‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.73Chapitre 78 sur 112 · PASSAVANT · texte numérisé non relu

PASSAVANT

d'Angleterre, de Hollande, d'Italie. C'est en faisant partie de cette dernière armée qu'il se vit exposé aux difficultés, aux fatigues, aux privations, aux dangers d'un blocus rigoureux, le blocus de Gênes. Obligé de prendre quelque repos, il ne resta pas longtemps dans l'inactivité, car en 1802, sur les conseils de Percy, il était désigné pour faire partie, sous les ordres du général Victor, de l'expédition de la Louisiane. Cette armée ayant été licenciée, il fut envoyé en Batavie, avec le litre de chirurgien en chef. Dans ce poste élevé qu'il conserva jusqu'en 1811 , ses lumières, son esprit de conciliation, le mirent à même de rendre de grands services, non-seulement à l'armée française, mais encore à la population indigène. En 1811, Pasquier était appelé au poste de chirurgien en chef adjoint de l'Hôtel des Invalides et, en 1856, il succédait à Larrey en qualité de chirurgien en chef titulaire ; il obtint en même temps alors, avec Broussais, le titre de membre adjoint du Conseil de santé des armées. En 1840 furent instituées par le ministre de la guerre des inspections médicales qui ont rendu et rendent encore à l'armée de grands services : Pasquier était désigné pour ces fonctions , il fut nommé. Mais les premiers symptômes d'une maladie organique du cœur le forcèrent au repos; il résigna ses fonctions en 1845.

Antoine-Phili|ipe Pasquier mourut à Paris, le 6 février 1847, dans sa soixantequatorzième année, ayant pu mettre ces titres à la suite de son nom : Chirurgien du roi de Hollande, Louis Napoléon ; chirurgien de la reine Hortense; chirurgien du grand roi de Berg ; chirurgien, dès 1816, des d'Orléans; en 1836, premier chirurgien de Louis-Philippe, baron, etc., etc. Nous ne connaissons de lui que sa thèse de docteur, dédiée au général Dejean, et portant ce titre : Dissertation médico-chirurgicale sur le tétanos en général, et particulièrement le tétanos traumalique, Paris, 5 brumaire anXll (27 oct. 1804). A. G.

Pasquier (JosEPH-PHiLiprE-ÂDOLPHE). Fils du précédent. H se dit natif de Marseille, dans sa thèse inaugurale. Il acquit une grande notoriété sous le gouvernement de 1850, et put faire suivre son nom de ces titres : Inspecteur du Conseil de santé des armées, chirurgien consultant de la maison de Saint-Denis, premier médecin du roi Louis-Pliilippe, baron, chirurgien en chef des Invalides. Son bagage scientifique n'est pas lourd, car, outre sa thèse passée à Paris {Essai médical sur les huîtres, 27 août 1818), nous ne connaissons de lui que quelques travaux sur les maladies des voies urinaires, travaux qui ne sont que la reproduction de leçons cliniques faites aux Invalides. Ajoutons que, par une faveur spéciale, la veuve de Pasquier reçut une pension de 2000 francs^ que ses trois filles furent reçues gratuitement à Saint-Denis, et que ses deux fils reçurent une bourse entière dans un collège de Paris.

J.-P.-A. Pasquier est mort à Paris, le 4 janvier 1851. A. C.

PASSA {voy. Passum). Pl.

PASSAPU. Nom tellingou donné au Curcuma longa L. Pl.

PASSAPL'ViiXiXY. Nom tellingou donné à la Gomme-gutte. Pl.

PASSAVANT (Claude). Médecin suisse, né à Bàle le 17 décembre 1709, fit ses éludes dans cette ville ainsi qu'à Neufchâtel, devint conseiller et médecin

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