‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.78Chapitre 3 sur 59 · PLATRE · texte numérisé non relu

PLATRE

PLÂTRE. § I. Chimie. Lc sulfate de chaux naturel, ou gypse chauffé à 120 ou 150 degrés, perd les deux équivalents d'eau de cristallisation qu'il renferme et se change en sulfate de chaux anhydre, mais à cet état, mis en contact avec l'eau, il en reprend facilement celle qu'il a perdue, et s'échauffe alors d'une manière sensihle. Cependant celte propriété ne se manifeste que si le gypse n'a pas été trop fortement chauffé; chauffée seulement à 100 degrés la matière ne réhydrate plus que très-lentement, et à 250 degrés et au-dessus aucune hydratation n'a plus lieu. Le sulfate de chaux anhydre naturel, 1 anhydrite, ne se combine pas avec l'eau, et ressemble sous ce rapport au gypse calciné en rouge.

On donne le nom de plâtre au sulfate de chaux ainsi privé de son eau de cristallisation à l'aide d'une chaleur modérée. C'est sur celte propriété de reprendre rapidement l'eau de cristallisation perdue par le gypse à une température peu élevée qu'est fondée l'emploi du plâtre pour le moulage, et comme mortier dans les constructions. Pour se servir du plâtre, on le réduit en poudre que l'on mélange avec de l'eau pour former une pâte liquide dans laquelle tout d'abord les molécules de sulfate de chaux déshydraté sont mécaniquement mélangées à l'eau; mais bientôt le sulfate de chaux reprend son eau de cristallisation et se change en sulfate hydraté ; les particules qui étaient désagrégées dans la bouillie liquide s'agrègent en petits cristaux au moment où elles se combinent avec l'eau. Ces petits cristaux s'enchevêtrent les uns avec les autres, se feutrent, pour ainsi dire, et toute la matière finit par se prendre en masse solide. Lc plâtre gâché, c'est-à-dire mis en bouillie avec de l'eau, versé dans un moule, se répand exactement dans toutes ses cavités, mais bientôt il se solidifie en une seule masse compacte, il fait prise. Si alors on l'enlève du moule, on en sort un morceau de plâtre solide présentant en relief toutes les cavités du moule.

Cuisson du plâtre. Dans les terrains tertiaires inférieurs, on trouve aux environs de Paris, à Montmartre, Belleville, Argenteuil, Clamart, de vastes gisements de gypse on en fait l'exploitation soit à ciel ouvert ou dans des galeries. On le cuit en tas sous des hangars. On construit avec les gros morceaux de gypse, de petites voûtes peu larges, que l'on charge avec des fragments de ce minerai, en plaçant graduellement les plus gros morceaux en bas et les moins volumineux en haut. On brûle sous ces voûtes des fagots ou des broussailles, la flamme traverse toute la masse. On conduit le feu très-lentement afin que la température ne s'élève pas trop dans les régions inférieures. Lorsque la cuisson est achevée, le plâtrier sépare les morceaux trop cuits, qui sont brûlés, et ceux dont la cuisson est incomplète. Le plâtre cuit à point est réduit en poudre fine sous des moules.

Le plâtre destiné au moulage des objets délicats doit être plus pur que celui qu'on emploie dans les constructions. Il doit être cuit avec des précautions particulières dans des fours en dehors du combustible. Le gypse que l'on emploie à cet usage est le sulfate de chaux cristallisé en fer de lance, qui forme des petits amas au milieu du terrain gypseux de Montmartre.

Le gypse que l'on trouve aux environs de Paris est à l'état de cristaux grenus, il renferme ordinairement 10 pour 100 de carbonate de chaux. Il doit être employé aussitôt qu'il est cuit. Trop longtemps exposé à l'air, il en attire l'humidité et perd par là la faculté de durcir promptement; les ouvriers l'appellent éventé.

PLATYCERQUES. 5

On donne le nom de stuc à du plâtre très-pur, finement pulvérisé, et gâché avec une solution de gélatine, de colle de poisson ou jde colle forte; ainsi traité, le plâtre fait prise plus lentement que quand il est gâché avec de Teau pure. Pour ohtenir des stucs colorés, on ajoute des oxydes métalliques tels que les peroxydes de 1er anhydres ou hydratés, les oxydes de cuivre, de manganèse, etc.

Plâtre aluné. Ce plâtre prend plus de dureté que le plâtre ordinaire, il présente aussi un plus bel aspect, car il reçoit le poli du marbre et en possède la translucidité. Pour le préparer, on ciioisit le gypse le plus blanc et le plus pur; on le soumet à la cuisson dans des fours, sans contact avec le combustible. On place le plâtre qui en résulte dans de grandes caisses à clairvoie que l'on plonge dans de l'eau tenant en solution 10 pour 100 d'alim. Après une immersion d'une heure on relire les cîi;>ses, on fait sécher le contenu et on le fait recuire de nouveau à une température beaucoup plus élevée qui doit être poussée jusqu'au rouge sombre. On le pulvérise enfin sous des moules. La prtse du plâtre aluné n'est pas instantanée comme celle du plâtre ordinaire.

Il ne se solidifie complètement qu'au bout de quelques heures. Gâché avec une quantité égale de sable, il devient d'une dureté extrême et forme une masse avec laquelle on peut fabriquer des dalles. Lutz.

g II. Emploi. Voij. Bandages et Fractures.

PLATRIERS. Voy. Chaux [Fours à).

PLATTEMSEE (Eaux MINÉRALES de). Voy. Balato.n-Fured.

PLATURE. Les Platures sont des Serpents de mer (voy. Platycerques) qui ont le corps légèrement convexe vers le dos, les écailles lisses et imbriquées, les giitrosléges nombreuses, étroites, rapprochées; les os maxillaires sont courts, bombés, et portent une dent venimeuse courte, peu courbée, cannelée.

Le genre Platurene comprend que deux espèces, le Plature à bandes, qui a trois plaques préfrontales et de 25 à 25 écailles dans une série, et le Plature de Fischer, chez lequel on ne trouve que deux préfrontales et 19 écailles. Cette dernière espèce est plus particulièrement abondante le long dos côtes de la Nouvelle-Calédonie; l'autre espèce se trouve depuis le golfe du Bengale jusque dans les mers de Chine et de la Nouvelle-Zélande. H.-E. Sauvage.

Bibliographie. — Daudin. Bept., t. VII, 1802-1803. — Schlegel. Essai sur la pinjsion. des Serpents, t. II, 1857. — DujiÉmLet Bibron. Erpétologie générale, t. VII, 1854. — Ja.\. Iconogr générale des Ophidiens. E. S.

PLATYCÉPHALE. Voy. CrÂne.

PLATYCERQUES. Duméril et Bibron réunissent sous ce nom les Serpents de mer [voy. Ophidiens) qui, par suite de leur habitat, ont l'extrémité postérieure du corps très- comprimée de droite à gauche et comparable à une rame. La tête est petite, à peine distincte du tronc ; les orifices des narines s'ouvrent sur la face supérieure du museau ; les yeux sont petits et la pupille est arrondie. Tous ces Serpents sont venimeux et font partie du groupe des Protéroglyphes [voy. ce mot) de Duméril et Bibron; la dent antérieure est sillonnée. L'océan

A PLECÏOGNATIIES.

Indien et l'océan Pacifique, depuis les eûtes de Madagascar jusqu'à l'istlinie de Panama, mais plus particulièrement les rivages du sud de la Chine, les îles de la Sonde et la Polynésie, sont la patrie de ces animaux. Il.-E. Sauvage.

BiLLioGRArHiE. — DuMÉRiL ct BiBRON. Erpétologie générale, t. VII, 1854. — Fischer. Die Familie der Seeschlavgen. Abh. des naturw. Vereins in Hamburg, t. III, 1856. E. S.

PL/tiYBRlll]\lE]\S. Duméril et Bibron ont désigné sous ce nom, en en formant une famille distincte dans le groupe des Opistoglyphes, des Serpents [voy. ce mot) chez lesquels le museau est large, tronqué carrément. La plupart de ces Serpents vivent dans des endroits marécageux et couverts d'herbes ; leur corps est court, trapu. H.-E. S.

PLATYSTERi^E. Les Platysternes sont des Émydes {voy. ce mot) qui ont la tête cuirassée et trop grosse pour rentrer sous la carapace; la mâchoire supérieure est crochue; le sternum est large, immobile, fixé solidement à la carapace, ce qui dislingue ces animaux des Cistudes, des Cinosternes, des Staurotypes [voy. Tortues), chez lesquels une partie du platron est susceptible de mouvement; il existe trois écailles sterno-costales ; les pattes de devant sont pourvues de cinq ongles, tandis qu'il n'existe que quatre ongles aux pattes de derrière; la queue est très-longue, écailleuse, dépourvue de crête. Ce genre Platysterne, établi par Gray, ne comprend qu'une espèce de Chine, le Platysternon niegacephalum. H.-E. S.

PLAZ (Ainton-Wilhelm). Médecin allemand, né à Leipzig, le 2 janvier 1708, devint en 1755 professeur extraordinaire de botanique à l'Université de cette ville, en 1754 professeur ordinaire de physiologie, puis en 1757 d'anatomie et de chirurgie, en 1758 de pathologie, en 1775 de thérapeutique, et fut nommé alors doyen de la Faculté de médecine. Il mourut le 26 février 1784, laissant une foule d'opuscules académiques, parmi lesquels les plus intéressants, relatifs aux intérêts professionnels, ont pour titres :

I. De piis mcdicorum dcsideriis. Lipsiae, 1772, in-4°. — II. De exigito in medicina lucre. Ibid., 1780, in-4''. — III. De of fi dis medicoruin non digne salis compensalis. Ibid., 1780, in-4°. — lY. De niedicae vilae conimodis et inconinwdis. Lipsiae, 1781, in-4°. L. Ils.

PLAZZO!Vl (Francesco)- Médecin italien, né à Padoue, mort prématurément en 1G22, enseignait depuis 1619 l'anatomie et la chirurgie à l'Université de sa ville natale. On a de lui :

I. De vulneribus sclopelorum traclatus. Padoue, 1005, in-4°, et nombreuses éditions. — II. De partibus generationi inservientibus libri 11. Padoue, 1621, in-4°, et autres éditions. L. Hjj.

PLEcmox. Nom grec ancien du Mentlia pidegiiim {voy. Menthe).

Ed. Lef.

PLECTAKE. Voy. AUAIGAÉES, p. 785.

PLECTOG^ATHES. Pour Cuvier l'ordre des Plectognathes est caractérisé par la soudure de l'os maxillaire à l'intermaxillaire, qui forme seul la mâchoire; l'arcade palatine s'engrène par suture avecle crâne, et n'a aucune

PLECTOGNATIIES. 5

mobilité. A ces caractères généraux nous pouvons ajouter les particularités suivantes :

Le corps présente des formes variables, pouvant être globuleux ou fortement comprimé latéralement, parfois trigone. Il n'existe jamais d'écaillés. La peau peut être nue; elle peut être revêtue de plaques ou d'aspérités osseuses, comme chez les Sclérodermes, de plaques petites et chagrinées (Triacanthiniens), de scutelles mobiles (Balistiniens) , de petites granulations osseuses (Orthagorisques), tandis que, chez les Ostracionlinés, les plaques, de forme hexagonale, se soudent entre elles, de manière à renfermer l'animal dans une carapace dure et continue.

Le squelette présente une organisation relativement inférieure. La colonne vertébrale est toujours composée de peu de vertèbres; chez les Balistes, par exemple, on ne compte que 7 vertèbres appartenant à la région viscérale, 1 1 à la caudale; chez les Coffres il existe un nombre de vertèbres encore plus petits, 15 au maximum, et ces pièces osseuses sont soudées entre elles dans toute It: longueur du tronc, les côtes faisant défaut. Une partie des vertèbres manque d'apophyses épineuses et les lames sont très-éloignées l'une de l'autre; ce dédoublement des apophyses épineuses antérieures ne porte que sur les apophyses elles-mêmes et laisse subsister l'anneau osseux, qui sert de protection au canal rachidien.

L'ossification des os du crâne est très-complète chez tous les Plectoguathes, à pari chez les Moles. Le crâne est rendu très-large par le développement des mastoïdiens et des voûtes orbitaires; les os maxillaires s'attachent fixement sur le côté de l'intei'maxillaire ; l'arcade palatine s'engrène par suture avec le crâne et n'a aucune mobilité. Le bord de la mâchoire supérieure est presque entièrement formé par les intermaxillaires, les maxillaires étant tout petits. L'appareil operculaire piésente des particularités interressantes; l'opercule et le sous-opercule entrent seuls dans la composition de cet appareil; l'interopercule, très-réduit, ne fait pas partie du battant operculaire et n'est représenté que par une tige très-frêle.

Chez les Plectognathes qui composent la famille des Gymnodontidées (Diodon, Télraodon), les bords des mâchoires sont revêtus de lames d'une matière semblable à l'ivoire; la voûte palatine est garnie d'une plaque divisée longitudinalement par une profonde rainure et transversalement par d'autres rainures. La mâchoire supérieure est divisée en deux, les mandibules étant d'une seule pièce chez les Triotlons (voy. ce mot) ; les deux mâchoires sont divisées chez les Tétrodons [votj. ce mot); chez les Diodons {voy. ce mot) les mâchoires sont entières, de sorte qu'il n'y a qu'une plaque dentaire en haut et en bas. Les Plectognathes qui composent la famille des Sclérodermes ont des dents plus ou moins distinctes, toujours en petit nombre, en forme d'incisives ou coupées obliquement.

Les nageoires sont généralement peu développées ; les pectorales sont attachées derrière les étroites ouvertures branchiales; les ventrales manquent presque toujours, ou, quand elles existent, sont représentées par une épine, tantôt mobile, tantôt soudée aux os pelviens; les nageoires dorsale et anale sont formées de rayons mous, segmentés; chez les Balistes cependant et chez les Moiiacanthes on voit de fortes épines en avant de la dorsale.

Tous les Plectognathes qui ont le bord des mâchoires tranchant et des plaques palatines dures, semblables à une meule, se nourrissent de crustacés

6 PLEMP.

et de mollusques; les Balistes, avec leurs dents coupantes, peuvent briser les tiges de coraux, dont ils mangent les polypes. Quelques Plectognathes, de forme globulaire, tels que les Diodons, peuvent flotter, en se gonflant et en remplissant d'air une vaste poche qui dépend de l'œsophage.

Les Plectognathes, qui sont presque exclusivement cantonnés dans les parties les plus chaudes des mers, se séparent en deux familles.

Les Gymnodontidées ont les os de la mâchoire supérieure et de la mandibule soudés; il existe une dorsale molle et une anale; la dorsale épineuse et les ventrales font défaut. On peut les séparer en trois groupes, les Triodontiniens [voy. Triodon), qui ont la queue allongée, la caudale très -distincte, la mâchoire supérieure divisée en deux par une suture médiane, la mandibule étant simple; les Tétrodonliniem [voy. Tétrodon), qui n'ont pas d'os pelvique, et chez lesquels les deux mâchoires sont divisées; les Moliniens, qui ont le corps comprimé, très-raccourci, la queue très-courte, comme tronquée, les nageoires verticales réunies.

Les Sclérodermidées ont les mâchoires armées de dents distinctes, toujours en petit nombre; la peau est rugueuse, garnie d'aspérités ou de plaques dures; le plus souvent on voit une dorsale épineuse et au moins un rudiment des ventrales. Trois groupes distincts peuvent être établis dans cette famille : chez les Triacanthiniens, la peau est revêtue d'aspérités petites, rugueuses; la nageoire unique est composée de 4 à 6 épines; les épines ventrales, mobiles, sont fortes et unies aux os du bassin. Les Balisliniens {voy. Baliste) ont le corps comprimé, recouvert de plaques chez les Balistes et les Anacanthes, d'écaillés rugueuses, extrêmement petites et comme veloutées chez les Monacanthes; la dorsale est réduite â une, deux ou trois épines ; les ventrales manquent ou sont représentées par une éminence des os du bassin. Ce qui caractérise essentiellement les Oslraciodontiniens, c'est que les plaques dermiques se soudent de manière à constituer une carapace enfermant l'animal dans une sorte de boîte immobile.

La chair de la plupart les Plectognathes est vénéneuse. H.-E. Sauvage.

Bibliographie. — Cuvier. Le règne animal, t. Il, 1817. — Dlmébil (A.). Note sur un travail inédit deBibron relatif aux Poissons Plectognathes Gymnodontes. Iwlievue mag. zool., 1855. — HoLLAiiD (H.). Monogr. des Balislides. In Ann. se. nat., 1857. — (Ji'MiiEr, (A.). Introduction to t/ie Study ofFishes, 1880. E. S.

PLECTRAXTHLS {Plectmnthus L'Hérit,). Genre de plantes de la famille des Labiées et du groupe des Ocimées, dont les représentants sont des herbes ou des arbustes répandus dans les régions tropicales de l'Asie et de l'Afrique. Les nombreuses espèces qu'il renferme sont toutes très-aromatiques et possèdent les propriétés stimulantes et digestives de la plupart des plantes de la même famille. C'est au PL aromalicus Roxb. qu'on avait tout d'abord attribué la production du Patchouly {voy. ce mot). Ed. Lef.

PLEMP (Yopisccs-FoRTUNATUs). Médecin hollandais, né à Amsterdam, le 2o décembre 1601, étudia à Leyde, à Padoue et à Bologne, où il fut reçu docteur en 1624. Il exerça sa profession dans sa ville natale, puis en 1653 devint professeur de médecine a Louvain, oîi il mourut le 12 décembre 1671. Adversaire de la doctrine harvéyenne de la circulation, il reconnut son erreur

l'LESSIMETRE. 7

en 16 i4. Il entrava longtemps l'introduction du quinquina dans la pratique en Hollande. Ses meilleurs ouvrages sont :

I. Verhandel. der Spieven. Amsterdam, 1G30; Dordr., 16i5. — H. Ophthalmographia, etc. Amstelodami, 1632, 111-4""; Lovanii, 1648, ia-fol. — III. Fundammta medicinac libri VI. Lovanii, 1638, in-4°, quatre éditions. — IV. Traclatus de affcctibus pilorum eL unguium. Lovanii, 1662, in-4°. — V. Loimographia,' jsive Traclatus de peste. Amstel., 1664, in-4''. — VI. De togatorum valetudine tucnda. Bruxelles, 1670, in-4''. — VII. II a donné une traduction latine du Canon d'Avicenne. Louvain, 1658, in-fol, L. Hn.

PLENCIZ (1,ES deux).

Pleneiz (MARCus-ÂiNTON vois). Né à Salcau, près (lorz, le 28 avril 1705, fut un élève de Morgagni ; il se fixa à Vienne en 1755, fut anobli par Marie-Thérèse en 1770 et mourut le 25 novembre 1786. Il a laissé : Opéra meilico-physica in IV traclatus digesta. Yindob., 1762, A vol. in-8°, d'où a été extrait : Traclatus de scarlatina, Ibid., 1780, in-8". L. Un.

Plencîz (Joseph von). Fils du précédent, né vers 1751 à Vienne, reçu docteur en 1773, élève de Stoll, fut nommé en 1778 professeur de médecine pratique à l'Université de Prague, et moui'ut le 20 avril 1785. On a de lui ; Observationum medicarnm f/ecas /. Vindob., 1778, in-8", et Acta ob^ervalamedica. Prague, 1780, in-8». L. Un.

PLEXCK (Josei^h-Jacob von). Célèbre chirurgien et botaniste, né à Vienne le 28 novembre 1738, mort dans cette ville le 24 août 1807. Il enseigna pendant treize ans la médecine et les accouchements à Bude, puis obtint en 1783 les chaires de chimie et de botanique à l'Académie médico-chirurgicale militaire de Vienne, enfin fut nommé chirurgien de l'étal-major impérial et directeur des pharmacies de l'armée. Entre autres ouvrages il a publié :

I. Novum systema tumorum. Vindobonae, 1767, in-S". — II. Satnml. von Beobachtungen ûber einige Gegenstundc der Wundarzneikuiist. W'ien, 1769-1770, 2 part. in-S"; ibid., 1775, in-S". — III. Materia chirurgica, etc. Wien, 1771, 1780, in-8". — IV. Lehrsâlze der prakt. Wundarzneiwissenschaft, etc. Wien, 1774-1776, 3 vol. in-8°; ibid., 1799, in-8<'. — V. Pharmacia chirurgica. Vindob., 1775, in-8°, et nombr. cdit. — VI. Compcndium iitstitutionum chirurgicarum. Vindob., 1776, 2 vol. in-8°, nombr. édit. — VII. Doctrina de rnorbis cutaneis, etc. Vindob., 1770, in-8°. — VIIL Toxicologia, etc. Vindob., 1785, in-8°. —IX. Autres ouvrages sur la chirurgie, les accouchements, la botanique, etc. L. Un.

PLEKEL'F-DAnoUET (Station mabinede). Dans le département des Côtesdu-Nord, dans l'arrondissement et à 26 kilomètres de Saint-Brieuc, près du havre de Dahouet, chef-lieu de canton peuplé de 2250 habitants, est un petit port dont les navires vont faire la pèche de la morue à Terre-Neuve et en Islande. La plage ne présente rien de remarquable, elle est fréquentée seulement par les baigneurs du pays et de quelques départements limitrophes, qui ne recherchent pas une station à la mode et se contentent de la vie paisible et à bon marché qu'ils trouvent au milieu des pêcheurs de Pleneuf. A. R.

PLEKSiniÈTRE. Le plessimètre est un instrument qui sert à la pratique de la percussion médiate. Pour ce mode d'exploration médicale, on n'a généralement besoin que des deux mains, les doigts de l'une servant de marteau percuteur sur ceux de l'autre qui fait office de corps intermédiaire ou placoplesse. C'est ce que pensent la majorité des cliniciens modernes, mais le célèbre inven-

8 PLESSIMETRE.

leur de la percussion médiate, Piorry, a combattu ce procédé de toutes ses forces. Il voulait qu'on employât comme instrument de placoplesisisme ou placoplesse (c'est à un point de vue exclusivement historicpie que nous employons cette terminologie aujourd'hui justement oubliée) une lame mince, dense et solide, de constitution homogène et d'égale épaisseur sur toute sa surface. Son argumentation, longuement exposée dans de nombreux écrits et en particulier dans son Traité de plessimétrisme, peut se résumer en quelques lignes.

Le doigt présente une surface arrondie qu'il n'est pas facile de frapper perpendiculairement. Il n'a pas une composition homogène, là une phalange, ici une articulation, et les sons qu'il donne varient suivant le point percuté. 11 est recouvert de tissus mous, ce qui rend les sons obtenus moins nets que ceux produits sur une plaque d'ivoire ; il n'a pas partout la même épaisseur, il est trop étroit et difficile à. maintenir bien appliqué. Enfin certains résultats de percussion ne sont obtenus que par une percussion forte et, si l'on fait celle-ci sur le doigt, il en résulte de la douleur pour soi-même et pour le malade.

De toutes ces objections la dernière seule a quelque importance. Pour certaines percussions profondes, la plaque plessimétrique peut être préférable au doigt, mais c'est encore une exception.

La plaque plessimétrique supprime la sensation tactile très-précieuse perçue par le doigt percuté comme par celui qui percute ; c'est un de ses inconvénients, mais ce n'est pas le seul. Elle donne sous les doigts, surtout au niveau des ongles, un son de collision qui complique les résonnances obtenues en même temps. Piorry prétend bien qu'un explorateur expérimenté saura ne pas le produire, mais il reconnaît l'inconvénient du à la résonnance particulière de la plaque. Il faut arriver à faire abstraction de ce bruit surajouté et il suffit, dit l'auteur, dans le jugement qu'on porte sur la sensation qu'on éprouve, de déduire le bruit de la plaque et de ne tenir compte que de la différence donnée par les organes.

Les médecins qui, après l'inventeur du plessimétrisme, se sont servis de son instrument, se sont appliqués à le rendre moins sonore, soit en recouvrant de corps élastiques la plaque d'ivoire dont il la composait, ce qui la faisait assez ressembler à la constitution du doigt, soit en la composant avec d'autres substances. Piorry lui-même en avait essayé un assez grand nombre.

« Le premier instrument de placoplessisme, que le hasard me fit trouver en 1826, fut un morceau de linge qui produisit, tant que je le grattais avec l'ongle, un bruit qui différait suivant les organes divers que ce linge recouvrait. Je me servis ensuite d'une pièce de monnaie, puis de mon doigt que je percutai, mais que l'expérience me fit tout d'abord abandonner. Puis j'employai comme placoplesse une lame de sapin. Bientôt après je me servis pour percuter médiatement d'un morceau d'ivoire » (Piorry, Traité de plessimétrisme).

C'est à l'ivoire qu'il s'arrêta après ces divers essais. Celte substance n'est ni fragile, ni d'un prix trop élevé, elle est dense et suffisamment sonore et élastique, on peut lui donner l'épaisseur qu'on désire.

Le plessimètre d'ivoire est de forme ovalaire, long de 5 centimètres, lar"-e de 3 ou 4 centimètres. Il est muni aux 2 extrémités du grand diamètre de l'ovale d'auricules qui ont une hauteur d'environ 15 millimètres. Elles servent à maintenir l'instrument en place pendant la percussion et, pour qu'elles ne «lissent pas entre les doigts, elles sont excavées à la partie externe et munies sur elle de petites éminences et d'enfoncements disposés en losange.

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