‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.73Chapitre 84 sur 112 · PASTEL · texte numérisé non relu

PASTEL

Bergarae, i786, in-8°. — III. La toUerama filosofica délie malatlie, osservaiioni mediche pratiche. Bergamo, 1788, in-4". — IV. Del corraggio nelle malattie. Parma, 1792, in-h">. Du courage et de la patience dans le traitement des maladies, trad. de l'italien par Jouenne, suivi du poème de l'Esprit du sage médecin, du docteur Delaunay. Paris, 1824, in-18, ibid., 1820. — V. Délie facolta delV opio nelle malattie veneree, nuove ricerchc cliniche. Bergamo, 1788, in-8°. Trad. en français par Brion. Lyon, 1816, in-8°. —VI. Errata corrige da opporre ali almanaco dei medici, chirurghi e speziali, stampalo in Bergamo Vanna 1788. — VII. Lo spirito délia medicina del célèbre Andréa Pasla, iratto daivarii suoi scritti e dal mo esercizio médicinale. Bei-gamo, 1790, in-8°. — VIII. Remarques (en italien) sur l'ouvrage de Bcrtolassi : Ammeslramenti inlorno ai parti, 1790, in-8'>. — IX. Galateo dei medici. Bergamo, 1791, in 8". Trad. en franc, par Fr. Ph.-Bellay, 1799, in-8". — X. Délie acque minerali del Bergamasco. Bergamo, 1794, in-8°. — XI. Elogio del célèbre botanico Carlo Linneo, etc. Bergamo, 1802, in-8». — XII. Elngio delV abbate Ceroni. Bergamo, 1802, in-4". — XIII. L'analomia. Bergamo, 1820, in-8°. — XIV. La inusica medica. Bergamo, 1822. L. Hn.

PASTE. Nom donné à la Menthe coq, Balsamita suaveole7i!iL.,de la famille des Gompose'es. Pl.

PASTEL {Isatis tincloria L.). Le genre Isatis appartient à la famille des Crucifères, série des Isatidées. Il a des fleurs régulières et hermaphrodites, à 4 sépales égaux à la base. Les 4 pétales, alternes, sont imbriqués. L'androcée est formé de 6 ctamines, hypogynes et didynames, dont les filets sont libres, non pourvus de dents. Le fruit est une silicule linéaire-oblongue, ovale, orbiculaire ou oblongue-cunéiforme, indéhiscente ou ne s'ouvrant que tard et incomplètement, à portion centrale épaissie, ligneuse, cornée ou osseuse, à bords coriaces, épaissis ou foliacés. Le atyle est très-court, à sommet stigmatifère papilleux. L'ovaire renferme un ou, plus rarement, deux ovules descendants, et dans le fruit il n'y a qu'une graine, rarement deux, descendantes, avec un embryon charnu, à radicule supère, incombante ou, plus rarement, acconibante aux cotylédons. Ce sont des herbes annuelles ou bisannuelles, à tiges dressées et rameuses, à feuilles entières ou peu s'en faut, les caulinaires souvent sagittées. Les fleurs, ordinairement jaunes, sont disposées en grappes ramifiées, sans bractées, et les fruits sont portés sur des pédiceiles pendants. Le genre renferme une trentaine d'espèces, originaires de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique septentrionale. L'/. tinctoria est une espèce qui atteint 40 décimètres à 1 mètre et plus de hauteur. Sa racine est pivotante, rameuse. Ses feuilles inférieures sont oblongues-lancéolées, subaiguës, parfois sinuées, atténuées en pétiole. Les caulinaires vont en diminuant de taille de bas en haut et embrassent l'axe par deux oreillettes aiguës. Les grappes sont nombreuses, multiflores, et atteignent toutes la même hauteur. Les fleurs sont petites et jaunes, et les fruits sont oblongs, cunéiformes à la base, 5-5 fois plus longs que larges. On distingue plusieurs variétés de cette espèce. Celle qui a reçu le nom dliirsuta (DC.) et qui est 1'/. alpina Vill. (/. Villarsii Gaui».), commune dans toute la France, a les feuilles étroites et velues, non glauques; ses fruits sont glabres. On a nommé canescens (/. canescens DC. — /. liisitanica Mor.) celle qui, avec tous les caractères de la précédente, a des fruits couverts de poils réfiéchis, au moins dans leur portion inférieure; elle ne se trouve que dans le Midi. Quant à la variété sativa (DC), elle a les fruits glabres et les feuilles écartées, glauques et glabres ; on ne la voit guère que cultivée. C'est elle surtout qui est employée, sous les noms de Pastel des teinturiers, Guède, Vouède, Herbe de Saint-Philippe, tandis que la variété hirsuta se nomme Pastel bâtard.

PASTENAGUE, 541

Le Pastel sert à pre'parer une couleur bleue, employée jadis en teinture, surtout avant l'importation des indigos. Son importance s'est relevée à l'époque du blocus continental, et une Instruction sur Vai^t d'extraire l'indigo du Pastel a été publiée en 1811 par Chaptal, Thénard, Gay-Lussac, etc. Une analyse a élé donnée du Pastel par M. Clievreul (in Ann. Chim., LXVIIl [1808], 284). Médicalement, le Pastel doit avoir des vertus analogues à celles de toutes les Crucifères, car il est, comme elles, acre et piquant; on l'a comme antiscorbutique assimilé aux Cressons. Aymen, médecin à Castillonès, l'a employé avec succès contre le scorbut [Mém. de la Soc. roy. de méd., I, 545). En Provence, les paysans l'emploient au traitement de l'ictère. Lémery indique les feuilles pilées, appliquées sur les poignets, comme remède des fièvres intermittentes ; et l'on a supposé qu'en pareil cas elles agissent comme rubéfiantes. De là peut-être aussi les propriétés résolutives qu'on leur attribue. On a cité partout le passage suivant de Desbois (de Rocliefort) : « Il y a des observations sûres de caries et de douleurs ostéooopes scorbutiques, qui ont cédé à ce seul moyen (l'usage du Pastel). La dose est d'une demi-once à une once (16 à 52 grammes) en légère décoction à vaisseau fermé ». On a proposé avec raison de substituer le suc à une décoction qui doit être peu active. Les anciens Bretons se peignaient le corps avec le Pastel; on a pensé aussi que c'était le Glastum d'IIippocrate. Les pains ou boules que l'on prépare avec le marc du Pastel pressé se nomment Cocagne. Selon Fuschs « la Guesde cultivée a vertu de dessécher puissamment, sans mordication toutefois, car elle est amère et ensemble astringête. Mais la saunage ha quelque acrimonie, tant au goust qu'en l'opération : pour ce elle dessèche plus que la cultivée — Ses feuilles ou sa racine, prinses en breuage, sont très-bonnes contre feux sacrez, erisipeles, mal sainct Anlhoine, et contre opilations et autres maux de râtelle » {Hist. pi., 250). On peut extraire des graines du Pastel une huile analogue à celle du Colza. ' II. Bi\.

Bibliographie. — T., Inst. Rei herb., 211, t. 100. — L., Gen.. n. 82i. — Adans., Fam. des ;>L,1I, 425. — J., Ge7i., 242. — DC, Prodr.,l, 210. — Guib., Drog. nimpL, éd. 7, III, 483, 690. — Mér et DE L., Dtct. Mat. méd., III, 600. — ScHnEic, Descr. du Pastel. Halle, 1752. — Grassi, Sw l'Isatis tinctoria. Genève, 1811. — Lasteyrie, Du Pastel. Paris, 1811. — Giebert. Traité sur le Pastel, 1815. — Puvji\urin, Iiistr. s. l'art d'exfr. l'indigo... du Paslel (1815). — Spach, Suite à Buffon, VI, 573. — Endl., Gen., [n.'4958. — Benth. et Hook. f., Gen., 1, 94, n. 129. — II. Bâillon, Hist. des pi., III, 199, 229, 258, tig-. 257-258; Tr. Bot. méd. phanér., 756. II. Bn.

PASTELLUS HERBA. Nom donné à l'indigo dans quelques auteurs anciens. Pl.

PASTEIXADE. Nom donné au Panais {Pastinaca sativa L.). Pl.

PASTEXAGUE. Parmi les poissons du groupe des Raies {voy. ce mot) les naturalistes de l'antiquité ont désigné sous le nom de Turtur la Pastenague qu'Aristote décrit comme un animal plat, pourvu d'un dard pouvant occasionner de cruelles blessures. Par sa forme étrange, par l'aiguillon aigu et barbelé dont la queue, très-grêle, est armée, cette Raie devait attirer de tout temps l'attention des pêcheurs. Les auteurs anciens, et, pour ne citer que les plus illustres d'entre eux, Aristote, Pline, Elien, Oppien, croyaient que les plaies faites par la Pastenague sont presque toujours mortelles, et cette opinion s'est propagée jusqu'à l'époque de la Renaissance. Salviani et Rondelet parlent longuement des remèdes

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