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PULPE

ramifications bronchiques (voy. Polmons), se portent en convergeant vers le hile (lu poumon. Chemin faisant, elles se réunissent, à la manière des veines de la circulation générale, pour constituer des vaisseaux de plus en plus volumineux, de telle sorte que, arrivées au hile, elles ne forment plus que trois troncs pour le poumon droit, deux troncs pour le poumon gauche, un tronc par conséquent pour chaque lobe. Le tronc qui provient du lobe supérieur du poumon droit se réunit presque aussitôt avec le tronc qui émane du lobe moyen. Il en résulte que le poumon droit ne possède en délinilive, comme le poumon gauche, que deux veines pulmonaires.

Au total, il existe quatre veines pulmonaires, deux pour le côté droit, deux pour le côté gauche. De chaque côté on les dislingue en veine pulmonaire supérieure et veine pulmonaire inférieure. Ces veines, très-volumineuses, mais très-courtes, se dirigent en dedans, les supéiieures un peu obliquement de haut en bas, les inférieures horizontalement, et viennent déboucher dans l'oreillette gauche. Les veines pulmonaires provenant du poumon droit se jettent dans l'oreillette tout près de la cloison inter-auriculaire, tandis que les veines pulmonaires gauches abordent l'oreillette dans le voisinage de la paroi externe.

Dans leur Irajef, les veines pulmonaires sont placées tout d'abord eu avant de la bronche et de l'artère correspondantes; les veines du côté droit sont en outre croisées sur leur face antérieure par la veine cave supérieure et par la portion ascendante de l'aorte. En atteignant l'oreillelte les veines pulmonaires soulèvent le péricarde, qui les entoure alors, non pas d'une façon complète, mais dans une partie seulement de leur pourtour.

Relativement à leur volume respectif, il est à remarquer que la veine pulmonaire supérieure est plus grosse des deux côlés que la veine inférieure correspondante. De plus, les deux veines pulmonaires droites, prises ensemble, sont un peu plus volumineuses que les deux veines pulmonaires gauches. Mais il n'est pas exact de dire que, contrairement à la loi générale, la capacité totalisée des quatre veines pulmonaires est inférieure à celle de l'artère de même nom. Les recherches de Portai et de Cruveilhier démontrent le contraire.

Les veines pulmonaires sont totalement dépourvues de valvules. L. Testut.

PL'LMOXÉS {Pulmonala Cuv.). Groupe de Mollusques-Gastéropodes, essentiellement caractérisé par la présence, en avant du cœur, d'une poche à parois vasculaires et à orifice contractile dans laquelle pénètre l'air nécessaire à la respiration.

Les Pulmonés sont tous hermaphrodites et vivent les uns à la surface de la terre, les autres dans les eaux douces ou salées. La plupart sont pourvus d'une coquille externe, de l'orme Irès-variable. Quelques-uns sont nus ou ne possèdent qu'un rudiment de coquille enchâssé dans les téguments du dos.

A ce groupe appartieiment notamment les Arions, les Limaces, les Oncidies, les Escargots, les Bulimes, les Vitrines, les Clausilies, les Planorbes et les Physes. Ed. Lef.

PULPE. Médicament de consistance molle ou pâteuse, formé par un mélange de sucs et de parties cellulaires et vasculaires encore tendres de végétaux. Les pulpes sont aux plantes vertes ce que les poudres sont aux plantes sèches. Pour les matières naturellement pulpeuses, il suffît de les ramollir à l'aide

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d'une petite quantité d'eau : telles sont la pulpe de tamarin et celle de casse. En général, on prépare les pulpes en faisant passer le tissu des plantes déchirées à travers un tamis au moyen d'une spatule spéciale élargie d'un seul côté et appelée pulpaire; on sépare ainsi les portions les plus ligneuses des parties plus molles.

Quand il s'agit de substances très-molles telles que les feuilles, les tiges herbacées, les Heurs et les fruits pulpeux, la division du tissu se fait au mortier ; c'est ainsi qu'on obtient les pulpes de ciguë, de cochléaria, de cresson, de roses rouges.

Lorsqu'on veut réduire en pulpe des substances plus compactes, telles que les bulbes ou les tubercules charnus, on se sert de la ràpc : c'est par ce moyen qu'on prépare les pulpes de coings, de carotte, de pomme de terre, d'oignon, de scille, d'ail, etc.

Mais les pulpes ainsi obtenues sont parfois mal liées. Aussi a-t-on souvent recours à la coction ; seulement celle-ci a fréquemment pour inconvénient d'altérer les propriétés du médicament; c'est ce qui arrive pour les pulpes des plantes antiscorbutiques, de la scille, de l'ail, dont les principes volatils actifs se dégagent en grande partie par la chaleur.

Dans un grand nombre d'autres cas la coclion est sans inconvénient. Elle se fait dans un poêlon ou une chaudière renfermant de l'eau ; on chauffe à l'cbullition, il doit rester le moins possible de liquide, on ajoute ce liquide à la pulpe passée, puis on fait évaporer au bain-marie. On peut encore opérer la coction au moyen de la vapeur d'eau; on expose à celle-ci, dans un vase fermé, les végétaux placés sur un diaphragme percé de trous. Ou prépare par coction les pulpes de pruneaux, de dattes, de jujubes, d'oignon commun, de bulbe de scille et de lis, de racine d'aunée et de guimauve, de plantes émollientes.

Pour les pulpes de difficile conservation, on peut se servir des poudres végétales, qu'on délaie dans de l'eau et qu'après un contact plus ou moins prolongé on piste dans un mortier pour obtenir un produit homogène. Ainsi, s'il s'agit de la pulpe de roses rouges, on verse sur 1 partie de poudre 2 parties d'eau distillée de roses et après un contact de 5 à 6 heures on obtient une pulpe extemporanée pouvant servir à la préparation de conserves, d'élecluaires, d'opials, etc.

La pulpe de cynorrhodoiis se prépare par un procédé spécial ; comme le calice est très-résistant, on fait subir aux cynorrhotlons arrosés de vin blanc un commencement de fermentation qui les amène au degré de mollesse voulu.

Les pulpes constituent des médicaments très-altérables, fermentant trèsrapidement ; elles entrent dans diverses préparations composées, conserves, électuaires, cataplasmes, etc. L. ILx.

PVLQUE (Vin de). Boisson fermentée préparée au Mexique avec la sève des Agave [voy. ce mot). Ed. Lef.

PULVÉRISATIOIV. Emploi médical. Ce procédé d'administration des médicaments liquides consiste à Jes réduire en lîne poussièi'e au moyen d'instruments spéciaux pour les faire pénétrer dans les voies aériennes et les véhiculer pai- l'air atmosphérique inspiré jusque dans Jes bronches.

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