Exhibiting the Symptômes, Causes and Treatment of Diseuses Incident to Scamcn, etc. Cambridge, 1820, in-8°. — II. Directions for Making Anatomical Préparations, fnrmed on the Dasis ofPole, Marjo/in and Breschet, and Inchiding the New MethodofMr. Swan. l'hiladelphia, 1831 (1850), in-8°, fig. — III. Boylslon Prize-Dissertations : 1° Inflammation of the Periosteum; 2° Enuresis irrilala; ù" Cutaneous diseuses; 4° Cancer of the Dreast, etc. Boston, 1839, in-8°. — IV. Mémoire sur les inflammations aiguë et chronique du périoste. In Journ. des progrès des se. médicales, t. XV, p. 54, 1829. — V. Autres ouvrages, plus divers articles dans les recueils médicaux. L. II.v.

P.VRST. On donne ce nom à une bière qui est préparée en Pologne, au moyen des feuilles de la Fausse Braiic-Ursine [Heracleum Sphondylium L.).

PART (Supposition et suppression de). Voy. Suppression.

PART (James). Chirurgien anglais, né près de AYigan, en 1809. Il fit son premier apprentissage dans sa ville natale sous la direction de G. Morris, puis il vint à Londres vers 1850 et suivit les hôpitaux Saint-Barthélémy et à'University- College. Il remporta en 1831 le prix de chirurgie à l'école d'Aldersgate-street, fut reçu membre du Collège royal des chirurgiens eu 1852, fellow en 1854; l'université Saint-Andrews lui accorda le diplôme de docteur en 1860.

Il entra dans la pratique en qualité de house-surgeon à l'hôpital de Wigan, mais se fixa ensuite à Londres, où il présida pendant quelque temps le Nortk London Médical Society.

Part mourut en décembre 1875. 11 a publié le Médical and Surgical Case- Book et un grand nombre de mémoires sur l'anatomie et la pathologie dans the Lancet et les Transactions of the Pathological Society. 11 a fait des leçons privées et a joui d'une réputation méritée comme praticien. L. Hn.

PARTHE^'IOIV. Le mot grec 7ra,o9sviov, employé par Hippocrate, doit être rapporté, d'après Sprengel, au Matricaria Parthenium L. D'autres, Mérat et de Lens en particulier, prétendent que le Parthenion des anciens Grecs est la Mercuriale {Mercurialis annua L.). Pi-

PARTHEXIS. Nom donné anciennement à VArmoise [Artemisia vulgaris L.) de la famille des Composées. Pl-

PARTHÉXOGEXÈSE (7rap9Évo;, vierge et 75V- ai;, génération). Mode de reproduction dans lequel une cellule-germe se développe sans le concours de la cellule spermatique, par conséquent sans être fécondée. Ce fait s'observe

PASCAL (Les trois). 495

dans certains groupes d'insecles, cliez des crustacés et des arachnides. La parthénogenèse se rattache à la génération alternante ou métagenèse {voy. GÉixÉRA.TioN).

PARTRIDGE-BERKY. Nom donné en Amérique au Gaultheria procumbens L. Pl.

PARTRIDGE-IVOOD. On donne ce nom, qui signifie bois de perdrix, à diverses espèces de bois à'Andira delà famille des Légumineuses, dont la coupe suivant des plans obliques à l'axe présente la marbrure hachée des ailes de cet oiseau. C'est particulièrement au Bois d'Angelin de la Guyane ou Bois de Vouacapoua {Andira racemosa Lam.) que ce nom a été appliqué. Pl.

Bibliographie. — Guibourt. Drog. simpl., III, 556. I'l.

PARTURITIOIX. Action d'enfanter {voy. Accouchement).

PARijLiE {nocpd, auprès, et o3>ov, gencive). Abcès des gencives {voy. \)ehts et Gencives). D.

PARVOLIKE. CIP'Az. Alcali liquide, extrait du goudron produit par certains schistes bitumineux. Ce corps entre en ébuUition vers 260 degrés; il est peu volatil ; sa densité est égale à 0,906. L. lia.

PASCAL, (Les trois). Nous regrettons de ne pouvoir donner sur ces médecins français des détails biographiques qui ont échappé à nos recherches. Tout ce que nous pouvons faire, c'est de faire connaître les titres de leurs publications.

Pascal (J.-H.). 11 fut chirurgien en chef de l'hôpital de Brie-Comte-Robert, chirurgien du gouvernement pour les épidémies, et membre de la Société médicale d'émulation. Il a laissé :

I. Observations sur l'usage du moxa des Chinois, ou du cylindre de coton employé selon la méthode de feu M. Pouteau. In Journ. de méd., t. LAI, p. 208 et 595, 1784; t. LXVI, p. 280, 178G. — II. Observation sur une noix vomique. Ibid., t. LXXV, p. 29, 1788. — III. Observation sur une phthisie pulmonaire laiteuse. Ibid., p. 53 et 38 — lY. Observation iur un bec-de-lièvre. Ibid., t. LXXVIII, p. 68, 1789. — V. Observation sur un coup à la tête, avec perte de la substance du cerveau. Ibid., t. LXXXIII, p. 77, 1790. — VI. Efficacité du moxa dans le traitement de l'épilepsie. In Annal, de la Soc. de méd. de Montpellier, t. III, p. 529. — VII. Observation sur un abcès au scrotum. Ibid., t. VII, p. 289. — VIII. Mémoire sur le traitement à emploijer dans les plaies de la face. Ibid., p. 4"27. — IX. Observations sur les corps étrangers dans le canal de Vurèlhre. Ibid., t. IX, p. 298. — X. Observation sur la suite d'un amour malheureux, chez une femme. Pbid., p. 449. — XI. Mémoire sur les avantages de faire en certains cas la médecine opératoire expectanle sur la médecine agissante. Ibid., t. X, p. 580. — XII. Observations sur quelques effets de l'opium. Ibid., t. XII, p. 214. A. G.

Pascal (E-. II-. Félix). Fils du précédent, docteur de Paris (19 juin 1815), né à Brie-Comte-Robert. On lui doit :

I. Tableau synoptique du diagnostic des fièvres essentielles. Paris, 1818, in-plano. — II. T?'aité des maladies des voies urinaires de Chopart, 1821, 2 vol. in-8°. — III. Histoire lopographique, politique, physique et statistique du département de Seine-et-Marne. Corbeil, 1838, 2 vol. in-S". — IV. Essai sur la maladie muqueuse. Th. de Paris, 19 juin 1815, in-i°. — V. Observations sur les vas trichocéphales. In Nouv. Journ. de méd., t. I, p, 53, 1818. — VI. Observation d'une hydropisie enkystée du foie. Ibid., t. III, p. 121, 1818. —

494 PASCOLI (Les deux).

VII. Lettre sur l'asthme, avec des notes. Ibid., t. VIII, p. 3, 1820. — VIII. Observation d'une épistaxis passive. Ibid., p. 17. A. G.

Pascal (Jean-Josepii). Il était de Callian, département du Var, et vint se faire recevoir docteur à Paris (24 août 1821). Successivement médecin do l'hôpital militaire de Metz, membre de la Société des sciences madic aies de cette ville, médecin en chef de l'hôpital de Strasbourg, professeur à l'hôpital militaire d'instruction de la capitale de l'Alsace, il a laissé :

I. Discours sur la virdecine militaire, prononce' le 11 décembre 1834 dans la séance publique de la distribution des prix de 1834 à l'hôpital militaire d'instruction à Metz. Paris, 183C, in-8°. — U. Mémoire sur le choléra-morbus qui a régné épidémiquement à Metz et lieux circonvoisins pendant l'année 1832. Paris, 1856, in-S". — III. De la nature et du traitement des altérations pulmonaires. Guérison de la phthisie. Strasbourg et Paris, 1840, in-8°. — IV. De l'instruction publique. Améliorations dont elle est susceptible. Metz et Paris, 1840, in-8". — V. Mœurs alsaciennes. Épitre, 1842, 10-8". — VI. De l'ou'ie considérée dans ses rapports avec l'intelligence et la voix. Th. de Paris, 24 août 1821, 10-4"". — VII. Des moyens propres à arrêter les épidémies de variole. In Recueil de mém oires de méd., de chir. et de pharm. milit., t. XLYl, p. 197, 1839. — VIII. Observation de perforation de l'estomac. Ibid., t. XLVII, p. 173, 1839. — IX. Observation de volvulus considérable du gros intestin. Ibid., p. 179. — X. Recherches sur la structure intime des poumons. Ibid., t. XLIX, p. 1. — XI. Coup d'œil statistique sur l'état sanitaire de Strasbour g . Ibid., t. LI, p. 1, et t. LUI, p. 5. A. G.

PASCALIS (Félix). Médecin américain du commencement de ce siècle, exerça d'abord la médecine à Philadelphie, où il fut médecin de la prison et consultant à VAhus-House, puis vint se ûxcv à New-York, où il jouit d'une grande réputation. Il fut l'un des rédacteurs du New-York Médical Repository, depuis 1812. L'époque de sa mort ne nous est pas connue.

On cite de lui :

I. A Statcment of the Occurrence during the Malignant Yellow Fever in the City of ISew- York during the Summer and Autumn 1819. New-York, 1819, in-8°. — II. Discourse delivered bcforc the Xcw-York Country Médical Society. New-Yorli, 1823, in-S" (sur la noncontagiosité de la fièvre jaune). — III. An Exposition of the Danger of Internment in Cities, etc. New-York, 1823. — IV. Un grand nombre d'articles dans les recueils périodiques de médecine. L. Hs.

PASCHALIS. Voy. Pascu.^l.

PASCOLI (Les deux).

Pascoii (âless.vndro). Né à Pérouse le 10 janvier 1669, pratiqua d'abord la médecine dans sa ville natale et, en même temps qu'il professait la philosophie, donna des cours d'anatomie qui eurent assez de succès pour le faire venir à Rome, appelé pai- le pape Clément XI, qui lui donna une chaire d'anatomie. Il perdit la vue en 1739 et mourut le 5 février 1757. Quant à ses ouvrages, il n'a guère été qu'un compilateur; il a tiré bien plus des ouvrages de Borelli, de Malpighi, de Bellini, de Redi, de Bartholin et de Vieussens, que de son propre fonds.

I. Il corpo umano, o brève storia dove con nuovo metodo si descrivono tutti g li organi suoi. Pérouse, 1700, in-4°. Venise, 1710. Ibid., 1727, 5 vol. in-8°. Trad. en lalin. Rome, 1728, 3 vol. in-S». Ibid., 1738, in-4°. Venise, 1735, in-4°. —II. Delli febri teorica epraltica seconda il nuovo sistema. Venise, 1701, in-4°. — lit. Del moto. Rome, 1723, in-4°. — IV. Riposta ad alcuni consulti. Rome, 1736-1758, in-4'>. — lY. Opéra omnia. Venise, 1741, 4 voL in-4°. — V. Opère inédite. Venise, 1757, 2 vol. in-fol. A. D.

Pascoii (ÂNTOMo). Né à Fréjus vers 1790, fit ses études médicales à Vienne,

PiS-DE-COMPAINS (Eau minérale de). 495

où il fut reçu docleur en 1816. Il devint médecin du district d'Innsbrûck, puis professeur suppléant de médecine clinique à rUniversité et premier médecin provisoire de l'hôpital de la ville; en 1830, il fut nommé directeur et médecin chef de l'établissement d'aliénés de Hall, près d'Innsbrûck.

I. Dissertatio inaug. med. de morbo scrophuloso. Vienne, 181G, in-S". — II. Uebersichl ûber das im Jalire 1825, 1826 in der medic. practischen Scinde an der k. k. UnivcrsilcU zu Imisbritck gepfloyene Ileilverfahren. Innsbrûck, 1827, in-8». Même ouvrage pour 1820-1827. Augsbourg, 1829, in-8°. A. D.

PA§cuAr. (Les deux).

Pascual (Miguel-Juan). Médecin espagnol du seizième siècle, né à Gastellon de la Plana, dans le royaume de Valence. Il étudia la médecine dans sa ville natale sous Luis Collado et à Montpellier sous Jean Faucon (Juan Falcon). On lui doit une traduction espagnole du traité de Jean de Vigo sur la chirurgie [Practica copiosa de lo necesario para el cirnjano, Valencia, 1548, in-fol. ; Zaragoza, 1581, in-fol.), et un petit traité sur la maladie vénérienne qui fait partie du second volume de la collection de Luisinus. Ce petit traité ne renferme rien de bien remarquable ; Pascual n'engage à avoir recours au mercure que lorsque les décoctions végétales, etc., ont échoué. Ce même opuscule forme un chapitre de l'ouvrage suivant :

Praxis niecUca slve methodits cuvandi. Valentiae, 1548, 1555, in-S"; Saragossae, 1581, iu-S"; Lugduni, 1585, 1602, 1664, m-8°.

Morejon confond cet auteur avec un autre, d'origine italienne, d'après Jonrdan, et ayant le même prénom Jean. Celui-ci, né à Suessa, près de Capoue, a publié un petit traité cité par Ilaller et inséré dans le premier volume de la collection de Luisinus : Liber de morbo quodam composito qui vulgo apud nos gallicus appellatur, Neapoli, 15.54, in-4''. Ce livre ne renferme rien de bien remarquable, sinon l'indication d'une préparation mercurielle, de l'invention de l'auteur, qui consiste en mercure trituré avec de la salive.

Pascual (Jose). Médecin espagnol de la fin du dix-huitième siècle, né à Sellent, reçu docteur à l'université de Gervera. Il fut membre de l'Académie de médecine pratique et de la Société des arts de Barcelone et devint médecin de la ville et de l'hôpital de Yich. On cite de lui :

I. Discorso sobre el saludable y seguro método de hacer levantai' à los enfermas de la cama, para el usa de los 7iiédicos principiantes. Barcelonai, 1783, gr. 111-4°. — II. Respuesta crltico-apologética â la historia mcdico-pràctica del Dr. Gaspar Armcngol, cirujano. Vich, 1784, in-4°. — III. Sobre la ulilidad de la mûsica para los enfermas. Barcelona, 1785, in-4°. L- Hîj.

pas-d'axe. Nom vulgaire du Tussilage [Tussilago Farfara L.), de la famille des Composées. Pl.

PAS-DE-COMPAIWS (Eau miinérale de), athermale, bicarbonatée, ferrugineuse faible, carbonique moyenne. Dans le département du Cantal, dans l'arrondissement d'Auriliac. Dans la commune du Sainl-Jacques-des-Blats, à quelques mètres du cours de la Gère, émerge d'un terrain volcanique cette source minérale. Son griffon est à 25 mètres environ de la route de Vie à Murât. Son eau est claire et limpide, elle n'a pas d'odeur, quelques bulles gazeuses la traversent. Son goût est piquant et ferrugineux. Elle est recouverte d'une légère

496 PASPALUM.

couche irisée, et elle coloie en jaune les parois intérieures de son bassin. Sa température varie de 13 à 13», 5 centigrade. Sa densité n'est pas connue et son analyse chimique n'a jamais été faite. Elle est fréquentée seulement par un petit nombre de malades de la contrée qui sont chlorotiques ou anémiques.

A. ROTUKEAU.

PASIIVI (Les deux).

Pasini (LuiGi). Né à Padouc, vers 1500, fit ses études à l'Université de cette ville, et y occupa la chaire de philosophie et de médecine. Il fut nommé médecin du duc d'Urbino, général en chef de l'armée de la République vénitienne: sa réputation comme praticien était très-grande. 11 est mort à Padoue, le 22 août 1557. On connaît de lui :

I. Liber in quode llieimis palavinis ac quibusdam baliieis Ilcdiœ tractatur. In De Balneis. Venise, 1555, in-fol. — II. De pestilentiâ Patavinâ anni 1555. Padoue, 1556, in-S". A. D.

Pasini (Antonio). Né à Vérouc vers la fin du seizième siècle, est connu par l'édition suivante avec commentaires qu'il a donnée de Dioscoride, traduction d'Andréa Mattioli :

Aiinotazioni ed emendazioni iiella tradozione d'Andréa Mattioli dci cinque libri délia Maleria médicinale de Dioscoride. Bergame, 1591, in-4°. Ibid., 1608, in-i". A. D.

PASPALOIV. D'après quelques auteurs, ce mot grec se rapporterait au Millet [Panicum italicum L.). Pl.

PASPALUM. Genre de plantes Monocotylédones, appartenant à la famille des Graminées. Ce groupe naturel, voisin des Panicum, comprend un grand nombre d'espèces (Runlh en énumère près de 180), qui croissent dans les pays chauds. Ce sont des plantes à épis, formés d'épillets non articulés sur le rachis et souvent tournés du même côté. Chaque épillet porte deux fleurs, articulées sur le pédicelle et caduques; la fleur inférieure n'a qu'une glumelle; elle est neutre; la supérieure, hermaphrodite, a deux paillettes; les étamines sont au nombre de 5 ; l'ovaire glabre est surmonté de deux styles, terminés par un stigmate en goupillon. Le fruit est un caryopse, comprimé parallèlement à l'embryon, glabre, enfermé dans les glumelles indurées.

L'espèce la plus intéressante de Paspalum est le Pmpalum scrohiculatum L., dont une variété, nommée Pasp. frumentaceum par Rottbœl, est le Yarangon des Indes Orientales. Cette plante, qui croît dans les terrains secs, a des graines comestibles, qu'on utilise du côté de Pondichéry, après les avoir décortiquées ou dépouillées de leurs glumelles, comme le riz. Une variété spéciale, que l'on connaît sous le nom de Meritja, a des graines dangereuses à cause des vertiges qu'elles causent.

On cite encore, comme plante utilisée dans des cas de jaunisse, le Paspahim ciliatum Rottbœl, qui vient à Surinam. Enfin, d'après Mérat et de Lens,Bertero dit qu'on emploie en médecine à Saint-Yago du Chili la partie souterraine de son Paspalum Cliepica, espèce inédite. Pl.

Bibliographie. — Sprengel. Hist. de la me'd., VI, 467. — Lisxé. Mantissa, I, 29. — Willde- Now. Species. I, 550. — Roxbcrgh. Flora Indica, 1, 281. — Mérat et de Lens. Dict. Mat. médicale, V, 208. — Kusth. Enumeratio plantar., I, p. 41. Pl.

PASQUIER (Les). 497

PASQUALi (Pier-Paolo). Né à Forli , vers le commencement du dixneuvième siècle. Il fit ses études médicales dans cette ville et y devint professeur ordinaire. Nous citerons de lui :

I. Staria di una cura di ritenzione d'orina compléta produUa da inveterali slringimenti organici esisteiiti nel canale delV uretra , mediante l'operazione délia boUaniera ed uretrolomia eseguUa da Bertoloai. Forli, 1838, in-8°. — II. Brevi considerazioni impropria difesa iutorno alla storia di una pretesa cura di ritenzione d'orina compléta, aÛ' il monsignore Dr. Dom. Bertolozzi. Pesaro, 1838, in-8°. A. D.

PASQUIER (Les deux).

Pasquier (René). Médecin distingué de ce siècle, et qui s'est fait surtout connaître dans les améliorations apportées au régime intérieur des maisons d'aliénés. Il naquit à Vaugneray, chef-lieu de canton du département du Rhône, en 1792, vint prendre le titre de docteur à Paris, le 5 janvier 1815, et alla s'établir à Lyon. II devait s'y acquérir une grande réputation comme praticien et surtout comme médecin aliéniste. Chargé, en 1818, du service de l'hospice de l'Antiquaille de Lyon, il eut, sur l'invitation de l'inspecteur général Royer-CoUard, à y organiser le service des alii'nés. Quoique depuis quatorze ans ces malheureux fussent sortis du bouge de la Quarantaine, ils n'avaient rien gagné à l'Antiquaille sous le rapport médical ; on se bornait à les nourrir et à leur donner des soins de propreté. Pasquier se mit à l'œuvre, obtint de l'Administration, non pas tout ce qu'il voulait, mais les réformes les plus nécessaires; il put, au bout de quelques mois, classer ses protégés en diverses catégories et obtenir, à l'aide de ses efforts et de l'impression qu'il avait communiquée à tout son entourage, de nombreux succès. On peut dire que c'est lui qui, pénétré des grandes idées de Pinel, a intronisé officiellement à Lyon la psychiatrie. Devenu très-populaire dans son quartier, il fut, en 1848, élu au Conseil municipal où il se fit remarquer par son instruction variée, son aptitude administrative etson esprit judicieux. René Pasquier est mort à Lyon, à l'âge de quatre-vingts ans, au mois d'avril 1872, laissant les ouvrages suivants :

1. Exposé analytique de la pratique médicale des aliénés de l'hospice de V Antiquaille de Lyon, du {"janvier 1821 au i" janvier 1830. — II. Essai sur les distributions et le mode d'organisation, d' aprèsun système physiologique, d'un hôpital d'aliénés. — III. Notes statistiques et médicales sur les divisions des aliénés de l'hospice de l' Antiquaille de Lyon. Lyon, 1830, in-8°. — IV. Les hernies inguinales et crurales qui peuvent être réduites sontelles susceptibles d'une guérison rad'icale ? Paris et Lyon, 1839, in-8°. — Y. Essai sur le rnélœna. Th. de doct., 1815, in-4''. A. G.

Pasquier (Antoine-Phii.ippe). Chirurgien distingué, né à Paris en 1773. En 1792, époque où la France léclamait le concours de tous les courages et de tous les talents, il entra au service de santé de l'armée en qualité de chirurgien de 3*^ classo. Dès l'abord, dans la sphère spéciale de ses fonctions, il se montra à la hauteur des circonstances. Depuis 1792 jusqu'en 1811, nous le voyons au milieu des armées où de bonne heure il est appelé aux emplois élevés. Déjà, au siège de Toulon (déc. 1793), il est, simple chirurgien de 2* classe, chargé en chef du service de santé de l'armée, et, la ville prise, il est nominalement cité par le représentant du peuple comme ayant bien mérité de la patrie. Les preuves de capacité qui lui avaient attiré cet éloge, alors de si grand effet, lui firent un an après confier le soin d'organiser et de diriger les hôpitaux de la S'' division militaire, puis, les faveurs en se répétant, lui firent bientôt décerner le grade supérieur dans lequel il fut successivement appelé aux armées

DICT. EMC. 2' S. XXI. 32

Page 1