PUCES
irès-allongées, à bords plus ou moins tranchants et (lenticules ; de deuv mâchoires libres, non soudées, disposées en plaques foliacées, ayant un palpe de 4 articles; un stylet rigide, intermandibulaire et perforateur, analogue au labre (ou à la languette) ; une lèvre inférieure courte, terminée par deux palpes labiaux, engainant la base des mandibules et du stylet impair. Pattes fortes, les postérieures très-puissantes, organisées pour le saut. Abdomen de neuf segments.
Les Pulicidés se subdivisent en deux sous-familles : les Pulicinés, ou Puces proprement dites, et les Sarcopsyllinés.
Les Pulicinés ont la tète petite, des maxilles développées, la lèvre inférieure entière, les palpes labiaux de k articles. L'abdomen des femelles ne se dilate jamais d'une manière extraordinaire.
La Puce irrita.\te {Pulex irrilans Linné) est le type du genre Pulex. Corps ovale, d'un brun marron luisant, long de 2 millimètres à !2'^''",5 chez les mâles, de 3 à 4 millimètres chez la femelle. Tête arrondie en dessus, chaperon sans spinules au bord inférieur. — La Puce irritante pond huit à douze œufs blanchâtres, lisses, qui tombent à terre et éclosent dans les fentes des parquets, le vieux linge, la poussière des coins d'appartement. Les larves, nées au bout de quatre à six jours en été, changent de forme onze jours après, dans un cocon filé ; la nymphose dure environ douze jours. Ces larves vcrmiformes vivent de matières animales ; elles ont une tète bien distincte, suivie de 12 anneaux et d'un lo'^ appendiculaire, terminé par 2 pointes molles. Point d'yeux, mais armature buccale complète. La Puce est cosmopolite; sa piqûre est douloureuse ; elle a probablement une salive irritante; une tache ecchymotique centrale succède à la piqûre. La Puce irritante se trouve sur les personnes les plus propres, mais à peau fine et délicate.
La Puce canine [Pulex serratlceps P. Gervais ; P. canis Curtis) est plus foncée eu coloration que la précédente. La tête porte en dessous une série d'épines noirâtres disposées en dent de peigne. Le bord postérieur du prolhorax a des épines pareilles. Cette espèce vit sur les chiens. — La Poce du chat (P. fehs Bouché) lui ressemble beaucoup, mais elle est plus petite et moins armée; j'ai étudié et représenté ses métamorphoses (A. Laboulbène, Annales de la Société entomologique de France, 5« série, t. II, p. 267, pi. 15. fig. 1-17, 1872).
La Puce des oiseaux [P. avium Taschenberg) a le corps allongé, la tête sans épines, mais il en existe 12 ou 13 au bord postérieur du prothorax. Elle se trouve dans les poulaillers et les colombiers.
Les Hystricopsylles de Taschenberg sont dépourvues d'yeux ; on tiouve VHystricopsylla obtusiceps Tasch. sur les Taupes et les Campagnols des champs. Les Typhlopsylles ont des yeuj rudimentaires ou même nuls, la tête est arrondie ei\ avant, le corps svclte. Ces espèces vivent sur les Rats, les Chauves-souris, etc.
Les Sarcopsyllinés ont une tête assez grosse, des mandibules fortement dentées, la lèvre inférieure avec deux palpes labiaux inarticulés. L'abdomen de la femelle se dilate prodigieusement après l'accouplement, pendant la vie parasitaire intra-cutanée.
La Puce pé.nétrante ou Chique ou Nigua {Dermatophilus penetrans Linné) est le type du genre Deitnatophihis Guérin-Méneville, ou Sarcopsylla Westwood. Karsten a rétabli à tort pour elle le nom Rhynchoprion donné par Hermann aux Argas {voy. Chique et Argas). Cette espèce célèbre est un des fléaux des pays chauds. Le mâle est long de 1 millimètre et un tiers ; la femelle jeune, non fécondée, n'a que 1 millimètre. L'accouplement ne se fait pas ventre à