PUCES
pées des Oi'meaux donnent des larves qui dans leurs mues prennent des ailes et s'envolent par des fentes qui se forment dans la galle. Ces ailés vont dans les champs et sur le collet des racines des graminées, Chiendent et Maïs, pondent de petits Pucerons aptères qui forment des colonies agames. Ces insectes peuvent ensuite prendre des ailes et reviennent sur le tronc des Ormeaux. Geyza von Horwath, à Budapest en Hongrie, a constaté des faits pareils pour un Puceron du Maïs qu'on nommait Pemphigiis Zeœ-maidis, vivant alternativement sur les Ormeaux, sur les racines du Maïs, puis de nouveau sur les Ormeaux. Je dois ajouter que Balbiani a contesté l'exactitude de ces observations ; le sujet est encore à l'élude.
Pour combattre les ravages des Pucerons ou Aphidiens vivant à l'air libre, ou à découvert sur les plantes, il convient de faire en janvier et février la taille des bouts de branches où les Pucerons déposent leurs œufs et de les brûler soigneusement; on doit pour les plantes précieuses examiner à la loupe le dépôt des œufs de Pucerons. Quand les insectes se sont développés, un moyen mécanique, non chimique, est l'arrosage à grande eau et jet fort qui détache et noie beaucoup de Pucerons ; ce moyen est bien imparfait. Les badigeons de lait de chaux, de solutions de soude ou de solutions phéniquées, sont efficaces. En petit, on se sert de lotions avec des décoctions de tabac, de benzine, d'esprit de vin ou d'esprit de bois. On emploie les insufflations de poudre de Pyrèthre. Après la chute des Pucerons sur le sol, beaucoup réchapperaient, si on ne prenait le soin de les écraser au rouleau, ou avec une petite palette, ou d'ébouillanter lorsque cela est possible.
Les Pucerons souterrains sont diflîciles à atteindre. On peut employer contre le Trama troglodytes des arrosages avec le sulfure de carbone très-étendu dans l'eau, ou mieux une solution de sulfo-carbonate de potasse ou de sulfate de fer. On a recours avec plus ou moins de succès aux décoctions de Quassia amara, de Tabac, de Stramonium, de feuilles de Noyer. Des maraîchers ont aussi fait usage d'eau fortement chargée de sel marin. L'arrachage des plantes malades, le nettoyage des racines avec destruction des insectes, ne doivent pas être négligé {voy. Fourmis, Cochenilles, Hémiptères, Insectes, Phylloxéra).
A. Labodlbène.
PL'CES. (Grec, ^v^ya.', latin, pulex). Les Puces sont des Insectes trop généralement connus par leurs piqûres, mais d'une organisation remarquable. L'abord séparées des autres Insectes en un ordre particulier sous le nom de Sucloria par De Géer {voy. Suceurs), Latreille en fît plus tard les Siphonaptères; Kirby les désigna par l'appellation à'Aphaniptères. A plusieurs reprises les Puces, ou Pulicidés, ont formé tantôt un ordre, comme on vient de le voir, et toujours une division ou une famille bien tranchée; dans ce dernier cas, Fabricius rapproche les Pulicidés des Hémiptères, Dugès les rattacherait aux Hyménoptères, enfm Oken, Straus-Durkheim, de Siebold, dont j'ai adopté l'opinion, les placent parmi les Diptères {voy. Diptères).
La petite famille des Puces, ou Pulicidés, comprend des genres formés avec des espèces à bouche disposée pour la succion ; le thorax offre trois segments distincts, sans ailes ; les métamorphoses sont complètes ; les larves céphalées, à bouche broyeuse; les nymphes enveloppées d'une coque.
Les caractères des Pulicidés sont : corps aplati d'un côté à l'autre; antennes de 3 articles, le dernier olivaire, gros; bouche composée de deux mandibules