‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.73Chapitre 99 sur 112 · PAULET · texte numérisé non relu

PAULET

Moreno de Vargas, Madrid, 1653, in-^"; 2° éd. Thomas Tamayo de Vargas, Anvers, 1638, in4«; 5» éd. Bivar, Madrid, 1651.

Paul paraît avoir été cvêquc à Mérida de 530 à 560 selon les uns, vers 570 selon d'autres. Nous le mentionnons ici parce qu'on lui attribue l'exécution de la première opération césarienne sur la femme vivante; Morejon est en effet trèsaffirmatif à ce sujet. Mais cette opération paraît plutôt avoir consisté en une laparotomie pour grossesse extra-utérine. Quoi qu'il en soit, voici le passage du livre du diacre Paul qui se rapporte à cette opération : «... Ad mulieiis aegrae « domum perrexit, ac festinus properavit, orationem fudit, manus in nomine « Domini super infirmam imposuit, in spe Dei mira subtilitate incisionem subti- « lissimam subtili cum ferramento fecit alqueipsura infantulum jam putridum <( membiatim compadiatim abstraxit, mulierem vcro jam pêne mortuam ac « semivivam, adiiilente Deo, viro suo incolumem reddidit, oui et praecepit lit « ultra virum non cognosceret, quocunque enim tempore coitum virilem agno- « visset, mox ei détériora adfutura essent discrimina... » {voij. Ileusinger, in Janus, Bd. I, p. 764, 1847, et Alexander, ibid., 1. 11, p. 618,1848). L. Un.

PAULET (Jean-Jacques). Un des médecins français qui, par l'amour du travail, par leur passion du bien, et par une inaltérable droiture, ont fait honneur h leur profession, et que le biographe est heureux de rencontrer sous sa plume. Il naquit à Andèse, département du Gard, le 27 avril 1740, fit ses études au collège d'Alais, et à Montpellier, où il eut le bonnet de docteur le 1" mars 1764. Il fut aussi licencié de la Faculté de Paris (12 septembre 1772). En 1765, il publia l'insloire de la 'petite vérole, ouvrage dans lequel il veut prouver que la maladie, prise à sa source, qui est l'Egypte, a été portée pour la première fois en Europe par les Sarrasins ; qu'elle ne se communique point par la voie de l'air et qu'elle est contagieuse et susceptible de devenir épidémique ou générale dans tous les climats; quelle a fait plus de mal à l'humanité que toutes les autres pestes, et qu'il n'y a pour s'en débarrasser qu'à promulguer une loi contre la contagion. Cette doctrine n'était pas du goût du gouvernement, qui menaça de la Bastille ce savant si indépendant et si hardi. Plus tard, à partir de 1776, Paulet fut plus heureux, et obtint une juste renommée en mettant au jour d'importants ouvrages, dont on lira plus bas la liste, en combattant avec talent et esprit le magnétisme animal, en rédigeant la Gazette de santé, et en montrant, dans son Traité des champignons, une grande aptitude pour l'observation, et une rare faculté de travail, en instituant une foule d'expériences destinées à déterminer la nature vénéneuse de certains champignons. Pauiet est mort à Fontainebleau, où il s'était retiré depuis 1802, au mois d'octobre 1826, laissant les ouvrages suivants, du moins les principaux :

L L' antimagnétisme, ou origine, progrès, décadence, renouvellement et réfutation du magnétisme animal. Londres, 1784, in-S". Trad. en allemand. Gers, 1788, in^" (ouvrage anonyme). — II. Recherches sur le feu Saint-Antoine. In Mém. de la Soc. roij. de méd., 1776, p. 2G0. En collabor. avec De Jussieu, Saillant et Tcssier. — III. Histoire de la petite

vérole, avec les moyens d'en préserver les enfants Suivie d'une traduction française

du Traité de la petite vérole de ïïhasès. Paris, 1768, 2 vol. in-1'2. — lY. Mémoire pour servir à l'histoire de la petite vérole, dans laquelle on démontre la possibilité de préserver un peuple entier de celle maladie. Paris, 1768, in-12. — V. Le secret de la médecine, ou Préservatif contre la petite vérole. Paris, 1768, in-12. — VI. Petite vérole anéantie, ou nouveaux faits et observations qui confirment qu'un particulier, un village, une ville, une

province, un royaume, peuvent également se préserver de cette maladie en Europe

Amsterdam et Paris, 1776, in-12. — VII. Le seul préservatif de la petite vérole... Amster-

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dam et Paris, 1776, in-12. — VIII. Recherches historiques el ■physiques sur les maladies épizootiques. Taris, 1776. 2 vol. in S». Trad. en allemand par G. L. Humpelt. Dresde, 1776, in-8°. — IX. Traite' complet sur les champignons. Paris, 1775, in-4°. — X. Traité de la morsure de la vipère aspic de Fontainebleau, 1805, in-8°. — XI. Examen d'un ouvrage de M- Stackoiise sur les genres de plantes de Théophrasle, 1816, in-8°. — XII. Eocamen de Vhistoire de la médecine par Sprengel. Paris, 1815, in-8°. — XIII. La botanique ou Flore et Faune de Virgile, 1824, in-8». — XIV. Mesmer justifié. Constance et Paris, 1784, in-8°. — XV. Tabulœ plantarum funyosarum. Paris, 1791, in-4°.

On lit ceci dans l'article consacré à ce savant médecin dans la Biographie médicale de Panckoui-ke, 18.;6 : « Les héritiers de Paulet trouveront dans ses papiers les Aphorismes « d'IIippocrale en vers français. )^ A. C.

PAIXI (Les).

Paiiii (âdria.n). Médecin allemand, né à Dantzig vers 1585, mort dans cette ville en 1(522, y !fut professeur de médecine en 16 H, puis à partir de 1619 enseigna en outre la physique et la métaphysique au gymnase.

On cite de lui :

I. De molli. Gedani, 1613. — II. De cœlo. Gedani, 1613. — III. De succini natura. Gedani, 1614. — IV. De calore. Gedani, 1614. — V. De natura lucis. Gedani, 1617. — VI. De nietallis. Gedani, 1617. — VIL De origine fontium. Gedani, 1619. — VIII. De mari ejusque natura. Gedani, 1620. L. Htr.

Pauli (Simon). Naturaliste et médecin allemand, né le 6 avril 1603, à Rostock, où son père Ileinrich Pauli était professeur. Il n'avait que sept ans quand la mort lui enleva ses parents, qui ne lui laissèrent pas de fortune; mais l'ardeur qu'il montra bientôt pour l'étude lui attira la protection de la reine douairière de Danemark, qui fournit aux frais de son éducation. Après avoir fréquenté les plus célèbres universités de l'Allemagne, de la Hollande et de l'Angleterre, il vint à Paris suivre les cours de Riolan, et se rendit ensuite à Wittemberg, où le bonnet de docteur lui fut conféré en 1650. Deux ans après, l'Université de Rostock le nomma professeur de médecine, emploi qu'il conserva pendant sept années, au bout desquelles il alla se fixer à Copenhague, et occupa les chaires de médecine, de chirurgie et de botanique, qu'on avait créées pour lui en cette ville. Ayant été appelé à la cour en 1650, il devint bientôt premier médecin du monarque, et obtint la prélature d'Aarhusen, qui est restée longtemps dans sa famille. 11 mourut le 25 avril 1680. Ses travaux ont peu contribué aux progrès de l'histoire naturelle, quoiqu'il se soit beaucoup occupé de cette science, et particulièrement de la botanique ; ils n'ont pas non plus exercé une grande influence sur la médecine, et Pauli est du nombre de ces médecins qui ont joui, pendant leur vie, d'une réputation que la postérité ne confirme pas {Biogr. méd.).

On a de lui :

I. Dissertatio de haemorrhagia. Hafniae, 1629, in-4°. — II. Dissertatio de arthritide. Vitebergae, 1630, in-4°. — III. De analomiae origine, prœstantia et utilitate syntagma. Hafniae, 1634, in-4°. — IV. Disserlalio de catarrho. Rostochii, 1657, in-4°. — V. Dissertatio de dolore denlium. Hafniae, 1639, in-4°. — VI. Qitadripartitum de simpliciiim medicamentorum facultalihus. Rostochii, 1659, in-4°. Ibid., 1640, in-4°. Argentorati, 1667, in-8°. Ibid., 1674, in-4°. Hafniae, 1668, in-4°. Francofurti, 1708, )n-4°. — VII. Oratio intro cumductoria, Galenum de ossihus ad sceleton publici in collegio Finkiano esse interpretaturus. Hafniae, 1641, in-4'>. — VIII. Oratio cur sint inter plastas Phydias, inter pictores Apelles, ità inter medicos Hippocrates celebretur, nemove hac aetate similis ei existât. Hafniae, 1664, in-8\ — IX. Programma quo theatrum anatomicum auspicatus est. Hafniae, 1644, in-4°. — X. Flora danica, det er : dansk urtebog. Hafniae, 1648, in-4». — XI. Viridaria regia varia et academica. Hafniae, 1653, in-12. — XII. Relatio de periculosissimo, diffîcillimo anatomico-

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chirurgico casu. Francofurti, 1660, in-8°. — XIII. Covimentarius de abusu tabaci Ainericanorum veleri, et herbae tliee Asiaticorum in Europa novo. Argentorati, 1061, 111-4°. Trad. en anglais par James. London, 1746, in-8°. — XIV. Melhodus dealbandi ossa pro sceletopœia. Hafniae, 1668, in-fol. Ibid., 1673, in-4°. — XV. Digressio de vera, unica et proxima causa febrium, necnon de accurala febres curandi methodo. Francofurti, 1680, in4°. Argentorati, 1678, in-4°. L. Hn.

Paulî (Jacob -Heixrich). Fils du précédent, étudia la médecine à Copenhague, sous la direction de son père. Eu 1658, il entreprit un long voyage scientifique et à son retour fut nommé par le roi de Danemark professeur d'analomie de l'Université. En 1665, il prit la chaire d'histoire et fut nommé peu après historiographe de la couronne. Il fut envoyé comme ambassadeur dans divers pays, notamment en Angletene, et il fut anobli par le roi Christian Y et prit alors le nom de Rosenschild. On suppose qu'il passa les dernières années de sa vie à Lubeck. On a de lui une bonne édition des observations de Bellini sur la structure des reins et l'opuscule suivant :

Analomiae Bihianx anatome, occupata imprimis circa vasn mcsaraua et labyrinthum in ductu rorifero. Hafniae, 1663, in-4'' ; Norimbergi, 16C4, in-4''; Argentoraii, 1665, in-8°.

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