‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.73Chapitre 8 sur 112 · PARÂT. H · texte numérisé non relu

PARÂT. H

5° Tcenia. Kousso, écorce de racine du grenadier, fougère mâle, semences de citrouille, kamala, saoria.

¥ Acarm de la gale. Carbonate de potasse, soufre, styrax, huile de pétrole, huile de cade, benzine.

5" Poux. Mercuriaux (onguent gris, lotions de sublimé), poudre de staphisaigre ou de pyrèthre.

6" Favus. Sublimé, oxyde rouge de mercure, turbith minéral, huile de cade, acide phénique ou salicilyque, goudron, créosote, chloroforme, huile de caryophyllées, etc.

7» Mentagre. Oxyde rouge de mercure, précipité blanc, sulfate de cuivre.

8° Herpèi tonsurant. Sublimé, turbith, teinture d'iode, teinture de cantharides, teinture alcoolique de savon de potasse, glycérine iodée.

9° Pelade (origine parasitaire controversée). Turbith, soufre, sublimé, teinture de cantharides.

10. Lucilia hominivorax . Bourdonnets de coton imbibés de benzine et introduits dans les narirtes.

{{"Filaire. Quand la peau est ouverte, injections d'eau de chaux, d'eau chlorée, d'eau phéniquée, etc.

12° Leptus autumnalis. Axonge additionnée d'une huile éthérée.

13" Tique commune [Ixodes ricinus). Même moyen que pour le Leptus autumnalis. D.

PARASITISME. Le rôle des divers parasites en pathologie est étudié au nom des organes où on les rencontre. Quant à la doctrine générale à laquelle on a donné quelquefois, quoique improprement, le nom de doctrine parasitaire, il en est traité complètement à l'article Fermentation [voy. Parasites). D.

PARASOL. Nom donné à une espèce de champignon, du groupe des Agarics {Agaricus procerus Schœff.). Pl.

PARASOL CHiivoiS. Nom donné au Stet^culia platanifolia L., de la famille des Sterculiacées. Pl.

PARASOL DU €iRA!\D SEIG!VEl]R. Nom donné au Saule pleureur [Salix babylonica L.]. Pl.

PARASORBIQUE (Acioe). Corps existant naturellement dans les baies du sorbier [voy. Sorbique [Acide], p. 454). L. Hn.

PARAT (Philibert). Médecin français, né en septembre 1763, à Lyon, mort dans cette ville le 11 décembre 1858. II fit ses études à Montpellier et y prit le bonnet de docteur en 1790. Il se distingua pendant le siège de Lyon, servit pendant plusieurs années dans l'armée des Alpes à titre de chirurgienmajor, puis, revenu à Lyon, il y fut nommé médecin de l'Hôtel-Dieu. On cite de lui :

I. Sur les moyens de perfectionner les études de l'art de guérir. Lyon, 1791, in-8°. — II. Avec Martin jeune. Observations médicales sur les principaux effets du froid et du chaud sur le sommet des hautes montagnes. In Recueil des Actes de la Soc. de santé de Lyon, an I, p. 279, 306. — III. Réflexions pratigues sur la gale. Ibid., p. 331. — lY. Éloge

118 PARATODO.

historique de Marc-Antoine Petit. Lyon, 1812, in-S". — V. Éloge historique de Charles- Louis Dumas, lu à l'Acad. de Montpellier le iSjuin 1818. Paris, 1822, in-4°. — jVI. Compte rendu des travaux de l'Acad. royale des sciences, belles-lettres et arts de Lyon. Lyon, 1825, in-8». — VIT. Éloge historique de M. Buytouzac. Lyon, 1829, in-S». — VIII. Voy. sur Parât son Éloge historique par Martin jeune (Lyon, 1859, in-8°). L. Hn.

PARATARTRALIQlîE (Acide). C'IPO'" + ^ I H^O- Ce corps se forme en chauffant l'acide paratartrique. 11 est blanc, soluble dans l'alcool ainsi que dans l'eau au contact de laquelle il régénère l'acide paratartrique. L. Hn.

PARATARTRATES {voy. PARATARTRIQUE et TaRTRATEs).

PARATARTRÉLIÇUE (Acide). C*H*0**'+ H^O. Produit de transformation de l'acide paratartralique sous l'influence de la chaleur. Il renferme une demi-molécule d'eau de moins que ce dernier. L. Hn.

PARATARTRIQUE (Acide). Cet acide, appelé aussi racémique ou thannique, a été découvert à Thann, en 1822, par Kestner. C'est une combinaison à équivalents égaux des acides tartriques droit et gauche.

On l'obtient directement par le simple mélange de ces deux acides, en solutions concentrées (Pasteur). 11 ne paraît pas exister dans la nature, mais il prend naissance accidentellement dans les fabriques d'acide tarlrique, sous l'influence de la chaleur (Jungfleisch).

On le prépare en chauffant en vase clos, à 175 degrés, l'acide tartrique ordinaire, avec la dixième partie de son poids d'eau. Après quarante-huit heures d'action, on reprend la masse par l'eau et on concentre le soluté : l'acide racémique, peu soluble, se sépare en premier lieu. On le purifie par des cristallisations répétées (Jungfleisch) .

Il cristallise avec deux équivalents d'eau, ou plutôt avec quatre, car il convient de doubler sa formule :

(2C8H^Oi^)-h2H^O^

11 est en prismes incolores, efflorescents, qui exigent 5,7 parties d'eau, à 15 degrés, pour se dissoudre.

Les racémates, qui se préparent facilement à la manière des tartrates, ditfèrent de ces derniers par leurs formes, qui ne sont point hémiédriques, ainsi que par leur eau de cristallisation.

Quelques-uns de ces sels, une fois dissous, se séparent par cristallisation en tartrates droit et gauche, comme le racémate double de soude et d'ammonium, fait découvert par Pasteur et qui lui a servi de point de départ pour isoler l'acide tartrique gauclie. Bodrgoin.

PARATHlOl\IQUE (Acide). Corps dont l'existence est plus que douteuse. Ce n'est probablement pas autre chose que l'acide sulfovinique. L. Hn.

PARATIE-VATR. Nom tamoul donné au cotonnier {Gossypium herbaceum L.)^ Pl.

PARATODO. Paratcdo. Ce nom, qui signifie prêt à tout ou propre à tout, a été donné à un certain nombre de substances médicinales, provenant d'espèces végétales variées :

PARATOLUYLIQUE. 119

1" Il est généralement donné, au Brésil, aux racines du Gomphrena officinàlis Mart. et du G. mac}'oce/»/ia/a Sainl-Ilil {voy. Gomphrena);

2» Sous le nom de Paratodo amer, Guibourt a décrit deux espèces d'écorces confondues en une seule pr 0. Henry, qui en a fait l'analyse et dont voici les caractères d'après YHistoire des drogues :

ÉcoRCE N° 1. Ecorce peu cintrée, épaisse de 5 millimètres, non compris la couche subéreuse ; elle est légère, à cassure grenue, jaunâtre et marbrée ; la partie interne est recouverte d'une pellicule mince et blanchâtre. La couche subéreuse est épaisse de 2 à 3 millimètres, profondément crevassée et facile à séparer du liber; elle est grise à l'extérieur, d'un vert jaunâtre à l'intérieur, et paraît formée de couches concentriques, nombreuses et très-serrées. L'écorce se broie facilement sous la dent et a une saveur très-amère.

Elle est probablement produite par une Apocynce : c'est à elle que doivent probablement se rapporter les propriétés, qu'on attribue au Paratudo, de guérir les fièvres intermittentes, la moi'sure des serpents, etc., etc.

ÉconcE IN» 2. Large, plus compacte que la précédente, épaisse de 7 millimètres au plus, à cassure un peu rougeâtre, marbrée et grenue, excepté à la partie interne, qui est formée de quelques lames minces, très-fibreuses et d'un gris foncé. La couche subéreuse est épaisse de 2 millimètres, adhérente au liber, rugueuse et crevassée, d'une texture semblable à celle du liège et ayant comme lui les fibres perpendiculaires à celles du liber. Cette écorce, dont la saveur est excessivement amère, diffère certainement de la précédente. Mérat et de Lens se demandent si ce ne serait pas là le Parobo de Henry [vojj. ce mot) et si la plante ne serait pas alors produite par le Simaruba Paraiba Saint-Hilaire.

3° Sous le nom de Paratuoo aromatique, Guibourt décrit de la manière suivante une écorce qu'il attribue au Canella axillaris Mart., dont Endlicher a fait un Cinnamodendron.

C'est une écorce épaisse de 5 à 7 millimètres, formée d'un périderme gris foncé, profondément crevassé, et d'un liber jaunâtre, très-uni intérieurement, très-compacte et à cassure grenue. Il est un peu huileux sous la scie. Cette écorce possède une odeur grasse et piquante comme le poivre et une saveur amère, extrêmement acre et brûlante. On la dit excitante, sudorifique, diurétique et très-utile dans les fièvres adynamiques. Pl.

Bibliographie. — Henry. Journ. de pharmacie, XI, 410. — Mérm et de Le>s. Dict. Mat, médicale, Y, 200. — Guibodrt. Drogues simples, 7" édit., II, 571, et III, 623. Pl.

PARATOLUIQUE OU PARATOLUYLIQUE (Acide). C^ffO^ = C^H''

CFP

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