‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.73Chapitre 98 sur 112 · PAUL DE MÉRIDA · texte numérisé non relu

PAUL DE MÉRIDA

Alexandrie, quelque temps avant la prise de cette ville et l'incendie de sa bibliothèque par le musulman Amrou-Ben-Ei-Ass, et il voyagea, non-seulement •dans toute la Gièce, mais encore dans d'autres régions, notamment dans celles qui étaient soumises aux Sarrasins. L'ouvrage qu'il a laissé est très-remarquable et peut être mis en parallèle avec celui de Celse. Il est divisé en sept livres : le premier (100 sections) comprend tout ce qui a rapport à l'iiygiène et à la conservation de la santé, suivant les âges, les tempéraments, les saisons, le choix des aliments, etc. C'est à la fin de ce livre, et formant la centième -section, que se trouve la lettre de Dioclès au roi Antigonus sur la conservation de la santé, lettre que Paul d'Égine a seul transmis à la postérité, et dont on a nié, ■croyons-nous, faussement, l'authenticité. — Dans le second (61 sections) se trouve exposée la doctrine des fièvres, le tout précédé de considérations particulières sur les éliminations excrémentitielles, les jours critiques, et suivi de l'étude de •certains symptômes concomitants des fièvres. — Le troisième livre (81 sections) décrit par ordre topographique, depuis le sommet de la tête jusqu'aux pieds, les maladies particulières qui frappent l'homme. — Le quatrième livre (59 sections) ■traite des maladies qui sont externes, visibles, et qui ne sont pas limitées à quelque partie du corps, mais peuvent en attaquer plusieurs à la fois. Dans le cinquième livre (65 sections) sont passés en revue les plaies et les morsures par animaux venimenx, l'hydrophobie, les substances délétères, les moyens de s'en préserver, etc. — Le sixième livre (122 sections) comprend tout ce qui a ^rapport à la chirurgie, fractures, luxations, etc. C'est là, surtout, que le médecin grec a mis le plus d'originalité; on sent en lui un praticien consommé. — Dans le septième livre, enfin, sont étudiés les propriétés de tous les médica- Tnents, soit simples, soit composés, ainsi que les poids et mesures. Paul d'Égine a beaucoup mis à contribution ses prédécesseurs, Hippocrate, Galien, Aétius, Alexandre de Tralles, Oribase, il le déclare lui-même ; mais il s'est montré -supérieur à tous les médecins grecs, non-seulement par un grand sens pratique, une expérience consommée, mais encore par plusieurs méthodes curatives qui ■^ui appartiennent.

Les éditions qu'on a faites de l'ouvrage de Paul d'Égine sont fort nombreuses; nous indiquerons les principales : éditions grecques, Venise, 1528, ■in-fol.; Bàle, 1538, in-fol.; éditions latines, Bàle, 1553, 1546, in-fol. ; Cologne, 1534, 1548, in-fol. ; Paris, 1552, in-fol. ; Venise, 1553, 1554, in-S»; Lyon, 1562, 1567, in-8°. Pierre Tolet a traduit en français la chirurgie de Paul d'Égine; Lyon, 1539, in-12°. Le livre premier des œuvres a été plusieurs fois imprimé à part sous le titre de Prsecepta salubria, Paris, 1510, in-4'' ; Strasbourg, 1511, in-4''; Luxembourg, 1525, in-S". Nous devons mentionner aussi, d'une manière particulière, la traduction anglaise, faite sur le grec par Francis Adam, et publiée par la Sydenham Society of London. Elle porte ce titre : The Seven Books of Paulus JEginela translated from the Greek, with a Commentary embracing a Complète View of the Knowledge possessed hy the Greeks, Romans and Arabians, on ail Subjects connected with Medicine and Surgery by Francis Adams, London, 1844-1847, 5 vol. in-S". A.-C.

PAUL DE MÉRIDA. Médecin et évêque de Mérida {Emerita Aiigusta), en Espagne, était Grec de naissance, comme il ressort d'un opuscule de son homonyme, le diacre Paul de Mérida, qui écrivait vers 650. Cet opuscule, intitulé De mta et miraculis Patrum Emeritensium, a eu trois éditions : 1''^ éd. Bernabe

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